• Les juges ougandais annulent une loi antihomosexualité

    La loi renforçait la répression contre l’homosexualité, déjà punie de la prison à vie en Ouganda.

    La Cour constitutionnelle ougandaise a annulé vendredi 1er août une loi renforçant la répression contre l’homosexualité qui avait suscité un tollé international. Les juges ont estimé que le processus législatif était entaché de nullité, le quorum exigé par la Constitution lors du vote au Parlement n’ayant pas été atteint.

    La loi adoptée en décembre dernier prévoyait de réprimer la « promotion de l’homosexualité » et l’obligation de dénoncer les homosexuels, alors que les relations homosexuelles sont déjà punies de la prison à vie.

    L’homosexualité reste punie de la prison à vie

    Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est félicité d'« une victoire du droit » tout en demandant « de poursuivre les efforts pour décriminaliser les relations homosexuelles ».

    L’article 145 du Code pénal ougandais, remontant au régime colonial britannique, reste en effet en vigueur et prévoit la perpétuité pour les « relations charnelles contre nature ».

    - -

    Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est félicité vendredi de la décision prise par la Cour constitutionnelle de l'Ouganda d'annuler une loi anti-homosexualité, estimant qu'il s'agissait d'une victoire pour la primauté du droit.

    M. Ban a rendu hommage « à tous ceux qui ont contribué à cette avancée, en particulier les militants des droits de l'homme en Ouganda qui se sont exprimés au prix de grands risques personnels », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

    « Le Secrétaire général appelle à de nouveaux efforts visant à décriminaliser les relations homosexuelles et à lutter contre la stigmatisation et la dangereuse discrimination qui persistent en Ouganda », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général réitère que tout le monde a le droit de jouir des mêmes droits fondamentaux et de vivre une vie digne, sans discrimination, comme l'affirment la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Constitution ougandaise et la récente résolution de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples » concernant les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres.

    Le Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, s'est aussi félicité de cette décision judiciaire. « C'est un grand jour pour la justice sociale », a-t-il dit.

    Selon la presse, la Cour constitutionnelle ougandaise a annulé une loi durcissant la répression de l'homosexualité qui avait été promulguée en février par le Président Yoweri Museveni. La Cour a estimé que le quorum exigé par la Constitution lors du vote au Parlement n'avait pas été atteint.

     



  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :