Blog sur le droit international

Le pape François s'est rendu jeudi 25 juillet 2013 dans une favela de Rio. Il y a encouragé les jeunes Brésiliens à ne pas se résoudre à la "corruption", jugeant aussi que la "pacification" des favelas ne serait pas durable sans intégration et justice sociale. Il avait auparavant jeudi les clés symboliques de la ville de Rio de Janeiro.
"Vous, chers jeunes, vous êtes souvent déçus par des faits (...) de corruption de personnes, qui au lieu de chercher le bien commun, cherchent leur propre intérêt", a lancé le pape, en allusion à la fronde sociale des jeunes Brésiliens contre la corruption et l'indigence des services publics de base.
"Ne vous découragez jamais. La réalité peut changer, l'homme peut changer", a-t-il lancé. Avant d'ajouter sa recommandation aux jeunes "qui avez une sensibilité spéciale contre les injustices": "cherchez, vous les premiers, à apporter le bien, à ne pas vous habituer au mal, mais à le vaincre".
Appel à l'intégration
Visitant Varginha, une petite favela pauvre du nord de Rio, il y a encore quelques mois sous le contrôle des trafiquants de drogue, le pape a par ailleurs encouragé "les efforts que la société brésilienne fait pour intégrer toutes ses composantes".
"Aucun effort de 'pacification' ne sera durable, il n'y aura ni harmonie, ni bonheur dans une société qui ignore, qui met en marge et abandonne dans la périphérie une partie d'elle-même", a-t-il dit.
"C'est seulement quand nous sommes capables de partager que nous nous enrichissons vraiment. Tout ce qui se partage se multiplie", a-t-il déclaré le pape, lors d'un discours prononcé sous une pluie diluvienne devant des milliers d'habitants de cette petite favela grise et oubliée du nord de Rio.
Auparavant, le pape avait participé à une cérémonie à l'Hôtel de ville de Rio, au côté du maire de la ville, Eduardo Paes, du gouverneur de l'Etat, Sergio Cabral, et du président du Comité olympique brésilien (COB), Carlos Nuzman. Il a ensuite donné sa bénédiction à des athlètes. Il a aussi béni des centaines de fidèles, dont beaucoup d'enfants, qui s'étaient massés dans les jardins du "Palacio da Cidade".
Visite d'une favela
A l'intérieur du Palacio, dans le quartier de Botafogo et surplombé par la favela Dona Marta, la première à avoir été "pacifiée" par les autorités en 2008 en vue de la Coupe du monde 2014 et des JO-2016, le Saint-Père a serré la main d'athlètes.
Après la favela et sa misère matérielle, le pape devait se rendre en soirée sur la plage de Copacabana.
Vers 18h00 (23h00 suisses), le souverain pontife devait y saluer les centaines de milliers de jeunes pèlerins des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) et y prononcer un discours de bienvenue.