• Nombre record de femmes dans l'armée israélienne

    Tsahal n'avait jamais autant enrôlé de femmes dans ses unités combattantes que lors des deux dernières périodes de recrutement.

    Pendant l'année écoulée, 2700 femmes ont été enrôlées dans des unités combattantes, a indiqué dimanche un officier à des journalistes, se référant aux chiffres publiés après le recrutement de novembre.

    Mars et novembre sont les deux principales périodes de recrutement des appelés dans l'armée israélienne. Le service militaire obligatoire est de deux ans et huit mois pour les hommes et de deux ans pour les femmes. La plupart des recrues combattantes servent dans des unités mixtes.

    L'officier a souligné que dans les garde-frontières la proportion de femmes est passée de 15% à 35% en trois ou quatre ans. Concernant la conscription des juifs ultra-orthodoxes, il a indiqué que le but fixé par le gouvernement, de 3200 ultra-orthodoxes enrôlés, n'avait pas été atteint puisqu'en 2017 seulement 2850 ont accepté d'accomplir leur service militaire.

    Débat sur le service des ultra-orthodoxes

    Le service militaire des ultra-orthodoxes fait depuis longtemps débat en Israël et est régulièrement à l'origine de heurts entre des membres de cette communauté (environ 10% de la population israélienne) et la police.

    Une décision début septembre de la Cour suprême statuant que les ultra-orthodoxes devaient accomplir leur service militaire comme les autres, et l'arrestation de plusieurs d'entre eux qui ne s'étaient pas présentés aux centres de conscription, ont provoqué des manifestations ces dernières semaines. L'application de la décision de Cour suprême a toutefois été reportée d'un an.

    L'officier a ajouté qu'il y avait une «hausse générale continue» du nombre d'ultra-orthodoxes dans l'armée qui s'était établie à 15% entre 2016 et 2017, en raison notamment de la croissance démographique importante de cette population.


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  • Les Etats-Unis envisagent de renforcer leur posture militaire en Afrique

    Plusieurs responsables américains ont fait savoir que les Etats-Unis comptaient renforcer leur posture militaire en Afrique. 

    Les Etats-Unis envisagent de renforcer leur posture militaire en Afrique pour traquer les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui cherchent à se repositionner après la chute de leur "califat" aux confins de la Syrie et l'Irak, selon plusieurs responsables américains.

    Après la chute de Raqa et de Mossoul, "l'Afrique est l'un des endroits où nous savons que l'ISIS espère renforcer sa présence", a indiqué lundi le chef d'état-major américain, le général Joe Dunford, utilisant une autre dénomination pour l'EI. "Nous savons à quel point la Libye et le Sinaï sont importants pour l'EI. Nous savons à quel point ils ont essayé de s'établir en Afrique de l'Est et bien sûr, nous parlons maintenant de l'Afrique de l'Ouest", a-t-il ajouté au cours d'un point de presse consacré à l'enquête en cours sur l'embuscade ayant coûté la vie à quatre militaires américains le 4 octobre au Niger. "Nous allons faire des recommandations au ministre" de la Défense Jim Mattis et au président Donald Trump "sur la répartition des unités nécessaires pour répondre au niveau de menace que nous évaluons", a poursuivi le chef d'état-major qui doit présider mardi à Washington une réunion avec les représentants militaires de 75 pays pour "discuter de la prochaine phase de la campagne militaire" contre l'EI.

    Vendredi 20 octobre 2017, le sénateur républicain Lindsey Graham avait été encore plus clair: "La guerre est en train de se déplacer. Nous allons assister à davantage d'actions en Afrique", avait-il déclaré à la presse à la sortie d'un entretien avec M. Mattis. L'Afrique est déjà la deuxième zone d'intervention dans le monde des Forces spéciales américaines, après le Proche-Orient. Ces unités d'élites y sont chargées de former les militaires locaux à la lutte anti-terroriste. Ils ne sont pas sensés partir en mission avec les militaires locaux quand il y a un risque de combat, a souligné le général Dunford.

