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    Les pourparlers de paix entre rebelles syriens et émissaires de Damas ont débuté, lundi 23 janvier, à Astana. La délégation des rebelles a refusé que la première session des négociations se déroule en face-à-face.

    Les discussions, qui doivent durer au moins deux jours, ont été ouvertes à l’hôtel Rixos par le ministre kazakh des Affaires étrangères, Kaïrat Abdrakhmanov, devant les deux délégations syriennes rassemblées dans une même pièce, autour d’une grande table ronde.

    La délégation rebelle, composée de 14 membres, appuyés par 21 conseillers, est présidée par Mohammad Allouche, un responsable du groupe Jaich al-Islam (l’Armée de l’islam). Les émissaires du régime, au nombre de dix, sont menés par Bachar Jaafari, l’ambassadeur syrien auprès de l’ONU.

    Si les deux camps ont parlé pendant des semaines de négociations directes, les rebelles ont finalement choisi à la dernière minute de ne pas faire face aux émissaires du régime. « La première session des négociations ne sera pas en face-à-face car le gouvernement n’a pas respecté jusqu’à présent ce à quoi il s’est engagé dans les accords du 30 décembre », qui avaient instauré un cessez-le-feu en Syrie, a indiqué Yehya al-Aridi, l’un des porte-parole des rebelles, sans dire s’ils accepteraient de négocier directement avec les responsables du régime lors des prochaines séances.

    Mise en garde des rebelles

    Les rebelles ont aussi promis une reprise des combats en cas d’échec des négociations. « Si les négociations sont un succès, nous sommes pour les négociations. Mais si elles échouent, malheureusement, nous n’aurons pas d’autre choix que de continuer le combat », a mis en garde Ossama Abou Zeid, un autre porte-parole de la délégation.

    Les rebelles reprochent notamment aux forces gouvernementales de poursuivre les combats près de Wadi Barada, zone clé pour l’approvisionnement en eau de la capitale syrienne, Damas.

    Des combats s’y sont déroulés dans la nuit de dimanche 22 janvier à lundi 23 janvier, ainsi que dans la région de Damas, où l’armée syrienne a repris le siège de Madaya, ville sous contrôle rebelle près de la frontière libanaise, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Neuf civils ont été tués dimanche dans des raids menés par l’aviation du régime contre la province rebelle de Homs, selon la même source.

    Changement de donne

    Ces rencontres consacrent le changement de donne qui s’est opéré en Syrie ces derniers mois après l’intervention en force de l’armée russe. Les troupes syriennes ont repris fin 2016 le contrôle total d’Alep, la deuxième ville du pays, forçant les rebelles à accepter un cessez-le-feu négocié par la Russie, parrain de Damas, et la Turquie, soutien des groupes armés. La question d’un départ du pouvoir de Bachar Al Assad ne se pose plus.

    Lors des tentatives vaines de négociations à Genève en 2012, 2014 et 2016, des opposants syriens, souvent en exil, étaient assis en face de représentants de Bachar Al Assad. À Astana, ces opposants sont désormais cantonnés à un rôle de conseillers au service des rebelles, émanation de l’insurrection sur le terrain.

    Renforcement de la trêve

    Rebelles et représentants du régime syrien ont tous assuré que leurs discussions seraient avant tout centrées sur le renforcement de la trêve, qui a abouti à une réduction des violences malgré des violations régulières. « Il s’agit de davantage que de (pérenniser) le cessez-le-feu. Il s’agit de mettre en place des mécanismes de surveillance et de responsabilité » en cas de violations, a expliqué à l’AFP un porte-parole des rebelles, Ossama Abou Zeid.

    Yehya al-Aridi a précisé que l’objectif était également d’améliorer l’accès à l’aide humanitaire dans les villes assiégées. « Ce serait une base forte qui pourra être poursuivie à Genève », où des pourparlers politiques doivent avoir lieu sous l’égide de l’ONU le 8 février, a-t-il indiqué.

    L’objectif pour le régime est aussi de faire avancer une solution politique « globale » après près de six ans de guerre. Bachar Al Assad a ainsi appelé les rebelles à livrer leurs armes en échange d’une amnistie, à l’image des accords de « réconciliation » qui se traduisent par l’évacuation des combattants en échange de la fin des bombardements et des sièges.


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  • La Cédéao a prévenu qu'elle chasserait le président sortant Yahya Jammeh s'il continuait de refuser de céder sa place à Adama Barrow.

    Plusieurs pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'apprêtaient à intervenir militairement en Gambie jeudi 19 janvier 2017. Les négociations visant à convaincre le président sortant Yahya Jammeh de quitter le pourvoir ont en effet échoué.

