• Une étude annuelle du bureau maritime international montre qu’en 2017, 180 actes de piraterie ont été recensés dans le monde, soit 11 de moins qu’en 2016. La zone la moins sûre du globe reste l’Asie du sud-est.

    Les mers ont été plus sûres en 2017. C’est le constat qui ressort de l’étude annuelle du Bureau International Maritime (BIM) basé à Londres. Entre janvier et décembre, 180 actes de piraterie réussis ou tentés ont été recensés à travers le globe.

    Les actes de piraterie ont donc diminué cette année encore, enregistrant sa 5e année de baisse après des années 2014, 2015 quasi stables. Depuis 2013, la piraterie a baissé d’environs 30 % sur l’ensemble de la planète.

    Les actes de piraterie en baisse dans le monde

    Trois régions du monde restent toutefois des endroits sensibles pour la navigation maritime. Avec en premier lieu, l’Asie du sud-est où pas moins de 76 actes ont été déclarés, soit 42 % des attaques du globe. Le pays le plus risqué pour les navires reste l’Indonésie avec 43 actes de piraterie suivi des Philippines, avec 22 attaques.

    Menace toujours présente des pirates somaliens

    L’autre point sensible du monde reste l’Afrique avec 57 attaques enregistrées sur le continent. La grande majorité d’entre eux se situent au large du Nigeria, avec 33 actes recensés. À l’est du continent, la Somalie continue de voir les pirates sévir sur leurs côtes. Seuls six événements figurent dans le rapport mais, ils ont été, à chaque fois d’une rare violence.

    De plus, d’autres actes dans la région sont imputables aux pirates somaliens car ils agissent souvent au large et alors que les bateaux sont en rythme de croisière. « Les incidents de 2017 montrent que les pirates somaliens gardent la capacité d’attaquer des navires marchand à plusieurs centaines de kilomètre de leurs côtes » s’inquiète Pottengal Mukundan, directeur du BIM.

    Le mode opératoire distingue d’ailleurs les actes de piraterie d’Asie et ceux d’Afrique. En Asie, la majorité des attaques se font sur des bateaux à l’ancre. Tandis qu’en Afrique, plus de 60 % de la piraterie s’effectuent sur des navires en navigation.

    Un nombre de décès en hausse

    Le dernier endroit du monde touché par les actes de piraterie est l’Amérique du Sud avec 24 actes notifiés dans le rapport. C’est le Venezuela qui capte la majorité de ces attaques au nombre de douze, suivi par la Colombie.

    Si la piraterie commise dans le monde a globalement diminué en 2017, elle a aussi connu un léger pic meurtrier avec trois décès enregistrés alors qu’il n’y en avait pas eu en 2016 et seulement un en 2015.

    En ce qui concerne les pays de rattachement des bateaux touchés par la piraterie, Singapour fait figure d’État le plus touché avec 56 navires attaqués. Pour compléter le podium, 22 navires attaqués étaient dirigés depuis l’Allemagne, ainsi que 22 autres rattachés à la Grèce.

    Enfin globalement, ce sont surtout des bateaux de taille importante qui sont pris à partie avec 23 conteneurs et 61 tankers, transportant des produits chimiques, pétroliers ou gaziers.


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  • La poursuite des criminels de guerre

    Le Tribunal pour l’ex-Yougoslavie, à La Haye, a achevé ses travaux jeudi. Mais en Bosnie, la poursuite des criminels de guerre continue, suivie de près par Bakira Hasecic, engagée dans l’aide aux femmes ayant subi des sévices sexuels.

    Trois femmes grillent une cigarette dans le froid de cette matinée de décembre. Un couple passe devant elles, s’engouffrant d’un pas ferme dans le petit bâtiment qui abrite le tribunal d’Etat de Bosnie-Herzégovine, à Sarajevo. Chacun regarde devant soi, le visage tendu. L’une de ces femmes, Bakira Hasecic, est la frêle porte-voix de ces milliers de Bosniennes, entre 20 000 et 50 000 selon les sources, victimes de viol pendant la guerre. L’homme à la tignasse blanche qui se présente à l’audience, libre et au bras de son épouse, c’est Luka Dragicevic, le commandant local pendant la guerre, entre 1992 et 1995, des forces serbes de Bosnie stationnées à Visegrad, une petite ville de l’est du pays qui a subi le nettoyage ethnique.