    Mais ces règles d'engagement "vont changer dans le cas des opérations anti-terroristes", a prévenu Lindsay Graham, laissant entendre que les soldats américains sur le terrain seraient autorisés à tirer les premiers sur des "cibles terroristes", ce qui n'est pas le cas actuellement. La guerre "est en train de se déplacer", a confirmé le général Dunford lundi. "Je ne suis pas sûr qu'on puisse dire qu'elle se déplace vers l'Afrique seulement. Nous sommes confrontés à un défi qui s'étend de l'Afrique de l'Ouest à l'Asie du Sud-Est". "Je pense que l'ISIS va tenter d'établir une présence physique ailleurs qu'en Irak ou en Syrie, maintenant qu'ils ont perdu leur califat de Raqa et Mossoul", a-t-il expliqué. "C'est bien pourquoi nous conduisons les sortes d'opérations que nous avons au Niger, pour nous assurer que les forces locales ont la capacité de l'empêcher".

    Les Etats-Unis soutiennent l'opération militaire française Barkhane dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso), laissant à la France la tâche de mener le combat contre les groupes islamistes radicaux dans cette région avec les alliés africains.  Les Etats-Unis apportent notamment du ravitaillement aérien pour les avions français et échangent du renseignement avec les Français. Même si la présence de soldats américains en Afrique est peu connue de l'opinion publique américaine, les Etats-Unis ont 6.000 hommes déployés dans 53 pays du continent, notamment au Tchad, en République démocratique du Congo, en Ethiopie, en Somalie, en Ouganda, au Rwanda et au Kenya.  Les effectifs des forces spéciales américaines varient fréquemment car leurs missions sont courtes mais, au moment des faits, 800 d'entre eux étaient déployés au Niger, ce qui en fait la force américaine la plus importante en Afrique. Malgré l'embuscade de début octobre, "notre intention est de continuer les opérations là-bas", a assuré le général Dunford.


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  • Une femme dirigera des Marines au combat

    Une jeune lieutenante va devenir la première femme à commander un peloton des Marines américains sur le champ de bataille.

    Une femme va diriger des Marines américains au combat pour la première fois de l'histoire de ce prestigieux corps de l'armée américaine, a annoncé lundi 25 septembre 2017 le Pentagone. «Je suis fier de cet officier et de ceux de sa promotion», a indiqué le commandant du corps des Marines, le général Robert Neller, dans un communiqué.

    «Les Marines ont le droit de s'attendre à des officiers compétents et capables, et ils le méritent», a-t-il ajouté. Les officiers de cette promotion remplissent toutes les conditions pour se préparer à leur prochain défi, celui de diriger des Marines, «y compris au combat».

    Treize semaines d'entraînement

    Cette jeune lieutenante, qui a tenu à garder l'anonymat, est la première à avoir achevé avec succès les 13 semaines d'entrainement extrêmement physique que subissent les Marines pour pouvoir commander un peloton d'une quarantaine d'hommes au combat. Il n'est ouvert aux femmes que depuis avril 2016.

    Le Pentagone a publié une vidéo de l'entraînement de certains des 88 Marines ayant ainsi accédé au grade d'officier sur les 131 qui ont essayé. On y voit une jeune femme brune, les cheveux ramenés en arrière par un strict chignon et le visage caché par des lunettes noires.

    Une femme va diriger des Marines américains au combat pour la première fois de l'histoire de ce prestigieux corps de l'armée américaine, a annoncé lundi le Pentagone. «Je suis fier de cet officier et de ceux de sa promotion», a indiqué le commandant du corps des Marines, le général Robert Neller, dans un communiqué.

    «Les Marines ont le droit de s'attendre à des officiers compétents et capables, et ils le méritent», a-t-il ajouté. Les officiers de cette promotion remplissent toutes les conditions pour se préparer à leur prochain défi, celui de diriger des Marines, «y compris au combat».

    Treize semaines d'entraînement

    Cette jeune lieutenante, qui a tenu à garder l'anonymat, est la première à avoir achevé avec succès les 13 semaines d'entrainement extrêmement physique que subissent les Marines pour pouvoir commander un peloton d'une quarantaine d'hommes au combat. Il n'est ouvert aux femmes que depuis avril 2016.

