• Au Japon, la mystérieuse floraison du « cerisier de l’espace »

    Un cerisier de quatre ans a fleuri début avril, avec six années d’avance sur la moyenne de autres cerisiers ce type. Le noyau de cet arbre avait été envoyé à bord de la Station spatiale internationale.

    C’est un joli mystère teinté de poésie qui entoure la floraison précoce d’un cerisier japonais. Une énigme telle qu’elle laisse pantois les moines bouddhistes et les scientifiques qui maternent cet arbre.

    Au début avril, ce jeune cerisier de quatre ans a fleuri… avec six années d’avance sur la moyenne de ses congénères. « Nous n’en revenons pas. Il a grandi si vite ! », s’est exclamé Masahiro Kajita, le prêtre principal du temple Ganjoji de la préfecture de Gifu (centre du Japon).

    Une ascendance choyée

    Le noyau à l’origine de cet arbre vient d’un cerisier que les moines couvent de leur bienveillance depuis des générations et qui, d’après la légende locale, aurait 1 250 ans. « C’est la première fois qu’un noyau issu du cerisier vénérable germe et croît aussi bien ! Nous sommes très heureux car le nouvel arbre va lui succéder », s’est enthousiasmé le prêtre auprès de l’AFP.

    Mais l’énigme s’épaissit lorsque l’on sait que le fameux noyau a accompli une véritable odyssée dans l’espace avant de revenir au temple. Il y a quelques années, il a été sélectionné – avec d’autres graines provenant non seulement du même arbre « millénaire », mais aussi avec de cerisiers d’autres régions du Japon – pour être envoyés à bord de la Station spatiale internationale.

    Parties en novembre 2008, ces graines furent ramenées sur Terre huit mois plus tard, après 4 100 tours de notre planète. Certaines ont ensuite été disséquées en laboratoire, mais la plupart ont été renvoyées sur leurs lieux de naissance pour être plantées.

    L’exposition aux rayons cosmiques ?

    En quatre ans, le « cerisier de l’espace » du temple Ganjoji a atteint déjà quatre mètres de haut et vient de donner neuf fleurs, de cinq pétales chacune, contre une trentaine pour les fleurs du vénérable cerisier parent.

    Une chercheuse associée au projet, Kaori Tomita-Yokotani de l’Université de Tsukuba, avoue son étonnement face à cette maturation supersonique. « Il pourrait s’agir d’une conséquence de l’exposition du noyau aux rayons cosmiques », a-t-elle avancé comme hypothèse. La pollinisation du vieux cerisier d’origine par d’autres espèces cousines à la floraison plus précoce pourrait toutefois constituer une autre explication du phénomène, a-t-elle ajouté. Pour l’instant, le mystère des neuf fleurs reste entier.


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  • La marée noire n'a pas fini de faire des ravages

    Quatre ans après l'explosion sur la plateforme Deepwater Horizon, exploitée par BP, la faune souffre encore de la marée noire, selon un rapport.

    Près de quatre ans après l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP dans le Golfe du Mexique, la faune continue à souffrir de la marée noire, les dauphins, les tortues et les thons paraissant particulièrement affectés.

    «Quatre ans après, la faune dans le Golfe ressent encore les effets de la marée noire», a souligné Doug Inkley, un responsable scientifique de la grande organisation écologiste américaine «National Wildlife Federation» dans un rapport mardi.

    «Les grands dauphins qui se trouvent dans les zones de la marée noire sont encore malades et meurent. Et il y a davantage d'indications que ces maladies et morts sont liées à Deepwater Horizon», a-t-il affirmé.

    L'impact de ce désastre est loin d'être fini

    «La science nous dit que l'impact de ce désastre est loin d'être fini et quoi que disent BP ou d'autres, le pétrole n'a pas disparu», a avancé encore cet écologiste.«Il y a encore du pétrole sur les fonds du Golfe, du pétrole qui s'échoue sur les plages et qui se trouve toujours dans les marécages.

    Je ne suis pas surpris», a poursuivi Doug Inkley, soulignant que 25 ans après l'accident de l'Exxon Valdez en Alaska, des espèces marines comme les orques n'ont pas totalement récupéré des effets de cette marée noire.

    500 tortues s'échouent chaque année

    Outre l'impact sur les grands dauphins, Doug Inkley a aussi mentionné l'échouage chaque année depuis trois ans de quelque 500 tortues de mer visiblement affectées par cette pollution, une très forte augmentation par rapport à la normale.

