• Pékin - La Chine a campé vendredi 16 mai 2014 sur sa position concernant la mer de Chine méridionale, faisant fi de la colère du Vietnam et des inquiétudes de Washington après des violences antichinoises meurtrières au Vietnam.

    Ces violences, qui ont fait cette semaine deux morts chinois et plus de 100 blessés selon Pékin, ont été déclenchées par le déploiement d'une plateforme pétrolière au large des îles Paracel, que se disputent les deux pays communistes.

    Un photographe de l'AFP embarqué avec la marine vietnamienne a pu voir des dizaines de navires chinois protégeant la plateforme en question.

    Et vendredi, si le calme semblait revenu au Vietnam, les tensions entre Pékin et Hanoï sont montées d'un cran.

    Le Global Times, journal de la presse d'Etat chinoise, accuse ainsi le Vietnam de n'avoir pas encore remis ses pendules à l'heure et de vivre encore dans l'illusion qu'il est possible de faire reculer la Chine par des pressions.

    Ce journal connu pour son ton nationaliste, et directement contrôlé par le Parti communiste chinois, a brandi la menace de mesures non pacifiques par Pékin en cas de provocations.

    Le régime de Hanoï a de son côté, dans un SMS envoyé à la population, appelé les Vietnamiens au patriotisme et à protéger la noble souveraineté du pays, dans le respect de la loi, à deux jours de manifestations antichinoises attendues dimanche à travers le Vietnam.

    Le président vietnamien Truong Tan Sang a posé vendredi comme condition préalable le retrait de la plateforme chinoise. Vous devez vous retirer d'abord, a-t-il dit lors d'un déplacement à Ho Chi Minh-Ville, selon le journal en ligne Tuoi Tre.

    Il a appelé à se battre pour protéger la souveraineté nationale par des moyens pacifiques.

    Pékin accuse Hanoï de connivence avec les émeutiers, alors que des experts estiment que Hanoï aurait pu se laisser dépasser par la colère populaire antichinoise, après avoir pensé instrumentaliser les manifestations.

    La Chine, qui revendique la quasi totalité de la mer de Chine méridionale, semble avoir mal estimé les réactions suscitées par sa plateforme pétrolière, estime Bill Hayton, l'auteur de Vietnam: Rising Dragon (Vietnam: Le dragon qui monte).

    Cela a simultanément enflammé l'opinion publique vietnamienne, durci l'attitude du gouvernement vietnamien et relancé les théories de la +menace chinoise+ en Asie du sud-est, renforçant la position des Etats-Unis dans la région, analyse-t-il.

    Le vice-président américain Joe Biden a fait part jeudi de la vive préoccupation des Etats-Unis quant aux actions unilatérales de la Chine dans des eaux contestées avec le Vietnam.

    Il a rencontré à Washington le général Fang Fenghui, chef d'état-major de l'armée chinoise qui n'a pas donné de signe d'infléchissement de Pékin.

    -Pas de retrait de la plate-forme-

    Ce que nous allons faire, c'est assurer la sécurité de cette plateforme pétrolière et nous assurer qu'elle continuera à fonctionner, a-t-il dit après une rencontre au Pentagone.

    Le chef d'état-major a aussi suggéré que le rééquilibrage stratégique opéré par les Etats-Unis vers l'Asie avait été une occasion utilisée par certains pays de la région pour susciter des troubles dans les mers de Chine méridionale et orientale.

    Au Vietnam, les manifestations antichinoises se sont étendues cette semaine à 22 des 63 provinces de ce pays de 90 millions d'habitants, tenu par un régime autoritaire qui ne tolère habituellement pas les mouvements de protestation.

    Deux Chinois ont été tués et une centaine d'autres blessés lors d'une attaque contre une aciérie taïwanaise dans le centre du Vietnam.

    Le gouvernement vietnamien a promis un retour à l'ordre de crainte d'être confronté à un exode des investisseurs étrangers.

    Des centaines de ressortissants chinois installés au Vietnam se sont d'ores et déjà réfugiés au Cambodge voisin, selon la police cambodgienne.

    Un homme d'affaires taïwanais rencontré à l'aéroport de Taïwan vendredi a raconté avoir dû fuir à la hâte son usine, vandalisée par une foule de Vietnamiens emportés par leur rage antichinoise.

    Le Vietnam et la Chine ont une longue histoire émaillée de contentieux nourrissant les rancoeurs nationalistes.

