• Une femme dirigera des Marines au combat

    Une jeune lieutenante va devenir la première femme à commander un peloton des Marines américains sur le champ de bataille.

    Une femme va diriger des Marines américains au combat pour la première fois de l'histoire de ce prestigieux corps de l'armée américaine, a annoncé lundi 25 septembre 2017 le Pentagone. «Je suis fier de cet officier et de ceux de sa promotion», a indiqué le commandant du corps des Marines, le général Robert Neller, dans un communiqué.

    «Les Marines ont le droit de s'attendre à des officiers compétents et capables, et ils le méritent», a-t-il ajouté. Les officiers de cette promotion remplissent toutes les conditions pour se préparer à leur prochain défi, celui de diriger des Marines, «y compris au combat».

    Treize semaines d'entraînement

    Cette jeune lieutenante, qui a tenu à garder l'anonymat, est la première à avoir achevé avec succès les 13 semaines d'entrainement extrêmement physique que subissent les Marines pour pouvoir commander un peloton d'une quarantaine d'hommes au combat. Il n'est ouvert aux femmes que depuis avril 2016.

    Le Pentagone a publié une vidéo de l'entraînement de certains des 88 Marines ayant ainsi accédé au grade d'officier sur les 131 qui ont essayé. On y voit une jeune femme brune, les cheveux ramenés en arrière par un strict chignon et le visage caché par des lunettes noires.

    Une femme va diriger des Marines américains au combat pour la première fois de l'histoire de ce prestigieux corps de l'armée américaine, a annoncé lundi le Pentagone. «Je suis fier de cet officier et de ceux de sa promotion», a indiqué le commandant du corps des Marines, le général Robert Neller, dans un communiqué.

    «Les Marines ont le droit de s'attendre à des officiers compétents et capables, et ils le méritent», a-t-il ajouté. Les officiers de cette promotion remplissent toutes les conditions pour se préparer à leur prochain défi, celui de diriger des Marines, «y compris au combat».

    Treize semaines d'entraînement

    Cette jeune lieutenante, qui a tenu à garder l'anonymat, est la première à avoir achevé avec succès les 13 semaines d'entrainement extrêmement physique que subissent les Marines pour pouvoir commander un peloton d'une quarantaine d'hommes au combat. Il n'est ouvert aux femmes que depuis avril 2016.

    Le Pentagone a publié une vidéo (ci-dessous) de l'entraînement de certains des 88 Marines ayant ainsi accédé au grade d'officier sur les 131 qui ont essayé. On y voit une jeune femme brune, les cheveux ramenés en arrière par un strict chignon et le visage caché par des lunettes noires.

    Photos intimes sur les réseaux sociaux

    L'administration Obama a supprimé en 2016 les dernières discriminations en fonction du sexe dans l'armée, ouvrant aux femmes tous les postes de combat (forces spéciales, infanterie, blindés...), même les plus exposés. Le corps des Marines s'est montré le plus réticent à cette évolution. Il avait été secoué au printemps par un scandale après la diffusion sur des réseaux sociaux de photos intimes de femmes Marines, diffusées sans leur consentement par des collègues masculins.

     


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  •  Les ultra-orthodoxes contraints de faire l'armée

    La puissante communauté était exempte de service militaire, obligatoire pour tous en Israël. La Cour suprême a annulé cette exception.

    La Cour suprême israélienne a annulé un texte qui exempte les ultra-orthodoxes du service militaire, provoquant le mécontentement de cette puissante communauté.

    Violation du principe d'égalité

    Selon des documents de la cour vus par l'AFP, les neuf juges de la cour ont décidé qu'un amendement à la loi sur le service militaire adopté en 2015 était plus favorable aux étudiants en religion qu'aux autres, jugeant ainsi qu'il «viole le principe de l'égalité».

    Ensuite, à une majorité de huit contre un, ils ont jugé qu'il devait être annulé. «La majorité des juges a statué que l'annulation (de l'amendement) prendrait effet seulement un an après la date du jugement», selon un résumé de ce dernier.

    Ce délai permettra de donner du temps aux hommes politiques pour trouver une formule qui puisse être acceptable à la fois pour la cour et pour les partis ultra-orthodoxes, dont le soutien est vital au gouvernement de Benjamin Netanyahu.