    Plus de vingt ans après la fin du conflit, les victimes, à l’instar de ces milliers de femmes violées regroupées au sein de l’association de Bakira Hasecic, n’ont pas renoncé à obtenir réparation. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie de La Haye (Pays-Bas), qui a jugé 161 accusés depuis 1993 et en a condamné 55, surtout des hauts responsables politiques et militaires, a fermé ses portes le 21 décembre. Désormais, les survivants et les familles de victimes comptent sur la cour d’Etat de Bosnie-Herzégovine pour que la justice passe. Depuis la création en 2005 d’une chambre dédiée aux crimes de guerre au sein de la juridiction bosnienne, 198 affaires impliquant 323 accusés ont été jugées en première instance. Il s’agit surtout de responsables locaux ou d’exécutants, comme Luka Dragicevic et la dizaine d’accusés comparaissant ce jour-là. Ils seraient environ 5 000 suspects à devoir encore répondre de leurs actes devant la justice. Les accusés sont condamnés dans 80 % des cas. La peine maximale prononcée est de quarante-deux ans de prison. La plus légère, d’un an et six mois.

    En droit international comme en droit bosnien, les crimes de guerre, contre l’humanité et les génocides sont imprescriptibles. Les tribunaux des deux entités composant la Bosnie depuis les accords de Dayton de 1995, la République serbe et la Fédération croato-bosniaque, sont également habilités à engager des poursuites pour crimes de guerre. «Les affaires de viols sont systématiquement jugées devant la cour d’Etat», précise Bakira Hasecic.

    Jetés dans la Drina

    Cheveux blond clair coupés courts, yeux verts inquiets, la sexagénaire observe ce matin l’arrivée des dix accusés, menottés pour certains. Parmi eux, figure Dragan Sekaric, déjà condamné pour meurtres et viols dans une autre affaire, notamment grâce au témoignage de Bakira et à celui de l’une des deux femmes qui l’accompagnent. Ces deux dernières ont été victimes de sévices sexuels au printemps 1992. Elles avaient alors 19 et 13 ans. Les accusés, eux, sont soupçonnés d’être impliqués dans le massacre de Strpci, un petit village des environs de Visegrad, la ville dont elles sont toutes originaires. En février 1993, des paramilitaires serbes ont fait arrêter un train parti de Belgrade en Serbie à destination de Bar au Monténégro pour en faire descendre les voyageurs non serbes. Dix-huit Bosniaques, un Croate et un passager présenté comme arabe, jamais identifiés à ce jour, ont été exécutés. Seuls quatre des corps, jetés dans la Drina, ont été retrouvés.

    Les trois femmes s’installent derrière la vitre séparant la salle d’audience de ce petit box réservé au public. A l’autre extrémité du rang ont déjà pris place les proches des accusés, dont l’épouse de Luka Dragicevic, vêtue de noir de pied en cap. Avec leurs rouges à lèvres, leurs brushings voyants et une veste de léopard négligemment jetée sur une chaise, les deux femmes qui accompagnent l’accusé semblent de trop dans ce tribunal. Pour éviter tout incident, un policier est en faction et une caméra filme l’audience. Précaution inutile ce matin : les deux groupes de femmes ne se jettent même pas un regard. Finalement, l’audience est reportée. Car les cinq témoins attendus, pour la plupart citoyens de la Serbie voisine, ne se sont pas présentés. «Ils ont peut-être été menacés, réagit Bakira. Je vais voir si on peut aider le procureur à retrouver des témoins.»

    «Des os brisés»

    «Ces procès sont importants pour les générations futures», commente Bakira Hasecic, dont l’association «Les femmes victimes de la guerre» compte des membres issus de toutes les communautés du pays. «C’est un message pour ceux qui seraient tentés de recommencer et qui doivent savoir que la justice les rattraperait.» Qu’il s’agisse de réunir des preuves pour permettre l’ouverture d’enquêtes ou de retrouver la trace de témoins ou de criminels présumés, Bakira Hasecic n’en est pas à son coup d’essai. La plaie de la guerre ne s’est jamais vraiment refermée. Au printemps 1992, un de ses voisins, policier, a fait irruption chez elle, accompagné de «tchétniks», des extrémistes serbes, pour lui faire subir, ainsi qu’à ses deux filles et son mari, «des tortures inimaginables». Aujourd’hui, le petit local abritant son association est situé au rez-de-chaussée d’un immeuble gris criblé de balles d’un quartier populaire de Sarajevo. Les murs sont tapissés de photos : une maison calcinée et un homme moustachu.

