• L'ONU enquête sur d'éventuels crimes de guerre à Gaza

    Pendant que la nouvelle trêve de 72 heures entre Israël et le Hamas était respectée par les deux parties, les Nations unies ont constitué lundi 11 août une commission d'experts chargés d'enquêter sur d'éventuels crimes de guerre lors de la dernière offensive militaire israélienne à Gaza.

    Dirigée par William Schabas, un professeur canadien en droit international, cette commission d'enquête internationale indépendante va se pencher sur « les violations du droit international commises dans le territoire palestinien occupé, notamment à Gaza, dans le contexte des opérations militaires menées depuis le 13 juin 2014 », précise l'ONU dans un communiqué.

    La commission d'enquête devra rendre ses conclusions en mars 2015 au conseil des droits de l'homme de l'ONU. Pour Israël, cette mission relève d'un « tribunal fantoche ». « Cela fait des années que le conseil des droits de l'homme de l'Onu s'est transformé en un 'Conseil des droits des terroristes' dont les pseudo-investigations sont déterminées par avance », a réagi le ministère des affaires étrangères israélien. Le Hamas a salué pour sa part cette décision.

    Selon un bilan fourni par les autorités de Gaza, l'opération « Bordure protectrice » lancée par Israël le 8 juillet après une recrudescence des tirs de roquettes palestiniennes, a fait près de 1 900 morts côté palestinien, pour la plupart des civils. L'armée israélienne a dit déplorer 64 morts tandis qu'en Israël, trois civils ont été tués.


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  • Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique s’est terminé laborieusement mercredi 23 juillet par un accord de cessez-le-feu, le premier après huit mois de violences intercommunautaires.

    Sa capacité à durer est cependant déjà mise en doute.

    Les délégués du forum de Brazzaville pour la réconciliation en République centrafricaine ont signé, mercredi 23 juillet dans la soirée, un accord de cessation des hostilités qui doit prendre effet immédiatement sur l’ensemble du territoire du pays.

    Les termes du cessez-le-feu sont cependant bien loin des objectifs qui avaient été annoncés à l’ouverture du forum et n’ont été obtenus que grâce à l’implication de la médiation congolaise pour obtenir l’adhésion de l’ex-rébellion Séléka, qui s’était retiré très rapidement des discussions.

    L’accord a été signé par des représentants des deux principaux belligérants : la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso.

    Un « premier pas » vers la réconciliation

    Entamé lundi 21 juillet, le « Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique » n’est pas parvenu à atteindre l’objectif d’un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des milices ni l’établissement d’une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.

    Pour Denis Sassou Nguesso, « Brazzaville constitue un premier pas » avant un dialogue national et un « forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d’engager ».

    Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Le pays compte des centaines de milliers de déplacés et, depuis décembre, les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s’affrontent dans un cycle d’attaques et de représailles qui a fait des milliers de morts, principalement des civils.

    « Le préalable de tout, c’était la cessation des hostilités », a déclaré la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza. Le coordonnateur national anti-balaka, Patrice-Edouard Ngaissona et le signataire pour la Séléka Mohamed-Moussa Dhaffane ont assuré que leurs partisansrespecteraient le cessez-le-feu.

    L’accord « repose sur des bases ténues »

    Les divisions internes au sein de la Séléka et le manque de centralisation du mouvement des anti-balaka font cependant craindre un rapide essoufflement de l’accord. Pour Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du groupe de réflexion International Crisis Group, l’accord « repose sur des bases extrêmement ténues » puisque « il n’y a pas vraiment eu de dialogue pendant ces trois jours entre la Séléka et les autres participants » et que « se pose encore la question de la représentativité des uns et des autres ».

    À l’ouverture du forum, Mohamed-Moussa Dhaffane avait posé comme préalable aux négociations l’acceptation du principe d’une partition du pays, un positionnement jugé inacceptable par la grande majorité des négociateurs et par la France. Or, selon le projet d’accord, les deux camps « s’engagent à renoncer a tout projet de partition » de la Centrafrique, ce qui pose la question des garanties ou promesses que le délégué de la Séléka a pu obtenir avant de finalement signer un tel accord.