    La Cédéao a prévenu qu'elle chasserait Yahya Jammeh du pouvoir s'il continuait de refuser de céder sa place à Adama Barrow, vainqueur de l'élection présidentielle de décembre.

    Le Sénégal a déployé des centaines de soldats à la frontière qu'il partage avec la Gambie et le Nigeria a placé des avions et des hélicoptères de combat en état d'alerte. Jeudi matin, le calme semblait prévaloir à Banjul, malgré les survols d'hélicoptères et les patrouilles de la police dans les rues de la capitale gambienne.

    Etat d'urgence

    Mercredi, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, s'est rendu en Gambie pour y rencontrer Yahya Jammeh et tenter de trouver une issue pacifique à la crise institutionnelle que traverse l'enclave. Il s'est ensuite rendu à Dakar pour s'entretenir avec son homologue sénégalais, Macky Sall, et avec Adama Barrow.

    Au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1994, Yahya Jammeh refuse de le céder à Adama Barrow et a décrété mardi l'état d'urgence.

    Son vice-président, Issatou Njie Saidy, a en revanche décidé de s'effacer, a appris Reuters jeudi de sources gouvernementales et auprès de sa famille. Le ministre de l'Education supérieure a également quitté ses fonctions, rejoignant la longue liste des ministres démissionnaires, a-t-on dit de mêmes sources.

    Le vainqueur de la présidentielle devait prêter serment ce jeudi. La cérémonie prévue dans l'enceinte sportive nationale a été annulée mais elle se tiendra dans un lieu qui n'a pas été divulgué.

    Deux diplomates affirment qu'elle pourrait se dérouler à l'ambassade gambienne au Sénégal.

    Située en Afrique de l’Ouest, la Gambie est avec ses environ 11 000 km2 (la taille d’un grand département français) le plus petit pays d’Afrique continentale, enclavé dans le Sénégal au nord, au sud et à l’est, et bordé à l’ouest par l’océan Atlantique. Sa capitale est Banjul.

    Indépendante depuis 1965, la Gambie compte environ 2 millions d’habitants qui sont à 90 % musulmans. Les chrétiens représentent, eux, 8 % de la population. Depuis plus d’un demi-siècle, le pays a connu deux dirigeants : Dawda Jawara, président de 1970 à 1994, puis Yahya Jammeh, jeune officier qui a pris le pouvoir par un coup d’État. Élu le 1er décembre 2016, Adama Barrow, lorsqu’il aura prêté serment, sera le troisième.

    La Gambie fait partie de la Cedeao, la Communauté économique des États d’Afrique d’Ouest, prête à intervenir militairement pour y faire respecter le résultat des urnes. Son économie est dominée par la pêche et le tourisme, et l’agriculture. Un tiers de sa population vit sous le seuil international de pauvreté.

     

     


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  • La Birmanie ouvre une enquête sur les exactions commises contre les Rohingyas

    Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi a annoncé le 2 janvier 2017 l’ouverture d’une enquête sur les violences commises par les militaires sur les Rohingyas. Une première pour les autorités birmanes qui niaient jusque-là les exactions commises par l’armée.

    Lundi 2 janvier, le gouvernement birman a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les exactions commises par l’armée birmane sur les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie. Cette annonce survient après la diffusion d’une vidéo montrant des militaires frapper avec violence des jeunes hommes de cette communauté.

    C’est une première pour le pays qui, depuis octobre 2016, s’est lancé dans une campagne punitive dans le nord-ouest de la Birmanie en représailles à une attaque de postes frontières qui a causé la mort de neuf policiers. Ces dernières semaines, 50 000 personnes ont fui l’État d’Arakan, où se concentre l’essentiel de l’ethnie apatride musulmane, et qui est interdite d’accès aux journalistes.

    Incendies volontaires et viols collectifs

    Réfugiés au Bangladesh, de nombreux Rohingyas ont fait le récit de violences commises par l’armée contre des villages entiers. Un rapport d’Amnesty International fait état de plus de 1 200 habitations brûlées, de viols collectifs et de l’incarcération de plusieurs centaines d’hommes. Six au moins sont morts en détention, ce qui fait craindre l’usage de torture en prison selon l’ONG.

    Depuis quelques semaines, les pressions se sont multipliées à l’encontre d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, et de son gouvernement jugé passif, voire « irréfléchi et insensible » selon le commissaire aux droits de l’Homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein.

    Aung San Suu Kyi pointée du doigt

    Début décembre, la Malaisie et l’Indonésie, partenaires économiques de la Birmanie au sein de l’Association des pays d’Asie du Sud-Est (ASEAN), avaient pris part aux critiques, qualifiant les actions de l’armée birmane de « génocide ».