    Obligatoire sauf exception, le service militaire, généralement à l'âge de 18 ans, est de deux ans et huit mois pour les hommes et de deux ans pour les femmes.

    Mécontentement

    Les dirigeants ultra-orthodoxes ont fait part de leur mécontentement à la suite de cette décision, sans pour autant menacer de retirer leur appui au gouvernement qui dispose d'une faible majorité au Parlement.

    «C'est un jugement lamentable», a déclaré Menahem Eliezer Moses, du parti Judaïsme unifié de la Torah, à la chaîne publique One TV.

    «Nous n'allons certainement pas démanteler le gouvernement», a-t-il ajouté. «Il y a encore deux ans avant les élections» législatives.

    Le ministre de l'Intérieur Arié Dery, du parti Shass, est allé dans le même sens. «La cour suprême est totalement déconnectée de nos traditions», a-t-il dit sur Twitter. «Nous agirons de toutes nos forces pour amender la loi et permettre la poursuite de l'arrangement actuel».

    Les ultra-orthodoxes observent strictement les règles du judaïsme dans tous les aspects de la vie quotidienne et spirituelle. Ils considèrent la conscription comme une source de tentations pour les jeunes, sortis du monde fermé de la prière et de l'étude religieuse. Cette communauté représente environ 10% de la population.

    Le service militaire est régulièrement à l'origine de heurts avec les policiers, lors de manifestations ou d'arrestations de jeunes cherchant à échapper à l'enrôlement.


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  • Pologne: l'Otan déploie sa force multinationale

    Des soldats américains sont arrivés jeudi 13 avril 2017 comme prévu pour renforcer la position orientale de l'Otan face à la Russie.

    La Pologne a accueilli les premiers soldats américains de la force multinationale en cours de déploiement dans la région. Leur arrivée doit permettre de renforcer le flanc oriental de l'Otan face à la Russie.

    Plus de 1100 militaires - 900 américains, 150 britanniques et 120 roumains - doivent être stationnés à Orzysz, ville située à 220 km au nord-est de Varsovie et à moins de 60 km au sud de l'enclave russe de Kaliningrad. Là, Moscou dispose de missiles à capacité nucléaire et d'un système aérien de défense anti-missile S-400.

    Trois autres bataillons doivent être opérationnels d'ici juin dans la région. La Pologne a exercé un lobbying intense pour le stationnement des troupes de l'Otan sur son sol, tout particulièrement depuis l'annexion de la Crimée ukrainienne par la Russie en 2014.

    Moment «historique»

    «Le déploiement de ces troupes en Pologne est une démonstration claire de l'unité et de la détermination de l'Otan et envoie un signal clair aux agresseurs éventuels», a déclaré le général Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe, lors d'une cérémonie de bienvenue à l'occasion des premières arrivées à Orzysz.

    Le président polonais Andrzej Duda a qualifié ce déploiement de moment «historique», «attendu par des générations».

    L'arrivée des militaires à Orzysz intervient au moment où le président Donald Trump semble avoir changé d'avis sur l'Otan, qui n'est plus à son avis «obsolète» et avoir pris ses distances avec la Russie de laquelle il souhaitait auparavant se rapprocher


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    La défense de l’Europe implique-t-elle une Europe de la défense ? Les ministres européens débattent depuis le 14 novembre de la stratégie globale de l’Union, après le double choc du Brexit, en juin, et de l’élection de Donald Trump.

    Comment qualifier aujourd’hui la défense européenne ?

    Les plus durs la jugent « inexistante » ; les plus optimistes la considèrent « à la recherche d’un second souffle ». Face aux menaces actuelles (affirmation de puissance de la Russie, déstabilisation au Moyen-Orient, instabilité en Turquie), le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a amorcé un tournant dans son discours sur l’état de l’Union, en septembre.

    Après avoir déploré le manque de coopération entre les États membres de l’UE, il s’est donné un délai de douze mois pour relancer le dossier. Des avancées sont même attendues pour le 25 mars 2017, à l’occasion des 60 ans du traité de Rome, lui-même signé quatre ans après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED). Tout un symbole.

