• Réfugiés, camps en Jordanie
A general view shows the Azraq camp for Syrian refugees in northern Jordan on May 17, 2017. 
Ahmad ABDO / AFP                                         

    En moyenne, une personne sur 113 vit déracinée aujourd'hui.

     


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  • L’engagement du Canada envers les communautés autochtones ne répond pas au droit international

    Le 1er juin 2017, le Canada disait au revoir aux quatre délégués des Nations unies en visite qui ont passé les dix derniers jours à rencontrer des communautés à travers le pays afin d’en apprendre davantage sur l’impact des entreprises d’ici sur les droits de la personne protégés par le droit international. Au cours de la prochaine année, ils rédigeront leur rapport, et les droits des peuples autochtones seront au coeur même de ce rapport.

    Le Canada est en avance sur de nombreux autres pays en matière de reconnaissance des droits des peuples autochtones, mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir. Les tribunaux canadiens, les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent reconnaître que le consentement libre, préalable et éclairé est une exigence essentielle afin de défendre les droits des peuples autochtones dans un contexte de droit international.

    Après plus d’une décennie à s’y opposer, le Canada a finalement annoncé l’an dernier qu’il appuyait pleinement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (la « Déclaration »). En 2007, le Canada avait été l’un des quatre États à voter contre la Déclaration. Lorsqu’il a finalement annoncé son soutien en 2016, le gouvernement a été acclamé pour sa décision. Mais, peu de temps après, le gouvernement a précisé que son soutien à la Déclaration se ferait « conformément à la Constitution canadienne existante ».

    Or il existe une différence considérable entre les exigences constitutionnelles du Canada concernant le traitement des peuples autochtones et les exigences du droit international.

    Une différence importante se situe au chapitre du standard de consultation, où le droit international exige un standard plus exigeant, soit le consentement des communautés autochtones. Dans le cadre de la Déclaration, lorsque les États agissent de manière à avoir un impact sur les droits des peuples autochtones, ils ont l’obligation de les consulter pleinement et de ne pas donner le feu vert au projet proposé avant de recevoir le consentement « libre, préalable et informé » des communautés affectées.

    La Déclaration ne constitue pas l’unique forum exigeant le consentement à titre de standard. La norme du consentement au développement de projets a en effet été adoptée par de nombreuses agences et organisations internationales de développement, telles que la Banque mondiale et la Société financière internationale, de même que par certains prêteurs privés soumis aux Principes de l’Équateur. Ceci est notamment dû au fait que la norme de consentement est de plus en plus considérée comme un outil pouvant éliminer les risques liés au développement de projets. En effet, contrairement à la consultation qui démontre le processus de discussion avec les populations affectées, la norme de consentement, quant à elle, est sans ambiguïté et permet plus de certitude.

    Place à la consultation

    Tout comme la Déclaration, la Constitution canadienne exige que les gouvernements consultent les peuples autochtones avant de prendre des mesures susceptibles d’affecter leurs droits. Cependant, les tribunaux canadiens ont souvent déclaré que la consultation ne nécessite généralement pas de consentement. Par crainte d’un pouvoir de veto, les autorités gouvernementales soutiennent fréquemment que le consentement n’est pas nécessaire.

    Le droit international exige également que la consultation soit libre, préalable et éclairée, et que les populations autochtones puissent participer pleinement aux décisions qui les concernent. Or la validité et la qualité de la consultation seront grandement affectées par la capacité des communautés autochtones d’avoir accès à des ressources financières adéquates qui leur permettront de faire une évaluation complète du projet.

    Au Canada, la consultation est habituellement considérée comme un obstacle administratif plutôt que comme un processus de prise de décision partagée. La consultation est souvent non financée, ou encore partiellement financée par l’entreprise qui demande un permis au gouvernement, ce qui rend souvent la capacité des peuples autochtones à exercer leurs droits constitutionnels dépendante du bon vouloir de l’entreprise qui aura des impacts sur le territoire touché. De plus, les délais de consultation sont généralement courts et les services d’experts indépendants sont rarement fournis.

    Certains projets canadiens ont reçu le consentement de communautés dans le passé. Cela s’est notamment produit lorsque les entreprises ont voulu négocier ouvertement les termes de leurs projets avec les communautés autochtones locales, leur fournissant le temps et le soutien nécessaires afin d’évaluer de façon indépendante l’impact du projet sur leurs droits et les avantages proposés.

    Cependant, jusqu’à ce que les communautés autochtones aient un accès garanti et adéquat aux ressources dont elles ont besoin pour s’engager dans une consultation et un droit reconnu de dire « non » aux développements qui les touchent, les exemples de consentement réel resteront rares et les processus de consultation favoriseront plutôt la discorde.

