• Les députés ont rejeté lundi 16 mars 2015 la pénalisation des actes de cruauté envers les animaux sauvages.

    Le 3 février 2014, un jeune Marseillais a été condamné à un an de prison ferme pour avoir jeté un chat contre un mur à plusieurs reprises, s’être filmé et avoir diffusé la vidéo sur Internet. S’il avait procédé de même avec un renard, aucune sanction n’aurait pu lui être imposée.

    Un besoin de cohérence

    C’est donc au nom de la cohérence que les députés Geneviève Gaillard (PS) et Laurence Abeille (EELV) avaient souhaité étendre aux animaux sauvages la répression pénale en cas d’acte de cruauté, de sévices graves ou de nature sexuelle qui n’existe aujourd’hui que pour les animaux domestiques ou tenus en captivité (comme par exemple les animaux de cirque). Leur amendement avait été adopté par la commission du Développement durable de l’assemblée nationale, à l’occasion de l’examen du projet de loi sur la biodiversité.

    Pas de majorité en séance publique

    Mais la disposition – qui n’avait pas reçu l’aval de la ministre de l’écologie Ségolène Royal – a été rejetée en séance publique par une majorité de députés lors de la première lecture du texte à l’assemblée nationale, lundi 16 mars.

    La ministre de l’écologie a considéré que la question de la souffrance animale n’avait pas sa place dans un texte sur la biodiversité et a appelé les parlementaires socialistes à déposer une proposition de loi sur cette « question importante ». Par ailleurs, la ministre a rappelé que des lois et règlements existants prohibaient déjà certains instruments de chasse (par exemple les nasses, lacets, piège…)

    La chasse et la pêche menacées

    Enfin, la ministre et la majorité des députés ont considéré qu’un tel amendement ouvrait la voie à une série de contentieux qui « pourraient remettre en cause les activités de chasse, de pêche ou de recherche scientifique ».

    « Cet amendement n’avait pas du tout pour but de remettre en cause la chasse », s’est défendue Laurence Abeille. Non plus que d’interdire la corrida ou les combats de coqs, qui mettent en jeu des animaux domestiques et qui restent pourtant autorisés.

    Comment définir l’animal sauvage ?

    Une majorité de députés s’étaient néanmoins inquiétés de la portée du texte, faute d’une définition précise de « l’animal sauvage » (« Une mouche est-elle un animal sauvage ? », a ironisé le député UMP Philippe Meunier) et de l’acte de cruauté (« Pêcher une truite avec un triple hameçon, est-ce un acte de cruauté ? », s’est interrogé le député André Chassaigne (communiste).

    Pas de statut pour l’animal sauvage

    Pour les mêmes raisons, les députés ont rejeté l’amendement, adopté lui aussi en commission, qui visait à définir dans le code de l’environnement l’animal sauvage comme « un être vivant doué de sensibilité », au même titre que les animaux domestiques. « Cela a été reconnu pour les animaux domestiques ou tenus en captivité dès 1976 et n’a jamais empêché personne de manger de la viande, a plaidé Geneviève Gaillard. Notre amendement vise juste à montrer que nous sommes un pays évolué qui reconnaît un statut à l’animal sauvage ».


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  • Les taux de braconnage des éléphants sont restés pratiquement inchangés en 2014, selon CITES

    Les taux de braconnage des éléphants sont restés pratiquement inchangés en 2014, selon CITES

    23 mars 2015 – Le niveau global du braconnage des éléphants demeure pratiquement inchangé en 2014 par rapport à l'année précédente, selon les derniers chiffres publiés par le Programme CITES sur le suivi de l'abattage illégal des éléphants.

    Toutefois, les taux de braconnage dépassent encore les taux de croissance naturelle des populations d'éléphants, ce qui signifie qu'une baisse continue du nombre d'éléphants est probable, précise la CITES dans un communiqué de presse.

    Ces chiffres ont été présentés lundi lors du Sommet sur l'éléphant d'Afrique à Kasane (Botswana). Le secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) est administré par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) à Genève.

