• Mladic condamné à la perpétuité

    Pas content le boucher des Balkans à l'énoncé du verdict...

    Celui que l'on a surnommé le «boucher des Balkans» a été reconnu coupable du génocide de Srebrenica par le Tribunal pénal international.

    L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, surnommé le «boucher des Balkans», a été condamné mercredi à la pérpétuité par la justice internationale pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il a été reconnu coupable de dix chefs d'accusation. «Pour avoir commis ces crimes, la chambre comdamne M. Ratko Mladic à la prison à vie», a déclaré le juge Alphons Orie.

    «Une victoire capitale pour la justice»

    Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a salué mercredi la condamnation de Ratko Mladic, qu'il a qualifiée de «victoire capitale pour la justice». «Mladic est la quintessence du mal», a estimé Zeid Ra'ad Al Hussein, qui appartenait à la Force de protection de l'ONU dans l'ex-Yougoslavie entre 1994 et 1996.

    «Ce verdict est un avertissement aux auteurs de tels crimes qu'ils n'échapperont pas à la justice, aussi puissants soient-ils, et quel que soit le temps qu'il faudra. Ils devront rendre des comptes».

    Evacué

    Quelques instants avant sa condamnation, Ratko Mladic a été évacué de la salle d'audience du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye, après s'être levé et avoir crié aux juges qu'ils mentaient.

    Le juge Alphons Orie a ordonné que l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie soit évacué après avoir refusé d'accéder à la demande de la défense d'interrompre les procédures en raison de la tension artérielle trop élevée de l'accusé. «Ils mentent. Vous mentez. Je ne me sens pas bien», a crié Ratko Mladic, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

    L'accusé a ensuite été installé dans une pièce adjacente pour écouter la suite du jugement alors que la défense demandait que sa tension artérielle soit à nouveau mesurée, après avoir tenté en vain des jours durant de reporter ce verdict historique. Plus de vingt ans après la guerre (1992-1995) qui a fait plus de 100'000 morts et 2,2 millions de déplacés, l'homme de 74 ans s'est présenté devant le tribunal alors qu'il avait laissé planer le suspense quant à sa présence.

    Sourire et pouce levé

    A son arrivée dans la salle d'audience, le «Boucher des Balkans» avait levé un pouce, souriant aux objectifs des photographes. Costume sombre et cravate rouge carmin satinée, il a ensuite refusé de se lever lorsque les juges sont entrés, saluant plutôt sa famille dans la galerie du public, dont son fils Darko Mladic.

    Tantôt esquissant un sourire, tantôt faisant non de la tête, le général Mladic a demandé une pause pour aller aux toilettes après 40 minutes, son avocat interrompant le juge Alphons Orie en pleine lecture du jugement. «Je suis très inquiet pour sa santé», a confié son fils à l'AFP durant l'interruption. «Ils sont en train de prendre sa tension artérielle.»

    Le juge Orie avait commencé à énumérer les faits de l'affaire, décrivant notamment la mort de 24 détenus morts asphyxiés, privés d'eau et forcés à consommer du sel avant un transfert de neuf heures vers un centre de détention. «De nombreux auteurs qui ont capturé des musulmans bosniens ont montré peu ou pas de respect pour la vie humaine, ni dignité», a dit le juge. «Les circonstances étaient brutales», a-t-il souligné. «Ceux qui ont tenté de défendre leur maison faisaient face à une force sans pitié. Des exécutions de masse ont eu lieu et certaines victimes ont succombé après avoir été battues.»

    «Le moindre regret»?

    Aux premières heures de la matinée, un petit groupe de manifestants - des survivants et proches des victimes disparues pendant la guerre en Bosnie - s'étaint rassemblés à la lueur des caméras sur une place devant le tribunal international.

    Une dizaine de policiers patrouillaient sur la place devant l'enceinte, où ont été affichées des photos de 300 jeunes hommes, époux et fils, tués par les forces de Ratko Mladic, sous les yeux des familles et de journalistes venus du monde entier. «J'espère que justice sera faite avec ce verdict, pour que les gens ne souffrent plus», a déclaré à l'AFP Fikret Alic, qui a connu le froid et la faim dans un camp au nord-ouest de la Bosnie en 1992.

    Le TPIY, créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans, connaît ce mercredi «l'un des jugements les plus importants de (son) histoire», avant de fermer définitivement ses portes le 31 décembre, a déclaré le procureur Serge Brammertz. L'accusation a requis la perpétuité. La défense son acquittement: l'ancien chef militaire lui-même n'a jamais concédé une once de culpabilité.

    Entre héros et boucher

    Aujourd'hui encore, l'homme divise toujours en Bosnie. Accusé à La Haye d'être le «cerveau derrière le meurtre de milliers de personnes», il est toujours une «idole» chez lui en Republika Srpska, l'entité des Serbes de Bosnie.