    Ces deux pays, dont la population est majoritairement musulmane, reçoivent sur leur sol de nombreux membres en fuite de la communauté Rohingya. Ces accusations avaient toujours été réfutées par les autorités birmanes, dont Aung San Suu Kyi, sur qui se concentre l’essentiel des critiques de la communauté internationale.

    Les violences commises contre les Rohingyas ne sont pas récentes. Alors que cette communauté s’était vue octroyer la nationalité birmane en 1948, la junte militaire qui a pris le pouvoir dans les années 1960 en a ensuite fait des apatrides, au nom d’une politique de « birmanisation » et de rejet des minorités ethniques.

    Représentant 5 % de la population birmane, les Rohingyas n’ont pas accès au marché de l’emploi, ni aux soins hospitaliers. Ils sont victimes de violences depuis les affrontements interethniques de 2012 qui les ont opposés aux nationalistes bouddhistes.


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    L’ONU face au « scandale » du choléra en Haïti en 2010

    Un expert a qualifié mardi  25 octobre 2016 de « désastre » le silence de l’organisation internationale dans l’épidémie de 2010.

    Philip Alston, le rapporteur indépendant de l’ONU sur les questions d’extrême pauvreté et des droits de l’homme, n’a pas mâché ses mots devant l’Assemblée générale. L’attitude de l’organisation, qui a refusé de reconnaître pendant six ans sa responsabilité dans l’épidémie de choléra à Haïti ? « Un désastre, dit-il, moralement condamnable, indéfendable du point de vue légal et contraire aux intérêts [de l’ONU]. »

    Il dénonce aussi « le voile de silence et la chape de plomb » imposés par le département des affaires juridiques de l’ONU et les Etats-Unis, un des plus gros contributeurs au budget onusien, qui auraient tous deux poussé l’organisation à nier sa culpabilité en vertu de l’immunité dont elle dispose. « Un scandale digne du Watergate, à mon avis », avance-t-il.

    Pourtant, aucun doute ne subsiste quant au rôle joué par le bataillon népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) dans l’épi­démie de choléra – la première ­depuis cent cinquante ans dans l’île – qui a provoqué la mort de 9 300 Haïtiens et fait plus de 800 000 malades depuis 2010.

    Responsable moralement mais pas légalement, l’ONU a donc annoncé, lundi 24 octobre, sa « nouvelle approche » vis-à-vis de cette crise du choléra avec la mise en place d’un fonds de compensation de 400 millions de dollars (367 millions d’euros) dont la moitié ira aux victimes et aux communautés touchées. Les 200 millions restants devront permettre des travaux d’assainissement.

    « Profonds regrets »

    Des questions restent en suspens : qui payera ? Les Etats membres se sont montrés très réticents. Et comment indemniser les victimes, puisqu’elles n’ont pas été enregistrées ? « Il va falloir trouver les listes, les vérifier, être aussi sûr que possible que ce sont des listes complètes », indique David Nabarro, conseiller spécial de l’ONU en charge des négociations avec le gouvernement haïtien, qui reconnaît la complexité de la tâche.

    Le secrétaire général Ban Ki-moon doit présenter son plan d’éradication du choléra à l’Assemblée générale, début novembre. A quelques semaines de quitter son poste, osera-t-il aller plus loin que les « profonds regrets » exprimés ces derniers mois, et présentera-t-il des excuses officielles au nom de l’organisation ? Alors que Haïti enregistre une recrudescence alarmante de l’épidémie dans le sud du pays, ravagé il y a trois semaines par l’ouragan Matthew, certains osent encore l’espérer.


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    Aucun dirigeant n'estime possible la conclusion d'un accord avant la fin du mandat du président Barack Obama.

    Les ministres du Commerce de l'Union européenne (UE) débattaient vendredi 16 septembre 2016 à Bratislava de l'avenir du traité de libre-échange en négociation avec les Etats-Unis (TTIP ou Tafta). Cet accord est décrié en Europe et tant la France que l'Autriche veulent enterrer.

    «Le TTIP est de fait suspendu, car les négociations ne se poursuivent pas vraiment», a affirmé vendredi matin le ministre de l'Economie autrichien, Reinhold Mitterlehner, à son arrivée dans la capitale slovaque.

    «Il serait raisonnable de (le) mettre complètement en sourdine» et «de le relancer (...) avec un nouveau nom, une meilleure transparence et des objectifs plus clairs», a-t-il ajouté.

    Une position proche de celle de la France, qui avait affirmé ces dernières semaines vouloir demander «la fin des négociations» à Bratislava.

