Blog sur le droit international
Par royautes
Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a affirmé lundi 16 décembre 2013 vouloir que la Justice envoie en prison des clients de prostituées.
En 1999, le pays a adopté une loi sur l'«achat de services» sexuels qui jusqu'alors infligeait une amende.
«Il est temps que dans la législation nous soyons clairs sur le fait que des peines de prison doivent être prononcées et que nous n'ayons plus uniquement des amendes comme peine pour tous les achats de sexe», a affirmé Fredrik Reinfeldt lors d'un discours à Stockholm.
La Suède a été le premier pays au monde à pénaliser les clients des prostituées. La loi prévoit jusqu'à six mois d'emprisonnement, et deux ans si la prostituée est mineure. Elle a depuis inspiré d'autres lois du même type en Islande, Norvège, Slovaquie et bientôt en France.
La jurisprudence en Suède a été de systématiquement infliger une amende allant jusqu'à 7500 couronnes (environ 1014 francs). Les seules peines de prison avec sursis ont concerné des prévenus jugés en même temps pour d'autres délits, a rappelé M. Reinfeldt.
«Combien de personnes ont été condamnées pour achat de sexe depuis que la loi est entrée en vigueur? 4782. Maintenant autre question: combien de ces délinquants sexuels sont allés en prison? Zéro», a-t-il souligné.
Campagne prévue
Il a annoncé que son parti, les Modérés (conservateurs), ferait campagne en vue d'une peine de prison plancher pour les clients qui savent que la prostituée qu'ils ont payée est victime de trafic d'être humain et/ou mineure.
Il a cité par exemple le cas d'un client qui prendrait rendez-vous au téléphone avec une femme parlant «un anglais parfait», et qui finalement aurait affaire à «une Bulgare qui ne parle pas un mot d'anglais».
D'après le Premier ministre, malgré la loi, 400 à 600 prostituées en Suède sont victimes de trafic d'êtres humains.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog