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    Une fatwa des djihadistes de l'Etat islamique (Irak) ordonne des mutilations génitales sur toutes les femmes de 11 à 46 ans. Selon l'ONU, 4 millions de femmes et de filles pourraient être affectées.

    Les djihadistes de l'EI (Etat islamique) ont ordonné que toutes les femmes âgées de 11 à 46 ans en Irak subissent des mutilations génitales, selon l'ONU.

    «C'est une fatwa de l'EI, nous venons d'en être informés», a déclaré depuis l'Irak Jacqueline Badcock, numéro 2 de l'ONU en Irak, lors d'une vidéo-conférence organisée à Genève.

    Jacqueline Badcock a ajouté n'avoir pas de chiffre précis concernant le nombre de femmes concernées. Elle a cependant cité des chiffres émanant du Fonds des Nations unies pour la population, selon lesquelles «4 millions de filles et de femmes pourraient être affectées».

    Les mutilations génitales n'étaient jusqu'à présent pas fréquentes en Irak, et ne concernaient que «quelques régions isolées».

    Amende pour les chrétiens

    La responsable de l'ONU a indiqué par ailleurs qu'il ne restait plus «qu'une vingtaine de familles chrétiennes à Mossoul», soutenues par des ONG telles que Caritas. Certaines de ces familles se sont converties à l'islam, les autres ont préféré payer l'amende imposée par l'EI, a-t-elle indiqué.


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  • La Bolivie autorise le travail des enfants

    Les mineurs en situation d’extrême pauvreté pourront désormais travailler à partir de 10 ans à leur propre compte, selon un texte adopté le 17 juillet 2014.

    C’est une décision qui va à l’encontre des traités internationaux. La Bolivie vient d’adopter une loi qui autorise les enfants en situation d’extrême pauvreté à travailler. Le texte, promulgué jeudi 17 juillet, fixe à 14 ans l’âge minimum pour travailler, en accord avec les préconisations de l’Organisation internationale du travail (OIT), mais prévoit deux exceptions sous conditions : le travail comme employé à partir de 12 ans et pour son propre compte dès 10 ans.

    Cette « loi a été difficile à rédiger en raison des conventions internationales que l’État a signées en faveur des droits des enfants, mais il existe une réalité bolivienne », a justifié le vice-président, Alvaro Garcia, qui a assuré que l’objectif du gouvernement était d’éradiquer l’extrême pauvreté dans ce pays de 10 millions d’habitants considéré comme le plus pauvre d’Amérique du Sud.

    850.000 mineurs de 7 à 15 ans

    Le travail des enfants est, en effet, une réalité : en 2010, 850.000 mineurs de 7 à 15 ans travaillaient, selon les chiffres officiels, principalement dans les champs ou comme vendeurs ambulants. Le président Bolivien, Evo Morales, lui-même, a été contraint de travailler dans son enfance, en tant que berger puis dans une fabrique de briques.

    Cette nouvelle loi interdit toutefois les tâches dangereuses, comme le travail dans les mines, la récolte de canne à sucre ou une activité dans les fabriques de briques et les hôpitaux. Le gouvernement a par ailleurs prévu des garde-fous : le mineur doit être volontaire, ses parents ou tuteurs doivent donner leur autorisation, de même que les Défenseurs municipaux de l’enfance et le ministère du travail.

    La Bolivie « n’assume pas ses engagements internationaux »

    En cas d’emploi salarié, le salaire minimum est fixé à 207 dollars (153 euros), identique à celui des adultes. L’employeur sera également obligé de signer un contrat de travail et d’inscrire l’enfant au système de santé.

    Malgré cet encadrement, le texte a provoqué les critiques des associations de défense de l’enfance. L’OIT a annoncé la semaine dernière qu’elle soumettrait la Bolivie à une enquête afin de déterminer si elle viole les traités dont elle est signataire. « L’État bolivien n’assume pas ses engagements internationaux » et « ne suit pas des politiques sérieuses », a dénoncé Marcelo Claros, des services du Défenseur de l’enfance à La Paz.


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  • Le chef d'un village de l'est de l'Inde, soupçonné d'avoir ordonné le viol d'une fille de 11 ans, a été arrêté avec un autre homme, a dit vendredi la police. Ce crime a été commis comme mesure de représailles au comportement du frère de la victime.

    Les examens médicaux ont confirmé que la fillette avait été agressée lundi, selon la police de l'Etat du Jharkand. L'affaire a débuté lorsque le frère de la victime a été accusé d'avoir agressé une voisine dans un village du district de Bokaro.

    Cette voisine et son mari se sont plaints auprès d'un des anciens du village et l'un d'eux a suggéré que le mari viole la soeur ou la fille de l'agresseur présumé en guise de rétorsion.

    Larmes d'impuissance

    "Ils l'ont emmenée dans la jungle et l'ont violée", a dit la mère de la fille à la chaine CNN-IBN. "Tous les villageois sont venus mais n'ont rien fait. Nous pleurions, demandions de l'aide mais personne n'a rien fait".

    Le mari a été arrêté pour le viol et le chef de village pour avoir ordonné le crime, a dit le porte-parole de la police, Anurag Gupta. Le frère de la victime a également été arrêté pour la tentative d'agression initiale.

    "Acte barbare"

    La fillette victime du viol appartient à la communauté Gulgulia, souvent assimilée à une caste inférieure et dont les membres pratiquent la mendicité. "C'est un acte barbare. Nous n'épargnerons pas les coupables", a réagi un haut fonctionnaire de l'Etat du Jharkhand, Sajal Chakraborty, auprès de l'AFP.

    Les affaires de viol créent régulièrement l'émoi en Inde depuis la fin 2012 quand une étudiante a été victime d'un viol en réunion barbare et est morte de ses blessures. Ce crime a suscité une vague d'émotion dans le pays et a débouché sur le durcissement de la loi sur le viol.

    Dans les villages reculés de la campagne indienne, les anciens ont encore un pouvoir important au travers de conseils de village qui font office de justice parallèle, résolvent les conflits et prononcent des jugements.


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    Une jeune Pakistanaise a été aspergée d'essence et brûlée vive par un homme qui voulait l'épouser et qui avait été éconduit, a annoncé la police dimanche 29 juin 2014.

    C'est le deuxième meurtre de ce type dans la province pakistanaise du Punjab en quelques jours.

    La jeune femme, 18 ans, se trouvait chez elle en l'absence de ses parents lorsque Fayyaz Aslam, 22 ans, a fait irruption dans la maison, l'a aspergée d'essence et a mis le feu, a déclaré Mohammad Akram, un responsable de la police.

    Proposition rejetée par la famille

    «Elle a été emmenée dans un hôpital local qui l'a transférée vers l'hôpital principal mais elle est décédée avant d'y arriver» a-t-il ajouté. Le suspect a été arrêté et inculpé. «Le jeune homme l'aimait et lui avait fait parvenir une proposition de mariage mais la proposition a été rejetée par sa famille» a précisé la police.

    Le père a confirmé le meurtre et accusé le suspect de harceler sa fille. «Il harcelait régulièrement ma fille - hier après-midi il est venu et nous a menacés de graves conséquences lorsque nous lui avons demandé d'éviter de revenir» a précisé le père.


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  • Après des années de pression de plusieurs associations, le Parlement japonais a enfin voté, mercredi 18 juin, une loi interdisant la possession de matériel pornographique mettant en scène des mineurs.

    Toutefois, les mangas (bandes dessinées) ou autres dessins et vidéos d’animation ne tombent pas sous le coup de cette nouvelle loi.

    Quelle est la teneur de cette nouvelle loi ?

    Jusqu’à présent, de façon étrange et choquante pour beaucoup d’étrangers vivants ou voyageant au Japon, comme pour beaucoup de Japonais, seules la production et la distribution de documents de pornographie infantile étaient interdites et donc punissables, mais pas la simple possession. C’est désormais terminé.

