• Les attaques contre les soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre, selon le Procureur de la CPI

    Les attaques contre les soldats de la paix peuvent constituer des crimes de guerre

    Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda.

    19 juillet 2013 – Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a condamné vendredi l'attaque qui a tué sept Casques bleus tanzaniens et blessé 17 membres des forces militaires et des forces de police de l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) le 13 juillet dans le Darfour-Sud.

     

    Selon l'ONU, il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières menées à l'encontre des soldats de la paix depuis leur déploiement dans la région et de la troisième ces trois dernières semaines. Le Conseil de sécurité et le Secrétaire général avaient condamné cette attaque dans les termes les plus énergiques.

     

    Le Procureur a ensuite rappelé aux belligérants que la Cour peut exercer sa compétence au Darfour conformément à la résolution 1593 du Conseil de sécurité et que le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des soldats du maintien de la paix peut constituer des crimes de guerre.

     

    Le Bureau n'hésitera pas à enquêter sur de tels crimes et à en poursuivre les auteurs présumés si les autorités nationales compétentes n'y donnent pas suite, a poursuivi le Procureur, qui a invité le Gouvernement soudanais à conduire promptement une enquête approfondie et à poursuivre tous les responsables de ces crimes. Cette dernière attaque porte à 54 le nombre de Casques bleus de la MINUAD tués depuis 2007 dans la région.

     

    Le Bureau a aussi engagé des poursuites dans le cadre d'une attaque prétendument dirigée par Abdallah Banda et Saleh Jerbo contre des soldats du maintien de la paix de l'Union africaine à Haskanita, au Darfour, en 2007. Le procès en question doit s'ouvrir en mai 2014.


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  • La justice pénale internationale n'est l'apanage d'aucun peuple, dit le chef de la CPI

    La justice pénale internationale n'est l'apanage d'aucun peuple, dit le chef de la CPI

    17 juillet 2013 – Le Président de la Cour pénale internationale (CPI), Sang-Hyun Song, a déclaré mercredi que la justice pénale internationale, idéal profondément humain, n'était l'apanage d'aucune culture ni d'aucun peuple.

    « C'est pourquoi tous les continents se sont ralliés à la Cour », a affirmé Sang-Hyun Song, à l'occasion de la Journée de la justice pénale internationale. Il a ensuite indiqué que les menaces qui pèsent aujourd'hui sur la CPI, créée il ya quinze ans, sont tout aussi réelles que par le passé.

    « Il y a ceux qui tentent de saboter le mouvement de promotion de la justice internationale, ceux qui politisent son action, ceux qui doutent de son utilité et ceux qui prétendent parler au nom des victimes que le mouvement défend », a-t-il expliqué.

    Puis, le Président a mentionné ceux qui refusent de coopérer, permettant ainsi à une dizaine de personnes suspectées par la CPI de continuer à se soustraire à la justice.

    La CPI a demandé au Nigéria d'arrêter le Président soudanais Omar Al Bashir, en visite à Abuja et de le remettre à la Cour. M. Al Bashir est en effet suspecté de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de génocide, qui auraient été commis au Darfour, au Soudan.

    « C'est pourquoi, en ce 17 juillet, il convient de prendre le temps de raffermir notre détermination et de rappeler pourquoi nous ne devons pas renoncer à notre quête de justice », a continué Sang-Hyun Song.

    Il a souligné la nécessité morale d'apporter une paix, ne serait-ce que relative, à des milliers d'enfants, de femmes et d'hommes victimes de crimes inimaginables et « de souffrances qui dépassent l'entendement ».

    « Nous le faisons parce que nous connaissons l'effet dissuasif de la responsabilité pénale, et parce que c'est notre devoir envers les générations futures, lesquelles méritent de vivre sans craintes », a poursuivi le Président.

    Indiquant que la présence de la CPI était ressentie dans le monde entier, « même si elle peut sembler invisible ou discrète », le Président a affirmé que cette présence encourageait les autorités nationales à poursuivre les auteurs de crimes, poussait les différents groupes à renoncer à la violence et dissuadait certains dirigeants de commettre des atrocités.

    « Nous devons sans relâche œuvrer à faire en sorte que les criminels répondent de leurs actes », a-t-il conclu, relevant que le « voyage » sur la voie de l'imputabilité des crimes internationaux était sans fin.

    Le 17 juillet 1998, la communauté internationale, réunie à Rome, en Italie, décidait de la création d'une cour internationale permanente, chargée de punir les auteurs de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Le Traité de Rome a été signé par 122 États, alors que de nombreux autres ont manifesté l'intention de le rejoindre.