    «La tortue de Kemp a longtemps été l'emblème de la restauration d'une espèce animale dans le Golfe du Mexique», a de son côté souligné Pamela Plotkin, professeur d'océanographie à l'Université du Texas A&M.

    «Proche de l'extinction, ces tortues ont fait un retour spectaculaire ces trente dernières années mais depuis quatre ans leur population stagne», a-t-elle dit, insistant sur la nécessité de surveiller de près cette espèce.

    Les thons victimes d'irrégularités cardiaques

    Le rapport mentionne également une substance chimique dans le brut de la marée noire de BP qui provoque des irrégularités cardiaques chez les thons rouges et les thons albacore.

    Il cite aussi les effets sur certains oiseaux marins.Enfin, les auteurs signalent que le sperme de baleines du Golfe du Mexique ont de plus fortes teneurs, que partout ailleurs dans le monde, de métaux provenant du puits de pétrole de BP.

    4,9 millions de barils de brut dans le Golfe

    Ces métaux peuvent affecter leur ADN, précisent-ils.Une recherche par des biologistes de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publiée fin 2013 avait déjà montré l'impact désastreux de la marée noire sur les grands dauphins au large de la Louisiane, mais BP avait nié toute relation de cause à effet entre la marée noire et les symptômes observés chez ces mammifères.

    L'explosion en avril 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon avait entraîné le déversement de 4,9 millions de barils de brut dans les eaux du Golfe du Mexique, la plus grande marée noire de l'histoire des Etats-Unis.


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  • En Tunisie, le bon génie des oliviers

    « Les oliviers millénaires de Djerba sont les plus anciens de tout le Maghreb ! »,s’enorgueillit Bellacheb Chahbani.

    Chercheur agronome pendant vingt-cinq ans à l’Institut tunisien des régions arides (IRA), Bellacheb Chahbani est aujourd’hui à la tête de l’entreprise innovante Chahtech SA, spécialisée dans les techniques d’irrigation économes en eau.

     La Tunisie est une immense oliveraie. « 70 millions d’oliviers », poursuit le chercheur, qui se définit comme un « insulaire qui n’aime pas quitter son île, djerbien jusqu’au bout des ongles ». Bellacheb Chahbani prend néanmoins chaque jour le bac pour rallier le continent, à El Jorf, là où les oliviers s’étendent à perte de vue. On les voit le long des routes, les feuilles séchées, racornies, parfois même ici ou là un arbre mort.« Regardez comme ils sont stressés, fatigués. Deux années de souffrance à cause de la sécheresse. Ils ne vont pas pouvoir produire cette année. Ils vont être totalement mobilisés pour rétablir leurs branches », diagnostique le chercheur.

    La production tunisienne s’est effondrée

    Rude pronostic, alors que la production tunisienne d’huile d’olive s’est déjà effondrée de 63 % en un an. Noureddine Agrebi, le directeur général des industries agroalimentaires, a dressé le bilan le 13 mars : une production de 80 000 tonnes, contre 220 000 tonnes pour la saison précédente pour un pays qui était jusqu’alors le quatrième producteur mondial.

    Bellacheb Chahbani a installé son usine en pleine nature, au beau milieu des oliviers souffreteux. Ses quelques oliviers resplendissent, en pleine floraison, comme une promesse d’avenir pour le patrimoine oléicole environnant. « Ils étaient quasiment morts. En cinq ans, des rejets sont devenus des arbres qui poussent très vite grâce au réseau de racines de l’arbre ». C’est qu’ils ont chacun à leur pied trois diffuseurs enterrés dans le sol à une cinquantaine de centimètres de profondeur.

    L’invention du diffuseur enterré a valu à Bellacheb Chahbani un joli bouquet d’une douzaine de récompenses dont le premier prix de l’Association tunisienne des inventeurs en 2001, la médaille d’argent au Salon international des inventions de Genève en 2002, le prix international de l’Unesco pour l’eau en 2009, le classement dans le Top 20 des PME innovantes de la Banque mondiale en 2011.