    Le TTIP, immense chantier ouvert en 2013, vise à faire tomber les barrières commerciales entre l'UE et les Etats-Unis, comme les droits de douane ou les restrictions réglementaires qui entravent l'accès aux marchés.

    Mais ses opposants - ONG, élus de tous bords, syndicats ou militants - l'estiment «dangereux» pour la démocratie, la sécurité alimentaire ou encore les normes sociales et environnementales. Régulièrement appelés à manifester, ils étaient encore plusieurs dizaines de milliers le 17 septembre en Allemagne.

    Pas avant la fin du mandat d'Obama

    Plus qu'un abandon ou une suspension des négociations - déjà très lentes -, les 28 pourraient surtout acter le fait qu'aucun accord ne sera conclu avant la fin du mandat du président Barack Obama, en janvier 2017, l'objectif initial.

    «Il n'y aura certainement pas de traité cette année», a estimé le ministre de l'Economie allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, qui a vertement critiqué le TTIP ces derniers mois, à contre-courant de la chancelière Angela Merkel.

    «Il y a des difficultés et encore beaucoup à faire donc l'hypothèse d'une solution rapide devient de plus en plus étroite», a concédé vendredi la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, qui négocie avec les Etats-Unis au nom des Etats membres. Elle appelle cependant à poursuivre les négociations «afin de faire le plus de progrès possible».

    Contrairement à la France et à l'Autriche, douze pays européens, dont l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne, ont récemment affiché dans une lettre ouverte leur soutien au TTIP.

    Aux Etats-Unis, où la campagne présidentielle bat son plein, le sujet n'est guère porteur. C'est même, quel que soit le candidat, «un jeu de massacre», souffle une source européenne.

    Les élections, comme handicap

    Autres handicaps à l'avancée des négociations, l'élection présidentielle française au premier semestre 2017, suivie des élections législatives allemandes à la fin de l'été, qui pourraient repousser l'élan attendu à la fin de l'année prochaine.

    Cette situation a poussé Cecilia Malmström à revêtir son bleu de chauffe ces derniers jours pour défendre l'autre traité, le Ceta, conclu avec le Canada, un texte de 1600 pages devenu pour elle «le point principal» de la rencontre de Bratislava.

    A coup d'interviews ou de réunions publiques, elle martèle le message du président de la Commission, Jean-Claude Juncker: le Ceta «est le meilleur accord et le plus progressiste jamais négocié par l'UE».

    Elle compte notamment discuter avec les derniers ministres réticents d'une déclaration commune, rédigée avec les Canadiens, «afin de calmer quelques inquiétudes». «On doit bien encadrer la manière dont les services publics doivent être protégés», a détaillé le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, évoquant aussi la question des «normes sociales».

    Ce traité doit être signé le 27 octobre prochain, lors d'un sommet à Bruxelles en présence du premier ministre canadien Justin Trudeau. Il sera ensuite provisoirement appliqué, le temps d'être ratifié par les Parlements de tous les pays de l'UE, une procédure qui peut prendre des années.

    Mais ses adversaires le décrivent comme «un cheval de Troie» de l'accord avec les Etats-Unis. «C'est une chance d'essayer, avec un partenaire comme le Canada, qui est très européen, qui est un pays qui nous ressemble beaucoup, de prendre le contrôle de la globalisation», leur répond Mme Malmström.

    L’Assemblée générale de l’ONU est un rendez-vous diplomatique annuel qui rassemble les dirigeants du monde entier à New York en septembre.

    Elle se tient sous très haute sécurité dans une ville qui a été le théâtre d’un attentat à la bombe le 17 septembre, non revendiqué, qui a fait 29 blessés.

    Chacun des 193 chefs d’État à la possibilité de s’exprimer brièvement à la tribune de l’ONU. Barack Obama s’adresse pour la dernière fois à l’Assemblée. Michel Temer, le président brésilien, a  prononcé le premier discours du 20 septembre, juste avant lui.


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    Près de 150 participants issus de 43 pays se sont réunis du 5 au 7 septembre 2016 à Abuja au Nigeria, pour lutter contre la traite des êtres humains en Afrique et dans le monde.
    Présent à la rencontre, l’archevêque de Manille et président de Caritas Internationalis, le cardinal Luis Antonio Tagle espère qu’« un jour, sera aboli ce terrible crime contre l’humanité ».

    « Être au XXIe siècle, un siècle aux grandes avancées scientifiques et technologiques, et voir persister dans le monde ce terrible crime contre l’humanité qu’est la traite humaine, c’est inacceptable ». C’est en ces termes que l’archevêque de Manille (Philippines) et président de Caritas Internationalis le cardinal Luis Antonio Tagle a rappelé la nécessité de lutter contre la traite des êtres humains, à l’occasion de la rencontre sur le sujet à Abuja au Nigeria, du 5 au 7 septembre. À l’initiative de Caritas Internationalis et du Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants, près de 150 personnes de 43 nationalités ont participé aux différentes tables rondes et ateliers sur le thème « Une seule famille humaine. Non à la traite des personnes ».