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  • L’ONU note une forte augmentation du nombre de victimes civiles. Elle est due à un comportement différent des talibans, qui mènent des attaques dans les lieux habités.

    Étant donné le prochain départ des forces occidentales et les troubles actuels liés à l’élection présidentielle, la situation humanitaire pourrait se détériorer rapidement.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry tente une délicate médiation.

     Quelle est l’ampleur de cette augmentation ? 

    Dans un rapport, la mission de l’ONU en Afghanistan (Unama) indique que 4 853 civils ont été tués ou blessés dans le pays du 1er janvier au 30 juin 2014, soit 24 % de plus que par rapport au premier semestre 2013. L’augmentation touche particulièrement les enfants (+ 34 %) et les femmes (+ 28 %).

    Il s’agit de la plus forte augmentation, depuis que l’ONU a commencé à recenser ces chiffres, en 2009. « Mais cela fait quelques années que le niveau de violence augmente », commente Graeme Smith, un analyste de l’International Crisis Group, basé à Kaboul.

     Pourquoi cette augmentation ? 

    Ján Kubiš, secrétaire général de l’Unama, a déclaré que « la nature du conflit est en train de changer. » Concrètement, les talibans utilisent moins en moins les engins explosifs, qui ne sont déclenchés qu’à proximité des convois militaires. À la place, ils s’engagent plutôt directement au combat, ce qui expose davantage les civils. Autre point important, les talibans attaquent dans ou à proximité des villes.

     « C’est la conséquence du départ des troupes étrangères, qui sont déjà moins nombreuses, estime Graeme Smith. Le fait qu’ils s’attaquent davantage aux villes montre aussi qu’ils prennent davantage confiance en eux. » 

     Quelles perspectives pour l’avenir ? 

    Cette augmentation des violences est extrêmement inquiétante, surtout dans le cadre des manifestations de soutien à Ashraf Ghani ou Abdullah Abdullah, qui se disputent la présidence du pays. Le premier a été donné gagnant, selon les résultats préliminaires de la Commission électorale indépendante, mais Abdullah Abdullah l’accuse d’avoir bourré les urnes.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry tentait vendredi 11 juillet en Afghanistan une délicate médiation dans la crise de l’élection présidentielle pour éviter que ce pays couvé par Washington depuis plus de dix ans ne bascule dans le chaos politique.

     « Les talibans peuvent profiter des manifestations pour mener des actions significatives dans les villes », estime Emmanuel Dupuy, président de l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE).

    Inquiétude quant au départ des troupes de l’Otan

    L’autre inquiétude concerne les troupes de l’Otan, qui doivent partir dans six mois. L’organisation de défense a proposé un accord de sécurité, pour laisser quelque 10 000 hommes sur place. Hamid Karzai, l’ancien président, y était opposé, mais Abdulah Abdullah et Ashraf Ghani ont tous deux annoncé qu’ils le ratifieraient.

    Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otan, a néanmoins précisé que, quel que soit le résultat de la présidentielle, Kaboul devrait parapher l’accord avant le prochain sommet de l’alliance militaire occidentale, qui se tiendra début septembre au Pays de Galles.


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  • Cet arrêt, rendu le 30 janvier (arr.C-285/12), la Cour de justice de l'UE répondait aux questions du Conseil d'État belge saisi du recours d'un ressortissant guinéen. Ce dernier avait demandé une protection internationale en Belgique, arguant avoir été victime de violences dans son pays à la suite de sa participation à des manifestations contre le pouvoir en place, mais ce statut lui avait été refusé au motif qu'aucun « conflit armé interne » au sens du droit international humanitaire n'était en cours en Guinée. La juridiction belge demandait notamment selon quels critères doit être appréciée la notion de « conflit armé interne » aux fins de l'octroi d'une protection internationale.