    Le Pentagone a publié une vidéo (ci-dessous) de l'entraînement de certains des 88 Marines ayant ainsi accédé au grade d'officier sur les 131 qui ont essayé. On y voit une jeune femme brune, les cheveux ramenés en arrière par un strict chignon et le visage caché par des lunettes noires.

    Photos intimes sur les réseaux sociaux

    L'administration Obama a supprimé en 2016 les dernières discriminations en fonction du sexe dans l'armée, ouvrant aux femmes tous les postes de combat (forces spéciales, infanterie, blindés...), même les plus exposés. Le corps des Marines s'est montré le plus réticent à cette évolution. Il avait été secoué au printemps par un scandale après la diffusion sur des réseaux sociaux de photos intimes de femmes Marines, diffusées sans leur consentement par des collègues masculins.

     


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  •  Les ultra-orthodoxes contraints de faire l'armée

    La puissante communauté était exempte de service militaire, obligatoire pour tous en Israël. La Cour suprême a annulé cette exception.

    La Cour suprême israélienne a annulé un texte qui exempte les ultra-orthodoxes du service militaire, provoquant le mécontentement de cette puissante communauté.

    Violation du principe d'égalité

    Selon des documents de la cour vus par l'AFP, les neuf juges de la cour ont décidé qu'un amendement à la loi sur le service militaire adopté en 2015 était plus favorable aux étudiants en religion qu'aux autres, jugeant ainsi qu'il «viole le principe de l'égalité».

    Ensuite, à une majorité de huit contre un, ils ont jugé qu'il devait être annulé. «La majorité des juges a statué que l'annulation (de l'amendement) prendrait effet seulement un an après la date du jugement», selon un résumé de ce dernier.

    Ce délai permettra de donner du temps aux hommes politiques pour trouver une formule qui puisse être acceptable à la fois pour la cour et pour les partis ultra-orthodoxes, dont le soutien est vital au gouvernement de Benjamin Netanyahu.

    Obligatoire sauf exception, le service militaire, généralement à l'âge de 18 ans, est de deux ans et huit mois pour les hommes et de deux ans pour les femmes.

    Mécontentement

    Les dirigeants ultra-orthodoxes ont fait part de leur mécontentement à la suite de cette décision, sans pour autant menacer de retirer leur appui au gouvernement qui dispose d'une faible majorité au Parlement.

    «C'est un jugement lamentable», a déclaré Menahem Eliezer Moses, du parti Judaïsme unifié de la Torah, à la chaîne publique One TV.

    «Nous n'allons certainement pas démanteler le gouvernement», a-t-il ajouté. «Il y a encore deux ans avant les élections» législatives.

    Le ministre de l'Intérieur Arié Dery, du parti Shass, est allé dans le même sens. «La cour suprême est totalement déconnectée de nos traditions», a-t-il dit sur Twitter. «Nous agirons de toutes nos forces pour amender la loi et permettre la poursuite de l'arrangement actuel».

    Les ultra-orthodoxes observent strictement les règles du judaïsme dans tous les aspects de la vie quotidienne et spirituelle. Ils considèrent la conscription comme une source de tentations pour les jeunes, sortis du monde fermé de la prière et de l'étude religieuse. Cette communauté représente environ 10% de la population.

    Le service militaire est régulièrement à l'origine de heurts avec les policiers, lors de manifestations ou d'arrestations de jeunes cherchant à échapper à l'enrôlement.


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  • Pologne: l'Otan déploie sa force multinationale

    Des soldats américains sont arrivés jeudi 13 avril 2017 comme prévu pour renforcer la position orientale de l'Otan face à la Russie.

    La Pologne a accueilli les premiers soldats américains de la force multinationale en cours de déploiement dans la région. Leur arrivée doit permettre de renforcer le flanc oriental de l'Otan face à la Russie.

    Plus de 1100 militaires - 900 américains, 150 britanniques et 120 roumains - doivent être stationnés à Orzysz, ville située à 220 km au nord-est de Varsovie et à moins de 60 km au sud de l'enclave russe de Kaliningrad. Là, Moscou dispose de missiles à capacité nucléaire et d'un système aérien de défense anti-missile S-400.