    La tenue de cette rencontre en Afrique et plus particulièrement au Nigeria, est hautement symbolique. Pour Geneviève Colas, fondatrice pour le Secours catholique du collectif « Ensemble contre la traite des êtres humains » et membre du groupe de pilotage du réseau mondial Coatnet, « choisir le Nigeria, c’est faire état de la situation actuelle du continent africain sur le sujet de la traite humain et notamment de l’exploitation sexuelle des jeunes Nigériennes en France mais c’est aussi parler la question du terrorisme avec Boko Haram aux portes du pays ».

    « Abolir ce crime contre l’humanité »

    En présence de plusieurs Caritas, de conférences épiscopales, de congrégations religieuses et d’ONG, « quatre grandes thématiques contemporaines de la traite humaine ont ainsi été abordées », détaille Geneviève Colas. Ainsi, la question de la traite des enfants, de l’exploitation sexuelle, de la traite en situation de crise ou dans le cadre maritime, a été étudiée.

    En juin 2016, le pape François, qui qualifie la traite d’êtres humains de « crime contre l’humanité » a signé une déclaration renforçant la lutte contre le crime organisé et la traite des êtres humains. Tout en reprenant les mots du pape, le cardinal Tagle, joint par La Croix, espère qu’« un jour, la traite des êtres humains sera abolie ». Il souhaite qu’à l’issue de cette rencontre,« tous les pays présents aient pris conscience de la nécessité de travailler ensemble même si cela n’est pas facile ». Ainsi un plan d’action sera établi pour « définir la politique à tenir ces prochains mois et années », explique Geneviève Colas.

     


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  • 15 ans après, l'Amérique en guerre perpétuelle

    Depuis cette attaque sur le sol américain, le pays est dans un état de conflit permanent contre la «terreur» islamiste.

    Le 11 septembre 2001 a changé à jamais le visage de l'Amérique. Il a non seulement bouleversé sa diplomatie et sa politique sécuritaire, mais, depuis quinze ans, les Etats-Unis restent en guerre perpétuelle contre le «terrorisme» djihadiste sans réussir à mettre fin au «chaos» au Moyen-Orient.

    Si le président Barack Obama, au pouvoir depuis janvier 2009, a refusé l'interventionnisme militaire à tout crin dans les guerres du monde arabe et cherché à réconcilier l'Amérique avec les pays musulmans, il laisse les Etats-Unis dans un état de conflit permanent contre la «terreur» islamiste, relèvent des experts.

    Le démocrate, qui quittera la Maison-Blanche en janvier, demeurera le président qui a sorti son pays des bourbiers d'Irak et d'Afghanistan. Ces conflits dévastateurs avaient été déclenchés par son prédécesseur républicain George W. Bush en riposte aux pires attentats de l'histoire et sous la bannière de la «guerre mondiale contre le terrorisme».

    Multiples théâtres

    Mais, «même quinze ans après le 11 septembre, les guerres au Moyen-Orient, les métastases de l'EI (Etat islamique), la radicalisation en ligne et les attentats en Europe et en Amérique empêchent d'enterrer le paradigme de la 'guerre mondiale contre le terrorisme'», analysait vendredi, pour le Forum économique mondial, Tamara Cofman Wittes, directrice de recherche à la Brookings.

    De fait, la première puissance mondiale reste engagée militairement - certes, de manière limitée ou en appui logistique - sur de multiples théâtres: en Syrie et en Irak contre l'EI, en Afghanistan, en Libye, au Yémen, en Somalie ou au Nigeria face à une myriade d'insurrections islamistes.

    «Obama pense qu'il faut éviter les grandes guerres qui aggravent les choses», explique à l'AFP Hussein Ibish, chercheur au Arab Gulf States Institute in Washington. Au contraire, le commandant en chef a fait entrer ses militaires dans une nouvelle ère: drones, forces spéciales, formation d'armées locales.

    Le coût humain et financier en est limité, après la mort de 5300 soldats américains, 50'000 autres blessés et 1600 milliards de dollars dépensés entre 2001 et 2014 en Irak et en Afghanistan, selon le Congrès.

    Chaos insoluble

    Cette politique militaire de Barack Obama avait culminé en mai 2011 lorsque des forces spéciales avaient tué dans sa maison au Pakistan le chef d'Al-Qaïda responsable du 11 septembre, Oussama ben Laden. Mais pour M. Ibish, cet «usage limité des ressources» militaires «ressemble à une guerre ininterrompue».

