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Par royautes
La Mauritanie peine à éradiquer l’esclavage dont seraient encore victimes 100 000 personnes dans ce pays d’à peine 3,5 millions d’habitants.

Le président Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz
L’esclavage a été officiellement aboli en 1981, après l’avoir été par deux fois dans l’histoire du pays, tout d’abord en 1905 dans une Mauritanie alors colonie française, puis en 1960 lors de l’accession à l’indépendance du pays.
Depuis 2007, une loi criminalise l’esclavagisme passible de cinq à dix ans de prison ainsi que l’apologie de l’esclavage punissable de deux ans de prison. Enfin en 2012 la pratique de l’esclavage est érigée en crime dans la Constitution.
Pour autant, en dépit de l’arsenal législatif, environ 100 000 personnes seraient encore asservies dans ce pays d’à peine 3,5 millions d’habitants.
En mars dernier une Agence nationale a été créée pour financer des microprojets en faveur des anciens esclaves. Et lundi 30 décembre, le conseil supérieur de la magistrature, une instance présidée par le chef de l’État, Mohamed Ould Abdel Aziz, « a décidé de la création d’un tribunal pour juger les crimes d’esclavage », rapporte l’AMI, l’agence officielle d’information. Pour ne plus laisser l’examen de ces crimes aux tribunaux ordinaires.
La Mauritanie qui fait de nombreux efforts pour éradiquer le fléau qu'est l'esclavage se dote d'un instrument qui lui permettra de lutter plus efficacement contre l'esclavage.
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