    Ce dernier, Radomir Susnjar, inculpé pour crimes de guerre par le parquet bosnien, s’est caché pendant des années dans la banlieue parisienne. Prochainement, il devrait être extradé à Sarajevo. «On n’a que deux ans d’écart, je le connais depuis toujours», commente Bakira Hasecic. L’ancien livreur est soupçonné d’avoir participé, le 14 juin 1992, au massacre de 59 civils bosniaques, dont «un enfant de deux jours qui n’avait pas eu le temps de recevoir un prénom», précise Bakira Hasecic. Ce jour-là, 66 personnes avaient été enfermées dans une maison pour y être brûlées vives.

    Bakira Hasecic a soigné l’une des sept personnes à avoir survécu: «Cette femme qui avait réussi à sauter par une fenêtre s’était cachée pendant trois jours dans un ruisseau. Elle est arrivée à travers les champs dans un village à côté de Visegrad, où nous étions cachés. D’elle émanait une odeur tellement forte qu’on ne pouvait pas l’approcher à cinq mètres, même après l’avoir lavée et désinfectée avec de l’alcool. Des vers s’échappaient de l’une de ses mains. Elle avait des os brisés.» Ensuite, en repérant le compte Facebook de la femme de l’accusé, la militante bosnienne a retrouvé la trace de Susnjar, disparu depuis des années.

    Frais de justice

    En Bosnie, où les criminels de guerre sont considérés comme des héros au sein de leurs communautés, la cour d’Etat, fondée sous l’impulsion des Nations unies, est honnie par les nationalistes de ce pays encore sous protectorat international. L’acquittement récent d’un commandant de l’armée bosnienne de la région de Srebrenica, Naser Oric, qui était accusé de crimes de guerre, a suscité la colère des leaders bosno-serbes. Comme l’élite politique bosno-croate, ils estiment que ce tribunal juge surtout des Serbes puis des Croates, et peu de Bosniaques. «C’est de la pure rhétorique nationaliste, dans la droite ligne des projets politiques de la Grande Serbie et de la Grande Croatie», tranche Refik Hodjic. L’ancien porte-parole du TPIY et du Tribunal de Bosnie-Herzégovine tient à rappeler le nombre de victimes civiles tuées pendant la guerre en Bosnie : 2 484 Croates, 4 178 Serbes et 31 107 Bosniaques. Par ailleurs, «peu de tribunaux dans le monde se retrouvent sous une telle loupe et sont aussi observés par nombre d’experts internationaux et locaux qui recherchent des failles. Ces juges sont professionnels», insiste Refik Hodzic.

    Malgré ce contexte d’hystérie nationaliste permanente, la justice suit son cours. Treize anciens combattants bosniaques de Konjic, en Herzégovine, soupçonnés de crimes de guerre, ont été arrêtés le 4 décembre. Une deuxième opération visant six autres Bosniaques, qui auraient assassiné 30  civils et prisonniers de guerre serbes, a été lancée dans la foulée, le 19 décembre, dans la région d’Ilijas et de Kakanj, au nord de Sarajevo. Ces suspects de crimes de guerre n’ont pas de soucis à se faire pour les frais de justice, qui seront pris en charge par les autorités. Ainsi, le Premier ministre du canton de Sarajevo, Elmedin Konakovic, qui rejette la possibilité que d’anciens combattants de l’armée bosnienne puissent être coupables, vient de décider d’allouer un budget de 300 000 marks convertibles (153 000 euros) pour leur défense.

    Une fois leur peine purgée, les criminels de guerre, forts de la considération de leurs concitoyens, occupent parfois des postes à responsabilité, à l’instar de l’ancien chef sécessionniste bosniaque Fikret Abdic, élu l’an dernier maire de Velika Kladusa, une ville située dans l’ouest du pays. Ce septuagénaire, allié des Serbes de Bosnie pendant la guerre, pourra tranquillement finir son mandat. En septembre, la Chambre des représentants, le Sénat bosnien, a rejeté un projet de loi visant à empêcher ceux qui ont été, comme lui, condamnés pour crimes de guerre d’accéder aux responsabilités politiques. «Quand nous avons réussi à revenir à Visegrad après la guerre, sous la protection des forces internationales stationnées en Bosnie, on a reconnu parmi les policiers des gens qui avaient tué et violé, se souvient Bakira Hasecic. Nous avons réussi à en faire licencier quelques-uns.» En Bosnie-Herzégovine, les victimes n’ont pas fini de se retrouver nez à nez avec leurs bourreaux.


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  • La justice refuse à des survivants de Nagasaki un statut officiel de victimes

    La Cour suprême du Japon a rejeté la demande de 387 survivants du bombardement de Nagasaki, qui demandaient à obtenir le statut de victimes officielles.

    Ils ont survécu à la bombe atomique de Nagasaki en 1945, mais ils ne se trouvaient pas dans le périmètre défini par les autorités pour obtenir le statut de victimes officielles: c'est du moins ce qu'a décidé lundi la Cour suprême du Japon.