    En 1974, alors que les Etats-Unis se retiraient du Vietnam, la Chine avait pris le contrôle des îles Paracels (au coeur de la dispute actuelle) en mer de Chine méridionale, occupées par le Sud-Vietnam. En 1979, les deux voisins communistes se sont également affrontés lors d'une guerre, brève mais sanglante, déclenchée par la Chine en réplique au renversement du régime Khmer rouge au Cambodge, allié de Pékin, par l'armée vietnamienne.


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  • SYDNEY - L'Australie a présenté vendredi 17 janvier 2013 ses excuses après avoir violé par inadvertance les eaux territoriales indonésiennes, nouvel accroc de la politique controversée de Canberra visant à renvoyer en Indonésie les boat-people qui tentent de rejoindre l'Australie.

    Disant regretter profondément les faits, le ministre australien de l'Immigration, Scott Morrison, a annoncé que la ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, avait présenté des excuses sans réserve à Jakarta et assuré qu'une telle violation des eaux territoriales indonésiennes ne se reproduirait pas.

    Des Australiens ont pénétré à plusieurs reprises et par inadvertance dans les eaux indonésiennes, a reconnu M. Morrison, après des informations de presse qui avaient déjà révélé la violation des eaux territoriales.

    Le nouveau gouvernement conservateur australien, au pouvoir depuis septembre, applique une politique visant à renvoyer en Indonésie, si besoin par la force, les embarcations chargées de réfugiés qui tentent depuis l'archipel musulman de rejoindre l'Australie.

    Jakarta est fermement contre cette stratégie et a dit vendredi condamner les violations de son territoire admises par Canberra.

    Le gouvernement indonésien condamne et rejette les violations de sa souveraineté et de son intégrité territoriale par des navires australiens, selon un communiqué du ministère indonésien de la Sécurité, qui demande la suspension de la politique visant à renvoyer les boat-people.

    Le ministre australien de l'Immigration a cependant campé sur ses positions, assurant que Canberra poursuivrait sa politique +Stop the boats+ (Arrêter les bateaux).

    Le sujet est très sensible en Australie, le pays ayant souvent le sentiment d'être envahi par les clandestins, ce que les chiffres démentent.

    Outre sa politique visant à renvoyer en Indonésie les boat-people partis de cet archipel, Canberra refuse également d'accepter sur son sol tout demandeur d'asile qui aurait rejoint illégalement le pays par la mer.

    Si tel est le cas, le clandestin est alors conduit dans des camps installés sur des territoires étrangers et sa demande d'asile en Australie est automatiquement rejetée.

    Les réfugiés, le plus souvent d'Afghanistan ou d'Iran, tentent la traversée depuis les côtes indonésiennes à bord d'embarcations de fortune, provoquant de nombreux chavirements mortels.

    Depuis septembre, les arrivées de clandestins en Australie ont chuté d'environ 80%.


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  • La mer de Chine orientale est le théâtre d'une tension aiguë entre la Chine et le Japon, avec une implication croissante des Etats-Unis dans ce conflit diplomatique aux côtés de son allié nippon. Tour d'horizon des enjeux autour de cet espace maritime disputé.

     

    Question: Où est située la mer de Chine orientale ?

    Réponse: La mer de Chine orientale est bordée par Taïwan au sud, une partie de la côte Est de la Chine à l'ouest, la Corée du Sud au nord et les confins méridionaux de l'archipel japonais au nord-est et à l'est. Cette mer ne compte que quelques îles et rochers inhabités en son sein.

    Q: Qu'est-ce-que la zone aérienne d'identification (ZAI) chinoise ?

    R: Cette zone décrétée par la Chine samedi 22 novembre en mer de Chine orientale s'étend des côtes chinoises jusqu'à 130 km du littoral de ses voisins. Pékin souligne que la propre ZAI du Japon s'approche à la même distance de la côte chinoise.

    Les zones des deux pays se chevauchent et, surtout, couvrent toutes deux des îles de mer de Chine orientale contrôlées par le Japon, les Senkaku, mais revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu. La ZAI de la Chine empiète aussi sur une zone aérienne de défense sud-coréenne et comprend un rocher immergé, appelé Ieodo par les Coréens et Suyan par les Chinois, contrôlé par Séoul mais revendiqué par Pékin.

    La Chine exige de tout avion pénétrant dans sa ZAI qu'il fournisse au préalable son plan de vol, affiche sa nationalité et obéisse aux requêtes d'identification des autorités chinoises, sous peine de déclencher de la part de Pékin "des mesures défensives d'urgence".