    Ratko Mladic, avec son alter ego politique Radovan Karadzic, est considéré comme un «architecte de la politique de nettoyage ethnique» d'une partie de la Bosnie, selon M. Brammertz. «Nous verrons aujourd'hui», a déclaré à l'AFP Munira Subasic, présidente de l'association des Mères des enclaves de Srebrenica et de Zepa, peu avant l'audience. «Sera-t-il jugé coupable ou sera-t-il vu comme un héros?»

    Ratko Mladic a été inculpé le 25 juillet 1995, quelques jours après le massacre de près de 8000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica (nord-est) pour lequel il est accusé de génocide. Lui sont également reprochés l'enlèvement d'employés des Nations unies et le siège de Sarajevo, long de 44 mois, au cours desquels 10'000 personnes ont été tuées.

    Arrêté chez un cousin au terme d'une cavale de seize ans et transféré à La Haye, son procès aura duré cinq ans. 523 jours.  

     


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  • Bogota, le 16 novembre (Notimex).- La Cour Internationale de justice de la Haye a accepté deux demandes reconventionnelles que la Colombie a déposées contre le Nicaragua dans le cadre du processus appelé violations alléguées des droits souverains et des espaces maritimes dans la mer des Caraïbes, a déclaré aujourd'hui le ministère des affaires étrangères dans ce Capital.

    « Les demandes reconventionnelles sont en cours » devant le Tribunal depuis novembre 2013. La décision de la Cour est rendue en réponse aux objections du Nicaragua à l'encontre des demandes reconventionnelles présentées par la Colombie.

    En admettant ces deux demandes reconventionnelles, la Cour analysera les allégations colombiennes selon lesquelles : « Le Nicaragua a violé les droits de la pêche artisanale des habitants de l'archipel, en particulier de la communauté des racines, d'accéder et d'exploiter leurs banques de pêche traditionnelles ».

    Le Nicaragua a publié « un décret contraire au droit international relatif aux points et lignes de base à partir desquels il mesure ses espaces maritimes dans la mer des Caraïbes, cherchant à statuer de manière unilatérale dans les zones marines au détriment de la Colombie », a déclaré Le communiqué de la chancellerie.

    La plus haute cour "a reconnu que la population de l'archipel est un protagoniste principal et a accepté que ses droits de pêche historiques doivent être considérés dans le cadre du processus." « En outre, il peut y avoir des irrégularités dans les règlements nicaraguayens, qui seront examinés plus en détail. »

    D'autre part, les questions soulevées par la Colombie « en ce qui concerne les obligations internationales relatives à la protection du milieu marin dans la région de la mer des Caraïbes, ainsi que l'importance de préserver l'habitat des habitants de l'archipel », "ils continueront à faire partie de la défense de la Colombie."

    Le gouvernement colombien «ne connaît pas encore le texte intégral de la Providence, cependant, il a déjà été notifié de la décision prise par la Cour », a déclaré le ministère des affaires étrangères.


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  • Six membres de l'équipage d'un cargo d'une société de transport allemande, dont le capitaine, ont été enlevés au large du Nigeria, au sud de Port Harcourt, a-t-on appris lundi soir par des agences de sécurité maritime.

    "Le cargo DEMETER a été attaqué par des pirates le 21 octobre aux alentours de 0600 UTC (07h00 du matin, heure locale) dans le sud de Port Harcourt, au niveau du terminal de Bonny", a déclaré l'agence internationale Sea Guardian dans un communiqué lundi.

    "Huit pirates arrivés en bateau rapide ont pris le cargo d'assaut et ont kidnappé six membres de l'équipage, dont le capitaine (...) avant de quitter le DEMETER", note le rapport sur la sécurité des mers.

    Le cargo, appartenant à la société allemande de transport maritime Peter Döhle Group mais amarré au Libéria, était en provenance de la Guinée Equatoriale.Il a été attaqué "alors qu'il entrait dans le port de Onne (sud-est du Nigeria)", selon un communiqué de MTI Network obtenu par l'AFP.

    "Les 12 autres membres de l'équipage sont sains et saufs et le cargo s'est rendu dans des eaux sécurisées" après l'incident, selon l'agence basée à Rotterdam.

    Le groupe Peter Döhle n'a pas souhaité révélé la nationalité des personnes enlevées "pour des raisons de sécurité".

    Dans un rapport publié la semaine dernière, le Bureau Maritime International (IMB) a recensé 121 incidents dans les mers internationales cette année, dont des tirs, des tentatives d'enlèvements et des détournements de bateau).

    "Le Golfe de Guinée (Afrique de l'Ouest) reste une zone dangereuse", bien que le nombre d'attaques aient diminué dans le reste du monde, selon IMB.

    "Les eaux du Nigeria sont particulièrement risquées, notamment au niveau de l'Etat de Bayelsa, Bonny Island et Port Harcourt", région d'extraction de pétrole du premier exportateur d'or noir du continent africain, où les enlèvements augmentent, d'après Pottengal Mukundan, directeur d'IBM, soulignant que la plupart des attaques ne sont pas rapportées et que leur nombre pourrait être beaucoup plus important.