    La notion de « conflit armé interne » figurant dans la directive 2004/83/CE (conditions à remplir par les ressortissants des pays tiers pour obtenir le statut de réfugié ou une protection internationale) doit être interprétée de façon autonome par rapport à la définition retenue dans le droit international humanitaire. Cette notion désigne un conflit mettant en présence les forces régulières d'un État et un ou plusieurs groupes armés ou plusieurs groupes armés entre eux, indépendamment de l'intensité des affrontements, du niveau d'organisation des forces armées ou de la durée du conflit.

    Dans son arrêt, la Cour indique tout d'abord que la notion de « conflit armé interne » doit être interprétée de façon autonome par rapport au droit international humanitaire. En effet, cette notion n'est propre qu'à la directive (le droit international humanitaire ne connaît que « des conflits armés ne présentant pas un caractère international »). Par ailleurs, à la différence de la directive, le droit international humanitaire ne prévoit pas de régime de protection subsidiaire, mais institue des mécanismes de protection différents.

    Quant à l'existence d'un « conflit armé interne » et à sa portée aux fins de l'octroi d'une protection internationale, la Cour définit précisément cette notion (voir ci-dessus) et explique que, selon la directive, l'existence d'un conflit armé ne peut conduire à l'octroi d'une protection subsidiaire que « si le degré de violence aveugle (...) atteint un niveau tel que le demandeur court un risque réel de subir des menaces graves et individuelles contre sa vie ou sa personne du seul fait de sa présence sur le territoire concerné ». Le constat de l'existence d'un conflit armé n'est donc subordonné ni à l'intensité des affrontements, ni au niveau d'organisation des forces armées, ni à la durée du conflit.

    * * * *

    La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE), sollicitée par le Conseil d'Etat belge, a réaffirmé jeudi qu'il faut privilégier l'interprétation donnée au "conflit armé intérieur" par le droit de l'Union par rapport à celle qui prévaut en droit humanitaire.

    Le Conseil d'Etat avait été saisi par un Guinéen à qui la protection subsidiaire n'avait pas été accordée, le Commissariat général aux Réfugiés et apatrides estimant qu'il n'y avait pas en Guinée de "conflit armé interne" au sens du droit humanitaire international. Le Conseil d'Etat a demandé à la CJUE comment la notion de "conflit armé interne" devait être interprétée.

    La CJUE a rappelé que le terme était repris dans une directive de 2004, qui définit ce type de conflit comme "une situation dans laquelle les forces régulières d'un Etat sont confrontées à un ou plusieurs groupements armés ou dans laquelle deux ou plusieurs groupes armés se battent entre eux".

     

    La Cour rappelle aussi que l'existence d'un conflit armé interne ne peut mener à une protection subsidiaire que dans la mesure où la violence arbitraire est tellement élevée que le requérant court un risque réel de menaces sur sa vie ou sa personne de par sa seule présence sur le territoire.

    La constatation de l'existence d'un tel conflit ne doit pas forcément dépendre de l'intensité des confrontations ou de la durée du conflit.


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  • L'ONU donne mandat à la future force européenne

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné mandat mardi 28 janvier 2014 à une future force européenne pour aider Africains et Français à rétablir l'ordre en République centrafricaine (RCA).

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a menacé de sanctions les fauteurs de troubles en Centrafrique.

    La résolution adopté à l'unanimité par les 15 membres du Conseil invite aussi le gouvernement centrafricain à accélérer la transition politique en organisant des élections au deuxième semestre 2014 si possible, et renforce les moyens du Bureau de l'ONU en RCA (Binuca).

    Le Conseil a décidé de mettre sous mandat de l'ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux 4000 militaires africains de la Misca (force de l'Union africaine, censée passer à 6000 hommes) et aux 1600 soldats français de l'opération Sangaris.

    Besoin de plus de 10'000 hommes

    A terme, l'ONU considère qu'il faudrait déployer plus de 10'000 Casques bleus pour sécuriser la RCA «car la situation est très, très grave et le pays immense», a expliqué l'ambassadeur français aux Nations unies Gérard Araud.