    « Maintenant il faut vendre et produire »

    En décembre dernier, il était encore lauréat du Forum Afrique-100 innovations pour un développement durable, à l’occasion du Sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

     « Des prix, j’en ai assez ! Maintenant il faut vendre et produire », ironise l’entrepreneur de 63 ans, toutefois reconnaissant. « Ces prix internationaux m’ont protégé du temps de Ben Ali, estime-t-il. Lorsque dans la foulée de l’Unesco, le président Ben Ali m’a remis un prix de l’innovation scientifique, j’ai eu peur qu’il ne veuille mettre la main sur mon entreprise le jour où elle marcherait. Heureusement que la révolution est passée par là ! Je remercie vraiment ceux qui l’ont faite ! » 

    Une pratique ancestrale

    C’est parce qu’il a toujours vécu dans « une région qui souffre de l’eau » que Bellacheb Chahbani s’est échiné à vouloir l’économiser en s’inspirant d’une pratique ancestrale. « Mon grand-père utilisait la jarre, il enterrait cette pièce poreuse pleine d’eau au pied des arbres afin qu’elle transmette tout doucement l’eau dans le sol. Seulement la jarre finissait par se casser ou les pores par se colmater ». 

    En 2001, après plusieurs pistes infructueuses, le chercheur dépose au nom de l’Institut des régions arides un brevet, qu’il rachètera en 2009 pour commercialiser son invention de diffuseur enterré.

    La technique est astucieuse. Le récipient de plastique enterré dans le sol est troué dans sa partie inférieure. L’eau injectée par un tuyau passe par ces trous et imbibe une plaque poreuse en grains de quartz, matière inerte, hydrophobe et inaltérable, puis s’infiltre dans la terre. « Il ne faut pas que le matériau retienne l’eau, sinon les racines sont attirées et colmatent le diffuseur », explique l’inventeur.

    Un olivier requiert quatre diffuseurs à ses pieds reliés entre eux par un réseau de tuyauterie enterré. En surface, un gros tuyau relie les arbres les uns aux autres depuis une citerne construite en hauteur pour que l’eau puisse irriguer par gravitation sans recourir à une pompe, à moins que le paysan chanceux ne dispose d’un puits.

    Les signes de renaissance

    Parcourant une parcelle d’une quarantaine d’oliviers en perdition, Bellacheb Chahbani s’enthousiasme devant les premiers signes de renaissance. « On a installé le système d’irrigation il y a deux mois. On irrigue en continu jusqu’à ce que chaque arbre reçoive 10 m3 d’eau – soit 2,5 m3 par diffuseur. Cette fois-ci on a injecté 2 m3 supplémentaires pour compenser la détresse. On irrigue une seule fois dans l’année ! » C’est aussi ça la recette : la terre sert de réservoir pour l’eau,

    pour autant qu’elle contienne un minimum de 10 % d’argile. « On ne perd pas une goutte d’eau, et si l’année est pluvieuse, l’eau stockée dans le sol servira l’année suivante, la plante ne boit que quand elle a soif. » 

    La technique permet d’irriguer de manière anticipée, en hiver quand la ressource en eau est plus disponible, en même temps que pendant la récolte des olives, simplifiant le travail des paysans. « On irrigue et après on range le tuyau qui ne sert qu’une fois l’an ! » Fini le système du goutte-à-goutte qu’il faut sans cesse entretenir, changer au bout de quelques années parce qu’il se dégrade sous l’action du soleil ou des animaux qui le mordent pour boire de l’eau.

    60% d’eau économisés

    Et surtout le diffuseur économise jusqu’à 60 % d’eau par rapport au goutte-à-goutte et ne dope pas les mauvaises herbes grâce à l’irrigation en profondeur.

     « On peut ainsi gérer à la fois l’abondance et la rareté en eau dont souffrent de plus en plus nos régions, en récupérant l’eau des pluies torrentielles pour l’injecter au pied des arbres. L’espace vital d’un olivier étant de 100 m2, on peut même stocker des réserves d’eau pour satisfaire les besoins de l’arbre pour trois ou quatre ans et lui permettre ainsi de se développer même sans pluie ! » 

    Une association locale de sauvegarde du patrimoine et de l’environnement a financé avec l’aide du Fonds mondial pour l’environnement une série de tests chez des paysans motivés. « J’ai beaucoup appris des paysans qui m’ont orienté dans mes recherches. » Et l’IRA a commandé 10 000 pièces à Chahtech pour ses travaux.

    Mais la Tunisie n’a pas encore perçu le potentiel qu’elle a à portée de mains pour ses oliveraies. Le ministère de l’agriculture du précédent gouvernement a refusé d’inscrire Chahtech dans la liste des techniques d’économies d’eau subventionnées (le système revenant à 10 € par arbre). « L’idée que l’innovation vient forcément de l’Europe ou des États-Unis est ancrée dans la mentalité des pays arabes », regrette-t-il. Alors les premiers tests à grande échelle se feront ailleurs.

