• Au Brésil, des Indiens violentés par les fermiers

    Les conflits entre fermiers et Indiens dans le nord-est du Brésil ne cessent de relancer le débat sur l’occupation des terres amazoniennes.

    Jeudi 4 mai, l’ONU a dénoncé une « grave attaque » contre une tribu brésilienne.

    À Povo das Bahias, près de Viana, dans l’État du Maranhao (nord-est), le territoire est taché de sang. Le 30 avril, deux cents hommes liés à des fermiers locaux ont attaqué la tribu indienne Gamela, en raison de conflits sur la délimitation des terres. Munis de machettes et d’armes à feux, les coupables ont fait treize blessés.

    Le service de santé de l’État de Maranhao a qualifié cette attaque de « violence lamentable » et a révélé, mercredi 3 mai, qu’un seul Indien était hospitalisé en état grave. Le Congrès Missionnaire Indien, une organisation liée à l’Église catholique, dénonce un climat hostile envers les Indiens et les paysans dans le pays.

    Après cette attaque, le bureau des Nations unies au Brésil s’est dit « inquiet » et a qualifié cette agression d’« attaque grave ». Solidaire des victimes, l’organisation s’est déclarée « prête à soutenir l’État brésilien afin que soient mis en œuvre les moyens d’éliminer le racisme, la discrimination ethnique, la haine, la violence et la violation des droits des peuples autochtones ». Surtout, l’ONU demande au gouvernement de «faire preuve d’une tolérance zéro face à la gravité des violences contre les Indiens et à l’impunité des agresseurs ».

    Des politiques hostiles

    La constitution stipule que les Indiens détiennent « les droits sur les terres qu’ils occupent traditionnellement », c’est-à-dire celles où ils vivent de façon permanente. Les tribus occupent environ 12 % du territoire brésilien, dont massivement la région amazonienne, au nord du pays. Mais les terres des Indiens sont de plus en plus occupées par les géants de l’agriculture, provoquant parfois de violents conflits.

    La tribu Gamela affirme que les terres où s’est tenue l’attaque leur avaient été données à l’époque coloniale. Expulsée dans les années 1970 en raison de l’expansion agricole, elle a réinvesti les lieux depuis 2015. Cette décision a provoqué des affrontements avec les producteurs.

    Après l’agression de dimanche, le gouvernement conservateur du président Michel Temer a été accusé de vouloir limiter le droit des Indiens. Issu d’un lobby parlementaire lié à l’agro-business, le ministre de la Justice Osmar Serraglio a déclenché, le 3 mai, le processus de délimitation des terres et décidé de dépêcher sur place la police fédérale pour « éviter de nouveaux conflits ».

    Certains membres de tribus accusent le Parlement d’être hostiles aux minorités ethniques. Alvaro Tucano, d’une tribu installée près de la frontière avec la Colombie et le Venezuela, précise qu’il n’avait « jamais vu un Parlement aussi conservateur, avec autant de préjugés contre les minorités ». Pour Candido Mezua, de la tribu panaméenne Emberá, « les droits des Indiens sont bafoués à cause de l’influence d’hommes politiques et de chefs d’entreprise qui voient avec convoitise la richesse de nos territoires ».

    Vers une plus grande représentation des tribus

    Les conflits entre les producteurs agricoles et les Indiens ne sont pas nouveaux. Menacés par la déforestation et l’agro-business qui ravagent le sud du continent, les Indiens demandent, depuis les années 1920, une meilleure délimitation des territoires. Ils tentent de protéger leurs terres pour la préservation de la biodiversité et les ressources naturelles du pays.

    Pour faire entendre leur voix, plus de 3 000 Indiens issus de tribus d’Amérique Latine se sont déplacés à Brasilia, cette semaine, afin d’exiger la reconnaissance de leurs coutumes et de leurs territoires. L’ethnie Munduruku est notamment menacée par la construction d’un gigantesque barrage en pleine forêt amazonienne.

    Le dernier recensement de 2010 compte 896 000 Indiens de 305 ethnies au Brésil, ce qui représente 0,4 % de la population globale de 200 millions d’habitants. Depuis 2003, 891 Indiens ont été assassinés au Brésil, selon le Congrès Missionnaire Indien.