    Avec huit enquêtes et huit examens préliminaires en cours, et la délivrance de 23 mandats d'arrêt et 9 citations à comparaître, les enquêtes et procédures de la CPI concernent un nombre de suspects qui n'a jamais été aussi élevé.

    La CPI a reçu plus de 12 000 demandes de personnes souhaitant participer, en tant que victimes, aux procédures portées devant elle, ainsi que plus de 9 000 demandes en réparation.

    Plus de 5 000 victimes participent effectivement aux procédures devant la Cour, qui leur donnent la possibilité de se faire entendre à l'audience. Le Fonds au profit des victimes vient en aide à près de 80 000 victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI.

     


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  • CPI : rejet de la demande des autorités libyennes de suspendre la remise de Saif Al-Islam Qadafi à la Cour

    CPI : rejet de la demande des autorités libyennes de suspendre la remise de Saif Al-Islam Qadafi à la Cour

    18 juillet 2013 – La Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté jeudi la demande des autorités libyennes de suspendre la remise de Saif Al-Islam Qadafi et a rappelé que la Libye a, actuellement, l'obligation de le remettre à la CPI.

     

    « Les autorités libyennes avaient, le 7 juin 2013, présenté une demande d'effet suspensif dans l'attente de la décision sur l'appel interjeté à l'encontre de la décision de la Chambre préliminaire I rejetant l'exception d'irrecevabilité de l'affaire soulevée par la Libye », a rappelé la CPI dans un communiqué de presse.

     

    « La Chambre d'appel n'a pas été convaincue par les raisons présentées qui invoquaient que la remise du suspect à la Cour créerait une situation irréversible, pour les autorités libyennes, ou dont la rectification serait difficile », a-t-elle ajouté.

     

    La situation en Libye a été déférée au Procureur de la CPI par la résolution 1970 adoptée à l'unanimité, le 26 février 2011, par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 27 juin 2011, la Cour a délivré trois mandats d'arrêt à l'encontre de Muammar Mohammed Abu Minyar Qadafi, Saif Al-Islam Qadafi et Abdullah Al-Senussi pour des crimes contre l'humanité, dont meurtre et persécution, qui auraient été commis en Libye du 15 février 2011 au 28 février 2011, à travers l'appareil d'État libyen et les forces de sécurité.

     

    Le 22 novembre 2011, la Chambre préliminaire I a ordonné la clôture de l'affaire à l'encontre de Muammar Qadafi suite à la mort du suspect.


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  • La CPI demande au Nigéria d'arrêter le Président soudanais, en visite à Abuja

    Le Président soudanais, Omar Al Bashir.

    16 juillet 2013 – La Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé à la République fédérale du Nigéria d'arrêter immédiatement le Président soudanais Omar Al Bashir, en visite à Abuja, au Nigéria, et de le remettre à la Cour, a annoncé cette dernière mardi dans un communiqué de presse. Omar Al Bashir est suspecté de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de génocide, qui auraient été commis au Darfour, au Soudan.

     

    La Chambre rappelle que le Nigéria est partie au Statut de Rome depuis 2001 et a l'obligation d'exécuter les ordres de la Cour. La Chambre a également noté que la situation au Darfour a été renvoyée devant la CPI par la résolution 1593 du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies.

     

    La Chambre a également demandé au Greffier de la CPI de transmettre immédiatement sa décision aux autorités nigérianes et de préparer un rapport pour la Chambre sur la visite d'Omar Al Bashir à la République fédérale du Nigéria.

     

    Omar Al Bashir, actuel Président du Soudan, est suspecté de cinq chefs de crimes contre l'humanité (meurtre, extermination, transfert forcé de population, torture et viol), deux chefs de crimes de guerre (fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités et pillage), et de trois chefs de génocide à l'encontre des groupes ethniques des Four, Masalit et Zaghawa.

     

    Deux mandats d'arrêt ont été délivrés dans cette affaire. Le suspect est toujours en fuite. La Cour a informé le Conseil de sécurité des Nations unies et l'Assemblée des États parties au Statut de Rome des visites effectuées par Omar Al Bashir à Djibouti, au Tchad et au Kenya, ainsi que de la non-coopération du Malawi et du Tchad quant à l'arrestation de M. Al Bashir. Selon la CPI, il revient au Conseil de sécurité et à l'Assemblée des États parties de prendre toute mesure qu'ils jugeront appropriées pour assurer la pleine coopération avec la CPI.