    La Cour a rejeté la demande de 387 survivants qui se trouvaient à moins de 12 kilomètres de l'épicentre, mais en dehors de la zone reconnue par le gouvernement, selon la chaîne publique NHK et un porte-parole de la juridiction.

    Les survivants dans leur cas de figure peuvent uniquement recevoir des soins gratuits pour des troubles mentaux liés à la bombe et leurs complications, selon un responsable de la préfecture de Nagasaki, sur l'île de Kyushu (sud-ouest).

    Au total, 6278 personnes sont encore comprises dans cette catégorie, mais elles doivent vivre à Nagasaki pour recevoir ces traitements gratuits, a-t-il précisé à l'AFP.

    En revanche, les survivants officiellement reconnus comme victimes de la bombe "peuvent recevoir des soins pour presque tous les types de maladies, peu importe où ils vivent", a-t-il ajouté.

    "Je suis déçue", a déclaré à la NHK Chiyoko Iwanaga, une survivante de 81 ans à l'initiative du combat en justice pour l'extension de cette reconnaissance officielle.

    "Je ne sais pas comment expliquer (la décision de la Cour suprême, NDLR) à ceux qui ont du mal à payer leurs frais médicaux et à ceux qui sont hospitalisés", a-t-elle ajouté.

    Le gouvernement japonais accorde le statut de victime officielle de la bombe atomique aux personnes qui se trouvaient dans un périmètre ovale de 12 kilomètres de long, mais de seulement 7 kilomètres de large.


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  • Darfour : la CPI dénonce le manque de volonté politique pour exécuter les mandats d'arrêt

    La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, devant le Conseil de sécurité. Photo ONU.

    L'exécution des mandats d'arrêt pour les crimes graves commis au Darfour demeure un défi considérable pour lequel une coopération renforcée est nécessaire, a estimé mardi, devant le Conseil de sécurité, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda.

    Venue présenter le vingt-sixième rapport de son bureau sur la situation au Darfour, que le Conseil a déférée devant cette juridiction internationale en mars 2005, Mme Bensouda a constaté que « l'appareil judiciaire de la Cour » est « enrayé » par l'échec de plusieurs États membres des Nations Unies –parfois des États parties au Statut de Rome de la Cour–, à s'acquitter de leurs obligations internationales d'appréhender et de remettre à la CPI le Président soudanais, Omar Al-Bachir, et quatre autres suspects.

    « L'accueil de suspects ne peut devenir la routine habituelle », a-t-elle dénoncé, en rappelant que, de la lutte contre l'impunité au Darfour, dépend le retour de la paix et de la stabilité dans une région toujours émaillée d'incidents violents.

    Le Représentant du Soudan, Omer Dabah Fadl Mohamed, a, quant à lui, vu dans « l'obstination de la CPI » « un des rares obstacles » au rétablissement de la paix dans son pays.

    S'ils ont reconnu l'amélioration de la situation sécuritaire sur le terrain, notamment en raison de l'arrêt des affrontements entre forces gouvernementales et groupes rebelles, plusieurs membres du Conseil de sécurité ont noté que le Darfour est toujours le théâtre de rivalités intercommunautaires et de violences perpétrées par des milices armées.

    Mme Bensouda a longuement évoqué les manquements d'États membres qui, en accueillant le chef d'État soudanais lors de visites officielles, ne se sont pas seulement livrés à une violation flagrante du Statut de Rome, mais ont terni la « réputation même » du Conseil de sécurité et lancé un « affront » à ses résolutions pertinentes.

    « Pas plus tard qu'hier », a dit la Procureure, la Chambre préliminaire de la Cour a conclu que la Jordanie avait failli à ses obligations en vertu du Statut en refusant d'exécuter le mandat d'arrêt émis contre le Président Omar Al-Bachir, lorsque celui-ci se trouvait sur son territoire.

    « La Chambre a également décidé que cette situation devrait être examinée par l'Assemblée des États parties et le Conseil de sécurité », a relevé Mme Bensouda, en rappelant une décision « sans équivoque » de la même Chambre, qui avait conclu, le 6 juillet dernier, que l'échec de l'Afrique du Sud à appréhender M. Al-Bachir et à le remettre à la Cour était « contraire » au Statut de Rome.


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  • Nombre record de femmes dans l'armée israélienne

    Tsahal n'avait jamais autant enrôlé de femmes dans ses unités combattantes que lors des deux dernières périodes de recrutement.