    « La survie des populations d'éléphants d'Afrique continue à être directement menacée, en raison des hauts niveaux de braconnage pour leur ivoire, notamment en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest où la situation semble s'être détériorée. Nous constatons toutefois certains progrès encourageants dans certaines régions d'Afrique de l'Est où les tendances générales du braconnage ont diminué, ce qui nous montre à tous ce qu'un effort soutenu et collectif peut rendre possible », a déclaré John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES.

    La CITES a identifié les 22 pays les plus fortement impliqués dans le commerce illégal de l'ivoire. Ils sont classés en tant que pays de « préoccupation principale » (huit pays), pays de « préoccupation secondaire » (huit pays) et pays « méritant d'être suivis » (six pays). Le Comité permanent de la CITES a invité 19 d'entre eux à élaborer et mettre en œuvre des plans d'action nationaux pour l'ivoire (PANI).

    Le Comité permanent de la CITES a recommandé la semaine dernière à toutes les parties de suspendre le commerce des espèces CITES avec la République démocratique du Congo, la République démocratique populaire lao et le Nigéria, ces pays n'ayant pas soumis leur plan d'action national pour l'ivoire au Secrétariat de la CITES dans le délai indiqué par le Comité permanent.

    « L'élan généré ces dernières années se traduit par des efforts plus approfondis et plus intenses pour lutter en première ligne contre cette criminalité, là où cela est le plus nécessaire - grâce aux services de police et de douane, depuis le terrain jusqu'aux marchés illicites - et le renforcement de cet effort en première ligne nous donne à croire que si nous persistons et intensifions encore cette volonté collective, nous allons inverser les tendances du braconnage dévastateur observées au cours de la dernière décennie », a ajouté M. Scanlon.

    Des sites tels que Bangassou (République centrafricaine), Garamba (République démocratique du Congo), Niassa (Mozambique), Pendjari (Bénin) et Selous-Mikumi (République-Unie de Tanzanie) restent particulièrement préoccupants. D'autre part, d'importantes baisses des niveaux de braconnage ont été signalées à Caprivi (Namibie), Chewore (Zimbabwe), Meru, Samburu et Laikipia (Kenya), Ruaha-Rungwa (République-Unie de Tanzanie), et South Luangwa (Zambie).

    Les plans d'action nationaux pour l'ivoire (PANI) constituent l'outil utilisé par la CITES dans 19 de ces 22 pays pour renforcer le contrôle du commerce et des marchés de l'ivoire, et aider à lutter contre le commerce illégal de l'ivoire. Chaque plan décrit les mesures urgentes que la Partie à la CITES s'engage à prendre - notamment les mesures en matière de législation, de lutte contre la fraude et de sensibilisation, le cas échéant - ainsi que les calendriers et jalons définis pour la mise en œuvre.


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  • La forêt amazonienne stocke moins bien le carbone

    Une étude internationale révèle que l’Amazonie est en train de perdre sa capacité à absorber le carbone atmosphérique. Un constat qui pourrait amener les climatologues du GIEC à aggraver leurs prévisions.

    Quel est le principal résultat de cette étude ?

    Les quelques études menées ces dernières décennies sur le fonctionnement de la forêt amazonienne avaient mis en évidence son rôle, essentiel pour l’équilibre terrestre, de « puits de carbone ». En clair, l’immense forêt tropicale absorbe davantage de carbone qu’elle n’en rejette et contribue ainsi à limiter l’impact du réchauffement climatique.

    Ce phénomène est dû à la photosynthèse, un processus au cours duquel un végétal synthétise une grande quantité de molécules carbonées (à partir d’énergie solaire, d’eau et de dioxyde de carbone ou CO2) pour croître.

    Du coup, en raison de l’augmentation du CO2, principal gaz à effet de serre, les chercheurs ont pensé, puis observé, que la capacité de stockage dans les arbres amazoniens augmentait d’autant. Mais, aujourd’hui, cette « évidence » se révèle inexacte.

    « Le taux de mortalité des arbres a augmenté de plus d’un tiers depuis le milieu des années 1980 et cela altère la capacité de l’Amazonie à stocker du carbone », indique Roel Brienen, géographe à l’université de Leeds et premier auteur d’une étude internationale, parue dans la revue Nature, qui a rassemblé cent chercheurs durant 30 ans (1). « Avec le temps, la stimulation de croissance impacte le système : les arbres vivent plus vite et meurent plus jeunes », complète Oliver Phillips, de l’université de Leeds.