     


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  • Un homme recherché pour crimes de guerre au Darfour survit à une attaque

    KHARTOUM - Un homme recherché pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour par la Cour pénale internationale (CPI) a survécu dimanche 7 juillet à une tentative d'assassinat à Nyala, principale ville du Darfour, théâtre de violences et de pillages, a rapporté la radio officielle.

    Ali Kosheib a échappé à un assassinat, mais son garde et son chauffeur ont été tués à Nyala, a affirmé la radio Omdurman dans un bref texte envoyé par SMS, citant le chef de la police du Darfour-Sud, sans donner son nom.

    La CPI, basée à La Haye, a émis un mandat d'arrêt contre M. Kosheib en 2007 pour crimes contre l'Humanité et crimes de guerre commis au cours de la guerre civile au Darfour, déclenchée en 2003.

    La CPI a également délivré un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour les mêmes chefs d'accusation.

    Selon la CPI, M. Kosheib recrutait, armait et finançait la redoutée milice pro-gouvernementale Janjawid et a mené différentes attaques contre des civils soupçonnés de soutenir les rebelles.

    Les rebelles des tribus noires du Darfour se sont soulevés en 2003 contre le gouvernement de Khartoum dominé par les Arabes. Depuis, la région est secouée par des violences qui ont fait plus de 300.000 morts en dix ans selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum.

    Début juin, la procureure de la CPI Fatou Bensouda a affirmé, en citant des témoins, que M. Kosheib avait participé à une attaque menée par les forces gouvernementales dans le centre du Darfour en avril.

    Plus de 100 civils ont été tués lors de cette attaque et quelque 30.000 autres ont dû fuir vers le Tchad voisin alors que les assaillants tiraient à l'aveuglette, brûlaient des maisons et des boutiques, volaient le bétail et pillaient des biens, a insisté la procureure.

    La tentative d'assassinat contre M. Kosheib s'est produite à Nyala, théâtre depuis mercredi soir de combats urbains épisodiques, liés à des différends entre membres de forces de sécurité selon des responsables.

    Les heurts ont été déclenchés par la mort d'un célèbre bandit local -- également membre d'une unité de police paramilitaire du Darfour-Ouest, connue sous le nom de Réserve centrale -- devant le bureau des services de la sécurité nationale où il avait été convoqué.

    Certains membres darfouris de la Réserve centrale appartenaient auparavant à la milice Janjawid.

    Dimanche, des hommes armés ont attaqué des boutiques, et des explosions et échanges de tirs étaient entendus, a indiqué un habitant à l'AFP.

    Jeudi, un travailleur humanitaire de l'ONG World Vision avait été tué dans les affrontements et un deuxième a succombé à ses blessures samedi midi, selon une source humanitaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

    Ali Al-Zaatari, le coordinateur de l'ONU pour le Soudan, a confirmé dans un communiqué la mort de deux travailleurs humanitaires soudanais de l'ONG World Vision International. Un troisième membre de l'ONG World Vision se trouve dans un état critique, a-t-il ajouté.

    Le bureau de l'ONG s'est retrouvé pris jeudi sous les tirs croisés des combattants. Une roquette a touché le haut du bâtiment de World Vision avant d'exploser au sol, a indiqué la source humanitaire.

    En raison de cette attaque, la distribution de l'aide alimentaire pour quelque 400.000 personnes sera perturbée, selon le Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM).

    Les écoliers, femmes enceintes et mères d'enfants en bas âge figurent parmi les bénéficiaires d'aide alimentaire distribuée par l'ONG World Vision.

    Ces incidents ajoutent au regain de tensions que connaît le Darfour depuis début 2013 et qui a déjà poussé 300.000 personnes à fuir les combats dans cette région de l'ouest du Soudan, selon des chiffres de l'ONU.


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  • Affaire Kenyatta : le procès débutera le 12 novembre 2013, annonce la CPI

    Le siège de la Cour à La Haye.

    La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la nouvelle date du procès à l'encontre de Uhuru Muigai Kenyatta, actuel Président du Kenya, au 12 novembre 2013, a annoncé jeudi la CPI dans un communiqué. Le procès devait initialement avoir lieu le 9 juillet.

     

    Le 26 avril 2013, la Chambre de première instance avait en effet conclu que la Défense devait bénéficier d'un délai supplémentaire pour se préparer en raison des retards pris par le Procureur dans la communication des preuves.