    «C'est même plus qu'une guerre permanente parce que les ressources militaires limitées ne peuvent rien changer à l'instabilité» des conflits régionaux, critique l'analyste. Il juge que l'administration Obama «a accepté que le chaos actuel soit insoluble».

    De fait, pour la tragédie syrienne, aucune paix durable n'est en vue, malgré les interventions militaires et tentatives diplomatiques des Etats-Unis et de la Russie. Et un réengagement armé américain d'envergure au Moyen-Orient n'est pas aux programmes des rivaux à la présidentielle du 8 novembre, Hillary Clinton et Donald Trump.

    Pas la bonne réponse

    De fait, quinze ans après le 11 septembre, «la réponse militaire n'est pas la bonne, car le terrorisme ne représente pas une menace existentielle» pour les Etats-Unis, dit à l'AFP Amy Greene, chercheuse américaine à sciences politiques Paris.

    Le président Obama, qui avait déjà jugé en janvier que l'EI «ne représentait pas une menace existentielle pour notre nation», a reconnu samedi que la «menace terroriste avait évolué».

    «En Afghanistan, en Irak, en Syrie et au-delà, nous combattrons sans relâche les organisations terroristes comme Al-Qaïda et l'Etat islamique», a-t-il promis dans un message sur le 11 septembre. «Nous les détruirons et nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre pays», a-t-il martelé.

    Pourtant, conteste Mme Greene, «il n'y a pas eu d'attaque sur le sol américain de la même ampleur» que les attentats minutieusement préparés du 11 septembre, qui ont fait près de 3000 morts.

    Face à la menace «terroriste», les Etats-Unis ont fait grossir un tentaculaire appareil de surveillance et de renseignement sur leur territoire et à l'étranger. Le budget pour la CIA, le FBI et la NSA a quasiment doublé depuis 2001. Depuis le Patriot Act voté après le 11 septembre et «revalidé par M. Obama (...) les Américains ont accepté de céder une partie de leurs libertés», déplore Mme Greene.


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  • Affrontements entre Turcs et Kurdes

    Combattants kurdes et chars turcs se sont affrontés samedi 27 août 2016, dans le nord de la Syrie.

    Des affrontements ont éclaté samedi entre des chars turcs et des combattants kurdes ou soutenus par ces derniers dans le nord de la Syrie, au quatrième jour d'une offensive sans précédent de la Turquie visant à la fois le groupe djihadiste, Etat islamique (EI) et les milices kurdes. Il s'agit des premiers combats de ce type depuis l'envoi mercredi des premiers blindés turcs sur le sol syrien dans le cadre de l'opération «Bouclier de l'Euphrate», qui marque une nouvelle phase dans ce conflit déjà complexe déclenché en 2011 et ayant fait plus de 290'000 morts.

    L'agence de presse progouvernementale turque Anadolu a fait état du premier décès confirmé d'un militaire participant à cette offensive, tué samedi dans une attaque à la roquette de membres du Parti de l'Union démocratique (PYD), la principale milice kurde de Syrie, contre deux chars. Trois autres soldats ont été blessés, selon Anadolu.

    Blindés attaqués

    La Turquie considère le PYD et son aile militaire, les YPG (Unités de protection du peuple kurde), comme des organisations «terroristes», bien qu'elles soient épaulées en tant que forces combattant efficacement les djihadistes par les Etats-Unis, alliés d'Ankara.

    Les blindés ont été attaqués dans la région de Jarablos, ville que des rebelles soutenus par la Turquie ont reprise mercredi au groupe Etat islamique (EI), a expliqué de son côté l'agence de presse Dogan.

    Avancée turque

    Ces affrontements sont intervenus au lendemain de l'annonce par Washington et Moscou, qui soutiennent des camps opposés en Syrie, de progrès pour parvenir à un cessez-le-feu, tandis que les hostilités se poursuivaient dans ce pays, notamment à Alep (nord).

    «Les chars turcs ont avancé aujourd'hui jusqu'aux abords de la localité d'al-Amarné dans la province d'Alep, au sud de la frontière, et des combats ont alors éclaté entre eux et des combattants appuyés par les forces kurdes», a dit à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

    Un responsable de l'administration semi-autonome kurde en Syrie a confirmé à l'AFP ces accrochages.

    Pris pour cible

    Al-Amarné se situe à 8 km au sud de Jarablos, où les rebelles s'affairaient samedi 27 août 2016 à désamorcer les engins explosifs laissés par l'EI. Toujours au sud de cette ville, l'armée turque a détruit samedi un poste de commandement de «groupes terroristes», a signalé Anadolu.