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  • L'ex-président tchadien Hissène Habré a été définitivement condamné pour crimes contre l'humanité.

    Un tribunal spécial africain a confirmé en appel la condamnation de Hissène Habré, prononcée en mai 2016.

    La Cour d'appel «confirme la décision» sur les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de torture, a déclaré le président de la Cour, le magistrat malien Wafi Ougadèye, en l'absence de l'accusé. Hissène Habré a en revanche été acquitté de l'accusation de viol, une «infirmation partielle (qui) ne change pas» le verdict selon le magistrat.

    Ce procès est le premier au monde dans lequel un ancien chef d'Etat est traduit devant une juridiction d'un autre pays pour violations présumées des droits de l'Homme.


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    Des milliers d'Indiens armés d'arcs et de flèches venus manifester à Brasilia pour défendre leurs droits et leurs terres ont été réprimés avec du gaz lacrymogène.

    Une manifestation rassemblant mardi 25 avril 2017 plusieurs milliers d'Indiens du Brésil a tourné à l'affrontement avec la police devant la chambre des députés à Brasilia.

    Les forces de l'ordre ont réprimé avec du gaz lacrymogène l'avancée d'hommes armés d'arcs et de flèches qui tentaient de pénétrer dans le bâtiment en portant de faux cercueils.

    «Ces cercueils représentent les Indiens de 305 ethnies qui sont morts ces dernières années. Le lobby de l'agro-business tente de détruire nos droits en transformant le Brésil en grenier du monde et en finir avec notre biodiversité», a affirmé à l'AFP Marize de Oliveira, professeure d'histoire de la communauté Guarani.

    Costumes traditionnels

    Plusieurs cercueils flottaient sur les plans d'eaux situés devant la chambre des députés, alors que la fumée blanche des bombes lacrymogènes masquait les couleurs des costumes traditionnels et des peintures corporelles des Indiens.

    La manifestation a eu lieu dans le cadre d'une semaine d'activités politiques et culturelles visant à promouvoir les droits des peuples autochtones.  


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  • Pologne: l'Otan déploie sa force multinationale

    Des soldats américains sont arrivés jeudi 13 avril 2017 comme prévu pour renforcer la position orientale de l'Otan face à la Russie.

    La Pologne a accueilli les premiers soldats américains de la force multinationale en cours de déploiement dans la région. Leur arrivée doit permettre de renforcer le flanc oriental de l'Otan face à la Russie.

    Plus de 1100 militaires - 900 américains, 150 britanniques et 120 roumains - doivent être stationnés à Orzysz, ville située à 220 km au nord-est de Varsovie et à moins de 60 km au sud de l'enclave russe de Kaliningrad. Là, Moscou dispose de missiles à capacité nucléaire et d'un système aérien de défense anti-missile S-400.

    Trois autres bataillons doivent être opérationnels d'ici juin dans la région. La Pologne a exercé un lobbying intense pour le stationnement des troupes de l'Otan sur son sol, tout particulièrement depuis l'annexion de la Crimée ukrainienne par la Russie en 2014.

    Moment «historique»

    «Le déploiement de ces troupes en Pologne est une démonstration claire de l'unité et de la détermination de l'Otan et envoie un signal clair aux agresseurs éventuels», a déclaré le général Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe, lors d'une cérémonie de bienvenue à l'occasion des premières arrivées à Orzysz.

    Le président polonais Andrzej Duda a qualifié ce déploiement de moment «historique», «attendu par des générations».

    L'arrivée des militaires à Orzysz intervient au moment où le président Donald Trump semble avoir changé d'avis sur l'Otan, qui n'est plus à son avis «obsolète» et avoir pris ses distances avec la Russie de laquelle il souhaitait auparavant se rapprocher


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    L'inculpation d'une urgentiste, dans le nord américain, pour avoir excisé plusieurs fillettes, est une première aux USA.

    Une urgentiste hospitalière de Detroit (Michigan, nord) a été arrêtée et inculpée jeudi 13 avril 2017 pour avoir excisé plusieurs fillettes, ce qui pourrait être le premier médecin jamais inculpé aux Etats-Unis pour de telles pratiques.