     

    Après avoir reçu les observations de la Défense et les réponses de l'Accusation et du représentant légal des victimes, les juges ont donc décidé de reporter l'ouverture du procès de M. Kenyatta.

     

    La nouvelle date a été fixée en tenant compte du besoin pour la Défense d'avoir suffisamment de temps pour préparer son affaire, ainsi que de considérations de planification et de logistique, explique la CPI.

     

    M. Kenyatta, élu en avril 2013 à la Présidence du Kenya, est accusé en tant que coauteur indirect de cinq chefs de crimes contre l'humanité (meurtre, déportation ou transfert forcé de population, viol, persécution, et autres actes inhumains) qui auraient été commis pendant les violences post-électorales au Kenya en 2007-2008.

    La CPI avait décidé en 2012 de poursuivre des membres de chacun des camps qui s'étaient affrontés lors ces violences, qui faisaient suite à la réélection contestée du président Mwai Kibaki fin 2007. Ces violences, les plus graves de l'histoire du Kenya indépendant, avaient fait plus de 1 000 morts et plus de 600 000 déplacés.


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  • La Cour pénale internationale (CPI) a rejeté une requête déposée par des victimes de sévices sexuels qui demandaient une enquête sur l’ancien pape Benoît XVI et d’autres responsables du Vatican.

    Le tribunal de La Haye soutient que les doléances des victimes, selon qui l’Église catholique n’a pas réussi à arrêter les prêtres qui commettaient des sévices sexuels, n’était pas de sa compétence.

    Cette requête avait été déposée il y a deux ans par le Centre pour les droits constitutionnels de New York, qui demandait au tribunal de tenter de déterminer si les actes de pédophilie commis par des membres du clergé pouvaient constituer des crimes contre l’humanité.

    Les avocats des victimes soutenaient que Benoît XVI et d’autres représentants du Vatican avaient mis en place des politiques qui permettaient aux agressions de continuer.

    Un avocat du Vatican avait qualifié cette poursuite de ridicule.

    Le Centre pour les droits constitutionnels, un groupe de défense des droits de l’homme à but non lucratif, a déclaré jeudi qu’il s’affairait à amasser d’autres preuves aux quatre coins de la planète afin de convaincre la CPI de se pencher de nouveau sur sa requête.


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  • Darfour : le procureur de la CPI demande l'appui du Conseil de sécurité pour mettre fin à l'impunité

     

    Darfour : le procureur de la CPI demande l'appui du Conseil de sécurité pour mettre fin à l'impunité

    « C'est avec un fort sentiment de frustration, et même de désespoir, que j'interviens aujourd'hui, devant le Conseil de sécurité, sur la situation au Darfour », a dit mercredi le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, en ouverture de son exposé semestriel sur la région.

     

    Réitérant son appel en faveur de la lutte contre l'impunité des auteurs des graves crimes commis au Darfour, elle a invité le Conseil à être à la hauteur des attentes des victimes et « à adopter une approche créative dans ses contacts avec les organisations œuvrant dans cette voie, en particulier la CPI ».

     

    « Je regrette que le Conseil de sécurité n'ait pas pris de mesures après les sept communications officielles qu'il a reçues des juges de la CPI », a-t-elle déploré.

     

    Mme Bensouda a ensuite dénoncé les mesures prises par certains individus affiliés au Gouvernement du Soudan et à des groupes armés, qui continuent de commettre des violences à l'encontre des civils, à saper le processus de paix et à ignorer les appels lancés par le Conseil. C'est pourquoi, a-t-elle rappelé, le Conseil a déféré cette situation à la Cour.

     

    « Je partage pleinement les préoccupations de la Coordonnatrice de l'ONU pour les secours d'urgence, Valerie Amos, face aux 300 000 personnes déplacées au Darfour depuis le début de cette année », a-t-elle également dit.

     

    Elle a ensuite dénoncé l'utilisation de violences sexuelles en tant qu'armes de guerre, les obstacles à la fourniture de l'aide humanitaire, ainsi que les bombardements aériens qu'elle a attribués à une seule partie au conflit.

     

    « J'exhorte le Gouvernement du Soudan à procéder aux arrestations des personnes présumées responsables des attaques contre l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) », a-t-elle ensuite lancé.

     

    Enfin, le Procureur de la CPI a tenu à préciser que les poursuites engagées par le Gouvernement soudanais en vertu de la loi contre le terrorisme n'entraînaient pas systématiquement de poursuites en justice pour les crimes commis par les forces gouvernementales.