    "39 des 49 membres d'équipage kidnappés cette année ont été enlevés dans les eaux nigérianes (...) et les 10 restants ont été enlevés à moins de 60 noeuds (environ 110 km) du pays", note le rapport.

    Alors que la situation s'est apaisée dans le Golfe d'Aden, à l'est du continent, c'est désormais le Golfe de Guinée - et ses 5.700 km de côtes - qui fait figure de nouvel épicentre de la piraterie maritime en Afrique.


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  • Conférence sur le climat pour maintenir l'ambition de l'Accord de Paris

    L'Onu à Bonn

    Un an après l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris sur le climat, la Conférence de Bonn, qui débute le 6 novembre 2017 en Allemagne, sera l'occasion aux nations du monde entier d'afficher leur ambition en matière d'action climatique et montrer leur détermination à respecter leurs promesses.

    « Alors que Paris a représenté l'un de ces moments où le meilleur de l'humanité est parvenu à un accord important pour notre avenir collectif, Bonn nous permettra d'aller de l'avant pour remplir cette promesse », a déclaré la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, en marge d'une réunion ministérielle organisée le 17 octobre 2017 à Fidji pour préparer la Conférence de Bonn. « Nous manquons de temps pour changer les choses. Face à cela, nous devons accroître considérablement nos efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et notre empreinte carbone ».

    L'Accord de Paris, qui a été adopté par les 196 Parties à la CCNUCC en décembre 2015 à Paris, appelle les pays à lutter contre le changement climatique en visant à limiter la hausse de la température mondiale en-dessous de 2 degrés Celsius et à s'efforcer de ne pas dépasser 1,5 degré Celsius.

    Il y a un an, la Conférence de Marrakech sur le climat s'était conclue par la 'Proclamation de Marrakech pour l'action en faveur du climat et du développement durable', dans laquelle les Etats parties à la CCNUCC affirmaient leur « engagement » à « la mise en œuvre complète » de l'Accord de Paris. Aujourd'hui, 169 Parties ont ratifié cet accord.

    A la Conférence de Bonn, appelée aussi COP 23, les pays chercheront à avancer dans l'élaboration du règlement d'opérationnalisation de l'Accord de Paris. La Conférence, qui durera jusqu'au 17 novembre, est présidée par Fidji, un Etat insulaire particulièrement affecté par l'impact du changement climatique.

    « Jamais notre travail n'a été aussi indispensable. Nous voyons cela en ce qui concerne les phénomènes météorologiques extrêmes affectant presque tous les continents à travers le monde », a dit Mme Espinosa.

    Le Président de la COP 23 et Premier ministre de Fidji, Frank Bainimarama, est du même avis. « Nous ne pouvons plus ignorer cette crise. Que ce soit les incendies en Californie, au Portugal et en Espagne, les inondations au Nigéria, en Inde et au Bangladesh, la fonte spectaculaire de l'Arctique, la banquise qui se casse en Antarctique, les récents ouragans qui ont dévasté les Caraïbes et le sud des États-Unis (...) Il est difficile de trouver un endroit du monde qui ne soit pas affecté par ces événements », a-t-il dit lors de la réunion ministérielle pré-COP à Fidji.

     

    Les concentrations de CO2 dans l'atmosphère ont augmenté à un rythme record

    Dans un point de vue commun publié en octobre 2017, Mme Espinosa, l'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD, Achim Steiner, et le Représentant spécial du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe, Robert Glasser, estiment que la Conférence de Bonn « offre une opportunité non seulement d'accélérer la réduction des émissions, mais aussi de soutenir le travail sérieux consistant à s'assurer que la gestion du risque climatique est incluse dans la gestion des risques de catastrophe dans son ensemble ».

    Quelques jours avant la Conférence de Bonn, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié des données montrant que les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2), responsable du réchauffement climatique, ont augmenté à un rythme record en 2016, atteignant le niveau le plus élevé depuis 800.000 ans.

     

    Un segment de haut niveau avec la participation de chefs d'Etat et de gouvernement

    La Conférence de Bonn comprendra toute une série de réunions et d'évènements, dont le segment de haut niveau, le 15 novembre et le 16 novembre, auquel participeront des chefs d'Etat et de gouvernement, des ministres, ainsi que le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

    M. Guterres a invité les dirigeants à envisager de se faire les champions de six domaines à fort impact lors d'un Sommet sur le climat en 2019. Ces domaines sont l'investissement dans les technologies propres, la tarification du carbone à maturité, la transition énergétique, l'atténuation des risques et le renforcement de la résilience, l'augmentation de la contribution des acteurs nationaux et des entreprises et la mobilisation de la finance climatique.

    « En mettant l'accent sur ces secteurs, nous pouvons réduire considérablement l'écart entre là où nous sommes et là où nous devons être. Accroître l'ambition est la seule façon de maintenir la température mondiale bien en-deça de 2 degrés Celsius et près de 1,5 degré », a déclaré la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Amina J. Mohammed, lors de la réunion pré-COP de Fidji.