    Les tribunaux, les gouvernements, les entreprises et la société civile doivent reconnaître que les relations saines sont fondées sur le consentement — un consentement libre, préalable et éclairé. Un an après avoir finalement soutenu la Déclaration, nous devons commencer à l’appliquer à tous les niveaux : en droit, au sein des politiques et programmes gouvernementaux ainsi qu’en matière de contrats privés. Fournir un financement stable, des échéanciers flexibles et des experts indépendants lors de la consultation est la première étape cruciale à mettre en oeuvre. […]


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  • Quelle honte!!! Des nomades se tournent vers l'islam pour survivre

    En Indonésie, victimes de la déforestation, des tribus se convertissent pour toucher l'aide publique. Vêtus d'un pagne et armés de fusils, des nomades chassent au milieu de palmiers à huile sur l'île de Sumatra. Maigres, ces hommes à la peau hâlée cherchent désespérément du gibier dans une forêt tropicale dévastée par les coupes de bois qui ruinent l'existence des tribus en Indonésie.

    L'Indonésie est le premier producteur mondial d'huile de palme, une industrie qui encourage la déforestation et pèse de plus en plus sur le mode de vie traditionnel des nomades.

    Alors à deux heures de route de ce terrain de chasse, environ 200 nomades sur les 3.500 de la tribu des «Orang Rimba» viennent de changer de vie: ils se sont sédentarisés... et convertis à l'islam, religion majoritaire dans ce pays d'Asie du Sud-Est. Ces nomades avaient été approchés par une ONG islamique et des représentants des autorités indonésiennes qui encouragent les membres de tribus à se sédentariser, afin de faciliter l'aide et le recensement. Or pour obtenir une carte d'identité ouvrant droit à l'aide publique en Indonésie, toute personne doit déclarer une religion. Ce qui, dans le pays musulman le plus peuplé au monde, explique largement la conversion à l'islam des peuples indigènes, presque tous animistes au départ.

    Depuis janvier, ces 200 «Orang Rimba» vivent dans le district de Batang Hari, situé dans la province de Jambi. Assis dans une hutte sur pilotis, des enfants portant des calottes de musulmans et des hijabs y récitent le Coran. «Dieu merci, l'Etat prête maintenant attention à nous, alors qu'avant notre conversion, il nous ignorait», raconte Muhammad Yusuf, un leader de cette communauté qui reçoit désormais de la nourriture et des vêtements.

    Un choix désespéré

    L'initiative de ces «Orang Rimba» -qui signifie «habitants de la jungle- est en réalité un choix désespéré mettant en exergue l'échec du gouvernement à défendre les nomades, estiment des défenseurs des droits des peuples indigènes.

    Des défenseurs des droits des populations indigènes, eux, regrettent que même les groupes tribaux qui avaient réussi jusqu'ici à rester nomades soient désormais tentés de renoncer à leur mode de vie, en raison des difficultés à survivre dans la nature. »C'est l'échec de l'Etat qui ne sait pas les protéger«, confie à l'AFP Rukka Sombolinggi, secrétaire général de l'organisation de protection des peuples indigènes AMAN, en référence à la déforestation.

    En conséquence, les nomades «se tournent vers des prédicateurs ou l'Eglise dans certaines régions, car ceux-ci leur offrent une protection», dit-elle.

    Les tribus: 70 millions de personnes

    En Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui possède une des plus grandes forêts tropicales de la planète, les tribus représentent environ 70 millions de personnes sur une population totale de 255 millions d'habitants.

    Parmi les tribus les plus connues figurent les Dayaks de l'île de Bornéo, tatoués de la tête au pieds, et les Mentawi, qui aiguisent leurs dents pour paraître plus beaux. Mais les »Orang Rimba« sont un des rares groupes nomades vivant en permanence dans la jungle.

    Yusuf souligne qu'il était de plus en plus difficile de trouver de la nourriture en forêt, et que les conflits opposant des membres de sa tribu à des représentants de sociétés convoitant leurs terres se multipliaient.

    Aujourd'hui, les quelque 200 »Orang Rimba« qui ont renoncé au nomadisme ont changé de vie et d'apparence.

    Ils ont troqué leurs étoffes traditionnelles contre des vêtements offerts par les services de l'Etat et des ONG.

    «C'est plus agréable d'être dans un village comme celui-ci, nous vivons mieux», dit Yusuf. Il a adopté ce nom islamique après être devenu musulman. Auparavant, il s'appelait Nguyup.