    Un million de dollars d’investissement

    L’Arabie saoudite vient de lui commander 30 000 diffuseurs. Des pourparlers ont commencé avec une entreprise californienne pour un million de pièces, avec l’Inde pour un projet de co-entreprise.

    De quoi faire tourner les quatre machines à injection de l’usine à même de produire 1,5 million de pièces par an. Pour l’instant l’usine, qui a représenté un million de dollars d’investissement, fonctionne cahin-caha, avec des travailleurs saisonniers au gré des commandes épisodiques. Mais Bellacheb Chahbani voit grand et loin pour doubler la production, construire une deuxième usine, décliner ses diffuseurs pour les cultures potagères et même les plantes d’appartement… et pour léguer serein Chahtech à l’un de ses trois enfants.

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     Rareté et abondance de l’eau 

     La région Moyen-Orient et Afrique du Nord est celle où les ressources en eau sont les plus rares au monde. Ce stress hydrique est voué à s’aggraver selon le rapport de la Banque mondiale paru le 21 mars sur les catastrophes naturelles de la région. En 1950, le volume des ressources renouvelables en eau par personne était quatre fois plus élevé qu’aujourd’hui. Selon les projections, elles devraient chuter encore d’ici à 2050, à un niveau onze fois inférieur à la moyenne mondiale.

     La Tunisie est affectée par des périodes de sécheresse plus longues. Un tiers de ses nappes d’eau sont surexploitées et sujettes à la salinisation. Au demeurant, le pays est, en matière de catastrophes naturelles, huit fois plus touché par les inondations que les sécheresses.


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  • La taxe carbone réactivée pour les avions volant dans l'UE

    Le Parlement européen a voté jeudi 3 avril 2014 la réactivation de la taxe carbone pour les vols. Seuls les avions décollant et atterrissant dans l'espace aérien de l'UE sont concernés.

    La taxe carbone devrait être réactivée pour les vols dans l'espace aérien de l'UE. Telle est la décision prise jeudi par le Parlement européen. Les compagnies prévoient de faire pression sur les Etats pour empêcher son application.

    La taxe entrée en vigueur en 2012 avait été gelée pendant un an à compter du 30 avril 2013. Cette suspension répondait à de nombreuses protestations, notamment des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine ou de l'Inde.

    La réactivation de cette imposition, votée par 458 voix contre 120 et 20 abstentions, vise à faire pression sur l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI) afin d'arriver à un accord mondial de réduction de CO2 pour le secteur aérien.

    La taxe couvrira uniquement les vols intra-européens jusqu'en 2017. Mais elle s'appliquera à tous les vols en provenance ou à destination de l'Union européenne (UE) après cette date.

    «Aucun impact pour l'environnement»

    La législation doit encore être approuvée par les Etats membres. Les compagnies aériennes vont faire pression pour les amener à «repenser leur position», a prévenu l'ELFAA, l'association des compagnies à bas coût, dans un communiqué. L'association internationale du transport aérien (IATA) est également opposée à cette mesure.

    «Ce sont les voyageurs qui seuls supportent le coût de cette mesure pénalisante qui n'a aucun impact positif significatif pour l'environnement», soutient l'ELFAA. Le transport aérien contribue pour 3 % des émissions mondiales de CO2, mais leur volume sera près de six fois plus important d'ici 2050, sans une action pour les limiter.

    la Suisse traitée comme Etat tiers

    La Suisse est désormais traitée comme un Etat tiers, non-membre de l'UE. Elle n'avait auparavant pas bénéficié de la suspension du système, au grand dam de Berne. Pour le justifier, la Commission européenne partait du principe que la Confédération adoptait sur les questions climatiques une position similaire à celle de l'UE.

    Bruxelles avait renvoyé aux négociations en cours depuis 2011, qui cherchaient à lier les systèmes de gestion des émissions de la Suisse et de l'UE. Des pourparlers gelés suite au «oui» du peuple suisse à l'initiative sur l'immigration le 9 février.

    Jusqu'en 2020

    L'OACI a décidé en octobre 2013 de se donner jusqu'en 2020 pour réguler les émissions de gaz à effet de serre de l'aviation.

    Les dirigeants de l'UE ont préconisé de suspendre l'entrée en vigueur de la taxe carbone européenne jusqu'en 2020, ce que le Parlement a refusé jeudi.