    Parmi les évènements parallèles de la COP 23, plusieurs d'entre eux sont organisés dans le cadre du Partenariat de Marrakech pour l'action climatique mondiale pour montrer comment des villes, des régions, des entreprises du secteur privé et des investisseurs s'efforcent de mettre en œuvre l'Accord de Paris dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'agriculture, des océans et zones côtières, des établissements humains, du transport, de l'industrie, et des forêts.


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  • Les Etats-Unis envisagent de renforcer leur posture militaire en Afrique

    Plusieurs responsables américains ont fait savoir que les Etats-Unis comptaient renforcer leur posture militaire en Afrique. 

    Les Etats-Unis envisagent de renforcer leur posture militaire en Afrique pour traquer les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui cherchent à se repositionner après la chute de leur "califat" aux confins de la Syrie et l'Irak, selon plusieurs responsables américains.

    Après la chute de Raqa et de Mossoul, "l'Afrique est l'un des endroits où nous savons que l'ISIS espère renforcer sa présence", a indiqué lundi le chef d'état-major américain, le général Joe Dunford, utilisant une autre dénomination pour l'EI. "Nous savons à quel point la Libye et le Sinaï sont importants pour l'EI. Nous savons à quel point ils ont essayé de s'établir en Afrique de l'Est et bien sûr, nous parlons maintenant de l'Afrique de l'Ouest", a-t-il ajouté au cours d'un point de presse consacré à l'enquête en cours sur l'embuscade ayant coûté la vie à quatre militaires américains le 4 octobre au Niger. "Nous allons faire des recommandations au ministre" de la Défense Jim Mattis et au président Donald Trump "sur la répartition des unités nécessaires pour répondre au niveau de menace que nous évaluons", a poursuivi le chef d'état-major qui doit présider mardi à Washington une réunion avec les représentants militaires de 75 pays pour "discuter de la prochaine phase de la campagne militaire" contre l'EI.

    Vendredi 20 octobre 2017, le sénateur républicain Lindsey Graham avait été encore plus clair: "La guerre est en train de se déplacer. Nous allons assister à davantage d'actions en Afrique", avait-il déclaré à la presse à la sortie d'un entretien avec M. Mattis. L'Afrique est déjà la deuxième zone d'intervention dans le monde des Forces spéciales américaines, après le Proche-Orient. Ces unités d'élites y sont chargées de former les militaires locaux à la lutte anti-terroriste. Ils ne sont pas sensés partir en mission avec les militaires locaux quand il y a un risque de combat, a souligné le général Dunford.

    Mais ces règles d'engagement "vont changer dans le cas des opérations anti-terroristes", a prévenu Lindsay Graham, laissant entendre que les soldats américains sur le terrain seraient autorisés à tirer les premiers sur des "cibles terroristes", ce qui n'est pas le cas actuellement. La guerre "est en train de se déplacer", a confirmé le général Dunford lundi. "Je ne suis pas sûr qu'on puisse dire qu'elle se déplace vers l'Afrique seulement. Nous sommes confrontés à un défi qui s'étend de l'Afrique de l'Ouest à l'Asie du Sud-Est". "Je pense que l'ISIS va tenter d'établir une présence physique ailleurs qu'en Irak ou en Syrie, maintenant qu'ils ont perdu leur califat de Raqa et Mossoul", a-t-il expliqué. "C'est bien pourquoi nous conduisons les sortes d'opérations que nous avons au Niger, pour nous assurer que les forces locales ont la capacité de l'empêcher".

    Les Etats-Unis soutiennent l'opération militaire française Barkhane dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso), laissant à la France la tâche de mener le combat contre les groupes islamistes radicaux dans cette région avec les alliés africains.  Les Etats-Unis apportent notamment du ravitaillement aérien pour les avions français et échangent du renseignement avec les Français. Même si la présence de soldats américains en Afrique est peu connue de l'opinion publique américaine, les Etats-Unis ont 6.000 hommes déployés dans 53 pays du continent, notamment au Tchad, en République démocratique du Congo, en Ethiopie, en Somalie, en Ouganda, au Rwanda et au Kenya.  Les effectifs des forces spéciales américaines varient fréquemment car leurs missions sont courtes mais, au moment des faits, 800 d'entre eux étaient déployés au Niger, ce qui en fait la force américaine la plus importante en Afrique. Malgré l'embuscade de début octobre, "notre intention est de continuer les opérations là-bas", a assuré le général Dunford.


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  •  Nouvelles négociations pour un sanctuaire marin

    Un pacte avait été signé en 2016 par plusieurs pays. La France et l'Australie veulent aujourd'hui étendre l'accord signé pour une autre zone.

    L'Australie et la France ont relancé le 16 octobre 2017 les efforts en vue de la création d'un vaste sanctuaire marin dans les eaux de l'Antarctique. Les deux pays espèrent capitaliser sur un accord historique forgé en 2016 pour une autre zone protégée.

    Les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) sont réunis à Hobart, sur l'île australienne de Tasmanie, jusqu'au 27 octobre pour leur sommet annuel.

    En 2016, un consensus avait été trouvé pour la création du plus grand sanctuaire marin au monde, en mer de Ross, sur plus de 1,55 million de kilomètres carrés, soit une aire plus vaste que la France, l'Italie, le Benelux, l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche réunis. Ce projet avait été présenté par la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis.

    Un million de km2

    La CCAMLR n'était cependant pas parvenue à trouver un consensus sur un deuxième projet, présenté par la France et l'Australie, et portant sur une Aire marine protégée (AMP) couvrant un million de km2 dans l'est de l'Antarctique.

    «Décider cette année de la création d'une AMP dans l'est de l'Antarctique permettrait vraiment d'avancer vers l'objectif d'un réseau entier d'AMP en 2020», a déclaré Andrea Kavanagh, chargée de l'Antarctique au sein de l'ONG Pew Charitable Trusts.

    Les AMP sont, selon la définition de la CCAMLR, des zones marines dans lesquelles les ressources naturelles font l'objet d'une protection totale ou partielle.

    Protéger la biodiversité

    Elles ont pour objectif de protéger les espèces marines, la biodiversité, l'habitat, les secteurs d'alimentation et les nurseries et, dans certains cas, de préserver des sites historiques et culturels.

    Le projet de créer un réseau d'AMP dans l'océan Antarctique remonte à 2009. Mais les négociations en vue de sa création ont été laborieuses, en raison notamment des blocages de la Chine et de la Russie sur la question des droits de pêche.

    3e projet en discussion

    Un troisième projet avancé par l'Allemagne est également en discussion. Il porte sur la mer de Weddell. L'Argentine et le Chili devraient avancer un quatrième projet de 94'000 kilomètres carrés dans l'ouest de la péninsule Antarctique, dans le sud de l'arc du Scotia.

    L'océan Antarctique, qui représente 15% de la surface des océans, abrite des écosystèmes exceptionnels, riches de plus de 10'000 espèces uniques, en bonne partie préservés des activités humaines mais menacés par le développement de la pêche et de la navigation.

    La CCAMLR rassemble 24 Etats et l'Union européenne. Basée à Hobart, elle prend ses décisions par consensus.


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  • Violence

    Qui peut se douter que l’on recense plus de 400 conflits dans le monde, dont une grosse moitié ayant donné lieu à des affrontements violents ? L’Institut de recherche sur les conflits de Heidelberg (Allemagne) les recense.

    Par exemple, le Mozambique, le Congo, la Nouvelle-Guinée et la Birmanie sont en proie depuis des années à de violents affrontements.

    Au Mozambique, un conflit continu

    L’ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992, un million de morts), la Renamo (Résistance nationale mozambicaine), a repris le maquis dans le centre du pays en 2012. Elle exige un plus grand partage des richesses et du pouvoir alors que la Frelimo (Front de libération du Mozambique) dirige le Mozambique depuis l’indépendance en 1975. Plusieurs trêves ont été signées entre les deux camps mais les tensions et les conflits armés resurgissent régulièrement, comme à l’été 2015.

    Ce conflit a une coloration nettement sociale, opposant les inclus et les exclus du développement, le Frelimo accaparant les ressources du pays. Le leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, a proclamé en décembre 2016 un cessez-le-feu après l’échec d’une médiation internationale. Au mois d’août, il a rencontré le président Filipe Nyusi dans les montagnes du Gorongosa, au centre, où il vit retranché depuis deux ans. Une autre rencontre est annoncée prochainement pour finaliser un futur accord.

    Souhaitant surtout ne pas inquiéter les investisseurs intéressés par l’immense potentiel gazier du pays, Maputo ne fait pas grande publicité sur cette crise. D’autant que le régime est secoué depuis 2016 par un scandale provoqué par l’achat pour 2 milliards de dollars de matériel militaire financé par un prêt caché aux députés et aux bailleurs de fonds.

    Il y a deux semaines, l’ONU a accusé le Mozambique d’acheter des armes à la Corée du Nord pour un montant de 6 millions de dollars, malgré l’embargo qui frappe Pyongyang.

    Au Congo-Brazzaville, la guerre du Pool

    À la suite de la réélection controversée de Denis Sassou N’Guesso, au mois de mars 2017, l’armée congolaise s’est déployée dans la région du Pool, un département du sud du Congo-Brazzaville. Officiellement, elle y pourchasse Frédéric Bintsamou, alias « pasteur Ntumi », l’ancien chef des « Ninjas ». Ce groupe armé avait déjà combattu dans le Pool entre 1998 et 2005. Après avoir déposé les armes, pasteur Ntumi avait pris des responsabilités politiques en 2007 auprès de Denis Sassou Nguesso.

    Accusé par le régime d’être le responsable des violences qui ont frappé Brazzaville le 5 avril 2016, faisant 17 morts, le rebelle s’est enfui dans le Pool rejoindre ses soutiens. Les deux camps s’affrontent, depuis, sans avoir les moyens de se vaincre. Des témoins et des ONG de défense des droits de l’homme accusent les troupes gouvernementales d’exactions et d’user de la force sans se préoccuper des civils (bombardements, hélicoptères d’attaque).

    Le comportement des rebelles est aussi dénoncé. Les journalistes ne sont pas autorisés à se rendre dans le Pool. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et les organisations des droits de l’homme n’y ont pas accès.

    Plusieurs districts sont totalement isolés. Cette crise aurait fait 81 000 déplacés (soit le tiers de la population du Pool) et 138 000 personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon l’ONU.

    En Nouvelle-Guinée, la révolte des Papous

    L’Organisation pour une Papouasie libre (OPM) est un mouvement séparatiste de Papua, nom indonésien de la Nouvelle-Guinée occidentale, une entité rattachée à l’Indonésie en 1963 après avoir été hollandaise.

    En 1967, le gouvernement indonésien signe un contrat minier avec la société américaine Freeport. Celle-ci découvre en 1988 les troisièmes réserves les plus importantes au monde pour le cuivre et les deuxièmes pour l’or. Les revenus seront partagés avec le gouvernement central. De nombreux Papous se sentent victimes de discrimination. C’est dans ce contexte que l’OPM mène une guerre de basse intensité.

    En 2001, l’assassinat du leader indépendantiste Theys Eluay porte un coup dur à l’OPM. À partir de 2008, on assiste à une recrudescence des actes de guérilla contre l’armée indonésienne. Le 14 décembre 2011, la police indonésienne parvient à attaquer le quartier général d’une cellule de l’organisation, tuant 14 séparatistes. En 2014, l’action se porte sur le terrain politique. Les indépendantistes fondent un parti, le Mouvement uni pour la libération de la Papouasie occidentale. En 2011, un bilan fait état de 100 000 déplacés et de 150 000 à 400 000 tués depuis le début de l’insurrection dans les années 1960. L’accès du territoire est très difficile pour les étrangers, ce qui rend les observations quasi nulles.

    En Birmanie, des conflits persistants

    En Birmanie, la crise des Rohingyas est médiatisée, mais elle n’est pas la seule qui frappe ce pays. On note une persistance de conflits armés, avec des minorités ethniques dans le Nord et l’est du pays et les violations des droits de l’homme qui les accompagnent, notamment dans les États Shan et Kachin.

    Dans ces régions proches de la frontière chinoise, des combats se poursuivent depuis des décennies entre plusieurs guérillas ethniques et l’armée birmane. En 2011, par une attaque des postes de contrôle de l’Armée d’indépendance kachin (KIA), l’armée birmane mettait fin à dix-sept ans de cessez-le-feu dans la région. Depuis, la situation se dégrade. Dans l’État Kachin, plus de 86 000 personnes vivent dans 140 camps de déplacés internes, et 20 000 personnes se sont réfugiées en Chine. Dans le nord de l’État Shan, près de 12 000 déplacés habitent dans 42 camps.

    Depuis août 2016, les offensives de l’armée birmane se sont multipliées. La KIA a refusé de signer un accord de paix. Le 20 novembre dernier, l’Alliance du Nord – dont la KIA fait partie – a lancé une attaque contre les militaires. Les troupes armées gouvernementales ont utilisé de l’artillerie lourde et des avions de chasse. Ces combats ont provoqué des vagues de déplacement obligeant les populations civiles à vivre dans des situations précaires.


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  • Le «défenseur de Srebrenica» a été acquitté

    L'ancien chef de guerre bosniaque Naser Oric et son compagnon d'armes, Sabahudin Muhic, étaient accusés d'avoir assassiné trois Serbes.

    Le «défenseur de Srebrenica», Naser Oric, a été acquitté lundi par un tribunal de Sarajevo d'accusations de crimes de guerre contre des Serbes lorsqu'il défendait l'enclave musulmane lors de la guerre de 1992-95.

    Désormais âgé de 50 ans, il a écouté le juge Saban Maksumic le déclarer innocent de l'assassinat de trois prisonniers serbes dans les alentours de Srebrenica. L'acquittement a également été prononcé pour Sabahudin Muhic, 49 ans, son frère d'armes pendant le conflit intercommunautaire.

    Ce verdict était très attendu pour des raisons opposées par les Bosniaques musulmans comme par les Serbes.

    Pour les premiers, Oric est le «héros» de la défense de l'enclave de Bosnie orientale, qui a tenu le siège imposé par les forces serbes jusqu'à la chute de juillet 1995.

    En quelques jours, les forces du «boucher des Balkans», Ratko Mladic, y avaient alors massacré 8000 hommes et adolescents bosniaques, un crime qualifié d'acte de génocide par la justice internationale.

    Pour les Serbes, qu'ils soient de Bosnie ou de Serbie voisine, Oric est un «assassin» qui a mené de 1992 à 1995 des attaques contre des villages serbes des alentours de Srebrenica, y commettant des crimes contre des civils et des prisonniers.

    Partialité

    Des associations de victimes estiment que 2.428 civils et militaires serbes ont été tués dans cette zone durant le conflit.