    Pour Vivien Pertusot, directeur bruxellois de l’Institut français des relations internationales (Ifri), la tâche ne sera pas aisée. « Aujourd’hui, la défense européenne est très fragmentée, rappelle-t-il. Les efforts sont dispersés, la défense s’opère par régions, par accords bilatéraux. Alors que si l’on suit la lettre des traités, on devrait aller vers une défense commune ».

    Vers où se dirige l’Europe de la défense ?

    Une idée-force sur laquelle se penche Bruxelles est celle d’un siège unique pour les opérations et missions civiles et militaires de l’UE. Le Royaume-Uni a toujours été strictement opposé à la perspective d’un « quartier général » bruxellois mais le vote en faveur du Brexit rebat les cartes.

    Jean-Claude Juncker a aussi évoqué des « ressources militaires communes qui, dans certains cas, appartiendraient à l’Union », de même que la mise en commun par les États membres de « leurs capacités de défense sous la forme d’une coopération structurée permanente ». Cette disposition, prévue par le traité de Lisbonne, n’a jamais été mise en œuvre.

    « Il sent un élan, dans certains pays, pour une défense plus intégrée », traduit Vivien Pertusot. Mais la question du financement reste aussi centrale que problématique : « C’est un serpent de mer au sein du serpent de mer », commente l’expert – surtout quand il est question d’opérations communes. Un financement européen en matière de recherche semble plus concevable : un fonds dédié devrait être proposé par la Commission d’ici à la fin de l’année.

    L’élection de Donald Trump change-t-elle la donne ?

    Pour bon nombre de responsables Européens, Donald Trump à la Maison-Blanche rime avec urgence à mettre sur pied une politique de défense européenne, pour compenser un probable désengagement américain du Vieux-Continent.

    « Nous perdons aujourd’hui la boussole que représentent les États-Unis pour le monde occidental », a déclaré Françoise Grossetête, du Parti populaire européen (PPE), la droite au Parlement. « C’est un électrochoc qui doit pousser l’Europe à s’unir et à faire émerger un vrai leadership européen, pour assurer enfin sa propre sécurité et prendre toute sa place sur la scène internationale ».

    Le libéral Guy Verhofstadt parle d’« un signal d’alarme », arguant que « l’Europe ne peut plus retarder la mise en place d’une Communauté européenne de la défense ». Mais personne ne se risque à évoquer l’option d’une armée européenne, même parmi les plus fédéralistes.

    « À l’heure actuelle, ce n’est pas envisageable, tranche Vivien Pertusot. La question est trop sensible. Les déploiements militaires restent des décisions nationales. »


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  • L'Allemagne va assumer un rôle militaire accru

    Berlin pointe la menace russe pour l'Europe. Le pays confirme son intention de jouer un rôle plus important au sein de l'Otan et de l'UE.

    L'Allemagne a entériné mercredi 13 juillet 2016 de nouvelles directives en matière de défense. Elles doivent amener le pays à assumer un rôle militaire plus important sur la scène internationale et jugent que la Russie pourrait à terme «représenter un défi pour la sécurité» en Europe.

    Cette feuille de route de l'armée allemande est détaillée dans un «livre blanc» sur la défense adopté dans la matinée en Conseil des ministres.

    Responsabilité européenne

    Première puissance économique européenne, «l'Allemagne est de plus en plus perçue comme un acteur central en Europe» qui «a la responsabilité de contribuer à façonner l'ordre mondial de manière active», souligne le document.

    Après des décennies de réticences liées à la seconde guerre mondiale, Berlin, qui n'hésite plus à déployer ses soldats sur de nombreux théâtres (Mali, Kosovo, Afghanistan), est prêt à «assumer sa responsabilité et à prendre les choses en main» face aux défis «sécuritaires et humanitaires», insiste encore le texte.

    Menace russe

    Parmi les menaces, le texte pointe en particulier la menace potentielle que constitue la Russie, pays qui «remet ouvertement en question la paix en Europe» notamment après l'annexion de la Crimée, en 2014.

    «En modernisant de façon complète ses forces armées, la Russie semble prête à aller aux limites des obligations internationales actuelles», s'inquiètent les auteurs du texte. L'attitude de Moscou «exige des réponses des pays concernés, mais aussi de l'Union européenne et de l'Otan», estiment-ils.

    «Sans un changement de cap, la Russie représentera dans un avenir prévisible un défi pour la sécurité de notre continent», prévient encore le document.