    Après des années de pressions de nombreuses associations, le Japon a finalement voté mercredi 18 juin une législation interdisant la possession de matériel pornographique (photos ou vidéos) mettant en scène des mineurs. C’est désormais un délit passible au maximum d’un an de prison et d’une amende pouvant atteindre un million de yens (7 225 €).

    Avant cette nouvelle législation, le Japon était le seul pays du G7 où la détention de matériel pédopornographique demeurait légale. Dans la pratique, de façon à inciter les détenteurs de matériel de ce genre à s’en défaire, les peines et les amendes encourues ne seront toutefois appliquées qu’un an après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi le mois prochain.

    Cette loi concerne-t-elle tous les supports médiatiques ?

    En réalité, seuls les supports photos et vidéo mettant en scène des enfants en chair et en os sont concernés. En conséquence, les mangas (bandes dessinées) ou autres dessins et vidéos d’animation ne tombent pas sous le coup de cette nouvelle loi, et ce, au nom de la liberté d’expression défendue par les dessinateurs de manga, éditeurs et défenseurs de la liberté d’expression. Ils se sont toujours opposés à une interdiction des bandes dessinées et animations mettant en scène une forme de sexualité infantile, arguant de la difficulté à caractériser, selon eux, ce qui relève ou non de la pédopornographie.

    Pour le professeur Hiroshi Nakasatomi, de l’Université de Tokushima, cette exception est « une erreur car il est faux d’imaginer que cela ne fait pas de victimes », estimant qu’à force de lire des mangas à caractère pédophile, certaines personnes peuvent être encouragées à passer à l’acte. D’autres au Japon défendent la thèse inverse.

    Mais la police japonaise a souligné que le nombre de victimes de la pornographie infantile a atteint un record en 2013 avec 646 cas de mineurs identifiés. Un chiffre certainement bien en deçà de la réalité.

    Dans un autre registre, le débat sur la liberté d’expression demeure toujours très sensible au Japon où l’on garde le souvenir d’une censure impitoyable dans la période où le pays se lançait dans la Seconde Guerre mondiale.

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    La commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Cécilia Malmström et le ministre américain de la Justice, Eric Holder, ont lancé mercredi 5 décembre 2012 une "alliance mondiale" de 48 pays pour lutter contre les abus sexuels commis contre des enfants via l'internet.


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    Le fait de contraindre quelqu'un à se marier a été érigé en infraction pénale en Angleterre et au Pays de Galles.

    Contraindre quelqu'un à se marier en Angleterre et au Pays de Galles est, depuis lundi 16 juin 2014, passible de sept ans de prison, avec l'entrée en vigueur d'une nouvelle législation. Des jeunes sont parfois emmenés dans le pays d'origine de leur famille, en Asie principalement, où ils sont mariés sans leur consentement.

    Le mariage forcé a été érigé en infraction pénale par le «Anti-Social Behaviour, Crime and Policing Act 2014», qui en condamne la pratique sur le sol britannique, mais également à l'étranger. Le Royaume-Uni disposait jusqu'à présent de plusieurs outils juridiques tels que la possibilité pour les tribunaux d'émettre des ordonnances de protection ainsi qu'une unité d'assistance spécifique pour les cas de mariage forcé.

    «La criminalisation (qui entre en vigueur) aujourd'hui est un pas supplémentaire de la part du gouvernement pour s'assurer que les victimes sont protégées par la loi et qu'elles ont l'assurance, la sécurité et la liberté de choisir», a déclaré la ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May.

    Une forme d'«esclavage»

    Le texte interdit d'exercer une pression physique, psychologique, financière, sexuelle ou émotionnelle dans le but d'aboutir à un mariage (civil ou religieux) non consenti par l'un des époux ou les deux. Quant aux personnes inaptes à consentir elles-mêmes à un mariage, toute incitation, même sans violence et sans pression, est perçue comme un délit.

