• L'ONU appelle à la mobilisation mondiale pour stopper Ebola dans six à neuf mois

    L'ONU appelle à la mobilisation mondiale pour stopper Ebola dans six à neuf mois

    Le 5 septembre 2014, à l'issue d'une réunion de haut-niveau de dirigeants et d'experts du système des Nations Unies sur l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé vendredi à la mobilisation internationale pour stopper la transmission de la maladie dans six à neuf mois.

    « Les prochaines semaines seront cruciales. Les populations de Guinée, du Libéria et de Sierra Leone en particulier attendent de nous un soutien. Elles comptent sur nous pour une augmentation massive de l'assistance : davantage de médecins, d'infirmières et de lits, davantage d'équipements, de camions et d'autres véhicules », a dit M. Ban lors d'un point de presse à l'issue de cette réunion au siège de l'ONU à New York.

    La Directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, et le Coordonnateur spécial du système des Nations Unies pour Ebola, le Dr David Nabarro, étaient présents à cette réunion. Le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et d'autres responsables d'agences, de fonds et de programmes onusiens y ont également participé par téléconférence.

    « L'objectif est d'arrêter la transmission d'Ebola dans les pays affectés dans six à neuf mois et d'empêcher la propagation internationale du virus. Cela peut être fait s'il y a une mobilisation, qui est urgente et nécessaire, dans les pays affectés et de la part de la communauté internationale », a souligné le Secrétaire général.

    Il a appelé la communauté internationale à contribuer à la feuille de route établie par l'OMS pour lutter contre l'épidémie et à fournir les 600 millions de dollars nécessaires pour des fournitures en Afrique de l'Ouest.Il a jugé nécessaire des contributions venant des gouvernements, du secteur privé, des institutions financières et des organisations non gouvernementales. Lors de la réunion, il a été décidé d'établir un Centre de crise Ebola pour une meilleure synergie et une plus grande efficacité des efforts des nombreux partenaires au sein de l'ONU et en dehors.

     

    « Le nombre de cas augmente de manière exponentielle. La maladie se propage bien plus rapidement que l'intervention. Les gens sont de plus en plus frustrés que la maladie ne soit pas sous contrôle », a souligné M. Ban.

     

    Au 31 août 2014, le nombre de cas d'Ebola en Afrique de l'Ouest s'élevait à 3407 et le nombre de décès à 1848, selon l'OMS. La majorité des cas et des décès ont été signalés dans trois pays : la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Le Nigéria compte 21 cas et 7 décès. Et le Sénégal a désormais un cas confirmé d'Ebola.

     

    Ban Ki-moon a appelé les compagnies aériennes et maritimes à ne pas annuler leurs vols et amarrages dans les pays affectés. « Interdire les vols et les services maritimes n'empêchera pas Ebola de se propager, mais cela empêchera les équipes médicales d'atteindre les gens qui en ont le plus besoin », a-t-il dit. « La stigmatisation et les rumeurs peuvent faire autant de dégâts que le virus lui-même. »

     

    Le Secrétaire général a souligné qu'il était crucial de se rappeler qu'Ebola pouvait être évité et contrôlé. Cela a été fait ailleurs par le passé. « Et nous pouvons le faire aujourd'hui aussi. Nous savons ce qu'il faut faire et ce qui doit être fait », a-t-il dit.

     

    A Genève, à l'issue d'une réunion d'experts de deux jours organisée par l'OMS, l'agence onusienne a décidé vendredi d'autoriser des thérapies à base de sang et des sérums de convalescence pour lutter contre Ebola dans les pays touchés.

     

    Au début du mois d'août, un groupe d'experts convoqué par l'OMS avait conclu que, dans les circonstances particulières de cette épidémie et sous réserve que certaines conditions soient remplies, il était conforme à l'éthique de proposer des interventions n'ayant pas encore fait leurs preuves en tant que traitements ou prophylaxies potentiels de l'infection.


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