    Arrêté une première fois en 2003 et jugé pour ces crimes devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), à La Haye, Oric avait d'abord été condamné à deux ans de prison, pour ne pas avoir empêché meurtres et mauvais traitements.

    Mais il avait été acquitté en appel en 2008, le TPIY accordant d'importantes circonstances atténuantes à ce commandant inexpérimenté, désigné à ce poste à 25 ans. Le tribunal avait insisté sur les conditions de vie difficiles des milliers de Bosniaques réfugiés à Srebrenica après le début de l'offensive serbe en 1992.

    Son acquittement avait indigné Belgrade. Des responsables politiques et associations serbes avaient alors accusé le TPIY de «partialité».

    La justice serbe a émis en 2014 un mandat d'arrêt international contre Oric, l'accusant d'avoir mené «plusieurs attaques contre des villages serbes de la région de Srebrenica, afin de les vider de leur population serbe par l'intimidation, la torture et le meurtre».

    La Suisse l'avait arrêté un an plus tard, mais avait refusé de le remettre à la Serbie, après une vive bataille diplomatique entre Sarajevo et Belgrade. Les autorités bosniennes s'étaient alors engagées à le juger à Sarajevo.

    Le procès a débuté en janvier 2016. Oric et Muhic étaient accusés d'avoir assassiné trois Serbes, hors combat, entre juillet et décembre 1992.

    La pression de Belgrade

    Des témoins, dont un ancien soldat bosniaque qui a témoigné sous couvert d'anonymat, avaient affirmé qu'Oric avait égorgé une de ces trois victimes en juillet 1992. Ce que l'intéressé niait.

    Vinko Lale, président d'une association de prisonniers de guerre serbes, ne croyait guère en ce procès, «une farce, comme celui de la Haye». «Prendre seulement trois cas sur plus de 2.000 morts dans cette région est vraiment tragi-comique», dit-il.

    Kada Hotic, vice-présidente d'une association des mères de Srebrenica, dont des proches ont été tués dans le massacre de 1995, déplorait qu'en décidant de juger Oric, la justice bosnienne avait «cédé à la pression». Elle dénonce la volonté de Belgrade «d'équilibrer entre les deux communautés la responsabilité pour des crimes de guerre».

    Selon des associations serbes, aucun Bosniaque n'a à ce jour été condamné pour des crimes commis contre des Serbes dans la région de Srebrenica.

    Trois autres anciens soldats bosniaques sont jugés depuis avril 2016 à Sarajevo pour l'assassinat et la disparition d'une dizaine de prisonniers de guerre serbes de Srebrenica en juillet 1992.


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  • A Malte, une prise de conscience pour lutter contre la mer de plastique

    Les océans compteront bientôt plus de détritus en plastique que de poissons. Etats et entreprises prennent des engagements.

    Le temps de lire cette phrase, plus d’une demi-tonne de plastique aura été déversée dans la mer. A ce rythme – 400 kilos par seconde – «d’ici à 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons», a averti Federica Mogherini, à Malte, jeudi 5 octobre 2017. La cheffe de la diplomatie européenne donnait le coup d’envoi de la quatrième conférence internationale «Our Ocean» («Notre Océan»), organisée par l’Union sur la gouvernance des espaces maritimes.

    Pendant deux jours, politiques, scientifiques et militants écologistes ont dressé un bilan désastreux de l’état des océans, pointant notamment le problème du plastique. Impossible à éliminer par la nature, il s’y accumule partout, y compris dans les êtres vivants. «Nous sommes vraiment proches d’arriver au point où quel que soit le poisson pêché en mer que vous mangez, il contiendra du plastique», a alerté le prince Charles, personnellement très engagé sur les questions environnementales.

    29 substances toxiques dans le sang

    Les hommes ne sont pas épargnés: Emily Penn, jeune militante de l’ONG eXXpedition, a fait tester son sang. Des traces de 29 substances toxiques interdites par l’ONU, sur les 35 recherchées, y ont été trouvées. Elle les attribue notamment au plastique. La célèbre océanographe Sylvia Earle (vue dans le documentaire Mission Blue en 2014), s’est alarmée que «même la haute mer soit menacée par nos actions», rappelant par exemple que 90% des requins ont disparu.

    L’économie circulaire est la principale solution envisagée à Malte. Plutôt que de fabriquer des objets, les utiliser, parfois pour quelques secondes seulement, puis les jeter, il faut produire des objets réutilisables et recyclables, ce qui limite à la fois le gâchis de matières premières et la pollution. C’est l’objectif de la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur. Elle a convaincu plusieurs multinationales d’agir en ce sens: The Coca-Cola Company (qui produit 100 milliards de bouteilles en plastique chaque année, selon Greenpeace), PepsiCo, Marks Spencer, Unilever, Mars et Werner Mertz se sont engagés jeudi à utiliser uniquement des emballages «recyclables, réutilisables ou compostables d’ici à 2025 au plus tard».