    Hausse d'effectifs

    Le précédent cadre d'action pour la Bundeswehr remontait à 2006. Ce livre blanc s'inscrit dans la lente évolution amorcée il y a une vingtaine d'années par l'Allemagne, pays resté longtemps très frileux sur les questions militaires car traumatisé par son passé militariste.

    Autre signe de la volonté de changement du gouvernement allemand en matière de défense: la Bundeswehr va connaître sa première hausse d'effectifs depuis 1990 et davantage d'investissements, mettant fin à un quart de siècle de coupes budgétaires depuis la fin de la Guerre froide.

    D'ici sept ans, l'armée allemande entend ainsi recruter 7000 soldats supplémentaires et 4400 personnels civils.


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  • Les soldates vont se battre en première ligne

    L'armée britannique lèvera en fin d'année l'interdiction faite aux femmes de participer aux combats rapprochés.

    L'annonce a été faite vendredi 8 juillet 2016 par le ministère de la Défense, décision qualifiée par le Premier ministre David Cameron «d'étape importante». La levée de cette interdiction fait suite à une étude qui visait à déterminer si les femmes étaient physiquement assez fortes pour servir dans l'infanterie britannique et si leur présence représentait un risque pour la cohésion des unités.

    Les femmes pourront ainsi «participer aux combats terrestres rapprochés». Dès novembre, elles pourront rejoindre le Royal Armoured Corps qui opère dans les chars et autres véhicules militaires. D'ici à fin 2018, l'infanterie, les Royal Marines et un régiment de l'armée de l'air spécialisé dans la défense des aérodromes seront également accessibles aux femmes.

    «Il est vital que nos forces armées soient de classe internationale et reflètent la société dans laquelle nous vivons», a affirmé David Cameron depuis Varsovie où il participe au sommet de l'OTAN. «Cela va permettre aux forces armées de tirer le meilleur parti de l'ensemble de leurs talents et d'accroître les opportunités pour les femmes», a-t-il ajouté.

    Avions et sous-marins autorisés

    Jusqu'à présent, les femmes de l'armée britannique étaient autorisées à opérer sur le front mais pas à participer à des missions au contact avec l'ennemi. Ce règlement les excluait de fait de l'infanterie et de tous les corps armés qui pourraient les exposer à des situations de combat rapproché.

    Des femmes pilotent en revanche déjà des avions de chasse de la Royal Air Force, et l'ont fait au-dessus de l'Irak, et la Royal Navy a levé en 2014 l'interdiction pour elles de servir à bord d'un sous-marin.


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  • Quinze ex-officiers argentins condamnés pour leur participation au Plan Condor

    Cette opération avait réuni des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer des opposants dans les pays voisins. L’Argentine est le seul pays d’Amérique latine à avoir entrepris une sorte de procès de Nuremberg de la dictature.

    La justice argentine a condamné vendredi 27 mai 2016 quinze anciens militaires, dont un ex-dictateur, pour leur participation au Plan Condor, une opération des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer des opposants dans les pays voisins. Six pays avaient uni leurs forces pour pourchasser les militants de gauche hostiles à leur régime : l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, le Paraguay, la Bolivie et le Brésil.

    Le dernier dictateur de l’Argentine, Reynaldo Bignone (1982-1983), 88 ans, fait partie des condamnés. Il s’est vu infliger une peine de 20 ans de prison.

    Les États-Unis étaient au courant

    Des centaines d’ex-militaires ont été jugés en Argentine au cours des dix dernières années, seul pays d’Amérique latine à avoir entrepris une sorte de Nuremberg de la dictature. Les États-Unis étaient au courant de l’existence du Plan Condor et ne s’y sont pas opposés, voyant dans ces dictatures un rempart face à l’avancée de la gauche, dans un contexte de Guerre froide.

    « S’il y a des choses qui doivent être faites, faites-les rapidement. Mais vous devez reprendre rapidement les procédures normales », avait répondu le secrétaire d’État Henry Kissinger à un ministre argentin qui l’informait de l’opération, selon un document versé au dossier d’accusation.

    Premier procès

    C’est la première fois qu’un procès est consacré au Plan Condor en tant qu’organisation criminelle, même si des militaires sud-américains ont déjà été condamnés pour des crimes commis dans le cadre de ce plan.