    Trois autres bataillons doivent être opérationnels d'ici juin dans la région. La Pologne a exercé un lobbying intense pour le stationnement des troupes de l'Otan sur son sol, tout particulièrement depuis l'annexion de la Crimée ukrainienne par la Russie en 2014.

    Moment «historique»

    «Le déploiement de ces troupes en Pologne est une démonstration claire de l'unité et de la détermination de l'Otan et envoie un signal clair aux agresseurs éventuels», a déclaré le général Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe, lors d'une cérémonie de bienvenue à l'occasion des premières arrivées à Orzysz.

    Le président polonais Andrzej Duda a qualifié ce déploiement de moment «historique», «attendu par des générations».

    L'arrivée des militaires à Orzysz intervient au moment où le président Donald Trump semble avoir changé d'avis sur l'Otan, qui n'est plus à son avis «obsolète» et avoir pris ses distances avec la Russie de laquelle il souhaitait auparavant se rapprocher


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    La défense de l’Europe implique-t-elle une Europe de la défense ? Les ministres européens débattent depuis le 14 novembre de la stratégie globale de l’Union, après le double choc du Brexit, en juin, et de l’élection de Donald Trump.

    Comment qualifier aujourd’hui la défense européenne ?

    Les plus durs la jugent « inexistante » ; les plus optimistes la considèrent « à la recherche d’un second souffle ». Face aux menaces actuelles (affirmation de puissance de la Russie, déstabilisation au Moyen-Orient, instabilité en Turquie), le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a amorcé un tournant dans son discours sur l’état de l’Union, en septembre.

    Après avoir déploré le manque de coopération entre les États membres de l’UE, il s’est donné un délai de douze mois pour relancer le dossier. Des avancées sont même attendues pour le 25 mars 2017, à l’occasion des 60 ans du traité de Rome, lui-même signé quatre ans après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED). Tout un symbole.

    Pour Vivien Pertusot, directeur bruxellois de l’Institut français des relations internationales (Ifri), la tâche ne sera pas aisée. « Aujourd’hui, la défense européenne est très fragmentée, rappelle-t-il. Les efforts sont dispersés, la défense s’opère par régions, par accords bilatéraux. Alors que si l’on suit la lettre des traités, on devrait aller vers une défense commune ».

    Vers où se dirige l’Europe de la défense ?

    Une idée-force sur laquelle se penche Bruxelles est celle d’un siège unique pour les opérations et missions civiles et militaires de l’UE. Le Royaume-Uni a toujours été strictement opposé à la perspective d’un « quartier général » bruxellois mais le vote en faveur du Brexit rebat les cartes.

    Jean-Claude Juncker a aussi évoqué des « ressources militaires communes qui, dans certains cas, appartiendraient à l’Union », de même que la mise en commun par les États membres de « leurs capacités de défense sous la forme d’une coopération structurée permanente ». Cette disposition, prévue par le traité de Lisbonne, n’a jamais été mise en œuvre.

    « Il sent un élan, dans certains pays, pour une défense plus intégrée », traduit Vivien Pertusot. Mais la question du financement reste aussi centrale que problématique : « C’est un serpent de mer au sein du serpent de mer », commente l’expert – surtout quand il est question d’opérations communes. Un financement européen en matière de recherche semble plus concevable : un fonds dédié devrait être proposé par la Commission d’ici à la fin de l’année.

    L’élection de Donald Trump change-t-elle la donne ?

    Pour bon nombre de responsables Européens, Donald Trump à la Maison-Blanche rime avec urgence à mettre sur pied une politique de défense européenne, pour compenser un probable désengagement américain du Vieux-Continent.

    « Nous perdons aujourd’hui la boussole que représentent les États-Unis pour le monde occidental », a déclaré Françoise Grossetête, du Parti populaire européen (PPE), la droite au Parlement. « C’est un électrochoc qui doit pousser l’Europe à s’unir et à faire émerger un vrai leadership européen, pour assurer enfin sa propre sécurité et prendre toute sa place sur la scène internationale ».

    Le libéral Guy Verhofstadt parle d’« un signal d’alarme », arguant que « l’Europe ne peut plus retarder la mise en place d’une Communauté européenne de la défense ». Mais personne ne se risque à évoquer l’option d’une armée européenne, même parmi les plus fédéralistes.