    Quelle en serait la cause ?

    « Tout se passe comme si une croissance accélérée du fait d’un excès de CO2 atmosphérique entraînait une fragilité, source de mortalité précoce », explique Damien Bonal, écologue forestier à l’Inra de Nancy. Plus grands, les arbres tombent plus sous l’effet de facteurs externes (coups de vent, charge en eau en saison des pluies, poids des lianes). Ils sont également aussi plus sensibles à la sécheresse (2005 et 2010), même si l’augmentation de mortalité a commencé bien avant la grande sécheresse de 2005.

    Cela modifie-t-il les modèles actuels du GIEC ?

    L’étude montre que l’intensité du puits de carbone a décliné en Amazonie de manière concomitante avec l’accélération de la mortalité. D’un pic de 2 milliards de tonnes de CO2 stockées annuellement dans les années 1990, le stockage a désormais diminué de moitié.

    Selon Roel Brienen, « cette étude montre que les prédictions d’une capacité indéfinie de stockage des forêts tropicales pourraient être trop optimistes. Les modèles climatiques qui prennent en compte la réponse de la végétation font l’hypothèse que tant que les niveaux de dioxyde de carbone augmentent, l’Amazonie va continuer à stocker du carbone. Notre étude démontre que cette hypothèse pourrait être incorrecte », poursuit-il (2).

    Pour Damien Bonal, il devient urgent de stopper la déforestation et de reboiser les savanes.

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  • L'éléphant d'Afrique est menacé à court terme

    La lutte contre la corruption et la pauvreté sont primordiales pour éviter une disparition rapide de l'éléphant d'Afrique à l'état sauvage.

    L'éléphant d'Afrique pourrait avoir disparu à l'état sauvage d'ici une à deux décennies si des mesures très énergiques ne sont pas prises immédiatement, ont averti ce lundi 23 mars des experts réunis au Botswana. La lutte contre la corruption et la pauvreté sont primordiales.

    L'abattage illégal est le fait de syndicats du crime très organisés «qui tirent profit des conflits, des désordres sociaux et de la mauvaise gouvernance» pour prospérer, a déclaré en ouverture des débats le représentant le ministère botswanais de l'Environnement, Elias Magosi.

    Cette réunion est la deuxième sur le sujet. Il y a une année, les Etat africains s'étaient engagés à Gaborone à mettre en place quatorze mesures «urgentes», dont la classification du braconnage en «crime grave», la mise en place de mécanismes internationaux de lutte et l'implication des communautés locales dans les efforts de conservation.

    Corruption et pauvreté

    Les délégués étaient réunis lundi pour faire le point sur la mise en place de ces mesures. Et prendre «des engagements au plus haut niveau politique pour protéger effectivement les éléphants et réduire de façon significative le rythme du massacre», a souligné Elias Magosi.

    Et parmi les promesses de Kasane devait également figurer la tolérance zéro contre la corruption. Car, dans une étude fouillée, le délégué de la CITES (Convention internationale sur le trafic des espèces en danger) Julian Blanc a montré la corrélation directe entre le niveau de corruption et le niveau de braconnage des éléphants.

    Par ailleurs, a-t-il noté, «dans les endroits où l'on observe les taux les plus élevés de mortalité infantile humaine, nous avons aussi observé les niveaux les plus élevés de braconnage des éléphants». Preuve, dit Julian Blanc, que la lutte contre la pauvreté «est une composante essentielle de la conservation des éléphants», si l'on veut éviter que les communautés rurales ne deviennent le bras armé des réseaux internationaux de trafic.

    Taux de natalité insuffisant

    Le comptage des éléphants en Afrique n'est pas une science exacte, mais il restait 470'000 individus à l'état sauvage en 2013, contre 550'000 en 2006, selon les chiffres retenus à la conférence de Kasane. Au rythme de 25 à 30'000 animaux abattus par an, la mortalité surpasse désormais le taux de natalité de cet animal, qui n'a qu'un petit à la fois, après une gestation de 21 mois.

    Autrement dit, si la tendance se poursuit, l'éléphant d'Afrique est condamné à mort. Le déclin est déjà particulièrement net en Afrique de l'Est, au Kenya et en Tanzanie.