    Jumana Nagarwala, 44 ans, est accusée d'avoir réalisé ces mutilations génitales dans un cabinet médical de Livonia, dans la banlieue de Detroit, sur plusieurs fillettes âgées de six à huit ans, a indiqué le bureau du procureur fédéral pour l'Est du Michigan dans un communiqué.

    «Mme Nagarwal est accusée d'avoir réalisé ces horribles actes de brutalité sur des victimes particulièrement vulnérables», a souligné le procureur. «Le ministère de la Justice est déterminé à mettre fin aux mutilations génitales», une «pratique qui n'a pas sa place dans une société moderne», a-t-il souligné.

    Au moins deux filles

    Selon l'accusation, deux fillettes ont ainsi été amenées début février par leur mère depuis le Minnesota (nord) pour subir ces mutilations. Elles ont été priées de ne pas parler de ce qu'elles avaient subi.

    Le procureur évoque également d'autres fillettes qui auraient été mutilées par Jumana Nagarwala, notamment entre 2005 et 2007.

    Interrogée par le FBI, la doctoresse a nié les faits, selon les documents du tribunal. Elle a été incarcérée jeudi 13 avril 2017 et inculpée pour mutilation génitale, transport de mineurs et faux témoignage, des chefs d'accusation qui pourraient lui valoir la prison à vie.

    Une audience prévue lundi doit déterminer si elle peut être libérée sous conditions, a indiqué à l'AFP Gina Balaya, porte-parole du FBI.

    Une première

    Selon Shelby Quast, directrice aux Etats-Unis de l'organisation Equality Now pour la défense des femmes, Jumana Nagarwala est «sans doute le premier médecin» jamais inculpé aux Etats-Unis pour excision.

    Des médecins ont fait l'objet d'enquêtes sans que cela n'ait cependant débouché sur des inculpations, a-t-elle ajouté. D'autres enquêtes sont toujours en cours.

    Elle a rappelé que les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) estimaient que plus de 500'000 femmes et filles vivant aux Etats-Unis soit avaient été victimes de telles mutilations, soit risquaient d'être mutilées dans ce pays. «La plupart d'entre elles sont nées aux Etats-Unis et beaucoup n'ont aucune origine africaine», où cette pratique est répandue, a souligné Shelby Quast.

    Jumana Nagarwala est aussi la première personne inculpée au titre d'une loi fédérale contre les mutilations génitales sur mineurs adoptée en 1996. La moitié des 50 Etats américains, dont le Michigan, n'ont en effet pas de loi locale contre ce crime, a précisé Shelby Quast.


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  • Stopper la médicalisation des mutilations génitales

    Médicaliser les mutilations sexuelles contrecarre les efforts mondiaux pour mettre fin à ces pratiques, estime l'Ined.

    La pratique, de plus en plus fréquemment médicale, et non 'traditionnelle' des mutilations génitales féminines dans certains pays «dévoie» les campagnes de sensibilisation et compromet l'éradication de l'excision, dénonce l'Institut français d'études démographiques (Ined) dans un rapport rendu public le 12 avril 2017.

    Longtemps décrite comme un rite de passage à l'âge adulte, l'excision tend à être pratiquée de plus en plus tôt : avant 10 ans pour la majorité des femmes dans la plupart des pays concernés et avant cinq ans pour les plus jeunes générations.

    Depuis plusieurs années, à cette tendance au rajeunissement de la pratique s'ajoute le développement «inquiétant» de sa médicalisation dans plusieurs pays (Egypte, Guinée, Indonésie, Kenya, Nigeria, Soudan du Sud, Yémen), souligne l'Ined.

    Si dans la majorité des cas, les mutilations continuent à être faites par des exciseuses «traditionnelles», de plus en plus de filles sont excisées par des professionnels de santé en milieu médical, sous prétexte de réduire les risques sanitaires de l'opération.

    Réassignation de sexe

    A l'initiative du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), les organisations internationales ont condamné ce «dévoiement des premières campagnes de sensibilisation, qui compromet l'éradication de l'excision», souligne l'Ined.