    Cette agence n'a pas précisé quels groupes étaient visés dans ces frappes, mais des rebelles soutenant les Kurdes en Syrie ont affirmé avoir été pris pour cible par l'aviation turque.

    «Des avions turcs ont bombardé nos positions ce matin dans le sud de Jarablos et dans le village de Til-Emarne où vivent des civils», a annoncé dans un communiqué le Conseil militaire de Jarablos, lié au Forces démocratiques syriennes (FDS) pro-Kurdes. «Avec cette agression, une nouvelle phase du conflit va s'ouvrir dans la région», a-t-il ajouté.

    Eviter une ceinture continue

    Un peu plus tôt samedi, l'armée turque avait envoyé six nouveaux blindés en Syrie, a constaté un photographe de l'AFP dans le village de Karkamis, à la frontière turque. Après trois jours d'opérations, elle dispose désormais de 50 chars et de 380 soldats dans ce pays, selon le quotidien Hürriyet.

    Pour la Turquie, en conflit avec les Kurdes sur son propre territoire, cette offensive vise entre autres à empêcher les Kurdes syriens de former une ceinture continue le long de sa frontière.

    Les forces de sécurité turques subissent des attaques quasi-quotidiennes de la part du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), dont la dernière en date a provoqué la mort d'au moins 11 policiers vendredi à Cizre (sud-est), près de la frontière syrienne.

    Par ailleurs, le régime syrien a repris samedi Daraya, une des premières villes à s'être soulevées contre Bachar el-Assad, après l'évacuation de la population de cet ex-fief rebelle situé près de Damas et soumis pendant quatre ans à un siège impitoyable.

    Explosifs largués

    Au même moment, des barils d'explosifs ont de nouveau été largués par les forces gouvernementales sur un quartier d'Alep aux mains des insurgés, faisant au moins 15 morts et plusieurs blessés parmi les civils, selon l'OSDH.

    La deuxième ville de Syrie, où 1,5 million de personnes sont prises au piège, est l'un des principaux points de désaccord entre les Etats-Unis et Moscou qui ont fait état vendredi à Genève de progrès pour parvenir à un cessez-le-feu. Mais les modalités d'un accord pour tenter de mettre fin au conflit doivent encore être définies.


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  • Forcing diplomatique à Genève autour de la Syrie

    John Kerry et Sergueï Lavrov se sont retranchés à l’Hôtel Président Wilson pour essayer de finaliser un accord de cessez-le-feu.

    C’est dans un Hôtel Président Wilson «bunkerisé», dont l’accès est protégé d’un côté par de lourds plots en béton et de l’autre par un char de la police, que John Kerry et Sergueï Lavrov ont entamé un marathon diplomatique pour trouver un accord sur la Syrie. Russes et Américains travaillent depuis plusieurs semaines sur un projet d’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et l’opposition. Les violents combats de ces dernières semaines qui ont ensanglanté Alep et l’extrême précarité des populations qui se retrouvent prises au piège exigent de faire taire les armes pour que puissent passer les convois d’aide humanitaire.

    Accusée de mollesse sur le dossier syrien, surtout dans le rapport de force avec la Russie, l’administration américaine souhaiterait redorer son blason en arrachant à Genève l’accord tant attendu. John Kerry sait que le symbole serait fort. Mais de l’aveu même des diplomates engagés dans ce marathon diplomatique, les obstacles à surmonter sont encore nombreux. Malgré leurs efforts, les deux puissances n’arrivent pas à mettre de l’ordre dans les rangs des deux camps qui s’opposent et qu’elles soutiennent. Jusqu’à présent, Washington n’est pas arrivé à faire entendre raison aux Saoudiens. Les divisions au sein du Haut Comité des négociations sont un casse-tête toujours insurmontable. Et Moscou ne semble pas toujours avoir une totale emprise sur Damas.

    Aux divisions et à la confusion, il faut ajouter le jeu plus trouble que joue de la Turquie qui vient de frapper des positions tenues par les milices kurdes qui combattent Daech et parmi lesquelles étaient infiltrés des conseillers militaires américains. Autant dire que la réunion entre John Kerry et Sergueï Lavrov ne pouvait pas démarrer dans de plus mauvaises conditions.