    Chine et Thaïlande en destinations finales

    Des cartes des «routes de l'ivoire», élaborées par l'association TRAFFIC - spécialisée dans la traque des exportations illégales d'espèces menacées - montrent d'ailleurs clairement que c'est par les ports ou aéroports kenyans et tanzaniens que la plus grande partie de l'ivoire de contrebande quitte l'Afrique.

    «L'or blanc» transite généralement par la Malaisie, le Vietnam, les Philippines ou Hong-Kong, avant de gagner ses destinations finales, la Chine essentiellement, et la Thaïlande. Là, les défenses d'éléphants abattus deviennent des bijoux, des objets d'arts ou des sculptures, très prisées des riches Asiatiques.

    Pour produire ne serait-ce que 250'000 bracelets d'ivoire, a noté Tom Milliken, le représentant de TRAFFIC à la conférence, il faut plus de 11 tonnes d'ivoire, soit environ 110 éléphants.

     


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  • Un policier arrêté avec de la corne de rhinocéros

    Le Kenya a durci l'an dernier sa législation contre les braconniers et les trafiquants d'ivoire.

    Un policier kényan a été arrêté en possession de 600 g de corne de rhinocéros, d'une valeur de plus de 30'000 dollars au marché noir, a annoncé ce mardi 10 mars le Service de protection de la faune sauvage (KWS).

    Ce caporal de la police a été arrêté lundi soir à Nairobi, en compagnie de deux autres suspects, «avec un morceau de corne de rhinocéros pesant 600 g», a annoncé un porte-parole du KWS, Paul Muya.

    La corne de rhinocéros s'échange autour de 65'000 dollars le kg - soit près de deux fois le prix de l'or - au marché noir en Asie, où elle est recherchée pour d'imaginaires vertus médicinales.

    Selon les défenseurs de la nature, un braconnier reçoit de 10 à 15'000 dollars le kg, plusieurs années de salaire pour la plupart des Kényans, louent parfois des armes automatiques à des policiers ou militaires pour 200 à 300 dollars.

    Au moins 59 rhinocéros et 300 éléphants - braconnés pour leur ivoire - ont été tués en 2013 au Kenya, selon le KWS qui estime qu'il reste environ un millier de rhinocéros et quelque 38.000 éléphants dans le pays.

    Une des plates-formess

    Des chiffres très optimistes selon les associations de défense de la nature, qui dénoncent la corruption et l'impunité jusqu'au plus haut niveau qui facilitent le trafic et le braconnage.

    En plus d'être le théâtre d'un important braconnage, le Kenya est aussi une des principales plates-formes d'exportation d'ivoire et de corne, braconnées sur place ou dans les pays alentour à destination des pays du Golfe ou de l'Asie.

    Le 3 mars dernier, journée mondiale de la Vie sauvage, le président kenyan Uhuru Kenyatta avait estimé «urgent d'intensifier le combat contre les crimes contre la nature», en mettant le feu à 15 tonnes d'ivoire saisies ces dernières années dans le pays. M. Kenyatta a promis de détruire le reste du stock d'ivoire du Kenya, soit 100 tonnes d'ici la fin de l'année.

    Le Kenya a durci l'an dernier sa législation contre braconniers et trafiquants qui ne risquaient jusqu'ici que des peines très légères pouvant désormais aller jusqu'à la prison à vie.


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  • L'ONU appelle à lutter contre le commerce illicite d'espèces sauvages

    3 mars 2015 – A l'occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé mardi 3 mars 2015 tous les secteurs de la société à se mobiliser afin de mettre un terme au commerce illicite d'espèces sauvages.

    « A l'occasion la deuxième célébration de cette journée, les organismes des Nations Unies, les Etats Membres et de nombreux partenaires du monde entier tiennent à faire passer un message simple, mais fort : il est temps de s'attaquer sérieusement à la criminalité liée aux espèces sauvages », a déclaré M. Ban dans un message, en référence au thème choisi pour l'édition 2015 de la Journée : « La criminalité liée aux espèces sauvages est une menace grave, prenons-la au sérieux ».