    Croyances superstitieuses

    Tous les »Orang Rimba« ne sont cependant pas prêts à franchir le pas. D'autres membres de la tribu vivent toujours dans la jungle. Ils s'abritent sous des bâches en plastique fixées à des tiges en bois et chassent les quelques animaux qu'ils trouvent dans les plantations de palmiers à huile.

    Ils changent d'endroit en moyenne trois fois par mois pour trouver du nouveau gibier et à chaque fois qu'un membre de la tribu meurt, comme l'exigent leurs coutumes. Malgré les conditions de vie difficiles et la malnutrition, ils restent résolument opposés à toute conversion à l'islam et à un mode de vie sédentaire.

    »Selon nos traditions, la conversion n'est pas autorisée«, affirme à l'AFP Mail, le leader du groupe. »Nous craignons d'être capturés par des tigres si nous manquons à notre serment«, dit-il en évoquant des croyances superstitieuses.

    D'autres nomades dans le pays s'étaient déjà convertis au sédentarisme et à l'islam, mais jamais autant en une seule fois. A la grande satisfaction des autorités qui encouragent la vie en société.

    Depuis sa conversion à l'islam, Yusuf dit ressentir une certaine »tranquillité". Mais il avoue que l'adaptation a pris un certain temps. Et sa famille attend toujours de recevoir les papiers d'identité promis...


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  • Vers une reconfiguration de la MINUAD?

     

    Près de 10 ans après la mise en place de l'Opération de l'Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) et à la suite d'un examen stratégique mené en mars 2017, le Conseil de sécurité s'est vu proposer mercredi une reconfiguration de cette mission pour tenir compte de l'évolution sur le terrain.

    Les effectifs militaires et de police seraient fortement réduits et la MINUAD serait appelée à mener des activités de consolidation de la paix en collaboration avec l'équipe de pays et le gouvernement du Soudan, sauf dans le Djebel Marra où elle poursuivrait des activités plus classiques de maintien de la paix.

    Le représentant du Soudan a salué ces recommandations et a souhaité leur adoption en l'état, afin de commencer à mettre en œuvre la stratégie de sortie de la MINUAD. Ce processus nécessitera toutefois la pleine coopération du gouvernement du Soudan, a indiqué le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El-Ghassim Wane, en expliquant qu'il fallait éviter tout vide dans les régions d'où la MINUAD est appelée à se retirer.

    M. Wane présentait au Conseil les conclusions et recommandations du Secrétaire général de l'ONU et de la Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), qui sont le résultat de l'examen stratégique de la MINUAD.

    Il a relevé que d'importants changements étaient survenus au Soudan depuis que le Conseil de sécurité avait proposé, il y a 10 ans, le mandat de la MINUAD.

    Sur le terrain, les succès militaires du gouvernement ont réduit la rébellion à une petite présence de l'Armée de libération du Soudan-faction Abdul Wahid (ALS/AW) dans l'ouest du Djebel Marra, a expliqué M. Wane. Le nombre des incidents intercommunautaires a également diminué, du fait des efforts du Gouvernement et des dirigeants communautaires. Parallèlement, la conclusion du dialogue national et l'inclusion du Document de Doha dans la Constitution ont permis de réaliser des progrès sur le plan politique.

    Il reste néanmoins quelque 2,7 millions de déplacés internes, a-t-il indiqué, en soulignant qu'il fallait encore répondre aux nombreuses causes du mécontentement à l'origine du conflit et aux problèmes qui en ont résulté. Il a pointé du doigt les activités des milices, les différends intercommunautaires non résolus relatifs notamment au partage des ressources en eau ou en terres, ainsi que la prévalence d'armes et de groupes criminels. À cela s'ajoutent les insuffisances et l'inefficacité des institutions chargées de faire respecter l'état de droit.

    De cette situation, le rapport conjoint conclut que la MINUAD connaît actuellement deux types de problèmes liés aux causes profondes du conflit. Le premier découle de l'instabilité persistante dans la région du Djebel Marra et des déplacements qu'elle entraîne; le second touche à la violence intercommunautaire.

    C'est pourquoi le rapport conjoint propose un nouveau concept d'opérations à deux volets selon les régions. Dans la plus grande partie du Darfour, l'approche devrait être axée sur la consolidation de la paix, tandis que dans le Djebel Marra et ses environs immédiats, la mission devrait conserver les attributions plus traditionnelles de maintien de la paix, en traitant les problèmes qui empêchent le retour des populations déplacées.

    L'adoption de ce nouveau concept d'opérations permettrait de réduire de 36 à 18 le nombre des bases d'opérations et de réduire la présence de Casques bleus en passant de 16 à 8 bataillons. M. Wane a cité les nouveaux plafonds envisagés qui seraient de 8.735 militaires et 2.360 policiers, soit des réductions de 44% du plafond actuel autorisé pour le personnel militaire et de 30% pour la composante de police.

    Si les priorités actuelles de la MINUAD, qui traite des questions en suspens, représentent une bonne base pour les tâches que la mission devrait continuer d'accomplir, le rapport recommande un « ajustement » des priorités. Ainsi, dans le domaine du processus politique, la MINUAD devrait se concentrer sur la mise en œuvre effective du Document de Doha pour la paix au Darfour, désormais intégrée dans la Constitution soudanaise. Pour leur part, les activités de protection des populations civiles devraient se poursuivre dans la région du Djebel Marra élargie, alors que la mission se concentrerait dans les autres États du Darfour sur les conditions de vie et l'état de droit dans le cadre d'un fort partenariat avec l'équipe de pays.


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    Violées dans les camps de déplacés

    Dans un pays au bord de la famine, la plupart des agressions sexuelles sont commises par des soldats.

    C'était une nuit du mois de mars. Le soldat était mince, mais fort. Son uniforme et ses bottes étaient neufs. Après s'être introduit dans le misérable abri de fortune de Hawo, il a pointé une arme sur la gorge de cette Somalienne et l'a violée. Deux fois.

    «Dans ma tête, je peux encore le voir», confie cette jeune femme vivant à Dusta, un camp installé dans la ville de Baidoa, dans le sud-ouest de la Somalie, où sont rassemblés des Somaliens déplacés par la faim et la sécheresse. Hawo ne souhaite pas révéler son nom complet. Son nouveau-né pleurait pendant qu'elle subissait ce viol, terrifiée. Ses deux autres enfants, un peu plus âgés, dormaient eux à poings fermés.

    Dusta, véritable océan de bicoques faites de bâtons, bâches en plastiques et vieux tissus, s'étend jusqu'à un camp où sont stationnés des soldats de la mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom), qui combattent les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda et ayant juré la perte du gouvernement somalien. Pourtant, les résidents de Dusta interrogés par l'AFP assurent être livrés à eux-mêmes. Personne ne les protège, disent-ils, que ce soit l'Amisom, l'armée, les milices locales ou l'ONU.

    La plupart des habitants de Dusta sont des femmes et enfants issus de régions contrôlées par les shebab et venus dans la capitale régionale à la recherche de nourriture, d'eau et de soins médicaux.

    Selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres de deux ONG locales - Isha et le Somali Children Welfare and Rights Watch (SCWRW) -, au moins 54 femmes ont été violées ou agressées sexuellement dans les 168 camps, qui abritent plus de 155'000 personnes et se sont multipliés autour de Baidoa alors que le pays est au bord de la famine. La majorité de ces attaques sont commises par des soldats, explique Muhudin Daud Isack, qui travaille pour Isha. «Quand ils ont l'opportunité de le faire, ils commettent un viol».

    Viols collectifs

    Farhiyo Ahmed Mohamed, une policière à la tête d'une unité spéciale chargée de combattre les violences envers les femmes, reconnaît que des hommes en uniforme ont été impliqués dans de telles attaques et évoque une affaire de viol dans la ville de Goof Gaduud, à l'extérieur de Baidoa, pour laquelle un soldat a été condamné et emprisonné. Elle accuse cependant les ONG d'exagérer le nombre de viols dans les camps afin d'obtenir plus de subsides.

    La Somalie est plongée dans le chaos et la violence depuis plus de 25 ans, et si la communauté internationale l'aide à rebâtir des institutions telles que l'armée et la police, le processus met du temps à porter ses fruits.

    Selon l'ONG Isha, neuf femmes du camp de «Buur fuule 2» ont été violées une nuit de janvier par un groupe de civils armés de pistolets et de couteaux. Elles ont été extraites de leurs abris et violées par plusieurs hommes. Cinq de ces femmes ont été interrogées par l'AFP. Deux d'entre elles ont raconté que leurs maris étaient tenus en joue pendant les viols. Une victime de 37 ans a, elle, assuré que si les viols sont monnaie courante dans ces camps, les viols collectifs ne le sont pas.

    Les organisations humanitaires reconnaissent l'existence du problème croissant des viols, mais expliquent que la crise somalienne comporte de multiples facettes et que la priorité est accordée à d'autres maux. «Les programmes visant à améliorer la protection des femmes sont souvent sous-financés (...), ce même si les violences faites aux femmes augmentent lors des situations d'urgence», souligne Evelyn Aero, du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

    Dignité

    De retour à Dusta, Hawo explique que malgré son viol par un soldat, elle souhaite davantage de personnes armées dans le camp. Après ce traumatisme, elle a rapproché son abri de la base de l'Amisom et dit se sentir ainsi plus en sécurité. D'autres ne souhaitent pas voir plus d'hommes armés dans le camp et estiment que la solution passe par la construction d'abris solides, en pierre et en tôle.