    Efforts de transparence

    Encore faut-il que le plastique soit recyclé: moins de 30% des déchets collectés le sont effectivement dans l’Union européenne. En effet, il n’y a pas une, mais des matières plastiques, pas toutes recyclables et souvent mélangées dans un même emballage. Pour essayer de remédier à ce casse-tête, Unilever promet de publier la liste des composants utilisés pour conditionner ses produits d’ici à 2020.

    Un effort a également été consenti par les industriels du secteur. Le chimiste Borealis AG (plus de 1000 milliards de bénéfices en 2016) doit investir 19 millions d’euros (21,8 millions de francs) dans des projets liés au recyclage. Côté logistique, le groupe a également promis de ne plus perdre dans la nature les billes de plastique qui servent de base à ses produits – très petites, elles sont difficiles à récupérer et facilement ingérées par les poissons. Quant au géant américain Dow Chemical Company, dont les bénéfices se comptent aussi en milliards, il a promis de mettre sur la table… 128 000 euros (147 000 francs). De nombreux autres fonds de recherches ont été annoncés lors de la conférence, pour plusieurs dizaines de millions de francs.

    Gobelets en plastique dans le collimateur de l'UE

    L’Union européenne s’est engagée à ne plus utiliser de gobelets en plastique dans l’ensemble de ses locaux et réunions dès la fin de cette année. Le groupe de médias Sky a fait la même promesse. En France, les cotons-tiges, la vaisselle à usage unique et les cosmétiques qui contiennent des microbilles en plastique, présentes par exemple dans les exfoliants, seront interdits entre 2018 et 2020.

    Mais, a conclu Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne, «notre principal défi n’est pas la technologie ou l’argent […], c’est la connaissance, le changement collectif des comportements et la gouvernance». Autrement dit, aux citoyens la responsabilité d’arrêter de consommer du plastique – car, insiste Frans Timmermans, «les industriels nous disent que ce sont les consommateurs qui leur réclament des bouteilles en plastique aux couleurs vives. N’importe quoi!»


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  • Une femme dirigera des Marines au combat

    Une jeune lieutenante va devenir la première femme à commander un peloton des Marines américains sur le champ de bataille.

    Une femme va diriger des Marines américains au combat pour la première fois de l'histoire de ce prestigieux corps de l'armée américaine, a annoncé lundi 25 septembre 2017 le Pentagone. «Je suis fier de cet officier et de ceux de sa promotion», a indiqué le commandant du corps des Marines, le général Robert Neller, dans un communiqué.

    «Les Marines ont le droit de s'attendre à des officiers compétents et capables, et ils le méritent», a-t-il ajouté. Les officiers de cette promotion remplissent toutes les conditions pour se préparer à leur prochain défi, celui de diriger des Marines, «y compris au combat».

    Treize semaines d'entraînement

    Cette jeune lieutenante, qui a tenu à garder l'anonymat, est la première à avoir achevé avec succès les 13 semaines d'entrainement extrêmement physique que subissent les Marines pour pouvoir commander un peloton d'une quarantaine d'hommes au combat. Il n'est ouvert aux femmes que depuis avril 2016.

    Le Pentagone a publié une vidéo de l'entraînement de certains des 88 Marines ayant ainsi accédé au grade d'officier sur les 131 qui ont essayé. On y voit une jeune femme brune, les cheveux ramenés en arrière par un strict chignon et le visage caché par des lunettes noires.

    Une femme va diriger des Marines américains au combat pour la première fois de l'histoire de ce prestigieux corps de l'armée américaine, a annoncé lundi le Pentagone. «Je suis fier de cet officier et de ceux de sa promotion», a indiqué le commandant du corps des Marines, le général Robert Neller, dans un communiqué.

    «Les Marines ont le droit de s'attendre à des officiers compétents et capables, et ils le méritent», a-t-il ajouté. Les officiers de cette promotion remplissent toutes les conditions pour se préparer à leur prochain défi, celui de diriger des Marines, «y compris au combat».

    Treize semaines d'entraînement

    Cette jeune lieutenante, qui a tenu à garder l'anonymat, est la première à avoir achevé avec succès les 13 semaines d'entrainement extrêmement physique que subissent les Marines pour pouvoir commander un peloton d'une quarantaine d'hommes au combat. Il n'est ouvert aux femmes que depuis avril 2016.

    Le Pentagone a publié une vidéo (ci-dessous) de l'entraînement de certains des 88 Marines ayant ainsi accédé au grade d'officier sur les 131 qui ont essayé. On y voit une jeune femme brune, les cheveux ramenés en arrière par un strict chignon et le visage caché par des lunettes noires.

    Photos intimes sur les réseaux sociaux

    L'administration Obama a supprimé en 2016 les dernières discriminations en fonction du sexe dans l'armée, ouvrant aux femmes tous les postes de combat (forces spéciales, infanterie, blindés...), même les plus exposés. Le corps des Marines s'est montré le plus réticent à cette évolution. Il avait été secoué au printemps par un scandale après la diffusion sur des réseaux sociaux de photos intimes de femmes Marines, diffusées sans leur consentement par des collègues masculins.

     


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