    Le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont chacun fait voler des avions dans cette zone cette semaine, sans en informer les Chinois, pour montrer qu'ils ne reconnaissaient pas cette ZAI chinoise. Aucun incident n'a été déploré.

     

    Q: Pourquoi les pays riverains se disputent-ils pour des rochers inhabités ?

    R: La propriété des îles confère le droit d'exploiter les ressources halieutiques des eaux entourant ces territoires mais aussi les ressources minérales des fonds marins environnants. Les alentours des îles Senkaku/Diaoyu pourraient ainsi renfermer d'importantes richesses pétrolières et gazières.

    Le sommet du rocher Ieodo/Suyan est situé cinq mètres sous le niveau de la mer mais se trouve dans un secteur où les zones économiques spéciales sud-coréenne et chinoise se chevauchent.

    Ces territoires ou rochers peuvent en outre fournir le cas échéant un emplacement stratégique pour une base militaire.

     

    Q: La ZAI chinoise vise-t-elle à prendre la main sur ces territoires ?

    R: Affirmer certains droits dans les airs au-dessus des territoires disputés peut aider la Chine à démontrer une forme de "contrôle effectif" à leur égard, renforçant la position chinoise en cas de négociations futures sur leur appartenance.

    Mais des observateurs jugent que la cible réelle de la création de ZAI chinoise sont les Etats-Unis, la puissance navale dominante dans l'Océan Pacifique occidental depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

    Washington reste très présent dans cette zone via ses bases au Japon et en Corée du Sud où il stationne au total quelque 70.000 soldats et de nombreux équipements militaires aériens, navales et terrestres des plus modernes.

    D'après ces experts, la ZAI s'inscrirait dans une démarche chinoise visant à affirmer peu à peu son rang de superpuissance politique, diplomatique et militaire, à la suite de son ascension économique.

    Mais pour ce faire, la Chine doit parvenir à repousser autant que faire se peu l'influence américaine. La tentative de main-mise de facto sur la mer de Chine orientale constitue un pas important dans cette démarche.


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  • La Chine a décidé samedi 23 novembre d’imposer un contrôle aérien sur une grande partie de la mer de Chine orientale. Le conflit avec le Japon autour des îles disputées de Senkaku empoisonne les relations entre les deux pays depuis trois ans. Les États-Unis ont pris partie pour le Japon et mis en garde contre « le risque d’un incident ».

    Les propos sont secs, voire menaçants ce lundi 25 novembre entre la Chine et le Japon après que la Chine a décidé deux jours avant d’instaurer un contrôle aérien sur une grande partie de la mer de Chine orientale. Le premier ministre nippon, Shinzo Abe s’est déclaré « très inquiet » au sujet de cette décision « dangereuse qui peut conduire à un incident imprévisible ».

    Pékin a riposté en signifiant son « fort mécontentement » et « sa protestation solennelle face aux exagérations irrationnelles » de Tokyo. Washington a pris partie pour son allié nippon en dénonçant une « décision unilatérale de la Chine ». « Une escalade ne va qu’accroître les tensions dans la région et créer le risque d’un incident » a dénoncé le secrétaire d’État américain John Kerry.

    La Chine revendique l’archipel Senkaku

    Depuis plusieurs années l’archipel inhabité de Senkaku (baptisé Diaoyus par les Chinois) est au cœur d’un différend diplomatique entre les deux puissances asiatiques. Le rachat en septembre 2012 de trois des îles de l’archipel par l’État japonais à des propriétaires privés nippons avait ravivé les tensions.

    Depuis, les anicroches sont fréquentes entre les deux pays autour de cet archipel revendiqué par la Chine. Pékin envoie régulièrement des navires de garde-côtes dans ses eaux territoriales.

    Menaces de représailles dans les airs

    Pékin se montre cette fois-ci clairement offensif pour marquer son territoire en imposant une « zone d’identification aérienne ». Cette zone couvre une grande partie de la mer de Chine orientale entre la Corée du Sud et Taïwan.

    Tout avion s’aventurant dans cette zone devrait au préalable décliner son identité, indiquer son plan de vol et maintenir des communications radio permettant de « répondre de façon rapide et appropriée aux requêtes d’identification » a précisé le ministère chinois de la Défense. Faute de quoi les forces armées chinoises seraient susceptibles d’intervenir.