    Pendant l'année écoulée, 2700 femmes ont été enrôlées dans des unités combattantes, a indiqué dimanche un officier à des journalistes, se référant aux chiffres publiés après le recrutement de novembre.

    Mars et novembre sont les deux principales périodes de recrutement des appelés dans l'armée israélienne. Le service militaire obligatoire est de deux ans et huit mois pour les hommes et de deux ans pour les femmes. La plupart des recrues combattantes servent dans des unités mixtes.

    L'officier a souligné que dans les garde-frontières la proportion de femmes est passée de 15% à 35% en trois ou quatre ans. Concernant la conscription des juifs ultra-orthodoxes, il a indiqué que le but fixé par le gouvernement, de 3200 ultra-orthodoxes enrôlés, n'avait pas été atteint puisqu'en 2017 seulement 2850 ont accepté d'accomplir leur service militaire.

    Débat sur le service des ultra-orthodoxes

    Le service militaire des ultra-orthodoxes fait depuis longtemps débat en Israël et est régulièrement à l'origine de heurts entre des membres de cette communauté (environ 10% de la population israélienne) et la police.

    Une décision début septembre de la Cour suprême statuant que les ultra-orthodoxes devaient accomplir leur service militaire comme les autres, et l'arrestation de plusieurs d'entre eux qui ne s'étaient pas présentés aux centres de conscription, ont provoqué des manifestations ces dernières semaines. L'application de la décision de Cour suprême a toutefois été reportée d'un an.

    L'officier a ajouté qu'il y avait une «hausse générale continue» du nombre d'ultra-orthodoxes dans l'armée qui s'était établie à 15% entre 2016 et 2017, en raison notamment de la croissance démographique importante de cette population.


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  • Les USA hors du Pacte mondial sur les migrants

    Les Etats-Unis de Donald Trump se retirent d'un projet onusien visant à améliorer la gestion des migrants et réfugiés.

    Les Etats-Unis ont ajouté samedi 2 décembre 2017 un nouveau secteur, celui des migrants et réfugiés, à une longue liste de projets ou d'accords internationaux dont Donald Trump a décidé de retirer son pays. Cela, au grand dam des partisans du multilatéralisme.

    «La mission américaine auprès de l'ONU a informé son secrétaire général que les Etats-Unis mettaient fin à leur participation au Pacte mondial sur la migration», a annoncé dans un communiqué l'administration Trump.

    En septembre 2016, les 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU avaient adopté à l'unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, qui vise à améliorer à l'avenir leur gestion internationale (accueil, aide aux retours, etc.).

    Sur la base de cette Déclaration, le Haut commissaire aux Réfugiés a été mandaté pour proposer un Pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel à l'Assemblée générale en 2018. Ce Pacte doit reposer sur deux axes: définition d'un cadre des réponses à apporter à la problématique et programme d'actions.

    «Dispositions incompatibles»

    «La Déclaration de New York comprend plusieurs dispositions qui sont incompatibles avec les politiques américaines d'immigration et de réfugiés et les principes édictés par l'Administration Trump en matière d'immigration», a expliqué dans un communiqué la mission des Etats-Unis auprès de l'ONU, sans dire lesquelles.

    «En conséquence, le président Trump a décidé l'arrêt de la participation des Etats-Unis à la préparation du Pacte qui vise à obtenir un consensus à l'ONU en 2018», a-t-elle ajouté.

    Depuis son entrée en fonctions en janvier, le républicain Donald Trump a entrepris de prendre le contre-pied de nombre d'engagements pris par son prédécesseur démocrate Barack Obama. Plusieurs mesures ont déjà visé le secteur de l'immigration aux Etats-Unis.

    «Souveraineté américaine»

    «L'Amérique est fière de son héritage en matière d'immigration et de sa conduite dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde», a affirmé dans le communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. Mais «l'approche mondiale de la Déclaration de New York est juste incompatible avec la souveraineté américaine», a-t-elle expliqué.

    «Nos décisions sur les politiques d'immigration doivent toujours être prises par les Américains et les seuls Américains», a insisté Nikki Haley, qui a le rang de ministre aux Etats-Unis et est une fidèle de Donald Trump.

    Réponse mondiale nécessaire

    «Les migrations sont un problème mondial qui réclame une réponse mondiale», a rétorqué dans un communiqué le président en exercice de l'Assemblée générale de l'ONU, le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak, en déplorant la décision étasunienne.

    La première année de présidence de Donald Trump a été marquée par plusieurs retraits spectaculaires d'accords internationaux ou de projets d'accords impliquant plusieurs pays du monde.