    La plupart des exécutions ou enlèvements (89) ont été perpétrés en Argentine, où de nombreux Uruguayens, Chiliens et Paraguayens ayant fui leur pays vivaient comme réfugiés politiques. Parmi les 105 victimes du Plan Condor, la plupart sont des Uruguayens (45). Il y a aussi 22 Chiliens, 13 Paraguayens, 11 Boliviens et 14 Argentins.

    Huit accusés décédés

    Quand le procès a débuté en février 2013, ils étaient 25 accusés. Ils ne sont plus que 17 en vie, âgés de 77 à 92 ans. Huit sont décédés durant le procès, notamment l’ancien dictateur argentin Jorge Videla (1976-1981), mort dans sa prison.

    Le verdict a été accueilli par des applaudissements dans la salle d’audience du tribunal de Buenos Aires. Les accusés n’étaient pas présents. La plupart des dix-huit accusés ont été condamnés pour le délit de crime en bande organisé, à l’issue de trois ans d’audiences.

    « Un exemple »

    «Ce procès est un exemple. L'Argentine démontre qu'il est possible » de juger les responsables de la dictature, estime Nora Cortinas, une des fondatrices des Mères de la Place de Mai, organisation emblématique de la lutte contre la junte militaire en Argentine.

    « C'est ce que nous voulions. Que la justice démontre que c'était une organisation criminelle », confie Anatole Larrabeiti, dont les parents, uruguayens, font partie des disparus du Plan Condor.

    « Un système criminel et institutionnalisé »

    « C'est le premier procès qui établit ce qu'on sait depuis des dizaines d'années : l'existence d'un plan criminel qui a été le Plan Condor (...), un système criminel et institutionnalisé », note Luz Palmas, l'avocate du Centre d'études légales et sociales (CELS), ONG argentine défendant les droits de l'Homme et représentant les intérêts des familles de victimes.

    Pour de nombreux pays latino-américains, ce verdict est « un événement judiciaire important », souligne-t-elle. Dans les autres pays du continent, les anciens militaires ont généralement bénéficié de lois d'amnistie, à quelques exceptions près.

    Archives de la terreur

    Environ 300 témoins ont été appelés à la barre durant les trois ans du procès. Les magistrats se sont appuyés sur ce que l'on appelle les Archives de la terreur, découvertes au Paraguay dans les années 1990, et sur des documents déclassifiés par les États-Unis.

    Si leur pays d'origine avait accepté les demandes d'extradition de l'Argentine, le nombre des accusés aurait été supérieur.

    Les opérations en Europe suspendues

    La troisième phase du Plan Condor, la neutralisation d'exilés en Europe ou à l'extérieur de l'Amérique du Sud, a finalement été suspendue après l'attentat exécuté par un agent des services chiliens, un ancien de la CIA, contre Orlando Letelier, selon l'avocate Luz Palmas, mentionnant des opérations prévues en France et au Portugal.

    Letelier, ancien ministre de Salvador Allende, a été tué le 21 septembre 1976 lors d'un attentat à la voiture piégée à Washington, considéré comme l'une des premières attaques terroristes commises en territoire américain. Sa collaboratrice américaine Ronni Moffitt a elle aussi péri dans l'attentat.


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  • Eric Fanning a pris ses fonctions le 18 mai. Au cours de sa carrière il a milité pour qu'augmente le nombre de personnes LGBT à tous types de postes, occupant lui-même des emplois à responsabilité au Congrès et au Pentagone. (18 mai 2016)

    C'est une première pour ce service de l'armée où il était jusque récemment interdit de dévoiler ses préférences sexuelles.

    Un des grands services de l'armée américaine, en l'occurence l'Armée de terre, est désormais dirigé par un responsable ouvertement homosexuel, Eric Fanning, une première au Pentagone. Eric Fanning a effectivement pris mercredi ses fonctions de secrétaire à l'Armée de terre (US Army), huit mois après avoir été nommé à ce poste par le président Barack Obama.

    Le secrétaire à l'Armée est le chef civil de l'Armée de terre, qu'il co-dirige avec le chef d'état-major, un poste aujourd'hui occupé par le général Mark Milley.

