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Blog sur le droit international

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Les trente militants de Greenpeace inculpés de "piraterie"

 Les trente militants de Greenpeace inculpés de "piraterie"

La Russie a inculpé de "piraterie" les trente militants de Greenpeace. Ils risquent jusqu'à 15 ans de prison pour une opération sur une plateforme pétrolière dans l'Arctique, a annoncé jeudi le comité d'enquête russe.

"Les accusés ne reconnaissent pas leur culpabilité et refusent actuellement de témoigner sur le fond des accusations", a indiqué dans un communiqué le comité d'enquête. Parmi eux, un militant suisse de Greenpeace, âgé de 28 ans.

"Ces accusations donnent un coup au moral de toutes les personnes concernées", a déclaré jeudi à l'ats Nathalie Favre, porte-parole de Greenpeace Suisse. "Mais nous n'allons pas nous laisser intimider et allons continuer à nous battre", a-t-elle assuré.

Sur place, les avocats des trente militants ont formulé un recours contre leur arrestation. "Ils ont fait appel pour une libération sous caution", a précisé Nathalie Favre. Toute autre forme de recours n'est pas possible, puisqu'il ne s'agit pas de condamnations, a-t-elle relevé.

 

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Le Bernois Marco Weber fait partie des activistes de Greenpeace inculpés en Russie pour «piraterie».

«Les trente suspects de l'enquête sur l'attaque de la plateforme Prirazlomnaïa ont été inculpés», a indiqué dans un communiqué le comité d'enquête. «Les accusés ne reconnaissent pas leur culpabilité et refusent actuellement de témoigner sur le fond des accusations», a-t-il relevé. Parmi les militants, un Suisse âgé de 28 ans.

«Ces accusations donnent un coup au moral de toutes les personnes concernées», a déclaré jeudi à l'ats Nathalie Favre, porte-parole de Greenpeace Suisse. «Mais nous n'allons pas nous laisser intimider et allons continuer à nous battre», a-t-elle assuré.

Recours formulé

Sur place, les avocats des trente militants ont formulé un recours contre leur arrestation. «Ils ont fait appel pour une libération sous caution», a précisé Nathalie Favre. Toute autre forme de recours n'est pas possible, puisqu'il ne s'agit pas de condamnations, a-t-elle relevé.

La représentation helvétique a pu rencontrer le militant suisse, a-t-elle ajouté. Il semblerait que son état de santé physique soit bon, mais il est difficile d'estimer son état mental.

«Réduire au silence»

Les membres de l'équipage, quatre Russes et 26 ressortissants de 17 autres pays - dont six Britanniques, deux Canadiens, un Suisse, un Américain et un Français - ont été arrêtés à la suite de l'arraisonnement le 19 septembre en mer de Barents de l'Arctic Sunrise par un commando héliporté des garde-côtes russes. Plusieurs d'entre eux avaient tenté d'escalader la plate-forme pétrolière.

Les autorités russes avaient alors placé les militants en détention provisoire. Le Comité d'enquête russe avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour piraterie. L'ONG avait aussitôt dénoncé une décision «destinée à intimider et à réduire au silence».

Les militants ont nié ces accusations et reproché à la Russie d'avoir arraisonné illégalement leur bateau dans les eaux internationales. «Nos militants ont été inculpés pour un crime qui n'a pas eu lieu, on les a accusés d'un délit imaginaire», a déclaré Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International.

Soutien massif

Le président russe Vladimir Poutine avait reconnu la semaine dernière que ces militants n'étaient «pas des pirates», mais avait souligné qu'ils avaient «enfreint le droit international». Le porte-parole du Kremlin a souligné mercredi que M. Poutine n'avait fait qu'exprimer «son opinion personnelle», et qu'il n'était «ni enquêteur, ni procureur, ni juge, ni avocat».

Selon Greenpeace, environ 800'000 personnes, plus de 100 ONG et des personnalités telles que l'acteur britannique Ewan McGregor ou le chanteur de rock russe Iouri Chevtchouk, ont signé un appel à libérer les militants. Ce dernier a indiqué à des médias russes qu'il devait initialement se trouver à bord du bateau en tant qu'invité, mais avait dû y renoncer pour des raisons personnelles.

Gazprom visé

L'opération de l'organisation de défense de l'environnement ciblait la plateforme «Prirazlomnaïa» du géant russe Gazprom. Elle voulait attirer l'attention sur les dangers d'une exploitation pétrolière de l'océan Arctique, à l'écosystème particulièrement fragile.

Cette plateforme, premier site russe d'exploitation pétrolière dans l'Arctique, doit entrer en service à la fin de l'année et produire six millions de tonnes de pétrole par an, soit 120'000 barils par jour, d'ici 2019. L'Arctique contient 13% des réserves mondiales de pétrole et 30% des réserves globales de gaz non encore découvertes, selon des estimations de l'industrie des hydrocarbures.

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