    «Au-delà de la survie, l'abri est nécessaire (...) pour s'assurer que chaque personne soit en sécurité, et assurer le droit à la vie privée et la dignité, particulièrement pour les femmes et enfants», estime Gavin Lim, un spécialiste de la protection pour le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR).

    Mais alors que la sécheresse se prolonge et que la menace de la famine se rapproche chaque jour un peu plus, le nombre de déplacés augmente, rendant encore plus épineuse la question de la sécurité des femmes dans les camps.

    Plus de 377'000 Somaliens ont été déplacés lors des trois premiers mois de 2017, portant à plus d'un million le nombre total de personnes déplacées par le conflit et la sécheresse en Somalie. Et l'UNHCR table sur trois millions d'ici la fin de l'année.


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  • 31 mai 2017 – Le Slovaque Miroslav Lajcák a été élu Président de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Ministre des affaires étrangères et des affaires européennes de la Slovaquie, il a été élu par acclamation par les 193 Etats membres de l’ONU réunis en Assemblée générale à New York.

    Durant son discours d’investiture, le Président élu de la prochaine Assemblée générale a mis l’accent sur les six priorités qu’il souhaite défendre pendant son mandat. Il a d’emblée annoncé qu’il demanderait aux États membres de mettre l’accent sur les peuples, ainsi que sur la prévention et la médiation en faveur d’une paix durable. Sa troisième priorité sera la migration et le processus en cours du Pacte mondial pour la migration.

    M. Lajcák a expliqué qu’il faudra approfondir la question des Objectifs de développement durable (ODD) et du climat en mettant un accent particulier sur les besoins des pays les moins avancés (PMA) et des petits États insulaires en développement (PEID). « Ma cinquième priorité sera la question des droits de l’homme », a-t-il insisté en précisant qu’il ne peut y avoir de paix et de développement sans respect de la dignité et des droits fondamentaux de tous.

    Dans ce contexte, le Président élu de la 72e session de l’Assemblée générale a assuré qu’il garantirait l’équilibre homme-femme et une répartition géographique aussi équitable que possible au sein de son Bureau. Enfin, il a mis l’accent sur la « qualité » des travaux des Nations Unies en expliquant qu’il aurait le souci de faire participer davantage les petits pays à tous les travaux qui seront mandatés sous sa présidence.

    Un autre objectif de M. Lajcák est de favoriser une interaction constructive, éclairée et ouverte à tous entre les États membres et le Secrétaire général. Il s’est en outre dit prêt à examiner les initiatives de réforme du Secrétaire général dans les domaines de la paix et de la sécurité, du développement et de la gestion.

    M. Lajcák a jugé vital d’améliorer plus avant l’efficacité et le rôle de l'Assemblée générale. « C’est une question éthique et politique », a-t-il dit en faisant remarquer que la réforme la plus souvent évoquée est celle de la composition du Conseil de sécurité, son objectif étant d’en faire un organe en phase avec les nouvelles réalités mondiales du XXIème siècle.

    Ce n’est pas une époque facile pour être à la tête des Nations Unies, a-t-il lancé au Secrétaire général, António Guterres, avant de remercier le Président sortant de l'Assemblée générale, Peter Thomson. « Je m’engage à représenter chaque pays de façon juste et ouverte pour que chacun sente que sa place compte », a-t-il conclu.

    Présent lors de l’investiture, M. Guterres a félicité M. Lajcák pour son élection en tant que Président de l'Assemblée générale.

    « J'ai eu la chance de le connaître car nous avons chacun présenté notre vision pour les Nations Unies aux États membres l'année dernière », a déclaré le Secrétaire général. « Le Ministre des affaires étrangères Lajčák a toujours démontré une maitrise impressionnante de tous les aspects de l'action des Nations Unies et un engagement fort envers les principes qui régissent notre travail ».

    Pour M. Guterres, le prochain Président de l’Assemblée générale a exprimé sa ferme conviction que « le renforcement de l'ONU est le meilleur investissement pour atteindre le désir universel de paix, de développement, d'égalité et de justice dans le monde ».

    « Je pense que nous avons tous les deux vu de grandes attentes et avons pu nous rendre compte ô combien les gouvernements et les peuples ont besoin des Nations Unies pour répondre aux appels légitimes des peuples du monde entier pour une paix durable, la justice, les droits de l'homme et la dignité humaine », a dit le chef de l’ONU qui s’est dit impatient de collaborer avec le nouveau Président l'Assemblée générale « pour tracer la voie vers un avenir meilleur ».