    «Le Parlement n'a pas pu accepter la demande du Conseil de suspendre le régime jusqu'en 2020. La prochaine assemblée de l'OACI aura lieu en 2016, et si elle ne débouche pas sur un accord global, personne ne pourra justifier le maintien d'une telle exemption pendant quatre années supplémentaires», a estimé l'eurodéputé conservateur allemand Peter Liese, en charge du dossier.

    Sanctions contre Airbus

    La Commission européenne préconisait initialement de contraindre toutes les compagnies, quelle que soit leur nationalité, ayant des vols au départ ou à destination de l'Europe, d'acheter l'équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2 sur l'ensemble de leur trajet, afin de financer la lutte contre le réchauffement climatique.

    Cette proposition avait provoqué un tollé général et entraîné des mesures de rétorsion économique à l'encontre notamment de l'avionneur Airbus. Sous la pression, Bruxelles avait été contraint de geler son projet puis a réduit le champ de la taxe au seul espace aérien de l'UE.


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  • La Norvège a fixé mardi 1ier avril 2014 à 1286 le nombre de baleines susceptibles d'être harponnées dans ses eaux en 2014.

    La Norvège veut pêcher 1286 baleines en 2014

    La Norvège a fixé son quota 2014 pour la pêche à la baleine. Il est identique aux années précédentes, mais ses baleiniers ne parviennent pas à le remplir.

    «Cette année aussi, nous avons décidé d'un quota qui assure une continuité et un cadre satisfaisant pour le secteur de la chasse à la baleine», a déclaré la ministre de la Pêche, Elisabeth Aspaker, dans un communiqué.

    Pas tenue par le moratoire

    Ne s'estimant pas tenue par le moratoire international de 1986 auquel elle a formellement objecté, la Norvège est l'un des deux seuls pays au monde, avec l'Islande, à pratiquer la chasse commerciale à la baleine, Oslo et Reykjavik jugeant la population des espèces chassées suffisamment abondante.

    Cette annonce survient au lendemain d'un important revers pour l'industrie de la chasse à la baleine: la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné lundi au Japon, un gros chasseur de rorquals communs - espèce beaucoup plus grosse que le petit rorqual (ou baleine de Minke) chassé par les Norvégiens -, de mettre fin à cette pratique.

    Le plus haut organe judiciaire des Nations unies a jugé que l'intérêt scientifique officiellement invoqué par Tokyo pour justifier ses prises n'était pas suffisamment avéré alors qu'une grande partie de la viande prélevée finit sur les étals.

    Désaveu des consommateurs

    En Norvège où la viande de baleine était autrefois le plat du pauvre, les chasseurs peinent depuis plusieurs années à remplir les quotas: en 2013, seuls 594 cétacés ont été harponnés, selon des chiffres officiels.

    Les organisations de défense des animaux disent y voir un signe de désaveu des consommateurs. «D'année en année, les quotas ne sont pas remplis et ce nouveau quota n'a donc pas lieu d'être aussi élevé», a déclaré Truls Gulowsen, le président de Greenpeace Norvège.

    «Mais ce n'est pas un gros problème: c'est une activité qui est en voie d'extinction dans la mesure où les consommateurs préfèrent une pizza à la viande de baleine», a-t-il dit.

    Les professionnels de la chasse expliquent quant à eux cette incapacité à remplir les quotas par l'engorgement des usines de conditionnement à terre, le coût élevé du carburant ou des zones de chasse trop éloignées. La saison de la chasse s'étend du 1er avril au 30 septembre.

     


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  •  Antarctique «Le Japon doit arrêter la chasse à la baleine»

    La pêche à la baleine que le Japon mène dans l'Antarctique est commerciale et non pas scientifique, estime la Cour internationale de Justice. Elle doit donc s'arrêter.

    «Le Japon doit révoquer tout permis, autorisation ou licence déjà délivré dans le cadre de Jarpa II (programme de recherche) et s'abstenir d'accorder tout nouveau permis au titre de ce programme», a déclaré le juge Peter Tomka lors d'une audience au Palais de la Paix, à La Haye.

    «Les permis spéciaux ne sont pas délivrés en vue de recherche scientifique», a soutenu le juge Tomka lors d'une audience au Palais de la Paix, à La Haye.

    La Cour a de la sorte donné raison à l'Australie. Celle-ci avait saisi la CIJ en 2010, affirmant que le Japon pratiquait une chasse à l'échelle commerciale sous couvert d'un programme de recherche scientifique.