    Pour l'instant, les soldats européens qui seront déployés en Centrafrique acquièrent le droit de «prendre toutes les mesures nécessaires» - c'est-à-dire faire usage de la force - pour se défendre et protéger les civils. Le Conseil avait accordé ce même mandat à la Misca et à l'armée française le 5 décembre.

    L'Union européenne a pris la décision de principe le 20 janvier de lancer en RCA sa première opération militaire depuis six ans. Selon diplomates et experts, elle devrait mobiliser 500 à 600 hommes.

    La force européenne protégera l'aéroport de Bangui et les 100'000 civils qui y sont réfugiés ainsi que les convois humanitaires, a précisé à la presse Gérard Araud. Les soldats français seront ainsi «plus libres de se déployer à Bangui et dans le reste du pays».

    Menace de sanctions

    La résolution menace de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) tous ceux «qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (...) et qui font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'homme», bloquent l'aide humanitaire ou violent l'embargo sur les armes instauré en décembre par le Conseil.

    La résolution met en place un régime précis de sanctions, mais les personnes à sanctionner devront être désignées ultérieurement par un Comité dépendant du Conseil. Gérard Araud a assuré que la France avait «des noms à présenter».

    Le Conseil stipule que des élections présidentielle et législatives devront être organisées «au plus tard en février 2015 et de préférence au second semestre 2014».

     


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  • Le gouvernement sud-soudanais et les rebelles menés par l'ex-vice président Riek Machar ont signé jeudi soir un accord de cessez-le-feu devant être appliqué sous 24 heures, a constaté une journaliste de l'AFP. Ce document doit mettre fin à plus d'un mois de combats sanglants au Soudan du Sud.

    Le texte, négocié par l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement, qui regroupe sept pays est-africains) a été paraphé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba. Les parties ont également signé un accord prévoyant la libération de onze détenus proches de Riek Machar. La question de cette libération était au coeur des pourparlers entamés début janvier.

    Aucune date n'a été précisée pour cette libération. "Ces deux accords sont les ingrédients pour créer un environnement propice à une paix totale dans mon pays", a déclaré au cours de la cérémonie de signature le négociateur en chef des rebelles, Taban Deng.

    "Nous espérons pouvoir atteindre rapidement un accord (plus global) qui mettra un terme au bain de sang", a lancé le négociateur en chef du gouvernement, Nhial Deng Nhial.

    Atrocités dans les deux camps

    Le Soudan du Sud est ravagé depuis le 15 décembre par des combats entre les forces sud-soudanaises loyales au président Salva Kiir et la rébellion regroupée derrière Riek Machar.

    Salva Kiir accuse Riek Machar et ses alliés de tentative de coup d'Etat. Ce dernier nie, et reproche au premier de chercher à éliminer ses rivaux politiques. Les combats ont déjà fait des milliers de morts et un demi-million de déplacés.

    ONU et ONG ont fait état d'atrocités de la part des deux camps (exécutions sommaires, viols, enrôlement d'enfants soldats) et de massacres à caractère ethnique.

    Vers une réconciliation nationale

    Le médiateur en chef pour l'Igad, Seyoum Mesfin, a salué jeudi, avec ces deux accords, la "conclusion" d'un premier round de négociations. "Nous devrons bientôt continuer avec un dialogue politique et travailler à une réconciliation nationale", a-t-il ajouté.

    Les Etats-Unis, parrains de l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011, ont salué ce cessez-le-feu, le qualifiant de "première étape cruciale".


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  • UBA - Des soldats du Soudan du Sud ont commis une série de meurtres ethniques dont un massacre, des exécutions et des viols après des combats il y a plus d'une semaine, ont rapporté lundi à l'AFP des témoins.

    Deux témoins ont affirmé avoir été arrêtés parmi quelque 250 hommes par des soldats du gouvernement puis conduit dans un poste de police de la capitale Juba où un massacre a eu lieu auquel seules douze personnes ont survécu.