    M. Lajcák prendra officiellement ses fonctions de Président lorsque débutera la 72e session de l’Assemblée générale prévue le 12 septembre au siège de l’ONU à New York.

     


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    Crimes de guerre et contre l'humanité en Centrafrique?

    Dans un rapport conjoint présenté mardi, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) et la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) ont documenté les massacres de grande ampleur et autres violations graves des droits de l'homme survenues en République centrafricaine (RCA) entre 2003 et 2015.

    Le rapport souligne que beaucoup de ces violations qui ont eu lieu durant les multiples conflits successifs qu'a connu la RCA pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.

    « Nous savons que la publication de ce rapport inquiète certaines personnes », a déclaré le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Andrew Gilmour, actuellement en visite officielle en RCA. « Nous parlons de ceux qui ont commis certaines des violations les plus abominables, qui sont désormais conscients que leurs actions ont été observées et soigneusement documentées ».

    « Naturellement, ils craignent que la justice les rattrape », a ajouté M. Gilmour.

    Le rapport du HCDH et de la MINUSCA recense les graves violations du droit international relatif aux droits de l'homme et au droit international humanitaire commises par des forces gouvernementales successives et divers groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par des forces de défense internationales et étrangères. Mandatée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l'étude décrit en détail 620 incidents, dont des récits effroyables de villages entiers brûlés dans le cadre de campagnes de représailles; des récits de viols collectifs de femmes et de filles parfois âgées d'à peine cinq ans; des exécutions extrajudiciaires; des décès suite à des cas de torture ou de mauvais traitements dans des centres de détention; des violences graves contre les personnes en raison de leur religion, leur appartenance ethnique ou leur supposée affiliation à des groupes armés; le recrutement de milliers d'enfants par des groupes armés; et des attaques contre des acteurs humanitaires et des Casques bleus.

    « L'histoire de la République centrafricaine a été marquée par une pauvreté chronique, des tensions ethniques, une instabilité politique généralisée, la corruption et le népotisme – facteurs qui ont favorisé une succession de conflits armés », indique le rapport. « Après son indépendance, la République centrafricaine a été marquée par une succession de régimes autoritaires qui ont commis, toléré et n'ont pu empêcher d'importantes violations et abus ».

    L'instabilité régionale et les conflits internes dans les pays voisins ont alimenté les conditions précaires du pays, en particulier par la circulation d'armes et de groupes rebelles à travers ses frontières poreuses, ajoute le rapport.

    Le rapport « révèle les souffrances considérables de la population de ce pays riche en minéraux qui est parmi les plus pauvres au monde », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

    Bien qu'il reconnaisse que le contexte de sécurité soit difficile en RCA, le rapport détaille une stratégie visant à lutter contre l'impunité omniprésente et recommande l'adoption immédiate de certaines mesures pour initier les processus de justice transitionnelle.

    « Les conflits successifs ont engendré de multiples processus de paix, mais tant que l'impunité règne, ce terrible destin – dans lequel chaque groupe armé commet des actes de violence épouvantables – risque de perdurer », a déclaré le Représentant spécial de l'ONU en RCA et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga. « En documentant les violations et les abus du passé, nous espérons dynamiser les efforts nationaux et internationaux pour protéger et rendre justice aux victimes de ces crimes ».

    De son côté, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué lundi que le regain de violence en RCA depuis le début du mois de mai a déplacé 88.000 personnes, dont 20.000 qui ont fui vers la République démocratique du Congo (RDC).


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    La ministre des Affaires autochtones se fait rassurante concernant l’adhésion entière du Canada à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. 

    Carolyn Bennett a été saluée par une ovation, aux Nations unies, lorsqu’elle a officialisé la nouvelle annoncée la veille. Cette Déclaration de l’ONU, qui n’est pas juridiquement contraignante, énumère les droits des peuples autochtones dans le monde, notamment en matière de culture et de traditions, d’identité, de santé, d’éducation et de langues.

    La ministre canadienne a soutenu que la Déclaration, adoptée par l’ONU en 2007, reflète l’esprit et l’intention des traités conclus au fil du temps par le Canada avec les peuples autochtones, et qu’elle fera partie du processus de réconciliation promis par son gouvernement aux Premières Nations, Métis et Inuits.

    Le Canada avait été l’un des quatre seuls pays — avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis — à voter contre l’adoption de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones en septembre 2007.

    Le gouvernement conservateur de Stephen Harper était alors préoccupé par les impacts que pourrait avoir cette déclaration sur le développement des ressources naturelles au pays. Il se demandait aussi comment arrimer les droits garantis par cette déclaration internationale avec ceux déjà enchâssés dans la Constitution canadienne.

    En novembre 2010, le Canada adoptait un « énoncé d’appui » au document de l’ONU, qui ne garantissait toutefois pas son adhésion pleine et entière.

    « Même si la Déclaration n’est pas juridiquement contraignante, ne constitue pas une expression du droit international coutumier et ne modifie pas les lois canadiennes, notre appui à ce document réitère notre volonté de continuer à travailler de concert avec les peuples autochtones pour bâtir un Canada meilleur », lisait-on alors dans l’énoncé d’appui.

    L’Association canadienne des producteurs pétroliers appuie la Déclaration des Nations unies et promet de collaborer avec les gouvernements et les peuples autochtones afin que ce nouveau traité s’arrime avec les lois canadiennes. 

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    Le gouvernement canadien a mis fin mardi à ses objections à l’endroit de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Un pas important, mais qui, pour avoir un sens, devra se traduire en gestes concrets dont on ignore encore la portée et les contours.

    Lors de l’adoption de la Déclaration en 2007, quatre pays s’y sont opposés : le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Ils ont tous fini par la signer, mais depuis 2014, seul le Canada persistait à s’opposer et à parler d’un « document d’aspirations qui est juridiquement non contraignant ».

    Un principe en particulier inquiétait les conservateurs, celui d’obtenir « le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause » des peuples autochtones lorsque des décisions ayant une incidence sur leurs droits ou leurs intérêts étaient prises. Ils craignaient que cela soit interprété comme un droit de veto sur des décisions prises dans « l’intérêt général ». En fait, le développement des ressources naturelles était leur premier souci.

    Du côté des peuples autochtones, on a toujours soutenu qu’il n’était pas question d’un droit de veto, mais d’un ensemble « de normes minimales nécessaires à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde ». Dans un document adopté en 2014, l’Assemblée générale précisait que les États s’engageaient avant tout à « coopérer avec les peuples autochtones, par l’intermédiaire de leurs propres institutions représentatives, en vue d’élaborer et de mettre en oeuvre des plans d’action, des stratégies ou d’autres mesures […] pour atteindre les objectifs de la Déclaration ».

    En campagne, les libéraux ont fait leur la recommandation de la Commission de vérité et réconciliation de mettre en oeuvre la Déclaration qui, doit-on préciser, n’a pas force de loi. Ils ont franchi un premier pas en levant les objections conservatrices, mais ce geste était le plus facile à poser. La mise en oeuvre sera nettement plus complexe.

    Le premier ministre Justin Trudeau parle avec constance de réconciliation et de nouvelle relation de nation à nation, mais il n’a pour l’instant présenté ni plan d’action ni stratégie pour donner corps à la Déclaration.

    Le député néodémocrate Roméo Saganash a pris les devants et présenté un projet de loi (C-262) qui obligerait le gouvernement à consulter les peuples autochtones et à coopérer avec eux afin de rendre les lois fédérales compatibles avec la Déclaration et afin d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan d’action pour atteindre les objectifs énoncés. Les libéraux ont manifesté de l’intérêt, mais le reprendront-ils à leur compte ou l’appuieront-ils ? Ça reste à voir.

    D’autres tests les attendent. La Constitution de 1982 reconnaît des droits ancestraux ou issus de traités des autochtones, mais pour les faire respecter, ils ont dû multiplier les batailles juridiques. Quant à leurs revendications territoriales, elles s’enlisent généralement dans des négociations interminables.

    L’accès aux ressources naturelles en est souvent la raison. Les autochtones veulent avoir leur mot à dire sur ce qui se passe sur leurs territoires et bénéficier de tout développement qui s’y fait. Des jugements récents de la Cour suprême leur ont donné raison, mais plusieurs provinces résistent.

    Plusieurs cas à travers le Canada démontrent qu’elles ont tort, que leurs propres intérêts économiques seraient mieux servis par le dialogue. Le meilleur exemple vient du Québec, où, en 2002, les Cris et le gouvernement du Parti québécois ont conclu la Paix des Braves, une entente de nation à nation qui fait l’envie de bien des autochtones. Le gouvernement Trudeau osera-t-il aller dans le même sens ?


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  • Au Brésil, des Indiens violentés par les fermiers

    Les conflits entre fermiers et Indiens dans le nord-est du Brésil ne cessent de relancer le débat sur l’occupation des terres amazoniennes.

    Jeudi 4 mai, l’ONU a dénoncé une « grave attaque » contre une tribu brésilienne.