    Ce changement de législation avait été annoncé par le Premier ministre David Cameron en 2012. Il avait alors qualifié les mariages forcés «d'odieux», les comparant à une forme d'«esclavage».


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  • La plus ambitieuse conférence jamais organisée sur le viol en tant qu'arme de guerre s'est terminée après quatre jours de réunion à Londres sur la promesse d'un protocole visant à mettre fin à l'impunité. La concrétisation de cet accord sur le terrain s'annonce cependant extrêmement compliquée.

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé à "reléguer au Moyen-Age et aux livres d'histoire" le "crime indescriptible" des violences sexuelles en temps de conflit.

    Dans un long discours devant les représentants des 123 pays présents, M. Kerry a renvoyé aux objectifs formulés dans le protocole élaboré à l'initiative du chef de la diplomatie britannique William Hague, et de l'actrice Angelina Jolie.

    Ce document de 146 pages a été présenté dès mercredi. Il met l'accent sur la "tolérance zéro" face aux violences sexuelles ainsi que sur le soutien à apporter aux victimes qui, plutôt que d'être aidées, sont parfois ostracisées jusque dans leur propre communauté et famille.

    Des critères internationaux

    Le protocole vise surtout à mettre "fin à l'impunité" des violeurs, en établissant des critères internationaux pour enquêter sur ces crimes afin que les coupables puissent être poursuivis plus efficacement.

    Car comme l'a rappelé Angelina Jolie, le nombre de condamnations pour viol en zone de guerre est "dérisoire". À peine une soixantaine de personnes ont par exemple été poursuivies en Bosnie où l'on estime entre 20'000 et 50'000 le nombre de femmes violées au début des années 1990.

    En RDCongo, où 36 femmes et filles sont violées chaque jour, en Colombie, en Afghanistan et dans beaucoup d'autres pays, on rencontre les mêmes difficultés à retrouver et à faire juger les coupables.

    ONG attentives

    Au-delà des promesses affichées, la conférence aura déjà donné lieu à au moins deux avancées. Elle a en premier lieu permis de libérer la parole dans certains pays où le sujet a longtemps été ignoré, voire dissimulé. La conférence a aussi offert un point de repère précieux aux ONG, associations et militants qui y ont participé.

    Présente à la conférence, l'ancienne conseillère nationale Ruth-Gaby Vermot tire un bilan positif de la réunion. Pour la Bernoise, qui préside l'ONG 1000peacewomen.org, c'est la première fois qu'est présenté un protocole si détaillé contre la violence sexuelle en temps de guerre.

    C'est au tour des politiciens et des gouvernements de se montrer actifs maintenant, a ajouté Mme Vermot, interrogée par l'ats. Les ONG leur rappelleront leurs engagements, afin que l'ambiance de renouveau de la conférence soit suivie de résultats concrets, a souligné la Bernoise.


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  • Sommet "sans précédent" sur le viol en temps de guerre

     

    L'actrice américaine Angelina Jolie et le chef de la diplomatie britannique William Hague ont ouvert à Londres un sommet sur les violences sexuelles pendant les conflits et l'utilisation du viol comme "arme de guerre". Plus grand événement jamais consacré au sujet, il réunit des délégations de plus de cent pays.

    Pas moins de 48 ministres des Affaires étrangères sont présents, mais aussi des ONG, religieux, experts militaires et juridiques, associations humanitaires et membres de la société civile.

    Parmi eux, certains étaient et continuent à être en première ligne: des victimes, des témoins et des acteurs sur le terrain, tel le Congolais Denis Mukwege. Ce gynécologue-obstétricien soigne les femmes violées en République démocratique du Congo (RDC).

    La star d'Hollywood, ambassadrice de bonne volonté du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés, et le ministre britannique vont présider le sommet jusqu'à vendredi. Outre les échanges officiels, l'événement propose un programme ouvert au public avec des ateliers, des conférences, des expos et du cinéma muet pour sensibiliser à un mal souvent dissimulé sous l'horreur de la guerre.