    « À l’heure actuelle, ce n’est pas envisageable, tranche Vivien Pertusot. La question est trop sensible. Les déploiements militaires restent des décisions nationales. »


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  • L'Allemagne va assumer un rôle militaire accru

    Berlin pointe la menace russe pour l'Europe. Le pays confirme son intention de jouer un rôle plus important au sein de l'Otan et de l'UE.

    L'Allemagne a entériné mercredi 13 juillet 2016 de nouvelles directives en matière de défense. Elles doivent amener le pays à assumer un rôle militaire plus important sur la scène internationale et jugent que la Russie pourrait à terme «représenter un défi pour la sécurité» en Europe.

    Cette feuille de route de l'armée allemande est détaillée dans un «livre blanc» sur la défense adopté dans la matinée en Conseil des ministres.

    Responsabilité européenne

    Première puissance économique européenne, «l'Allemagne est de plus en plus perçue comme un acteur central en Europe» qui «a la responsabilité de contribuer à façonner l'ordre mondial de manière active», souligne le document.

    Après des décennies de réticences liées à la seconde guerre mondiale, Berlin, qui n'hésite plus à déployer ses soldats sur de nombreux théâtres (Mali, Kosovo, Afghanistan), est prêt à «assumer sa responsabilité et à prendre les choses en main» face aux défis «sécuritaires et humanitaires», insiste encore le texte.

    Menace russe

    Parmi les menaces, le texte pointe en particulier la menace potentielle que constitue la Russie, pays qui «remet ouvertement en question la paix en Europe» notamment après l'annexion de la Crimée, en 2014.

    «En modernisant de façon complète ses forces armées, la Russie semble prête à aller aux limites des obligations internationales actuelles», s'inquiètent les auteurs du texte. L'attitude de Moscou «exige des réponses des pays concernés, mais aussi de l'Union européenne et de l'Otan», estiment-ils.

    «Sans un changement de cap, la Russie représentera dans un avenir prévisible un défi pour la sécurité de notre continent», prévient encore le document.

    Hausse d'effectifs

    Le précédent cadre d'action pour la Bundeswehr remontait à 2006. Ce livre blanc s'inscrit dans la lente évolution amorcée il y a une vingtaine d'années par l'Allemagne, pays resté longtemps très frileux sur les questions militaires car traumatisé par son passé militariste.

    Autre signe de la volonté de changement du gouvernement allemand en matière de défense: la Bundeswehr va connaître sa première hausse d'effectifs depuis 1990 et davantage d'investissements, mettant fin à un quart de siècle de coupes budgétaires depuis la fin de la Guerre froide.

    D'ici sept ans, l'armée allemande entend ainsi recruter 7000 soldats supplémentaires et 4400 personnels civils.


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  • Les soldates vont se battre en première ligne

    L'armée britannique lèvera en fin d'année l'interdiction faite aux femmes de participer aux combats rapprochés.

    L'annonce a été faite vendredi 8 juillet 2016 par le ministère de la Défense, décision qualifiée par le Premier ministre David Cameron «d'étape importante». La levée de cette interdiction fait suite à une étude qui visait à déterminer si les femmes étaient physiquement assez fortes pour servir dans l'infanterie britannique et si leur présence représentait un risque pour la cohésion des unités.

    Les femmes pourront ainsi «participer aux combats terrestres rapprochés». Dès novembre, elles pourront rejoindre le Royal Armoured Corps qui opère dans les chars et autres véhicules militaires. D'ici à fin 2018, l'infanterie, les Royal Marines et un régiment de l'armée de l'air spécialisé dans la défense des aérodromes seront également accessibles aux femmes.

    «Il est vital que nos forces armées soient de classe internationale et reflètent la société dans laquelle nous vivons», a affirmé David Cameron depuis Varsovie où il participe au sommet de l'OTAN. «Cela va permettre aux forces armées de tirer le meilleur parti de l'ensemble de leurs talents et d'accroître les opportunités pour les femmes», a-t-il ajouté.