    Le 20 décembre 2013, lors de sa 68ème session, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mars, date anniversaire de l'adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), Journée mondiale de la vie sauvage. L'objectif de cette Journée est de célébrer la diversité de la faune et la flore sauvages et de sensibiliser la population mondiale aux avantages que la conservation de la nature procure aux êtres humains.

    « Le commerce illicite d'espèces sauvages est devenu, au même titre que le trafic de drogue, la traite d'êtres humains et le trafic de marchandises contrefaites ou de pétrole, pour ne citer que ces sinistres exemples, une forme de criminalité transnationale qui met en jeu des techniques complexes », a poursuivi le Secrétaire général, déplorant le fait qu'une demande de plus en plus forte ainsi que la corruption et la défaillance de la gouvernance contribuent à nourrir cette activité illégale. En témoignent, selon lui, le rôle croissant qu'y jouent les réseaux de criminalité organisée et les groupes armés non étatiques.

    Ban Ki-moon a affirmé que le commerce illicite d'espèces sauvages fragilise l'état de droit et menace la sécurité nationale, tout en dégradant les écosystèmes et en entravant fortement les efforts déployés par les populations rurales et autochtones pour gérer durablement leurs ressources naturelles.

    « Lutter contre cette forme de criminalité est essentiel non seulement pour préserver les ressources naturelles et favoriser le développement durable, mais aussi pour favoriser l'instauration de la paix et de la sécurité dans les régions en proie aux troubles, où ces activités illégales alimentent les conflits », a-t-il ajouté.

    M. Ban a expliqué que pour lutter efficacement contre la criminalité liée aux espèces sauvages, il convient de mobiliser tous les secteurs de la société concernés par la production ou la consommation de produits provenant d'espèces sauvages, lesquels sont couramment utilisés dans la fabrication de médicaments, d'aliments, de matériaux de construction, de meubles, de produits cosmétiques, de vêtements et d'accessoires.

    « La société tout entière doit appuyer l'action menée pour faire respecter la loi », a-t-il insisté, ajoutant que dans chaque pays, les entreprises et les citoyens peuvent jouer un rôle décisif, par exemple en refusant d'acheter ou de vendre aux enchères de l'ivoire ou des cornes de rhinocéros obtenus illégalement ou en insistant pour que les produits provenant des océans et des forêts tropicales soient obtenus légalement et issus de ressources gérées durablement.

    « En cette Journée mondiale de la vie sauvage, j'engage tous les consommateurs, les fournisseurs et les gouvernements à considérer la criminalité liée aux espèces sauvages comme une menace pour notre avenir et celui de la planète, une menace à laquelle il est temps de s'attaquer sérieusement », a conclu le chef de l'ONU.


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  • La Chine suspend l'importation d'ivoire sculpté

    Voici la sculpture en ivoire du siège de l'onu (quelle honte!)

    Face aux reproches internationaux accusant la Chine d'encourager par une forte demande le massacre des éléphants, Pékin a imposé une interdiction d'un an à l'importation d'ivoire ouvragé.

    La Chine a imposé une interdiction d'un an à l'importation d'ivoire ouvragé, en réponse aux critiques internationales accusant la demande croissante du marché chinois d'encourager le massacre des éléphants, menacés d'extinction d'ici à une génération.

    La décision, entrée en vigueur jeudi, a été annoncée dans un communiqué posté sur le site de l'Administration des Forêts.

    Elle survient à la veille de la visite en Chine du prince William, duc de Cambridge, qui mène activement campagne contre la contrebande internationale liée au braconnage des animaux sauvages --sujet qu'il doit aborder mercredi lors d'une conférence dans la province du Yunnan (sud).

    Pékin est signataire de la Convention sur la protection des espèces en danger (CITES) --qui interdit presque toutes les formes de négoce international sur les défenses d'éléphants à l'exception d'enchères exceptionnelles sur des stocks africains--.

    Mais la Chine reste le principal consommateur mondial d'ivoire de contrebande. Les ventes d'ivoire ouvragé sont légales dans le pays, dont la demande alimente le massacre de dizaines de milliers de pachydermes par an.

    La sculpture sur ivoire est un art ancien en Chine et ces objets finement ouvragés --souvent des scènes tirées de la tradition bouddhiste, mais aussi des sceaux ou de simples baguettes-- sont prisés des collectionneurs, qui y voient un investissement de valeur.

