• Yémen : l’ONU sanctionne l’ex-président Saleh

    L’ONU a adopté des sanctions contre l’ex-président Ali Abdallah Saleh et deux chefs rebelles, car ils compromettent la paix dans ce pays à l’instabilité chronique.

    Des rebelles chiites ont été tués samedi dans le centre du Yémen dans une double attaque d’Al-Qaida.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi des sanctions contre l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh (président de 1990 à 2012) et deux chefs rebelles, car ils compromettent la paix dans ce pays à l’instabilité chronique.

    Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, les États-Unis ont souligné que l’ancien président Saleh « est allé au-delà de la simple tentative de semer le chaos à travers le Yémen », en utilisant les rebelles chiites Houthis non seulement pour « décrédibiliser le gouvernement mais aussi pour créer un climat d’instabilité propice à un coup d’État ».

    Al-Qaida, renfort des tribus sunnites

    L’ex-président est vu comme le principal soutien des rebelles chiites qui se sont emparés de la capitale Sanaa et d’autres zones du pays depuis septembre, et dont l’avancée a donné lieu à des combats meurtriers avec les tribus sunnites, alliées parfois pour la circonstance avec Al-Qaida, très actif au Yémen.

    Il sera désormais interdit à tous les États membres de l’ONU de délivrer des visas d’entrée à Ali Abdallah Saleh et à deux chefs rebelles chiites. Ces sanctions interviennent après la manifestation vendredi à Sanaa de milliers de rebelles chiites et partisans de l’ancien président Saleh. Son parti, le Congrès populaire général (CPG), avait appelé ses partisans à descendre dans la rue. Le CPG a par ailleurs limogé son président, Abd Rabbo Mansour Hadi – successeur de Saleh à la tête du parti et du pays –, accusé par le CPG d’avoir demandé à l’ONU ces sanctions.

    Un nouveau gouvernement

    Le Yémen s’est doté vendredi d’un nouveau gouvernement de 36 membres, censé aider le pays à sortir de sa grave crise politique, comme le prévoit l’accord de paix conclu sous l’égide de l’ONU le 21 septembre, le jour de la prise de Sanaa.

    Par ailleurs des rebelles chiites ont été tués samedi dans le centre du Yémen dans une double attaque d’Al-Qaida, l’une d’un kamikaze à bord d’une voiture piégée qui a foncé sur une caserne des rebelles à Manaseh, près de Rada, l’autre d’hommes armés qui ont ouvert le feu contre une école occupée par les rebelles, dans la vallée de Jarrah, également près de Rada.

    Rada et sa région avaient déjà été les 19 et 20 octobre le théâtre de violences ayant fait une cinquantaine de morts, notamment des rebelles chiites tués dans un attentat-suicide et des attaques d’Al-Qaida soutenu par des combattants sunnites.

    Depuis septembre, les rebelles chiites ont pris le contrôle de plusieurs secteurs au Yémen, dont la capitale Sanaa.


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