    Des conseillers russes et américains de haut niveau qui planchent sur le projet de cessez-le-feu depuis plusieurs semaines sont tous du voyage. En milieu de journée, Staffan de Mistura, le médiateur de l’ONU, a pu s’entretenir quelques minutes avec John Kerry et Sergueï Lavrov. «L’ONU n’a pas été consultée ou impliquée dans la négociation de l’accord qui est en train d’être négocié», a rappelé le diplomate italo-suédois avant d’exhorter les deux parties à tenir compte, aussi, de «l’extrême gravité» de la situation à Daraya où des milliers d’insurgés et de civils attendent d’être évacués dans des conditions qui sont dramatiques. La pression est énorme pour faire de cette rencontre un tournant dans la crise syrienne. En début de soirée, l’agence Tass annonçait que l’équipe de Staffan de Mistura allait rejoindre les délégations russes et américaines.


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    13 militants anti-esclavagistes ont été condamnés à de la prison ferme, jeudi 18 août 2016. La lutte contre l’esclavage reste à haut risque dans ce pays francophone d’Afrique de l’Ouest, qui a pourtant officiellement aboli la pratique il y a 35 ans.

    Treize militants de l’ONG anti-esclavagiste mauritanienne Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), accusés notamment d’« usage de la violence », ont été condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison ferme, a annoncé jeudi 18 août la Cour criminelle de Nouakchott.

    Les 13 membres de l’IRA ont été arrêtés entre fin juin et début juillet pour leur implication présumée dans une manifestation violente survenue lors du déplacement forcé par les autorités, le 29 juin, d’habitants du bidonville de Ksar à Nouakchott (ouest du pays). Un véhicule de la police avait été incendié et plusieurs policiers blessés, selon les autorités.

    De lourdes peines

    Ils étaient accusés de « rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue ». Leur procès s’était ouvert le 3 août devant la Cour criminelle de Nouakchott, qui a prononcé les condamnations à leur encontre après environ huit heures de délibération.

    Trois des militants, dont le chef d’une section de l’IRA à Sebkha, un quartier populaire de Nouakchott, ont écopé de 15 ans de prison ferme. Huit autres ont été condamnés à cinq ans de prison ferme, les deux derniers ne purgeront que trois ans en prison.

    Ces membres de l’IRA ont été jugés en même temps que dix autres personnes arrêtées et inculpées pour les mêmes motifs qu’eux. Sur ces dix accusés – des habitants du bidonville déplacés –, six ont été condamnés à des peines allant de un à trois ans de prison ferme. Les quatre autres ont été acquittés.

    Les militants de l’IRA ont été condamnés en l’absence du collectif constitué pour leur défense, qui avait décidé il y a trois jours de se retirer du procès pour protester contre les tortures infligées, selon ces avocats, à leurs clients.

    Depuis cette décision, le procès s’est poursuivi avec des avocats de la défense commis d’office. Ces derniers n’ont fait aucune déclaration après l’énoncé du verdict, et aucune indication n’était disponible sur un éventuel recours contre les condamnations prononcées.

    En revanche, le collectif des avocats des militants de l’IRA a dénoncé le jugement lors d’une conférence de presse tard jeudi soir, expliquant que toute possibilité de recours leur a été refusée en raison de leur boycott.

    Un « procès politique »

    « La Cour a rejeté toute introduction de recours dans cette affaire invoquant le boycott des audiences par les avocats », cela signifie « qu’on n’est plus dans le cadre de la justice », a expliqué l’avocate Fatimata Mbaye.

    Selon Me Brahim Ould Ebetty, le collectif des avocats se réunira prochainement « pour dégager une stratégie de défense » en faveur des condamnés, qui sera menée « à l’intérieur et à l’extérieur du pays ». Il n’a pas fourni de détails.

    Des proches des accusés présents au tribunal ont aussi dénoncé un « procès politique », selon le terme de l’un d’eux. Ils ont rappelé que certains accusés ont été arrêtés à leurs domiciles et sans qu’ils se soient rendus sur le site des événements.

    « Le gouvernement veut décapiter l’IRA, l’organisation la plus structurée de la société civile. »

    « Aucun des militants n’a participé à cette manifestation, s’insurge Alioune Tine, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar. Ce sont des prisonniers d’opinion. L’opposition politique a été réduite au silence en Mauritanie. Aujourd’hui, le gouvernement veut décapiter l’IRA, l’organisation la plus structurée de la société civile. »

    Officiellement, la Mauritanie traque ceux qui s’adonnent encore à l’esclavage alors que la pratique y a été abolie il y a trente-cinq ans et est devenue un crime contre l’humanité en août 2015. Dans les faits, les militants de la lutte contre l’esclavage vivent des temps très difficiles sous le régime du président Aziz, ex-général qui a pris le pouvoir par un coup d’État en 2008.

    Le président de l’association IRA, Biram Dah Abeid, ancien prix des Nations unies pour les droits de l’homme en 2013, en a lui-même fait les frais. Il a été libéré le 17 mai dernier, après avoir passé dix-huit mois derrière les barreaux.


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