    À Povo das Bahias, près de Viana, dans l’État du Maranhao (nord-est), le territoire est taché de sang. Le 30 avril, deux cents hommes liés à des fermiers locaux ont attaqué la tribu indienne Gamela, en raison de conflits sur la délimitation des terres. Munis de machettes et d’armes à feux, les coupables ont fait treize blessés.

    Le service de santé de l’État de Maranhao a qualifié cette attaque de « violence lamentable » et a révélé, mercredi 3 mai, qu’un seul Indien était hospitalisé en état grave. Le Congrès Missionnaire Indien, une organisation liée à l’Église catholique, dénonce un climat hostile envers les Indiens et les paysans dans le pays.

    Après cette attaque, le bureau des Nations unies au Brésil s’est dit « inquiet » et a qualifié cette agression d’« attaque grave ». Solidaire des victimes, l’organisation s’est déclarée « prête à soutenir l’État brésilien afin que soient mis en œuvre les moyens d’éliminer le racisme, la discrimination ethnique, la haine, la violence et la violation des droits des peuples autochtones ». Surtout, l’ONU demande au gouvernement de «faire preuve d’une tolérance zéro face à la gravité des violences contre les Indiens et à l’impunité des agresseurs ».

    Des politiques hostiles

    La constitution stipule que les Indiens détiennent « les droits sur les terres qu’ils occupent traditionnellement », c’est-à-dire celles où ils vivent de façon permanente. Les tribus occupent environ 12 % du territoire brésilien, dont massivement la région amazonienne, au nord du pays. Mais les terres des Indiens sont de plus en plus occupées par les géants de l’agriculture, provoquant parfois de violents conflits.

    La tribu Gamela affirme que les terres où s’est tenue l’attaque leur avaient été données à l’époque coloniale. Expulsée dans les années 1970 en raison de l’expansion agricole, elle a réinvesti les lieux depuis 2015. Cette décision a provoqué des affrontements avec les producteurs.

    Après l’agression de dimanche, le gouvernement conservateur du président Michel Temer a été accusé de vouloir limiter le droit des Indiens. Issu d’un lobby parlementaire lié à l’agro-business, le ministre de la Justice Osmar Serraglio a déclenché, le 3 mai, le processus de délimitation des terres et décidé de dépêcher sur place la police fédérale pour « éviter de nouveaux conflits ».

    Certains membres de tribus accusent le Parlement d’être hostiles aux minorités ethniques. Alvaro Tucano, d’une tribu installée près de la frontière avec la Colombie et le Venezuela, précise qu’il n’avait « jamais vu un Parlement aussi conservateur, avec autant de préjugés contre les minorités ». Pour Candido Mezua, de la tribu panaméenne Emberá, « les droits des Indiens sont bafoués à cause de l’influence d’hommes politiques et de chefs d’entreprise qui voient avec convoitise la richesse de nos territoires ».

    Vers une plus grande représentation des tribus

    Les conflits entre les producteurs agricoles et les Indiens ne sont pas nouveaux. Menacés par la déforestation et l’agro-business qui ravagent le sud du continent, les Indiens demandent, depuis les années 1920, une meilleure délimitation des territoires. Ils tentent de protéger leurs terres pour la préservation de la biodiversité et les ressources naturelles du pays.

    Pour faire entendre leur voix, plus de 3 000 Indiens issus de tribus d’Amérique Latine se sont déplacés à Brasilia, cette semaine, afin d’exiger la reconnaissance de leurs coutumes et de leurs territoires. L’ethnie Munduruku est notamment menacée par la construction d’un gigantesque barrage en pleine forêt amazonienne.

    Le dernier recensement de 2010 compte 896 000 Indiens de 305 ethnies au Brésil, ce qui représente 0,4 % de la population globale de 200 millions d’habitants. Depuis 2003, 891 Indiens ont été assassinés au Brésil, selon le Congrès Missionnaire Indien.


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  • L'ex-président tchadien Hissène Habré a été définitivement condamné pour crimes contre l'humanité.

    Un tribunal spécial africain a confirmé en appel la condamnation de Hissène Habré, prononcée en mai 2016.

    La Cour d'appel «confirme la décision» sur les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de torture, a déclaré le président de la Cour, le magistrat malien Wafi Ougadèye, en l'absence de l'accusé. Hissène Habré a en revanche été acquitté de l'accusation de viol, une «infirmation partielle (qui) ne change pas» le verdict selon le magistrat.

    Ce procès est le premier au monde dans lequel un ancien chef d'Etat est traduit devant une juridiction d'un autre pays pour violations présumées des droits de l'Homme.


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