    Chiffres accablants

    Selon les Nations Unies, 36 femmes et filles sont violées chaque jour en RDC. L'on estime à plus de 200'000 le nombre de femmes dans ce pays ayant souffert de violences sexuelles depuis 1998. Entre 250'000 et 500'000 femmes ont été violées au cours du génocide du Rwanda de 1994. Plus de 60'000 lors du conflit en Sierra Leone. Et au moins 20'000 pendant le conflit en Bosnie au début des années 1990.

    Angelina Jolie et William Hague recevront vendredi le renfort du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui a fait de cette cause un "combat personnel".

    Nouvelle loi

    En Egypte, le président récemment élu Abdel Fattah al-Sissi entend lui aussi punir le harcèlement sexuel. L'ex-chef de l'armée a demandé au ministère de l'Intérieur de faire appliquer une loi adoptée la semaine passée. Cet ordre intervient alors sept hommes soupçonnés d'avoir agressé des femmes dimanche au Caire ont été arrêtés.

    Cette nouvelle législation punit le harcèlement sexuel d'une peine de prison d'au moins six mois ou d'une amende d'un montant minimum de 3000 livres égyptiennes (environ 380 francs).


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  • Modi promet la «tolérance zéro» pour les agressions de femmes

    Le nouveau gouvernement de Narendra Modi a promis d'endiguer les violences faites aux femmes en Inde. Le récent viol en réunion et le meurtre de deux adolescentes avait provoqué une vague d'indignation.

    M. Modi a aussi promis des toilettes et de donner de l'électricité dans tous les foyers d'un pays où près de la moitié de la population doit aller se soulager dans la nature.

    Ces promesses ont été faites lors d'un discours au parlement du président Pranab Mukherjee qui a développé les principales promesses du nouveau gouvernement nationaliste hindou conduit par Modi, largement vainqueur des législatives en mai.

    «Le gouvernement aura une politique de tolérance zéro envers les violences faites aux femmes et va renforcer le système judiciaire pour sa mise en oeuvre effective», a dit le président devant le Parlement.

    Viols évoqués par des gouvernements régionaux

    Et l'Inde «ne doit pas tolérer l'indignité de logements sans toilettes», a-t-il aussi ajouté, promettant que les foyers seraient connectés à l'eau et l'électricité d'ici 2022.

    Ces promesses sont intervenues après le viol en réunion fin mai de deux adolescentes de 12 et 14 ans dans un village de l'Etat de l'Uttar Pradesh retrouvées pendues.

    Les deux adolescentes ont été agressées alors qu'elles se rendaient dans un champ pour aller aux toilettes, dans l'obscurité, ont souligné leurs proches.

    Dimanche, un haut responsable du parti du Premier ministre, Ramsevak Paikra, ministre de l'Intérieur de l'Etat de Chhattisgarh (centre), avait estimé que les viols intervenaient «par accident». Un de ses collègues et homologue de l'Etat du Madhya Pradesh, Babulal Gaur, avait lui affirmé auparavant que les viols sont «parfois condamnables, parfois non».

    Procès récemment

    Le durcissement des lois décidé après le viol en réunion dans un bus et le décès d'une étudiante à New Delhi fin 2012 n'est pas parvenu à enrayer les agressions sexuelles que subissent les femmes en Inde. Un viol intervient toutes les 22 minutes dans le pays, selon les chiffres du gouvernement.

    Et trois mois après ce viol de New Delhi, une Suissesse de 39 ans qui effectuait avec son mari un voyage à vélo à travers l'Inde avait subi une agression similaire dans l'Etat du Madhya Pradesh. Les six agresseurs ont été condamnés à la prison à vie en juillet dernier.

    Le gouvernement s'est lui par ailleurs engagé à réserver un tiers des sièges au Parlement et aux assemblées régionales pour les femmes, a également dit le président, un engagement pris déjà par les précédents gouvernements.