    Le quotidien Global Times, proche des autorités chinoises, juge bon de préciser que la Chine « répondra à toutes les provocations » dans la zone. Et si par exemple « le Japon envoie des appareils militaires intercepter des chasseurs chinois, les forces armées de Pékin seront contraintes de prendre des mesures défensives d’urgence », insiste le quotidien.

    États-Unis et Corée du Sud aux côtés du Japon

    Tokyo a clairement répondu qu’il ne se plierait pas à ces exigences dans cette zone « qui n’a aucune validité pour le Japon ». Les États-Unis feront de même, notamment concernant les 70 000 soldats américains stationnés au Japon et en Corée du Sud.

    La Corée du Sud a, de son côté, jugé « regrettable » cette décision chinoise, la zone en question empiétant également sur la zone sud-coréenne qui comprend un îlot submergé, Ieodo, déjà source de tensions diplomatiques entre Séoul et Pékin. Pour renforcer sa suprématie sur cet îlot, la Corée du Sud y a construit en 2003 une station de recherche maritime sur pilotis qui avait suscité l’ire de Pékin.


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  • Un accord devrait être finalisé dans les prochains mois entre les deux pays voisins pour rectifier les frontières, selon des informations dévoilées jeudi 7 novembre par le quotidien La Libre Belgique.

    La Belgique perd quinze hectares au profit des Pays-Bas

    1843 : c’est la date du traité qui fixa définitivement la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas, sur la Meuse, après bien des querelles. Mais au fil des ans, la Meuse a bougé, et la frontière de 1843 ne correspond plus au centre du lit du fleuve, qui délimitait à l’époque les deux pays. Un accord devrait être finalisé dans les prochains mois entre les deux pays voisins pour rectifier les frontières, selon des informations dévoilées jeudi 7 novembre par le quotidien La Libre Belgique.

    L’accord prévoit que la Belgique abandonnera environ 14 hectares d’une réserve naturelle située sur une presqu’île, car ces terrains n’étaient accessibles qu’en traversant le territoire néerlandais. L’idée, explique le quotidien, « est de refixer la frontière au centre du lit de la Meuse et d’abandonner l’ancienne frontière qui serpente désormais sur 3,8 km à hauteur de Visé côté belge et d’Eijsden côté néerlandais ».

    Le bourgmestre (maire) de la commune concernée, Visé, relativise les conséquences de cette décision. « On perd quelque chose de beau mais à notre époque si on veut se promener de l’autre côté de la frontière il n’y a aucun obstacle », a expliqué Marcel Neven à la Libre Belgique. « Il est rationnel de dire que tout ce qui se trouve d’un côté d’une rive appartient à un pays et tout ce qui se trouve de l’autre appartient à un autre pays. »

    les Pays-Bas céderont à la Belgique un bandeau de terre

    L’accord prévoit par ailleurs que les Pays-Bas céderont à la Belgique un bandeau de terre, moins étendu, en amont du fleuve. La modification de la frontière sera bientôt présentée aux gouvernements et aux chambres des deux pays.

    Le problème date de la rectification du cours de la Meuse dans les années 60-80. Des parlementaires belges avaient visité les lieux mais, au bout du compte, le dossier s’était enlisé. Les négociations ont repris à la fin 2011.

    Selon La Libre Belgique, une commission a conclu un accord final, en mars dernier. Comme il s’agit d’une modification de frontière, les Chambres des deux pays devront se prononcer.

    Quant à savoir qui perd et qui gagne, le quotidien belge note que les Pays-Bas financent le projet de quatrième écluse à hauteur de 10 % du coût total (64,4 millions d’euros), le reste étant à charge de la Région wallonne.

     


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  • Le Pakistan libère 337 pêcheurs indiens en guise d'apaisement

    Le Pakistan a libéré vendredi 23 août 2013 337 pêcheurs indiens écroués pour avoir eu le malheur de s'aventurer dans ses eaux territoriales, une mesure qui intervient au moment où la tension montre entre les deux pays dans la région disputée du Cachemire.

    "Nous avons libéré aujourd'hui 337 pêcheurs indiens et sept autres mineurs", a dit un haut responsable de la prison de Malir à Karachi (sud) où sont détenus depuis des mois des pêcheurs indiens interpellés sur les eaux pakistanaises.

    Ces pêcheurs se rendaient vendredi à Lahore (est) et seront remis samedi aux autorités indiennes au poste frontière de Wagah, a-t-il ajouté.

    Ces libérations interviennent alors que la tension monte à nouveau entre le Pakistan et l'Inde dans la région disputée du Cachemire, nichée dans l'Himalaya.

