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Blog sur le droit international

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Ethiopie: les dates marquantes du conflit au Tigré

Ethiopie: les dates marquantes du conflit au Tigré

Voici les principales dates du conflit qui a débuté il y a plus d'un an dans la région éthiopienne dissidente du tigré (nord), marqué par des exactions sur lesquelles l'ONU a décidé  de lancer une enquête internationale.

Le conflit  a fait plusieurs milliers de morts, plus de deux millions de déplacés et plongé des centaines de milliers d'Ethiopiens dans des conditions proches de la famine, selon l'ONU.

- Intervention militaire

Le 4 novembre 2020, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019 pour avoir résolu le conflit avec l'Erythrée, lance une opération militaire contre les  autorités régionales du Tigré, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) qu'il accuse d'avoir orchestré des attaques contre deux bases de l'armée fédérale.

Après avoir gouverné de fait l'Ethiopie durant presque 30 ans, le TPLF a été progressivement écarté du pouvoir lorsque M. Abiy est devenu Premier ministre en 2018.

Le 13, l'ONU s'alarme d'une "crise humanitaire à grande échelle" à la frontière avec le Soudan, où des dizaines de milliers de civils ont fui.

Des informations indiquent la présence de troupes venues de l'Erythrée voisine, ennemie jurée du TPLF depuis une très meurtrière guerre frontalière entre 1998 et 2000.

Le 28, Abiy Ahmed déclare l'opération militaire "terminée" après que l'armée a pris la capitale régionale Mekele. Mais les combats se poursuivent.

- Exactions, "désastre humanitaire"

Le 26 février 2021, Amnesty International accuse des soldats érythréens d'avoir tué "des centaines de civils" en novembre à Aksoum. Un massacre ultérieurement confirmé par la Commission éthiopienne des droits de l'Homme, organisme indépendant rattaché au gouvernement.

Le 10 mars, Washington dénonce des "actes de nettoyage ethnique" au Tigré occidental, contrôlé par les forces de la région voisine de l'Amhara appuyant l'armée éthiopienne.

Le 23 mars, Abiy Ahmed reconnaît la présence de troupes érythréennes au Tigré, puis annonce leur départ.

- Contre-offensive rebelle

Le parti d'Abiy Ahmed remporte une majorité écrasante aux élections législatives et régionales du 21 juin.

Le 28, les rebelles entrent dans Mekele, dix jours après avoir lancé une contre-offensive.

Le 3 juillet, un haut responsable onusien déclare que plus de 400.000 personnes ont "franchi le seuil de la famine" au Tigré.

Le 5 août, les rebelles prennent la ville amhara de Lalibela, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

- Mobilisation générale

Le 10 août, Abiy Ahmed appelle la population à rejoindre les forces armées.

Le 4 octobre, il est investi pour un nouveau mandat de cinq ans.

Le 18, l'aviation éthiopienne mène des frappes sur Mekele, une première depuis novembre, tuant trois enfants et faisant plusieurs blessés, selon l'ONU. D'autres frappes tuent des civils les jours suivants.

Fin octobre, le TPLF revendique la prise de Dessie et Kombolcha, villes stratégiques situées sur une autoroute reliant la capitale au nord.

Le gouvernement dément mais déclare le 2 novembre l'état d'urgence dans l'ensemble du pays.

Le 3 novembre, un rapport conjoint ONU-Ethiopie conclut à de possibles crimes contre l'humanité commis par "toutes les parties".

Le 5, neuf groupes rebelles annoncent une alliance contre le gouvernement fédéral.

- Appels au cessez-le-feu -

Plusieurs pays dont les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à quitter l'Ethiopie. Le Conseil de sécurité de l'ONU réclame un cessez-le-feu.

Le 12, Washington impose des sanctions contre le parti au pouvoir en Erythrée et l'armée érythréenne.

- Abiy Ahmed au front, localités reprises -

A partir du 24, Abiy Ahmed dirige au front la "contre-offensive" contre les rebelles, selon un média officiel. Le lendemain, le gouvernement impose de nouvelles restrictions à la diffusion d'informations sur la guerre.

Le 27, les autorités annoncent la reprise de la ville de Kassagita puis le 1er décembre celle de plusieurs autres localités dont Lalibela.

L'ONU reprend ses vols humanitaires entre Addis Abeba et Mekele.

Le 6 décembre, le gouvernement annonce la reprise de Dessie et Kombolcha (nord).

Le 8, le Premier ministre regagne la capitale après deux semaines au front.

Le 12, les rebelles, qui disent avoir opéré des retraits stratégiques pour se réorganiser, reprennent Lalibela.

- Enquête sur les exactions -

Le 17, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU décide de créer une commission internationale d'experts chargés d'enquêter sur  les exactions commises dans le cadre du conflit.

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