    Précédents

    Au risque de l'isolement, les Etats-Unis, première puissance mondiale, sont ainsi devenus le seul pays à ne plus vouloir faire partie de l'Accord de Paris (2015) visant à limiter le réchauffement climatique de la planète. Washington a aussi décidé récemment de se retirer de l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture, que Donald Trump juge peu favorable à Israël.

    Dans un autre domaine, la lutte contre la prolifération nucléaire, le président étasunien ne reconnaît plus que l'Iran respecte un accord international de 2015 visant à garantir le caractère pacifique de son programme atomique. Cette position est un premier pas vers une possible fin pour cet accord.

    Le retrait américain du projet de Pacte mondial sur les migrations intervient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a multiplié en novembre les réunions sur la question migratoire. Après la crise des migrants et réfugiés cherchant à gagner l'Europe, le sujet a repris de l'acuité avec l'exode massive depuis août de Rohingyas de Birmanie vers le Bangladesh et des informations sur l'existence de marchés d'esclaves en Libye.


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  • Les enfants-soldats continuent d'être recrutés

    Les groupes armés au Soudan recrutent toujours des enfants, a dénoncé l'ONU mercredi, reconnaissant les efforts de Khartoum.

    Certains groupes armés au Soudan ont toujours recours aux enfants-soldats, a déploré mercredi 29 novembre 2017 l'ONU. L'organisation a toutefois reconnu les efforts faits par Khartoum pour empêcher le recrutement de mineurs.

    «Nous avons lancé un appel appuyé aux groupes armés afin qu'ils appliquent entièrement le droit international en matière de respect des enfants», a indiqué Olof Skoog, à la tête du groupe de travail de l'ONU sur le travail des enfants et les conflits armés.

    Dans une déclaration à la presse à Khartoum, il a expliqué les difficultés à obtenir des informations sur la situation des enfants dans des zones du Soudan en conflit comme dans les Etats du Kordofan-Sud (sud) et du Nil-Bleu (sud-est).

    Il a toutefois indiqué que son équipe de travail avait rencontré des enfants-soldats, et que beaucoup de mineurs sont toujours victimes de groupes armés, dont des factions rebelles. «Je ne peux pas vous donner de chiffres, mais cela m'inquiète», a-t-il affirmé.

    Meurtres, mutilations, agressions sexuelles

    Dans les zones de conflits, les enfants sont victimes de violations de toutes sortes - meurtres, mutilations, agressions sexuelles, enlèvements - et les écoles et les hôpitaux sont souvent la cible d'attaques, a ajouté M. Skoog. Selon lui, le gouvernement soudanais a fait des efforts pour empêcher le recrutement des enfants depuis qu'il a signé en mars 2016 un «plan d'action» avec l'ONU.

    Certains groupes rebelles ont aussi signé ce plan d'action, mais ne l'ont pas appliqué complètement, a souligné M. Skoog. Le responsable de l'ONU a par ailleurs insisté auprès de Khartoum pour que les enfants qui rendent les armes soient rapidement réintégrés dans la société.

    L'année dernière, le Soudan a libéré 21 enfants-soldats qui avaient été capturés au Darfour en 2015 lors de combats entre les forces gouvernementales et le mouvement rebelle pour la justice et l'égalité (JEM). «Dans tous les conflits, les enfants sont les plus touchés et cela est aussi le cas au Soudan malheureusement», a conclu M. Skoog.


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  • Mladic condamné à la perpétuité

    Pas content le boucher des Balkans à l'énoncé du verdict...

    Celui que l'on a surnommé le «boucher des Balkans» a été reconnu coupable du génocide de Srebrenica par le Tribunal pénal international.

    L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, surnommé le «boucher des Balkans», a été condamné mercredi à la pérpétuité par la justice internationale pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il a été reconnu coupable de dix chefs d'accusation. «Pour avoir commis ces crimes, la chambre comdamne M. Ratko Mladic à la prison à vie», a déclaré le juge Alphons Orie.

    «Une victoire capitale pour la justice»

    Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a salué mercredi la condamnation de Ratko Mladic, qu'il a qualifiée de «victoire capitale pour la justice». «Mladic est la quintessence du mal», a estimé Zeid Ra'ad Al Hussein, qui appartenait à la Force de protection de l'ONU dans l'ex-Yougoslavie entre 1994 et 1996.

    «Ce verdict est un avertissement aux auteurs de tels crimes qu'ils n'échapperont pas à la justice, aussi puissants soient-ils, et quel que soit le temps qu'il faudra. Ils devront rendre des comptes».

    Evacué

    Quelques instants avant sa condamnation, Ratko Mladic a été évacué de la salle d'audience du tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye, après s'être levé et avoir crié aux juges qu'ils mentaient.