    L'interdiction prononcée jeudi a toutes les chances de rester symbolique: la contrebande internationale concerne en effet essentiellement les défenses ou de l'ivoire brut, qui représentent 90% de saisies, selon une base de données liée à la CITES.

    Certes, Pékin a déjà fermé au moins dix ateliers d'ivoire légalement enregistrés et jeté en prison des centaines de trafiquants, mais ces mesures --de l'avis des ONG-- apparaissent très timides face à l'ampleur du secteur.

    Un responsable de l'Administration des Forêts faisait état en mai 2013 de 37 entreprises spécialisées dans l'artisanat de l'ivoire et 145 firmes de négoce.

    Entre 800 et 900 affaires de contrebande d'ivoire sont mises au jour en Chine chaque année, selon les statistiques des douanes. Et plus de la moitié des entreprises engagées dans le commerce légal de l'ivoire sont aussi impliquées dans des transactions illégales.

    En décembre, un rapport de l'ONG environnementale Save the Elephants et de la fondation Aspinall a évalué à plus de 100.000 le nombre d'éléphants abattus entre 2010 et 2012, en raison d'un commerce chinois croissant dans des proportions «hors de contrôle».

    Le prix de l'ivoire brut en Chine a bondi de 550 euros le kilo en 2010 à 1.540 euros en 2014.

    «Tous les chiffres ont explosé ces dernières années: prix de l'ivoire brut et ouvragé, ateliers enregistrés, échoppes légales ou clandestines, objets mis en vente», s'alarmait ce rapport.

    Face à une pression internationale très médiatisée, Pékin cherche à donner des gages.

    Meng Xianlin, directeur de l'administration gérant le commerce des «espèces menacées», a indiqué au journal officiel China Daily que «le volume de la production illégale d'ivoire est bien plus restreint que la production légale».

    Le nombre d'affaires de contrebande d'espèces sauvages en Chine a chuté de 70% l'an dernier, a d'ailleurs assuré le quotidien.

    La dernière grosse acquisition légale d'ivoire importée en Chine remonte à 2008 (62 tonnes), et «il n'y a pas eu d'importation significative depuis», a affirmé à l'AFP un responsable de l'Administration des Forêts.

    Pékin rappelle néanmoins qu'il n'est pas seul responsable: «Stopper le braconnage et la contrebande exige les efforts conjoints de toutes les parties impliquées», a martelé jeudi Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    En novembre, l'ONG Agence d'investigation environnementale (EIA) n'en avait pas moins épinglé de hauts responsables gouvernementaux et militaires du régime, pris d'une «frénésie d'achats» illégaux d'ivoire, lors d'une visite présidentielle en Tanzanie début 2013. Le rapport a été qualifié de «balivernes» par Pékin.

    Sur l'année 2013, la Tanzanie --première source mondiale d'ivoire issu de l'abattage illégal-- a perdu 10.000 éléphants, et le braconnage y atteint des niveaux si alarmants que les pachydermes pourraient disparaître du pays d'ici à 2020, a prévenu la Société de protection des éléphants de Tanzanie (Teps).

     


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    Après la Pologne et la Lituanie, Chevron abandonne sa quête de gaz de schiste en Roumanie

    Le groupe pétrolier américain Chevron a abandonné ses efforts de prospection de gaz de schiste en Roumanie, le dernier pays européen où il était encore actif dans ce domaine.

    Après l'arrêt de ses projets en Pologne, Ukraine et Lituanie, cela nous laissait la Roumanie où nous sommes en passe d'abandonner nos intérêts dans les concessions accordées par le gouvernement local, a indiqué un porte-parole de l'entreprise au Wall Street Journal.

    Ce responsable n'a pas précisé les raison de cette décision.

    Fin janvier, Chevron, qui est le deuxième groupe énergétique américain, avait annoncé qu'il n'investirait que 35 milliards de dollars dans ses projets d'exploration pétrolière en 2015, soit une baisse de 13% par rapport à 2014, et qu'il privilégierait les projets offrant les opportunités les plus lucratives.


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  • Un nouveau logiciel de la FAO permet de sauver les requins grâce à leurs nageoires

    19 février 2015 – Les requins peuvent désormais se mouvoir plus sereinement dans les océans et les mers grâce à un nouveau logiciel élaboré par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour l'identification rapide des différentes espèces en fonction de leurs nageoires.