    Manque de transparence et quotas non raisonnables

    «Des considérations financières, plutôt que des critères purement scientifiques, sont intervenues dans la conception du programme», a affirmé le juge Tomka, pointant notamment du doigt le «manque de transparence» dans l'établissement de quotas «non raisonnables».

    Estimant que Tokyo détournait un moratoire de 1986 n'autorisant la chasse à la baleine qu'à des fins scientifiques, Canberra avait demandé à la CIJ d'ordonner au Japon l'arrêt de son programme de recherche Jarpa II.

    Le Japon, pour qui la chasse à la baleine est une tradition ancestrale, soutient de son côté que ses activités sont scientifiques, mais ne cache pas que la chair des baleines chassées termine sur les étals nippons.

    10'000 baleines entre 1987 et 2009

    Selon Canberra, le Japon a chassé plus de 10'000 baleines entre 1987 et 2009, principalement des petits rorquals (baleines de Minke). Japon et Australie ont tous deux assuré qu'ils respecteraient le jugement, quel qu'il soit.

    Les militants de l'association Sea Shepherd suivent de très près les débats devant la CIJ, eux qui harcèlent les baleiniers japonais dans l'Antarctique pour les empêcher de chasser, une pratique pouvant mener à des affrontements musclés.

    En avril 2013, le Japon avait indiqué que le nombre de baleines chassées en Antarctique lors de la campagne 2012-2013 était au plus bas en raison du harcèlement permanent des écologistes

     

    Le Japon doit arrêter la chasse à la baleine dans l'Antarctique, a ordonné lundi la Cour internationale de Justice, estimant que Tokyo y mène une activité commerciale en la faisant passer pour de la recherche scientifique.

     


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  • D'ici 2016, des animaux et des plantes resteront aux portes de l'Europe car ils menacent santé et écosystème. Les eurodéputés prévoient toutefois des exceptions pour les espèces nuisibles mais au fort potentiel économique.

    Certaines de ces espèces resteront pourtant admises, comme le vison élevé pour sa fourrure, a indiqué mardi une source européenne.

    Un accord en ce sens a été trouvé entre les institutions européennes, sur la base d'une proposition faite en septembre par la Commission européenne et souhaitée de longue date par les organisations environnementales.

    Contrairement à ce que prônait la Commission, la liste ne sera pas plafonnée à 50 espèces invasives mais restera ouverte pour permettre de lutter contre de nouvelles intrusions. L'importation, achat-vente, utilisation ou libération dans la nature de végétaux, animaux et micro-organismes recensés seront interdits.

    Douze milliards d'euros par an

    Mondialisation oblige, l'arrivée d'espèces allochtones a pris des dimensions préoccupantes en Europe, avec plus de 12'000 recensées, dont environ 15% qualifiées d'envahissantes, selon la Commission.

    Cette colonisation est estimée coûter au moins 12 milliards d'euros par an à l'Europe. Les cas de l'ambroisie, une plante allergisante et nuisible aux récoltes, ou du frelon asiatique, illustrent les dommages qui peuvent être infligés au biotope européen.

    En vertu de ce règlement, qui doit encore être avalisé en avril par le Parlement européen, les Vingt-Huit devront analyser les canaux d'entrée de ces envahisseurs et établir des sanctions pour les contrevenants. Ils devront aussi prendre des mesures de gestion pour les espèces déjà trop largement répandues pour pouvoir être éradiquées.

    Dérogations

    Suite à une levée de boucliers des éleveurs de visons, notamment au Danemark, les gouvernements et eurodéputés ont toutefois imposé à la Commission une possibilité d'exemption pour les espèces réputées nuisibles mais présentant un fort intérêt économique. L'écologiste française Sandrine Bélier s'est insurgée contre ces dérogations, «qui fragilisent l'objectif» du règlement.

    La Hongrie s'est opposée au projet, invoquant un risque d'interdiction sur une espèce d'acacia cultivée dans le pays, tandis que la Commission a dû démentir de nouvelles allégations d'eurosceptiques britanniques selon lesquelles le projet menacerait nombre de plantes ornementales, dont le rhododendron.