    L'entrée en fonction de Eric Fanning avait été retardée par le veto d'un sénateur républicain du Kansas, Pat Roberts, pour des raisons qui n'étaient pas liées à son homosexualité. Le sénateur voulait obtenir des assurances que l'administration Obama ne lancerait pas le déménagement de la prison de Guantanamo à Fort Leavenworth, dans son Etat, qui abrite déjà une grande prison militaire.

    Congrès et Pentagone

    Pat Roberts a finalement levé son veto après avoir reçu des assurances de l'administration qu'elle n'aurait pas le temps de lancer son projet de déménagement avant la fin de ses fonctions en janvier 2017.

    «Eric Fanning a toujours eu mon soutien» pour être secrétaire à l'Armée de terre, avait indiqué mardi Pat Roberts dans un communiqué. «Mon veto n'a jamais porté sur son courage, son caractère ou ses capacités», avait-il ajouté.

    Diplômé de l'université de Dartmouth (New Hampshire), spécialiste des questions de défense et de sécurité nationale, Eric Fanning a occupé au cours des 25 dernières années différents postes à responsabilités au Congrès et au Pentagone.

    Message

    A la fin des années 2000, Eric Fanning a notamment fait partie du conseil d'administration du Gay & Lesbian Victory Fund, organisation qui milite pour augmenter le nombre de personnes LGBT à «tous les niveaux de gouvernement».

    «Je pense que ces organisations sont importantes», expliquait-il dans un entretien en 2013 avec le Washington Blade, un journal emblématique de la communauté homosexuelle. «Mais je pense qu'il n'y a rien de plus important que de simplement vivre ouvertement (son homosexualité) et travailler de manière intègre et productive», ajoutait-il. «C'est l'une des choses les plus importantes que nous pouvons faire».

    Le passage de Barack Obama à la Maison Blanche restera marqué par l'abrogation de la loi qui interdisait depuis 1993 aux militaires américains homosexuels d'afficher leurs préférences sexuelles sous peine d'être renvoyés.


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  • Une nouvelle politique de défense pour le Japon

    Le Japon met en application à partir de ce mardi 29 mars 2016, une nouvelle politique de défense, approuvée par le Parlement japonais en septembre 2015 malgré une importante contestation populaire. Au lendemain du vote, l'Eglise se prononçait contre cette loi «inacceptable».

    Un acte « absolument inacceptable » : c'est ainsi que la Commission épiscopale Justice et Paix de l'Église japonaise a défini la décision du Parlement national d'approuver une nouvelle loi sur la sécurité. Selon l'agence Fides, ce projet a été adopté vendredi et il est promu par le gouvernement de Shinzo Abe. Il permet au pays d'engager ses propres forces armées dans des missions militaires à l'étranger, marquant ainsi un changement d'époque pour la Constitution japonaise, qui jusqu'à présent interdisait expréssément l'utilisation des forces armées à l'extérieur des frontières nationales.

    Les évêques japonais n'acceptent donc pas « qu'un exécutif décide de mettre en acte une réinterprétation qui va contre un principe fondamental de la Constitution », en particulier l'article 9 qui impose au Japon de ne pas maintenir une armée d'agression, mais seulement des "forces d'autodéfense". La Commission Justice et Paix défend le principe du « renoncement à la guerre », un choix fondamental opéré il y a 70 ans. Grâce à ce choix, rappellent les évêques, « le Japon n'a pas causé de morts en guerre, ni parmi les Japonais ni parmi les étrangers, au cours de ces annèes, alors que la communauté internationale a subi d'incessants conflits armés. »

    Avec cette nouvelle loi, par contre, le pays pourrait participer à des missions de l'Onu qui préviennent l'intervention armée, fournir des supports logistiques et militaires aux États-Unis et à d'autres nations alliées, comme pour participer aux opérations antiterroristes internationales, ou intervenir directement en cas de crise militaire de la Corée du Nord. Au cours des mois écoulés, des manifestations ont eu lieu pour protester contre cette nouvelle loi et défendre l'article 9 de la Constitution.

    Des manifestations se sont multipliées pour protester contre un texte jugé anti-constitutionnel.Pour faire passer ces textes, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, s'est en effet appuyé sur une réinterprétation de la Constitution qui interdisait jusqu'alors expréssément l'utilisation des forces armées à l'extérieur des frontières nationales.