    Elle rappelle par ailleurs que d'autres pays pratiquent des chirurgies de «réassignation» sur des nouveaux-nés qui possèdent des caractéristiques des deux sexes et qu'on observe aux Etats-Unis, en Amérique Latine, en Asie et en Europe, un développement très récent de pratiques de chirurgie esthétique génitale, telles que la nymphoplastie (ablation totale ou partielle des petites lèvres).

    Quelque 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi des mutilations génitales et la moitié d'entre elles vivent en Egypte, Ethiopie et Indonésie, selon une évaluation du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) rendue publique en 2016, rappelle l'Ined.

    Chiffres

    Aux 30 pays où ces mutilations ont été pratiquées (27 pays africains, le Yémen, l'Irak et l'Indonésie), s'ajoutent des filles et femmes originaires de pays à risque et vivant dans des pays d'immigration, pour lesquels on ne dispose pas encore d'estimation globale, ajoute l'institut.

    De récentes études évaluent par exemple à près de 500.000 le nombre des filles ou des femmes mutilées ou exposées au risque aux Etats-Unis et à plus de 500'000 le nombre des migrantes concernées en Europe


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  • Somalie: libération de 8 marins capturés par des pirates

    Huit membres d'équipage d'un bateau indien détourné par des pirates somaliens le 31 mars ont été libérés mercredi 12 avril 2017 par les forces de sécurité locales, a annoncé  un responsable des gardes-côtes somaliens.

    "Les huit otages ont été libérés sans qu'il y ait eu de combats. Les forces de sécurité ont assiégé les pirates, qui ont essayé de fuir, mais trois d'entre eux ont été capturés", a déclaré Abdirashid Mohamed Ahmed, commandant adjoint des gardes-côtes de la région autoproclamée semi-autonome du Galmudug (centre).

    "L'opération de secours a été un succès total, les otages sont en sécurité et en bonne santé", a-t-il ajouté, précisant qu'ils étaient détenus sur la côte, près de la ville d'Hobyo.

    Le 10 avril, les autorités locales étaient déjà parvenues à reprendre le contrôle du navire, appartenant à un propriétaire indien, et à libérer deux membres d'équipage. Mais les pirates avaient réussi à s'enfuir et rejoindre la côte, emmenant huit autres marins.

    Le Al Kausar convoyait des denrées alimentaires (blé, sucre...) de Dubaï vers le port de Bossasso, dans le nord-est de la Somalie, en passant par un port du Yémen, quand il a été attaqué en haute mer par cinq pirates qui avaient demandé une rançon dont le montant n'a pas été précisé.

    Plusieurs attaques du genre ont été menées au cours du mois de mars 2017, signe d'une recrudescence des actes de piraterie somalienne, alors que la dernière attaque de pirates réussie datait avant celles-ci de 2012.

    La piraterie somalienne, qui avait repris à une échelle industrielle en 2005, a connu son apogée en 2011, et les attaques avaient très sérieusement perturbé la navigation internationale dans cette zone très fréquentée par les navires marchands.

    Mais les mesures de lutte antipiraterie, dont le déploiement de forces navales internationales, avaient fini par porter leurs fruits et seulement une poignée de tentatives de s'emparer de navires avaient été enregistrées au large des côtes somaliennes ces dernières années.

    Mais les causes de la piraterie, à savoir la pauvreté et le manque de ressources pour les pêcheurs somaliens, n'ont pas disparu. Et les compagnies maritimes ont commencé à baisser un peu la garde.


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  • Pétrole, Pétrole

    Le gouvernement d'union nationale libyen (GNA), reconnu par la communauté internationale, soutenu par l'Onu mais qui ne contrôle même pas Tripoli, a annoncé avoir déclaré la guerre à la contrebande des hydrocarbures, un fléau qui mine l'économie de ce pays pétrolier en proie à l'insécurité et au chaos.