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  • « La vie sauvage est donc certes en grave danger, mais nous pouvons, ensemble, atténuer les menaces qui pèsent sur elle. À l’occasion de cette première Journée mondiale de la vie sauvage, j’invite instamment tous les secteurs de la société à s’engager à mettre fin au trafic d’espèces de faune et de flore sauvages et à acheter, vendre et utiliser les plantes et animaux sauvages d’une manière équitable et viable à long terme. »

    Message du Secrétaire général Ban Ki-moon, 3 mars 2014

     

    La Journée mondiale de la vie sauvage offre une occasion idéale de célébrer les formes innombrables, belles et diverses, que revêtent la faune et la flore sauvages et de sensibiliser à la multitude d’avantages que la conservation de la nature procure aux êtres humains. Cette journée nous rappelle aussi l'urgente nécessité d'intensifier la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, aux profondes répercussions économiques, environnementales et sociales.

    Les espèces sauvages ont une valeur intrinsèque et contribuent de manières diverses au développement durable et au bien-être des populations, notamment sur les plans environnemental, génétique, social, économique, scientifique, éducatif, culturel, récréatif et esthétique.

    Tous les États Membres, les organismes des Nations Unies, les autres organisations mondiales, ainsi que la société civile, les organisations non gouvernementales et les particuliers, sont invités à célébrer et participer à cette fête mondiale de la vie sauvage.

     


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  • POLLUTIONS HYDROCARBURES : LE PE DEMANDE LA RECONNAISSANCE DES DOMMAGES ÉCOLOGIQUES

    Les arrêts totalement opposés des justices française (2012) et espagnole (2013) suite aux naufrages des pétroliers Prestige et Erika illustrent le vide juridique du droit communautaire en ce qui concerne la prise en compte des dommages écologiques résultant du déversement d'hydrocarbures en mer. S'appuyant sur ce constat, les commissions de l'environnement (ENVI), du transport (TRAN) et de la pêche (PECH) du Parlement européen ont demandé, le 16 janvier, une actualisation du droit européen et international afin que ces dommages puissent être reconnus et bénéficier de réparations.

    LE « PRÉJUDICE ÉCOLOGIQUE MARIN »

    Les députés demandent une révision de la directive 2004/35/CE sur la responsabilité environnementale afin d'y intégrer les dommages causés par les déversements d'hydrocarbures en mer (actuellement exclus du champ d'application de cette législation). Cette directive est supposée traduire en droit le principe du pollueur-payeur. Mais, soulignent les députés, ce principe n'est clairement pas appliqué à la pollution des eaux maritimes et des zones côtières par les hydrocarbures. Ils demandent également la création d'un Fonds dédié à l'indemnisation de ce type de dommages, complémentaire au FIPOL (Fonds International d'Indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures), et rappellent qu'un projet de règlement en ce sens a été rejeté par le Conseil en 2003.

    Les mécanismes existants - Convention internationale sur la responsabilité civile pour les pollutions par hydrocarbures (CLC) et le FIPOL - ont montré leurs limites, ont successivement démontré Corine Lepage (ALDE, France), pour la commission ENVI, Gesine Meissner (ADLE, Allemagne) pour la commission TRAN, et Alain Cadec (PPE, France) pour la commission PECH, puisqu'ils permettent soit d'indemniser des dommages économiques et sociaux, soit d'éluder toute sanction si, comme ce fut le cas dans le cas espagnol de novembre 2013 (naufrage du Prestige), les armateurs et affréteurs ont été déclarés absents. Cet arrêt rendu le 13 novembre 2013 par le Tribunal supérieur de justice de Galice, dans l'attente d'une décision de la Cour Suprême, « constitue un mauvais signal », soulignent les députés « puisqu'il entérine l'absence de responsabilité et de sanction ». A l'inverse, font-ils remarquer, l'arrêt rendu le 25 septembre 2012 par la Cour de cassation française (naufrage du pétrolier Erika) reconnaît l'existence d'un préjudice écologique pur. « Il faut, soulignent les députés, qu'il y ait, tant au niveau européen qu'au niveau international, une définition claire du préjudice écologique marin ».

    Cet arrêt pourrait servir de base à la réflexion à venir au niveau européen et international, suggèrent encore les députés. Notant que d'autres pays comme les Etats-Unis ont déjà agi dans ce sens, ils demandent donc la révision de la directive de 2004.

    Concrètement, les députés ont posé quatre questions au Conseil.

    S'agissant des accords internationaux en vigueur, ils lui demandent d'une part, s'il envisage d'encourager une révision de la Convention CLC et des accords FIPOL de sorte que ces textes reconnaissent les dommages purement écologiques et, d'autre part, s'il envisage de promouvoir la simplification des procédures d'indemnisation par les fonds du FIPOL. Eu égard à ses compétences législatives, ensuite, les députés demandent au Conseil s'il envisage de revoir sa position quant à la possibilité de créer un fonds européen spécifique qui complèterait le FIPOL en ce qui concerne l'indemnisation des dommages écologiques, et s'il est prêt à accepter une extension du champ d'application de la directive 2004/35/CE sur la responsabilité environnementale aux eaux marines et à toutes leurs utilisations ?