    Le juge Alphons Orie a ordonné que l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie soit évacué après avoir refusé d'accéder à la demande de la défense d'interrompre les procédures en raison de la tension artérielle trop élevée de l'accusé. «Ils mentent. Vous mentez. Je ne me sens pas bien», a crié Ratko Mladic, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

    L'accusé a ensuite été installé dans une pièce adjacente pour écouter la suite du jugement alors que la défense demandait que sa tension artérielle soit à nouveau mesurée, après avoir tenté en vain des jours durant de reporter ce verdict historique. Plus de vingt ans après la guerre (1992-1995) qui a fait plus de 100'000 morts et 2,2 millions de déplacés, l'homme de 74 ans s'est présenté devant le tribunal alors qu'il avait laissé planer le suspense quant à sa présence.

    Sourire et pouce levé

    A son arrivée dans la salle d'audience, le «Boucher des Balkans» avait levé un pouce, souriant aux objectifs des photographes. Costume sombre et cravate rouge carmin satinée, il a ensuite refusé de se lever lorsque les juges sont entrés, saluant plutôt sa famille dans la galerie du public, dont son fils Darko Mladic.

    Tantôt esquissant un sourire, tantôt faisant non de la tête, le général Mladic a demandé une pause pour aller aux toilettes après 40 minutes, son avocat interrompant le juge Alphons Orie en pleine lecture du jugement. «Je suis très inquiet pour sa santé», a confié son fils à l'AFP durant l'interruption. «Ils sont en train de prendre sa tension artérielle.»

    Le juge Orie avait commencé à énumérer les faits de l'affaire, décrivant notamment la mort de 24 détenus morts asphyxiés, privés d'eau et forcés à consommer du sel avant un transfert de neuf heures vers un centre de détention. «De nombreux auteurs qui ont capturé des musulmans bosniens ont montré peu ou pas de respect pour la vie humaine, ni dignité», a dit le juge. «Les circonstances étaient brutales», a-t-il souligné. «Ceux qui ont tenté de défendre leur maison faisaient face à une force sans pitié. Des exécutions de masse ont eu lieu et certaines victimes ont succombé après avoir été battues.»

    «Le moindre regret»?

    Aux premières heures de la matinée, un petit groupe de manifestants - des survivants et proches des victimes disparues pendant la guerre en Bosnie - s'étaint rassemblés à la lueur des caméras sur une place devant le tribunal international.

    Une dizaine de policiers patrouillaient sur la place devant l'enceinte, où ont été affichées des photos de 300 jeunes hommes, époux et fils, tués par les forces de Ratko Mladic, sous les yeux des familles et de journalistes venus du monde entier. «J'espère que justice sera faite avec ce verdict, pour que les gens ne souffrent plus», a déclaré à l'AFP Fikret Alic, qui a connu le froid et la faim dans un camp au nord-ouest de la Bosnie en 1992.

    Le TPIY, créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans, connaît ce mercredi «l'un des jugements les plus importants de (son) histoire», avant de fermer définitivement ses portes le 31 décembre, a déclaré le procureur Serge Brammertz. L'accusation a requis la perpétuité. La défense son acquittement: l'ancien chef militaire lui-même n'a jamais concédé une once de culpabilité.

    Entre héros et boucher

    Aujourd'hui encore, l'homme divise toujours en Bosnie. Accusé à La Haye d'être le «cerveau derrière le meurtre de milliers de personnes», il est toujours une «idole» chez lui en Republika Srpska, l'entité des Serbes de Bosnie.

    Ratko Mladic, avec son alter ego politique Radovan Karadzic, est considéré comme un «architecte de la politique de nettoyage ethnique» d'une partie de la Bosnie, selon M. Brammertz. «Nous verrons aujourd'hui», a déclaré à l'AFP Munira Subasic, présidente de l'association des Mères des enclaves de Srebrenica et de Zepa, peu avant l'audience. «Sera-t-il jugé coupable ou sera-t-il vu comme un héros?»

    Ratko Mladic a été inculpé le 25 juillet 1995, quelques jours après le massacre de près de 8000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica (nord-est) pour lequel il est accusé de génocide. Lui sont également reprochés l'enlèvement d'employés des Nations unies et le siège de Sarajevo, long de 44 mois, au cours desquels 10'000 personnes ont été tuées.

    Arrêté chez un cousin au terme d'une cavale de seize ans et transféré à La Haye, son procès aura duré cinq ans. 523 jours.  

