• Les proches des Kosovars tués en Macédoine réclament leurs corps

    Les proches des Kosovars tués en Macédoine réclament leurs corps

    Quelque 300 manifestants, dont des anciens combattants du conflit serbo-kosovar (1998-99), ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Nos gars sont des libérateurs», «Gloire aux libérateurs».

    Des proches des insurgés kosovars tués par la police macédonienne lors d'affrontements meurtriers les 9 et 10 mai à Kumanovo, dans le nord de la Macédoine, ont manifesté mercredi à Pristina, la capitale du Kosovo. Ils ont réclamé leurs corps pour les enterrer.

    «Nous demandons au gouvernement de résoudre rapidement le sort de nos camarades et de faire en sorte que soient rapatriés aussi bien ceux qui sont morts que ceux qui sont en vie», a déclaré un participant à cette manifestation, Mimoza Shala.

    18 morts, dont huit policiers

    Les combats de Kumanovo ont fait 18 morts, dont huit policiers. Les autorités macédoniennes ont qualifié le commando d'origine albanaise de «terroriste», et affirmé qu'il planifiait des attaques contre les institutions de l'État. Skopje a inculpé de «terrorisme» trente personnes d'origine albanaise, dont 18 Kosovars, arrêtés durant ces combats.

    A Pristina, Ylber Ndrecaj a déclaré que son frère Mirsad, tué à Kumanovo, s'était rendu en Macédoine pour «se battre pour des idéaux».

    «Nous demandons à ce que ceux qui ont été arrêtés soient libérés au plus vite», a dit pour sa part Sevdije Shehu, dont le frère figure parmi les hommes arrêtés.

    Davantage de droits

    Ces combats en Macédoine, ex-république yougoslave de 2,1 millions d'habitants, dont un quart d'Albanais, avaient provoqué la vive inquiétude de l'Otan et de l'UE, et réveillé la crainte d'un conflit similaire à celui de 2001, qui avait opposé pendant six mois les forces armées macédoniennes aux rebelles albanais réclamant davantage de droits au sein de la société.

    Durant ces affrontements, un communiqué rendu public par la presse macédonienne de langue albanaise affirmait que les combats étaient menés par l'Armée nationale de libération (des Albanais de Macédoine, UCK), et qu'ils avaient pour but de faire cesser l'agression de la police contre des innocents.

    L'UCK de Macédoine, créée lors du conflit de 2001, n'existe plus officiellement.


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