    Prenant ensuite la parole, le commissaire Siim Kallas (Transports) a rappelé les instruments existants (CLC et FIPOL) et souligné qu'il n'est, à ce stade, pas prévu de possibilité de demande de compensation supplémentaire. Il a annoncé une évaluation de l'efficacité de la directive sur la responsabilité environnementale dans le courant de 2014.


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  • Alors que le litige international sur l'appartenance territoriale du plateau arctique n’est pas encore réglé à l'Onu, l'agence fédérale des ressources souterraines Rosnedra a lancé un appel d'offres pour évaluer les perspectives pétrogazières du plateau continental russe au-delà de la zone économique exclusive du pays, qui s'étend sur une bande de 200 miles marins le long de ses côtes. Plus précisément, la Russie a lancé cette démarche au moment où elle prépare sa requête auprès de la Commission des limites du plateau continental de l'ONU pour élargir sa zone de souveraineté dans la région. Le montant maximal du contrat s'élèvera à 944 millions de roubles, soit près de 21 millions d'euros.

    Selon les experts, en dépit des revendications du Kremlin sur les ressources arctiques, la Russie ne pourra pas commencer à exploiter les hydrocarbures de la zone dans les prochaines années, avant tout en raison des immenses investissements nécessaires, de l'absence de technologies, et de la conjoncture économique mondiale défavorable, écrit jeudi le quotidien Novye Izvestia.

    La Russie revendique depuis 2001 la partie du plateau arctique riche en hydrocarbures, comprenant les dorsales de Lomonossov et de Mendeleïev, mais sa demande a été rejetée pour manque d'informations. Si les scientifiques arrivaient à prouver que ces dorsales sont une prolongation naturelle du plateau continental de la Russie, le pays obtiendrait le droit prioritaire d'exploiter les ressources qui s’y trouvent, estimées à 5 milliards de tonnes d'hydrocarbures selon le ministère des Ressources naturelles. Mi-novembre 2013, la sous-commission de l'Onu a reconnu une enclave de 52 000 km² dans la partie médiane de la mer d'Okhotsk comme appartenant au plateau continental russe. En février 2014, les conclusions de la sous-commission seront examinées par la Commission de l'Onu.

    Conformément au droit international, le Pôle nord et la région de l'océan Arctique adjacente n'appartiennent à aucun pays mais le Canada, le Danemark, la Norvège, la Russie et les Etats-Unis y possèdent chacun une zone économique exclusive qui s'étend sur une bande de 200 miles marins le long de leurs côtes. Après la ratification de la Convention de l'Onu pour le droit de la mer que les USA n'ont pas signée, les pays signataires avaient dix ans pour revendiquer une extension du plateau continental de leur pays. En décembre 2013, le Canada a déposé à l'Onu une demande pour étendre son territoire dans l'océan Arctique de 1,2 million km², incluant la dorsale de Lomonossov. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, une demande similaire de la Russie pour l'Onu est pratiquement prête.

    http://fr.ria.ru/infographie/20110923/191182956.html

    Les investissements nécessaires pour l'exploitation du plateau arctique russe sont estimés à 500 milliards de dollars d'ici 2050 par le ministère des Ressources naturelles. Selon les projets du gouvernement, d'ici 2030 plus d'un quart du pétrole produit en Russie proviendra du plateau, avant tout au-delà du centre Arctique. Selon les estimations des spécialistes, le plateau arctique russe abriterait plus de 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz non encore découvertes. Cependant on ne sait pas comment, techniquement et technologiquement, les extraire dans les conditions de l'économie russe en baisse de régime.

    "La Russie connaît des lacunes technologiques considérables pour l'exploitation des hydrocarbures dans cette région. Malgré la fonte des glaces en Arctique d'année en année, des équipements et des matériaux métalliques et composites résistant aux changements de températures extrêmes sont nécessaires pour travailler dans cette région. D'autant que le coût des matières premières extraites en Arctique sera bien plus élevé par rapport aux exploitations continentales", résume Ivan Andrievski, premier vice-président de l'Union des ingénieurs russes.Arctique\: gisements de pétrole et de gaz russes


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