    Les forces loyales au gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont gagné du terrain à Tripoli en chassant le mois dernier des groupes rivaux de leurs fiefs, au prix de violents combats qui ont paralysé la ville.
    La capitale libyenne, en proie à une insécurité chronique depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, est sous la coupe de dizaines de milices. Le GNA, soutenu par les Nations unies, a gagné le ralliement de certaines d'entre elles depuis son entrée en fonction en mars 2016 mais plusieurs secteurs de Tripoli sont toujours hors de son contrôle.

    A moins d'un euro les 20 litres à la pompe, le carburant, fortement subventionné par l'Etat, coûte moins cher en Libye que l'eau minérale, faisant de la contrebande vers des pays voisins un trafic très lucratif.

    Il est acheminé par les trafiquants en camion-citernes vers les pays frontaliers comme la Tunisie à l'ouest ou vers le Niger, le Tchad et le Soudan (sud) et par bateaux vers les côtes européennes, notamment vers Malte.

    "L'opération, lancée sur instruction du GNA, ne cessera tant qu'elle n'a pas atteint ses objectifs et présenté les criminels à la justice", a déclaré Milad al-Hejrissi, président d'un "Comité de crise du carburant et du gaz".

    L'opération baptisée "tempête de la Méditerranée" vise à "lutter contre le trafic de carburants qui sévit au large des côtes libyennes", a indiqué l'agence de presse libyenne (LANA) citant ce responsable.

    Des dizaines d'embarcations ont été arraisonnées et leurs équipages sont interrogés, a-t-il précisé.

    "Il s'agit de traquer et d'appréhender ces gangs qui exploitent le subventionnement de carburants importés pour les vendre illégalement dans d'autres pays", a-t-il indiqué, annonçant une prochaine opération qui visera "tous ceux qui ont trahi le peuple libyen".

    De grandes quantités de carburant ont été également saisies ces derniers jours près des frontières avec la Tunisie, dont la région sud vit essentiellement du trafic transfrontalier.

    Sont visés par l'opération du GNA les sociétés de distribution, les gérants des stations services, même "certains responsables de Brega Oil", principale compagnie publique de distribution qui commercialise les dérivés du pétrole dans le pays, a expliqué M. Hejrissi

    Déchirée par des luttes de pouvoir et en proie à une insécurité chronique depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux autorités rivales: le GNA à Tripoli et un gouvernement basé dans l'est du pays.

    D'importantes zones demeurent hors du contrôle du GNA où des milices incontrôlables profitent du chaos pour monter des réseaux de trafics en tout genre: immigration clandestine, carburant, drogue et armes.


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  • En 2016, 1054 rhinocéros ont été tués.

    Le commerce de cornes de rhino a été validé par la Cour constitutionnelle sud-africaine, qui autorise le commerce intérieur de corne de rhinocéros, mais en interdit l'exportation.

    La plus haute juridiction sud-africaine a définitivement confirmé la levée du moratoire sur le commerce intérieur de la corne de rhinocéros, rejetant un appel du gouvernement sur ce sujet sensible, source de vifs débats dans le pays.

    «Le tribunal a étudié la demande d'appel et l'a rejetée», indique la Cour constitutionnelle dans son arrêt.

    La question du commerce de la corne de rhinocéros est le théâtre d'une longue saga judiciaire entre les éleveurs privés qui le défendent et le gouvernement qui s'y oppose. En novembre 2015, un tribunal avait donné raison à des éleveurs de rhinocéros souhaitant pouvoir vendre la corne de ces animaux sur le territoire sud-africain. Le gouvernement avait fait une première fois appel de cette décision, mais avait été débouté en mai 2016.

    «Il est important de rappeler que des permis doivent être obtenus pour vendre ou acheter de la corne de rhinocéros», a réagi Albie Modise le porte-parole du ministère de l'Environnement.

    Le jugement de la Cour constitutionnelle concerne uniquement le commerce intérieur, la vente à l'international restant interdite et ce depuis 1977.

    L'Afrique du Sud qui abrite plus de 80% de la population mondiale de rhinocéros est particulièrement touchée par le braconnage de ces mammifères pour leur corne.

    En 2016, 1054 rhinocéros ont été tués, soit plus de trois par jour, un chiffre en baisse par rapport au record de 2014 (1.215) mais toujours très préoccupant.