    Le nouveau logiciel appelé « iSharkFin » sert à protéger les espèces de requins menacées et à lutter contre le commerce illégal des ailerons de requin. Il constitue un outil pratique pour les douaniers et les inspecteurs sur les marchés de poissons ainsi que pour les pêcheurs qui répugnent à capturer les espèces protégées, indique Mme Monica Barone, qui a dirigé l'équipe du Département des pêches et de l'aquaculture de la FAO chargée du développement du logiciel.

    Les estimations sur le nombre de requins tués varient énormément. Une nouvelle étude suggère un chiffre probablement supérieur à 73 millions, soit plus de 6% du stock total chaque année. Ce nombre dépasse le taux considéré comme soutenable pour une espèce peu prolifique et qui tarde à arriver à maturité.

    Le travail sur le projet de logiciel a débuté en 2013, après que cinq espèces de requins ont été ajoutées à l'annexe de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Le logiciel a été développé par la FAO en collaboration avec l'Université de Vigo en Espagne.

    Le système est basé sur des techniques d'apprentissage automatique et offre une expertise aux inspecteurs portuaires, aux agents des douanes, aux inspecteurs des marchés et aux commerçants de poissons qui n'ont pas la formation requise en taxonomie.

    Une fois la photo du requin téléchargée, l'utilisateur choisit quelques caractéristiques de la forme de la nageoire et identifie un certain nombre d'autres caractéristiques. Un algorithme compare alors les informations aux données insérées dans la banque de mémoire et permet ainsi l'identification de l'espèce du requin. Le processus prend environ cinq minutes.

    Jusqu'à présent, iSharkFin peut identifier 35 espèces de requins en fonction de leur nageoire dorsale respective (il s'agit de la nageoire emblématique située au sommet de la colonne vertébrale du requin) et de sept nageoires pectorales inférieures.

    Plusieurs types de nageoires ont été répertoriés dans le cadre du commerce international. D'autres types seront ajoutés dans la banque de données au fur et à mesure, mais vu que certaines espèces deviennent assez rares, il faut un certain temps pour recueillir un ensemble de données suffisamment complètes.


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  • Berne ébauche un plan d'action pour la biodiversité

    Les premières dispositions de la Stratégie Biodiversité Suisse devraient être mises en oeuvre d'ici 2025.

    La Suisse devrait protéger les espèces menacées et réduire les comportements nuisibles. Sa population devrait aussi être sensibilisée à la biodiversité. Le Conseil fédéral a pris connaissance du plan d'action ébauché par les collectivités, et attend à présent que les cantons assument une partie de la facture.

     
     

    Ces trois premières dispositions de la Stratégie Biodiversité Suisse devraient être mises en oeuvre d'ici 2025. Puis, à l'horizon 2040, le processus piloté par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) devrait s'enrichir de la création et de l'entretien d'aires de protection, auxquelles s'ajouteraient des mises en réseau.

    La balle chez les cantons

    Les fonds nécessaires s'élèvent à 79 millions de francs par an pour la phase de préparation, prévue jusqu'en 2020. L'étape de concrétisation, devisée à 210 millions annuels, prendrait le relais jusqu'en 2040.

    Mais le gouvernement conditionne l'engagement financier de la Confédération au soutien des cantons. Il attend que ces derniers prennent en charge des dépenses dans le même volume, car la préservation de la biodiversité concerne la Confédération et les cantons au même chef, soutient-il.

    Entre 20 et 40 millions par an

    Les cantons, qui ont élaboré le plan d'action de concert avec l'OFEV et les communes, statueront sur le budget et l'application des dispositions. Sur la base de leurs réponses, le Département fédéral de l'environnement (DETEC) proposera d'ici le printemps2016 un projet à mettre en consultation.Le Conseil fédéral renvoie la balle aux cantons dans un autre domaine. Il compte prendre d'éventuelles mesures urgentes dès 2017 pour assainir et entretenir les aires protégées existantes. Le tout coûterait entre 20 et 40 millions par an. Mais Berne ne paiera que si les cantons augmentent leur contribution dans les mêmes proportions.

     

     


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