    Or, cette nouvelle politique de défense appelée «l'autodéfense collective», donne la possibilité aux soldats japonais d'appuyer un allié, comme l'Onu ou les Etats-Unis, dans un conflit à l'étranger. Une nouveauté puisque depuis 70 ans le Japon appliquait une politique pacifiste.

    L’objectif principal de ces lois, explique les autorités japonaises, est d’apporter protection et sécurité à la population japonaise. Le Japon se dit menacé par des tensions de plus en plus fortes avec ses voisins chinois et nord-coréen.


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  • L'Arabie saoudite a annoncé vendredi 19 février 2016 avoir interrompu son aide de trois milliards de dollars à l'armée libanaise pour protester contre les prises de position hostiles, inspirées selon elle par le mouvement chiite Hezbollah.

    Le Hezbollah combat en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad alors que l'Arabie saoudite soutient les groupes rebelles opposés à Damas.

    Dans un communiqué, le Premier ministre libanais Tammam Salam a déploré cette décision surprenante, demandant à Ryad de reconsidérer sa décision.

    A la lumière des positions prises par le Hezbollah, le royaume a procédé à une évaluation de ses relations avec le Liban, a indiqué un porte-parole officiel saoudien à l'agence officielle SPA, avant d'annoncer la décision d'interrompre l'aide de trois milliards de dollars et de suspendre le reste d'un financement d'un milliard destiné aux forces de sécurité libanaises.

    Le porte-parole a souligné que l'Arabie saoudite avait constaté des positions libanaises hostiles résultant de la mainmise du Hezbollah sur l'Etat en dépit de la volonté de Ryad de venir en aide aux Libanais, sans distinction.

    Il a cité en particulier le fait que le Liban n'ait pas condamné les agressions contre les représentations diplomatiques saoudiennes en Iran au sein de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

    L'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran et son consulat à Mechaad ont été attaqués par des manifestants iraniens après l'exécution du dissident chiite saoudien Nimr al-Nimr, début janvier, poussant Ryad à rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran.

    Le porte-parole a également déploré les campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite et ses actes terroristes contre les nations arabe et musulmane.

    Une source militaire libanaise a indiqué à l'AFP que le commandement de l'armée n'avait pas été informé de la décision de Ryad.

    Le Hezbollah a estimé dans un communiqué que l'Arabie saoudite avait pris cette décision en raison des dépenses engendrées par la guerre au Yémen, où Ryad conduit depuis une coalition contre les rebelles chiites Houthis.

    - 'Crise financière' -

    Le monde entier (...) sait très bien que l'Arabie saoudite souffre d'une sérieuse crise financière, indique le mouvement.

    Mardi, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah s'était livré à une violente diatribe contre l'Arabie saoudite ainsi que la Turquie, les accusant d'entraîner la région dans la guerre, en voulant intervenir en Syrie.

    La scène politique libanaise est divisée entre un bloc mené par le Hezbollah et celui de l'ex-Premier ministre sunnite Saad Hariri, appuyé par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite. Leurs divisions ont été exacerbées par la guerre en Syrie voisine.

    Les Libanais ont appris avec regret la décision saoudienne, a pour sa part réagi M. Hariri.

    Les Emirats arabes unis, alliés de Ryad, soutiennent l'interruption de l'aide, a indiqué le ministère des Affaires étrangères cité par l'agence officielle WAM.

    Le programme d'aide saoudien à l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement en provenance de la France.

    Certains équipements ont été livrés et une deuxième livraison était prévue au printemps 2016.

    La première livraison de ce très gros contrat de 2,2 milliards d'euros, destiné à moderniser l'armée libanaise, est intervenue en avril 2015. La France avait alors livré 48 missiles antichar Milan.

    Une série d'autres équipements, dont des véhicules blindés, devaient être initialement livrés en 2015 mais ce calendrier n'a pas été tenu.

    Au total, 250 véhicules de combat ou de transport de troupes, sept hélicoptères Cougar, trois corvettes, des moyens modernes d'artillerie comme le canon CAESAR, et de multiples équipements de reconnaissance, interception et communication doivent être livrés dans les prochaines années, selon le schéma présenté en 2015.


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