    Les deux témoins, qui ont été blessés, ont réussi à s'enfuir et ont trouvé refuge dans une base des Nations unies à Juba. Selon eux, seuls douze hommes ont survécu au massacre.

    Les témoignages de plusieurs autres personnes ont également décrit des actes de violence ethniques accompagnés de meurtres et de viols commis depuis le 15 décembre.

    Des affrontements dans cette nation la plus jeune du monde opposent depuis le 15 décembre les troupes fidèles au président Salva Kiir à celles de son rival Riek Machar, l'ancien vice-président éjecté en juillet.

    Salva Kiir accuse Riek Machar de coup d'Etat alors que ce dernier reproche au président d'exploiter les tensions avec l'armée pour effectuer une épuration ethnique. Les rebelles de Machar se sont d'ores et déjà emparés de quelques sites au nord de Juba où des crimes ethniques ont été perpétrés.


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  • Un nouveau drone vient d'être mis au point par l'armée de l'air américaine. Dès 2015, il «pourrait être capable» de conduire des missions de guerre électronique.

    L'armée de l'Air américaine a mis au point dans le plus grand secret un nouveau drone furtif à long rayon d'action qui pourrait être opérationnel d'ici 2015, a révélé vendredi le magazine spécialisé Aviation Week.

    Ce drone, baptisé RQ-180, serait actuellement en phase de tests au centre d'essai en vol ultra-secret de l'Air Force à Groom Lake dans le Nevada (ouest), autrement dit en pleine «Zone 51» où avaient déjà été testés les avions-espions U-2 à la fin des années 1950. Sollicitée, l'US Air Force n'a pas souhaité faire de commentaire.

    L'appareil est construit par Northrop Grumann, qui a déjà développé le Global Hawk ou encore le démonstrateur X-47B qui s'est posé pour la première fois sur un porte-avions cet été. La société américaine avait obtenu en 2008 sous le sceau du secret un contrat de l'ordre de deux milliards de dollars pour sa mise au point, affirme Aviation Week. De fait, une image d'artiste du RQ-180 publiée en Une du magazine montre des ressemblances frappantes avec le X-47B, notamment avec son absence d'empennage arrière et sa forme dite en «aile de chauve-souris».

    Missions de guerre

    Il a été mis au point pour des missions de reconnaissance et de surveillance (ISR) mais «pourrait être capable» de conduire des missions de guerre électronique visant à éliminer les radars ennemis, selon le magazine. «Sa taille et son autonomie sont similaires à celles du Global Hawk», qui peut voler pendant 24 heures à plus de 2.000 kilomètres de sa base.

    Après une première génération de Reaper et autres Global Hawk, capables de voler au-dessus de l'Afghanistan et de l'Irak mais trop vulnérables pour être envoyés au-dessus de territoires ennemis dotés de puissantes défenses anti-aériennes, l'Air Force se tourne peu à peu vers des drones furtifs, mieux à même de faire face à des environnements dits contestés.

    En décembre 2011, un drone jusque-là secret, le RQ-170 Sentinel, s'était écrasé à 250 km à l'intérieur de l'espace aérien iranien.Le drone, qui avait décollé d'Afghanistan, était en mission d'observation des sites nucléaires iraniens pour le compte de la CIA, avait alors rapporté la presse américaine. Pour Aviation Week, le nouveau drone RQ-180 «éclipse le RQ-170 Sentinel, plus petit, moins furtif et à rayon d'action plus limité».


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  • NEW YORK - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi 10 octobre 2013 une résolution qui prévoit le déploiement éventuel dans plusieurs mois en République centrafricaine (RCA) de Casques bleus pour rétablir l'ordre dans le pays.

    Dans un premier temps, le Conseil a décidé de renforcer la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), une force panafricaine censée aider le gouvernement transitoire de RCA à sécuriser le pays, avec pour perspective sa transformation éventuelle en mission de maintien de la paix.