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  • CHAK 367 (Pakistan) - La police pakistanaise a annoncé vendredi 30 mai 2014 l'arrestation de quatre hommes pour le meurtre de la jeune femme enceinte battue à coups de briques par sa propre famille dans une grande ville du pays, une affaire qui suscite une vague d'indignation.

    Farzana Parveen, 25 ans, avait été lapidée mardi matin devant un tribunal de Lahore, mégapole de dix millions d'habitants, par près d'une trentaine de membres de sa famille opposés à son mariage avec un agriculteur local.

    Ce meurtre sordide a suscité une vague d'indignation et révélé l'horreur des crimes d'honneur et la fragilité du statut de la femme dans certains milieux au Pakistan, pays où les mariages sont le plus souvent arrangés par les familles.

    La police avait arrêté mardi le père de Farzana en lien avec ce meurtre, mais le Premier ministre Nawaz Sharif a exhorté depuis les autorités du Penjab, province dont Lahore est la capitale, a des résultats urgents dans cette affaire.

    L'équipe spéciale d'enquête mise sur pied par la police... a arrêté quatre hommes de plus, un oncle et deux cousins de la femme assassiné, et un chauffeur, a déclaré vendredi à l'AFP un haut responsable de l'enquête, Zulfiqar Hameed.

    Le ministre en chef du Penjab, Shahbaz Sharif, le frère de Nawaz Sharif, a annoncé des procédures accélérées dans cette affaire tombée sous la coupe de la loi antiterroriste.

    - Mourrez dans la souffrance! -

    Dans un rebondissement aussi inattendu que macabre, le veuf de la jeune femme, Mohammad Iqbal, un fermier de 45 ans, a avoué avoir tué sa première épouse.

    J'étais amoureux de Farzana. Et c'est à cause de cet amour que j'ai tué ma première femme... en l'étranglant, a-t-il déclaré à l'AFP.

    Un jour je me rendais chez Farzana, mais ma femme m'a bloqué le passage d'une façon qui m'a rendu furieux. Je ne voulais pas la tuer, je regrette mon geste, a-t-il plaidé, lorsqu'il a été rencontré dans le hameau poussiéreux de Chak 367, situé à une cinquantaine de kilomètres de Lahore.

    Mais l'assassin avait été rapidement libéré après avoir payé la diya, le prix du sang, une disposition controversée de la loi pakistanaise qui permet à un meurtrier d'échapper à la justice en payant une compensation à la famille de sa victime.

    Aujourd'hui du côté de la victime, l'homme ne veut toutefois pas pardonner la famille de Farzana dans l'espoir de toucher la diya.

    Au contraire, ceux qui ont tué ma femme à coups de briques devraient eux aussi être tués à coups de briques et devant moi. S'ils meurent dans la souffrance, je serai heureux, s'emporte-t-il.

    - Un problème de dot -

    Ce père de cinq enfants issus de son premier mariage affirme avoir séduit Farzana et convaincu sa famille de bénir leur union.

    Mais la famille de la jeune femme s'y est finalement opposée non pas en raison de son passé d'assassin, mais du montant de la dot, jugé insuffisant.

    En dépit des pressions, le couple s'est marié en janvier dans la ville industrielle de Faisalabad, sorte de Manchester du Penjab, avec ses rangées interminables d'usines.

    Mais la famille de Farzana a porté plainte contre son mari pour avoir kidnappé leur fille. Farzana a finalement été lapidée par les siens, devant des policiers impassibles, alors qu'elle se rendait au tribunal pour témoigner dans cette affaire.

    Près de 1.000 femmes ou adolescentes ont été tuées l'an dernier pour avoir déshonoré leur famille, selon la Commission pakistanaise des droits de l'Homme qui dénonce l'impunité dont jouissent les auteurs de ces meurtres.

    Au Pakistan, des lois en vigueur depuis le début des années 2000 interdisent les mariages forcés et pénalisent les crimes d'honneur, mais se heurtent souvent à des coutumes ancestrales, une interprétation rigoriste de l'islam ou l'indifférence de la police.


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