    Avions et sous-marins autorisés

    Jusqu'à présent, les femmes de l'armée britannique étaient autorisées à opérer sur le front mais pas à participer à des missions au contact avec l'ennemi. Ce règlement les excluait de fait de l'infanterie et de tous les corps armés qui pourraient les exposer à des situations de combat rapproché.

    Des femmes pilotent en revanche déjà des avions de chasse de la Royal Air Force, et l'ont fait au-dessus de l'Irak, et la Royal Navy a levé en 2014 l'interdiction pour elles de servir à bord d'un sous-marin.


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  • Quinze ex-officiers argentins condamnés pour leur participation au Plan Condor

    Cette opération avait réuni des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer des opposants dans les pays voisins. L’Argentine est le seul pays d’Amérique latine à avoir entrepris une sorte de procès de Nuremberg de la dictature.

    La justice argentine a condamné vendredi 27 mai 2016 quinze anciens militaires, dont un ex-dictateur, pour leur participation au Plan Condor, une opération des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer des opposants dans les pays voisins. Six pays avaient uni leurs forces pour pourchasser les militants de gauche hostiles à leur régime : l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et le Brésil.

    Le dernier dictateur de l’Argentine, Reynaldo Bignone (1982-1983), 88 ans, fait partie des condamnés. Il s’est vu infliger une peine de 20 ans de prison.

    Les États-Unis étaient au courant

    Des centaines d’ex-militaires ont été jugés en Argentine au cours des dix dernières années, seul pays d’Amérique latine à avoir entrepris une sorte de Nuremberg de la dictature. Les États-Unis étaient au courant de l’existence du Plan Condor et ne s’y sont pas opposés, voyant dans ces dictatures un rempart face à l’avancée de la gauche, dans un contexte de Guerre froide.

    « S’il y a des choses qui doivent être faites, faites-les rapidement. Mais vous devez reprendre rapidement les procédures normales », avait répondu le secrétaire d’État Henry Kissinger à un ministre argentin qui l’informait de l’opération, selon un document versé au dossier d’accusation.

    Premier procès

    C’est la première fois qu’un procès est consacré au Plan Condor en tant qu’organisation criminelle, même si des militaires sud-américains ont déjà été condamnés pour des crimes commis dans le cadre de ce plan.

    La plupart des exécutions ou enlèvements (89) ont été perpétrés en Argentine, où de nombreux Uruguayens, Chiliens et Paraguayens ayant fui leur pays vivaient comme réfugiés politiques. Parmi les 105 victimes du Plan Condor, la plupart sont des Uruguayens (45). Il y a aussi 22 Chiliens, 13 Paraguayens, 11 Boliviens et 14 Argentins.

    Huit accusés décédés

    Quand le procès a débuté en février 2013, ils étaient 25 accusés. Ils ne sont plus que 17 en vie, âgés de 77 à 92 ans. Huit sont décédés durant le procès, notamment l’ancien dictateur argentin Jorge Videla (1976-1981), mort dans sa prison.

    Le verdict a été accueilli par des applaudissements dans la salle d’audience du tribunal de Buenos Aires. Les accusés n’étaient pas présents. La plupart des dix-huit accusés ont été condamnés pour le délit de crime en bande organisé, à l’issue de trois ans d’audiences.

    « Un exemple »

    «Ce procès est un exemple. L'Argentine démontre qu'il est possible » de juger les responsables de la dictature, estime Nora Cortinas, une des fondatrices des Mères de la Place de Mai, organisation emblématique de la lutte contre la junte militaire en Argentine.

    « C'est ce que nous voulions. Que la justice démontre que c'était une organisation criminelle », confie Anatole Larrabeiti, dont les parents, uruguayens, font partie des disparus du Plan Condor.

    « Un système criminel et institutionnalisé »

    « C'est le premier procès qui établit ce qu'on sait depuis des dizaines d'années : l'existence d'un plan criminel qui a été le Plan Condor (...), un système criminel et institutionnalisé », note Luz Palmas, l'avocate du Centre d'études légales et sociales (CELS), ONG argentine défendant les droits de l'Homme et représentant les intérêts des familles de victimes.

    Pour de nombreux pays latino-américains, ce verdict est « un événement judiciaire important », souligne-t-elle. Dans les autres pays du continent, les anciens militaires ont généralement bénéficié de lois d'amnistie, à quelques exceptions près.