    Les rhinocéros sont abattus pour alimenter un trafic vers le Vietnam et la Chine où la médecine traditionnelle attribue des vertus à leur corne, comme celle de guérir le cancer ou l'impuissance.

    «Nous sommes absolument ravis de la décision de la Cour constitutionnelle. Nous avons toujours pensé être dans notre droit de faire commerce de la corne de rhinocéros», s'est réjoui auprès de l'AFP, Pelham Jones, président de l'association sud-africaine des propriétaires privés de rhinocéros (PROA).

    Les éleveurs de rhinocéros estiment que l'interdiction de ce commerce ne fait qu'alimenter le braconnage et assurent pouvoir répondre à la demande asiatique en fournissant des cornes d'animaux toujours vivants, espérant pouvoir à terme faire lever l'interdiction de leur vente vers l'étranger.

    Ils peuvent en effet couper la corne, une procédure indolore pour l'animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes. La corne repousse ensuite. Les vertus de cet appendice, fait de kératine comme les ongles humains, n'ont jamais été prouvées scientifiquement.

    Cela n'empêche pas le kilo de corne de se vendre plus de 60.000 dollars le kilo, plus cher que l'or ou la cocaïne.


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  • Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a rencontré le président américain Donald Trump.

    Sissi l’Egyptien reçu à Washington, Assad le Syrien autorisé à rester au pouvoir… La politique des Etats-Unis dans cette région explosive se profile enfin.

    Finie, l’ère glaciaire! Après plus de trois ans de froid entre Washington et Le Caire, le réchauffement est manifeste avec la visite ce lundi aux Etats-Unis du très autoritaire?président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Or, quatre jours plus tôt, on apprenait que Donald Trump n’exige plus le départ de Bachar el-Assad en Syrie. Quant à la «solution des deux Etats» pour Israël et la Palestine, elle n’est plus défendue. Quel Moyen-Orient prépare-t-il? L’analyse d’Hasni Abidi, qui dirige le Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève.

    – A quoi va ressembler ce nouveau Moyen-Orient?
    – Contrairement à ce que beaucoup disaient, Donald Trump n’est pas imprévisible. Il a toujours dit regretter la chute de Saddam Hussein en Irak et de Muammar Kadhafi en Libye. Il veut des pouvoirs forts en Egypte et en Syrie. Au nom de la lutte contre le groupe Etat islamique (Daech), il ferme les yeux sur les violations des droits de l’homme. Il veut de la stabilité dans la région, pour retirer ses hommes et garantir la sécurité d’Israël, ce qui implique des régimes autoritaires capables de «tenir» les peuples à défaut de savoir bien les «gérer».

    – Qu’en est-il face à l’Iran et à la Turquie?
    – L’Iran, c’est bien sûr la grande inconnue. Mais on notera qu’il n’a pas dénoncé l’accord nucléaire et qu’il reste assez discret, comme pour ne pas fournir des armes aux ultraconservateurs lors de l’élection présidentielle iranienne en mai. Cela démontre un certain pragmatisme. Quant à la Turquie d’Erdogan, ce n’est pas son autoritarisme qui pose problème mais plutôt ses ambitions en Syrie. Donald Trump a augmenté le soutien aux milices kurdes en guerre contre Daech, ce qui est très mal vécu à Ankara.

    – Donc pas de bouleversement majeur en vue?
    Barack Obama était tiraillé, il n’aimait ni le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, ni le maréchal Abdel Fattah al-Sissi (ndlr: qui a renversé en juillet 2013 le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans). Mais au fond, la politique de Donald Trump s’inscrit dans une continuité. Les financements à l’Egypte, suspendus par Obama après le coup d’Etat militaire, avaient déjà repris après quelques mois. Quant à l’Etat hébreu, il n’a jamais reçu autant de soutien militaire que sous la dernière présidence démocrate. Même en ce qui concerne la Syrie, il faut reconnaître que c’est le même Obama qui a abandonné le projet d’intervenir contre le régime Assad en cas d’utilisation d’armes chimiques. La fameuse ligne rouge a été franchie sans déclencher d’opération militaire des Etats-Unis.


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