    Cette résolution, adoptée à l'unanimité de 15 membres du Conseil, à l'initiative de la France, est un premier pas, a souligné l'ambassadeur français Gérard Araud. Il s'agit, a-t-il ajouté, de sensibiliser à une crise trop souvent ignorée par la communauté internationale.

    La Misca ne compte pour l'instant que 1.400 hommes, sur les 3.600 prévus, et manque de moyens.

    La résolution encourage les pays de la région et d'autres pays africains à participer à la Misca et les Etats membres en général à la soutenir.

    Parallèlement, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devra présenter au Conseil dans un délai d'un mois des options détaillées pour un soutien international à la Misca, y compris sa transformation éventuelle en une mission de maintien de la paix de l'ONU, à condition que la situation sur le terrain s'y prête.

    Il faudra pour cela une deuxième, voire une troisième, résolution, qui pourraient être votées en décembre, puis au printemps 2014, selon des diplomates.

    L'ONU suivrait ainsi le modèle appliqué au Mali, où des troupes africaines avaient fourni l'ossature de la Minusma (Mission de l'ONU pour la stabilisation du Mali).

    Mais La France ne va pas faire en RCA ce qu'elle a fait au Mali, où elle a répondu à une urgence, a souligné M. Araud, qui envisage un renforcement limité de la présence militaire française à Bangui (450 hommes actuellement).

    La RCA, un des pays les plus pauvres du monde, est livrée à l'anarchie depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition rebelles, la Séléka. Des éléments incontrôlés de la Séléka font régner la terreur dans le pays en toute impunité et 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, ont besoin selon l'ONU d'une aide humanitaire d'urgence.


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  • Des frappes aériennes ont été lancées lundi par l'armée des Philippines contre les rebelles, des indépendantistes qui attaquent depuis une semaine une ville du sud.

    L'armée des Philippines a lancé lundi des frappes aériennes contre des indépendantistes musulmans qui attaquent depuis une semaine une grande ville du sud de l'archipel, ont annoncé les autorités locales. Près de 70'000 habitants ont dû fuir et se réfugier dans des abris de fortune.

    «Des frappes ciblées de l'aviation militaire des Philippines sont en cours», ont indiqué les autorités de Zamboanga. Les rebelles sont arrivés il y a une semaine près de cette ville portuaire de près d'un million d'habitants pour proclamer «l'indépendance» de cette zone.

    Tirs de roquettes

    Deux hélicoptères militaires ont tiré des roquettes contre les rebelles du Front moro de libération nationale (MNLF), terrés dans des villages et quartiers à la périphérie de Zamboanga. Les insurgés seraient regroupés dans deux villages voisins de Zamboanga, sur la côte.

    «C'est un soutien aérien de précision coordonné par les forces terrestres pour supprimer l'ennemi», a indiqué à l'AFP Ramon Zagala, porte-parole de l'armée. Il s'agit de frappes «précises» pour éviter de blesser des civils, a-t-il assuré.

    «La fin est proche»

    Ces rebelles continuent de se battre, mais «nous savons de façon certaine que la fin est proche et qu'ils tentent de fuir», a ajouté le porte-parole. «Certains essayent de se faire passer pour des civils, il est donc capital que les chefs des villages nous aident à déterminer ceux qui n'appartiennent pas à leur communauté».

    Les militants du MNLF, près de 200 au début, ont pris Zamboanga d'assaut le 9 septembre à l'aube, à l'arme automatique et au mortier. Ils retiennent également des dizaines de personnes en otage.

    Selon l'armée, 3000 soldats d'élite ont été mobilisés et 51 rebelles abattus. Six soldats, un policier et quatre civils auraient également été tués.

    Le MNLF, mené par Nur Misuari, un ancien professeur d'université, s'estime marginalisé par les négociations en cours entre le gouvernement et les groupes séparatistes. Le Front souhaite créer une région autonome - et non indépendante - dans le sud des Philippines, une région majoritairement musulmane dans le plus grand pays catholique d'Asie.


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