    Depuis le début du mois, cinq Indiens, tous des soldats, et quatre Pakistanais, trois soldats et un civil, ont été tués dans des échanges de tirs le long de la Ligne de Contrôle (LoC), frontière séparant de facto les deux pays au Cachemire.

    Le Pakistan et l'Inde revendiquent chacun aussi le "Baan Ganga", ou "Sir Creek", une baie de près de 100 km coincée entre les provinces pakistanaise du Sind et indienne du Gujarat, débouchant sur la mer d'Arabie et réputée pour ses eaux poissonneuses.

    Des pêcheurs indiens, sans GPS, s'aventurent ainsi sans le savoir, sur les eaux pakistanaises et des pêcheurs pakistanais sur les eaux indiennes. New Delhi a d'ailleurs libéré, plus tôt en août, trois pêcheurs pakistanais écroués dans le sud de l'Inde depuis 1999.

    "Nous devrions vivre en harmonie les uns avec les autres comme des frères, des amis et de bons voisins", a déclaré à l'AFP Kousan Rama, un pêcheur indien écroué depuis un an dans les geôles pakistanaises, où environ une centaine d'Indiens restent en détention selon les autorités carcérales.


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  • NEW DELHI - Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a affirmé lundi avoir convenu avec son homologue chinois, Li Keqiang, de renouveler leurs efforts pour résoudre leur différend frontalier, en s'engageant pour la paix et la tranquillité entre les deux géants asiatiques.

    Nous avons convenu que nos représentants spéciaux se rencontreront prochainement pour continuer les discussions visant à un accord rapide pour une décision territoriale juste, raisonnable et mutuellement acceptable, a déclaré M. Singh lors d'une conférence de presse à New Delhi.

    La paix et la tranquillité à notre frontière doit être préservée, a-t-il ajouté.

    Le chef du gouvernement de la deuxième économie mondiale est arrivé à New Delhi quelques semaines après un regain de tension frontalière entre les deux pays, les Indiens accusant l'armée chinoise d'avoir pénétré le 15 avril dernier de près de 20 km dans un territoire qu'ils revendiquent dans l'Himalaya.

    La ligne de contrôle actuelle (LAC) entre les deux puissances nucléaires n'a jamais été formellement délimitée, même si New Delhi et Pékin ont signé des accords pour maintenir la paix dans cette région, qui fut le théâtre d'une guerre éclair en 1962.

    Sans mentionner directement les récentes tensions, Li a souligné que la coopération entre les deux pays les plus peuplés de la planète avait des conséquences mondiales: La paix mondiale (...) ne peut être une réalité sans une confiance stratégique entre l'Inde et la Chine.

    Les problèmes frontaliers empoisonnent depuis des années leurs relations.


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  • es tensions frontalières avec la Chine à propos d'une incursion présumée de troupes chinoises en Inde dans une zone reculée de l'Himalaya peuvent être résolues, a déclaré samedi le Premier ministre indien Manmohan Singh, selon l'agence nationale de presse indienne.

    Il s'agit d'un problème localisé, dont nous pensons qu'il peut être résolu, a assuré Manmohan Singh cité par l'agence Press Trust of India (PTI), après l'incursion présumée de soldats chinois dans la région frontalière du Ladakh, où ils auraient installé un camp le 15 avril.

    La Chine avait qualifié cette affirmation de spéculation, mais l'Inde lui a demandé mardi de retirer ses troupes.

    M. Singh a fait ces déclarations, les premières de sa part sur ce différend, après que le secrétaire à la Défense Shashi Kant Sharma a présenté un rapport vendredi devant une commission parlementaire dans lequel, selon la presse, il affirme que les soldats chinois ont pénétré de 20 km en territoire indien.

    Nous avons un plan, nous ne voulons pas exacerber la situation, a ajouté M. Singh sans fournir de précisions.

    Jeudi, le chef de la diplomatie indienne, Salman Khurshid, avait déjà tenté de dédramatiser l'incident, insistant sur la nécessité de dialogue avec Pékin, où il doit d'ailleurs se rendre le 9 mai, notamment pour préparer la visite du nouveau Premier ministre chinois Li Keqiang le 20 mai à New Delhi.

    Les deux puissances voisines, en lutte pour la suprématie en Asie, ont vu leurs relations empoisonnées depuis des décennies par un conflit sur le tracé de leurs frontières.

    Depuis un quart de siècle, la question frontalière a fait l'objet de 14 cycles de négociations, en vain.


