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Blog sur le droit international

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L'affaire Snowden indigne l'Amérique du Sud

L'affaire Snowden indigne l'Amérique du Sud

Réunis vendredi à Montevideo, les chefs d'Etat du Mercosur, dont certains ont offert l'asile politique au «lanceur d'alerte» américain, devaient émettre une résolution sur l'espionnage.

En prenant vendredi, pour la première fois, la présidence du Mercosur, le Venezuela a déclenché une polémique avec le Paraguay. Sans l'exclusion temporaire d'Asuncion, après la destitution en juin 2012 du président Fernando Lugo, le Venezuela n'aurait pas pu devenir membre permanent du bloc sud-américain. Le climat de division qui aurait dû entacher le sommet de vendredi à Montevideo a toutefois été balayé par le «tremblement de terre Snowden», comme le qualifie la presse brésilienne.

D'abord lointaine - des révélations faites, en Asie, par un espion américain sur des écoutes en Europe - l'affaire Snowden s'est brutalement invitée en Amérique latine quand la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal ont interdit le survol de leur territoire à l'avion du président bolivien Evo Morales, en pensant que l'ex-agent de la CIA était à bord.

Sans possibilité de revenir à Moscou, l'appareil a dû faire un atterrissage d'urgence à Vienne, où l'ambassadeur d'Espagne s'est proposé de vérifier personnellement si Snowden était dans l'appareil, au mépris des règles diplomatiques. Humilié en Europe, Evo Morales a été accueilli en héros à Montevideo - la Bolivie est membre associé du Mercosur - et l'organisation devait hier exiger des excuses aux pays impliqués.

Promesses et menaces des États-Unis

La tension est montée d'un cran la semaine dernière, avec la révélation par le quotidien brésilien O Globo, que des activités d'espionnage auraient été effectuées à partir de Brasilia. «S'il y a eu participation d'autres pays, cela constituerait certainement une violation de souveraineté et des droits de l'homme», a déclaré Dilma Rousseff à Brasilia, en se gardant toutefois de citer les États-Unis. Le Mercosur devait émettre hier une résolution sur l'espionnage, et déposer une action devant des organisations multilatérales et dans le cadre de conventions internationales des droits de l'homme, telle la Convention de Vienne.

L'affaire Snowden complique d'autant plus les relations entre la région et les États-Unis que deux des trois États qui ont offert l'asile à Snowden, le Venezuela et la Bolivie - outre le Nicaragua - faisaient partie du sommet. Depuis dix jours, Washington n'a pas caché son activisme, entre promesses et menaces, pour demander aux chefs d'États latino-américains de ne pas accueillir l'ex-espion. Le vice-président américain Joseph Biden a ainsi appelé le président équatorien Rafael Correa, avec un certain succès: Quito, qui s'illustre déjà en abritant Julian Assange dans son ambassade à Londres, s'est fait plus discret à l'égard d'Edward Snowden.

«Les menaces américaines à l'encontre de la Bolivie et du Venezuela n'ont pas beaucoup de poids», confie Alejandro Sanchez, analyste au Council on Hemispheric Affairs, basé à Washington. Pour lui, seul le Nicaragua aurait beaucoup à perdre à tenir tête au géant américain, auquel il est lié via des accords de coopération économiques et militaires. «L'affaire Snowden est un exemple de la perte d'influence progressive des États-Unis dans la région», poursuit-il, même si elle ne remettra pas en cause ses alliances stratégiques, notamment avec le Mexique et la ­Colombie.

 

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V
Et il y a de quoi être indigné. On le serait à moins. La France, comme tous les pays d'Europe, est un état souverain. Ce n'est donc pas aux U.S.A. ou à quiconque, de lui dicter sa conduite. Nons dirigeants sont minables sur ce coup là.
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