    Archives de la terreur

    Environ 300 témoins ont été appelés à la barre durant les trois ans du procès. Les magistrats se sont appuyés sur ce que l'on appelle les Archives de la terreur, découvertes au Paraguay dans les années 1990, et sur des documents déclassifiés par les États-Unis.

    Si leur pays d'origine avait accepté les demandes d'extradition de l'Argentine, le nombre des accusés aurait été supérieur.

    Les opérations en Europe suspendues

    La troisième phase du Plan Condor, la neutralisation d'exilés en Europe ou à l'extérieur de l'Amérique du Sud, a finalement été suspendue après l'attentat exécuté par un agent des services chiliens, un ancien de la CIA, contre Orlando Letelier, selon l'avocate Luz Palmas, mentionnant des opérations prévues en France et au Portugal.

    Letelier, ancien ministre de Salvador Allende, a été tué le 21 septembre 1976 lors d'un attentat à la voiture piégée à Washington, considéré comme l'une des premières attaques terroristes commises en territoire américain. Sa collaboratrice américaine Ronni Moffitt a elle aussi péri dans l'attentat.


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  • Eric Fanning a pris ses fonctions le 18 mai. Au cours de sa carrière il a milité pour qu'augmente le nombre de personnes LGBT à tous types de postes, occupant lui-même des emplois à responsabilité au Congrès et au Pentagone. (18 mai 2016)

    C'est une première pour ce service de l'armée où il était jusque récemment interdit de dévoiler ses préférences sexuelles.

    Un des grands services de l'armée américaine, en l'occurence l'Armée de terre, est désormais dirigé par un responsable ouvertement homosexuel, Eric Fanning, une première au Pentagone. Eric Fanning a effectivement pris mercredi ses fonctions de secrétaire à l'Armée de terre (US Army), huit mois après avoir été nommé à ce poste par le président Barack Obama.

    Le secrétaire à l'Armée est le chef civil de l'Armée de terre, qu'il co-dirige avec le chef d'état-major, un poste aujourd'hui occupé par le général Mark Milley.

    L'entrée en fonction de Eric Fanning avait été retardée par le veto d'un sénateur républicain du Kansas, Pat Roberts, pour des raisons qui n'étaient pas liées à son homosexualité. Le sénateur voulait obtenir des assurances que l'administration Obama ne lancerait pas le déménagement de la prison de Guantanamo à Fort Leavenworth, dans son Etat, qui abrite déjà une grande prison militaire.

    Congrès et Pentagone

    Pat Roberts a finalement levé son veto après avoir reçu des assurances de l'administration qu'elle n'aurait pas le temps de lancer son projet de déménagement avant la fin de ses fonctions en janvier 2017.

    «Eric Fanning a toujours eu mon soutien» pour être secrétaire à l'Armée de terre, avait indiqué mardi Pat Roberts dans un communiqué. «Mon veto n'a jamais porté sur son courage, son caractère ou ses capacités», avait-il ajouté.

    Diplômé de l'université de Dartmouth (New Hampshire), spécialiste des questions de défense et de sécurité nationale, Eric Fanning a occupé au cours des 25 dernières années différents postes à responsabilités au Congrès et au Pentagone.

    Message

    A la fin des années 2000, Eric Fanning a notamment fait partie du conseil d'administration du Gay & Lesbian Victory Fund, organisation qui milite pour augmenter le nombre de personnes LGBT à «tous les niveaux de gouvernement».

    «Je pense que ces organisations sont importantes», expliquait-il dans un entretien en 2013 avec le Washington Blade, un journal emblématique de la communauté homosexuelle. «Mais je pense qu'il n'y a rien de plus important que de simplement vivre ouvertement (son homosexualité) et travailler de manière intègre et productive», ajoutait-il. «C'est l'une des choses les plus importantes que nous pouvons faire».

    Le passage de Barack Obama à la Maison Blanche restera marqué par l'abrogation de la loi qui interdisait depuis 1993 aux militaires américains homosexuels d'afficher leurs préférences sexuelles sous peine d'être renvoyés.


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