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  • L'ONU salue l'accord entre le Cameroun et le Nigeria sur le tracé et la sécurité de leur frontière commune

    L'ONU salue l'accord entre le Cameroun et le Nigeria sur le tracé et la sécurité de leur frontière commune

    Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et Président de la Commission Mixte, Saïd Djinnit, aux côtés des représentants du Nigeria et du Cameroun.

    Lors de la clôture de la 31è session de la Commission sur la délimitation de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria à Yaoundé, Cameroun, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest, Said Djinnit s'est félicité de l'annonce par les délégations de la mise en œuvre de l'Accord de coopération transfrontalière en matière de sécurité.

     

    « Le terrorisme se nourrit autant de l'absence de perspective de développement que de l'insuffisance des moyens que réclame la surveillance des frontières », a rappelé M. Djinnit qui préside la Commission Mixte Cameroun-Nigeria.

     

    « Les demandes de financement que j'ai adressées dernièrement aux partenaires visent à favoriser l'intégration sociale et économique des populations frontalières. Ce programme a l'ambition d'être compatible avec le développement de relations de bon voisinage et d'une société ouverte, prospère et démocratique », a-t-il souligné devant les délégations officielles du Cameroun et du Nigeria.

     

    Mise en place par l'ONU à la demande du Cameroun et du Nigeria, la Commission Mixte a été établie pour faciliter la mise en œuvre de l'arrêt de la Cour internationale de Justice de 2002, concernant la délimitation de la frontière entre les deux pays.

     

    « La Commission Mixte peut s'honorer d'un bilan appréciable en onze années de fonctionnement. À ce jour les experts du Cameroun et du Nigeria assistés par ceux des Nations Unies se sont accordés sur les points d'emplacements des bornes frontière avec un taux d'exécution de 95% des travaux d'évaluation, » a déclaré le Vice-premier Ministre camerounais, Amadou Ali.

     

    Par ailleurs, 378 bornes ont déjà été construites et les travaux de la délimitation de la frontière maritime ont été clôturés en 2008. A l'occasion de la 31ieme session, les parties ont approuvé la reprise des travaux d'abornements sous la supervision d'une tripartite.

     

    Les bureaux des Nations Unies du Cameroun et du Nigeria ont également fait le point sur l'état d'avancement des projets socio-économiques d'assistance aux populations affectées par la démarcation en complément aux investissements des gouvernements en termes d'infrastructures. Ces projets, soumis aux bailleurs de fonds visent à renforcer les liens de solidarité entre les populations de part et d'autre de la frontière.

     

    « Nous souhaitons que ces efforts apportent aux populations, avec le soutien des Nations Unies, une meilleure sécurité alimentaire, un accès à une eau potable de qualité, a l'éducation et l'énergie dans la perspective d'une meilleure intégration,» a souligné le Ministre de la Justice du Nigéria, Mohammed Bello Adoke.

     


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  • La Cour internationale de Justice rend un arrêt pour fixer le tracé de la frontière entre le Burkina Faso et le Niger.

    La Cour internationale de Justice (CIJ) a rendu mardi son arrêt en l'affaire du différend qui opposait le Burkina Faso et le Niger sur un secteur de leur frontière commune. La Cour a délimité les territoires des deux pays, sur un tronçon représentant plus de la moitié de leur frontière commune.

     

    Les deux pays avaient saisi conjointement la Cour en 2010, pour fixer la démarcation dans une zone située au centre de la frontière, suite à un compromis par lequel ils étaient convenus de soumettre à la Cour le différend frontalier qui les opposait.

     

    Selon les médias, les deux pays se sont déclarés satisfaits par l'arrêt qui permet de fixer le tracé de la frontière suite à des différends sur l'interprétation des documents hérités de l'ancienne administration coloniale française. Les deux pays ont accédé à l'indépendance en 1960.

     

    La CIJ est l'organe judiciaire principal de l'Organisation des Nations Unies. Elle a été instituée en juin 1945 par la Charte des Nations Unies et a entamé ses activités en avril 1946. La Cour a son siège au Palais de la Paix, à La Haye, aux Pays-Bas.

     

    La Cour a une double mission, consistant, d'une part, à régler conformément au droit international les différends d'ordre juridique qui lui sont soumis par les Etats par des arrêts qui ont force obligatoire et sont sans appel pour les parties concernées et, d'autre part, à donner des avis consultatifs sur les questions juridiques qui peuvent lui être soumises par les organes de l'ONU.


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