     


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  • Bogota, le 16 novembre (Notimex).- La Cour Internationale de justice de la Haye a accepté deux demandes reconventionnelles que la Colombie a déposées contre le Nicaragua dans le cadre du processus appelé violations alléguées des droits souverains et des espaces maritimes dans la mer des Caraïbes, a déclaré aujourd'hui le ministère des affaires étrangères dans ce Capital.

    « Les demandes reconventionnelles sont en cours » devant le Tribunal depuis novembre 2013. La décision de la Cour est rendue en réponse aux objections du Nicaragua à l'encontre des demandes reconventionnelles présentées par la Colombie.

    En admettant ces deux demandes reconventionnelles, la Cour analysera les allégations colombiennes selon lesquelles : « Le Nicaragua a violé les droits de la pêche artisanale des habitants de l'archipel, en particulier de la communauté des racines, d'accéder et d'exploiter leurs banques de pêche traditionnelles ».

    Le Nicaragua a publié « un décret contraire au droit international relatif aux points et lignes de base à partir desquels il mesure ses espaces maritimes dans la mer des Caraïbes, cherchant à statuer de manière unilatérale dans les zones marines au détriment de la Colombie », a déclaré Le communiqué de la chancellerie.

    La plus haute cour "a reconnu que la population de l'archipel est un protagoniste principal et a accepté que ses droits de pêche historiques doivent être considérés dans le cadre du processus." « En outre, il peut y avoir des irrégularités dans les règlements nicaraguayens, qui seront examinés plus en détail. »

    D'autre part, les questions soulevées par la Colombie « en ce qui concerne les obligations internationales relatives à la protection du milieu marin dans la région de la mer des Caraïbes, ainsi que l'importance de préserver l'habitat des habitants de l'archipel », "ils continueront à faire partie de la défense de la Colombie."

    Le gouvernement colombien «ne connaît pas encore le texte intégral de la Providence, cependant, il a déjà été notifié de la décision prise par la Cour », a déclaré le ministère des affaires étrangères.


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  • Six membres de l'équipage d'un cargo d'une société de transport allemande, dont le capitaine, ont été enlevés au large du Nigeria, au sud de Port Harcourt, a-t-on appris lundi soir par des agences de sécurité maritime.

    "Le cargo DEMETER a été attaqué par des pirates le 21 octobre aux alentours de 0600 UTC (07h00 du matin, heure locale) dans le sud de Port Harcourt, au niveau du terminal de Bonny", a déclaré l'agence internationale Sea Guardian dans un communiqué lundi.

    "Huit pirates arrivés en bateau rapide ont pris le cargo d'assaut et ont kidnappé six membres de l'équipage, dont le capitaine (...) avant de quitter le DEMETER", note le rapport sur la sécurité des mers.

    Le cargo, appartenant à la société allemande de transport maritime Peter Döhle Group mais amarré au Libéria, était en provenance de la Guinée Equatoriale.Il a été attaqué "alors qu'il entrait dans le port de Onne (sud-est du Nigeria)", selon un communiqué de MTI Network obtenu par l'AFP.

    "Les 12 autres membres de l'équipage sont sains et saufs et le cargo s'est rendu dans des eaux sécurisées" après l'incident, selon l'agence basée à Rotterdam.

    Le groupe Peter Döhle n'a pas souhaité révélé la nationalité des personnes enlevées "pour des raisons de sécurité".

    Dans un rapport publié la semaine dernière, le Bureau Maritime International (IMB) a recensé 121 incidents dans les mers internationales cette année, dont des tirs, des tentatives d'enlèvements et des détournements de bateau).

    "Le Golfe de Guinée (Afrique de l'Ouest) reste une zone dangereuse", bien que le nombre d'attaques aient diminué dans le reste du monde, selon IMB.

    "Les eaux du Nigeria sont particulièrement risquées, notamment au niveau de l'Etat de Bayelsa, Bonny Island et Port Harcourt", région d'extraction de pétrole du premier exportateur d'or noir du continent africain, où les enlèvements augmentent, d'après Pottengal Mukundan, directeur d'IBM, soulignant que la plupart des attaques ne sont pas rapportées et que leur nombre pourrait être beaucoup plus important.

    "39 des 49 membres d'équipage kidnappés cette année ont été enlevés dans les eaux nigérianes (...) et les 10 restants ont été enlevés à moins de 60 noeuds (environ 110 km) du pays", note le rapport.

    Alors que la situation s'est apaisée dans le Golfe d'Aden, à l'est du continent, c'est désormais le Golfe de Guinée - et ses 5.700 km de côtes - qui fait figure de nouvel épicentre de la piraterie maritime en Afrique.


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