     

    Le Conseil de sécurité a décidé du renvoi de la situation au Darfour devant la CPI en mars 2005. En 2007, la CPI a délivré des mandats d'arrêt contre plusieurs hautes personnalités, dont le Président soudanais Omar Al-Bashir, qui n'ont toujours pas été exécutés.

     


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  • LA HAYE - La Cour pénale internationale a rejeté vendredi la demande de Tripoli de ne pas poursuivre Seif al-Islam Kadhafi, le fils du défunt Mouammar Kadhafi, une décision longtemps attendue dans le bras de fer entre la CPI et la Libye, qui se disputent le droit de juger le suspect.

    La chambre a estimé que la cour était compétente en ce qui concerne l'affaire contre M. Kadhafi et a rappelé à la Libye son obligation de lui livrer le suspect, a indiqué la CPI dans un résumé de sa décision. La cour soupçonne Seif al-Islam Kadhafi de crimes contre l'humanité commis lors du conflit libyen de 2011.

    Seif al-Islam, 40 ans, est détenu par une brigade d'anciens combattants rebelles à Zenten, à 180 kilomètres au sud-ouest de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011, bien qu'il fasse l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI.

    L'ONG Human Rights Watch a immédiatement réagi en appelant la Libye à remettre Seif al-Islam à la CPI, qui siège à La Haye.

    Les autorités libyennes avaient déposé le 1er mai 2012 une requête contestant la compétence de la CPI à poursuivre le fils du dictateur déchu ainsi que son ex-chef du renseignement, Abdallah al-Senoussi, 63 ans. La Cour avait indiqué que la Libye pouvait garder Seif al-Islam dans l'attente d'une décision sur le sujet.

    Egalement recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, M. Senoussi avait été arrêté mi-mars en Mauritanie et remis le 5 septembre à la Libye où il a été incarcéré.

    Une enquête est en cours et couvre par certains lointains aspects l'affaire présentée devant la cour, comme par exemple la mobilisation de milices, de forces militaires (...), l'arrestation de journalistes et d'activistes, a souligné la cour.

    Cette dernière a cependant estimé que, prise dans son ensemble, l'enquête libyenne ne couvre pas l'affaire présentée devant la cour par le procureur de la CPI, qui enquête en Libye en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

    En vertu du principe de complémentarité, la CPI ne peut poursuivre un suspect que si la justice nationale ne peut pas ou ne veut pas poursuivre ce dernier.

    Or, a souligné la CPI, les autorités libyennes n'ont pas été en mesure d'obtenir certains témoignages ou d'assurer correctement la protection de certains témoins.

    L'Etat libyen continue d'éprouver des difficultés considérables dans le plein exercice de ses pouvoirs judiciaires sur l'ensemble de son territoire, a en outre poursuivi la cour, en référence au chaos régnant en Libye depuis la fin du conflit de 2011.

    Le pays est de fait le théâtre d'enlèvements et autres crimes, le gouvernement central étant incapable de contrôler les groupes rebelles ayant provoqué la chute de Mouammar Kadhafi.

    Les autorités libyennes n'ont pas été en mesure d'obtenir le transfert de M. Kadhafi à la garde de l'Etat et il existe des obstacles importants pour réunir les preuves et assurer la représentation légale de M. Kadhafi, selon la CPI.

    Tripoli peut faire appel de la décision si elle le souhaite, a souligné la CPI.

    Nous avons besoin de temps pour étudier la décision de la CPI, a déclaré à l'AFP le ministre libyen de la Justice Salah al-Marghani. Nos experts se pencheront sur cette question, avant qu'il ait une réponse juridique, a-t-il dit.

    Notre réponse sera technique et non politique, a ajouté le ministre libyen.

    Seif al-Islam était le fils le plus en vue et souvent présenté comme le successeur potentiel de son père, jusqu'à la révolte qui a éclaté en Libye en février 2011 et a conduit, après une intervention militaire occidentale, à la chute du régime et à la mort en octobre 2011 de Mouammar Kadhafi, qui était lui aussi recherché par la CPI.

    Seif al-Islam Kadhafi a déjà comparu plusieurs fois devant un tribunal libyen à Zenten dans le cadre d'un procès pour atteinte à la sécurité nationale.

    Ce procès avait été intenté en janvier après qu'une délégation de la CPI eut été accusée d'avoir apporté un stylo-caméra pendant une visite en juin 2012 et tenté de transmettre à Seif al-Islam une lettre codée de son ancien bras droit, Mohammed Ismaïl, l'un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne.


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  • ADDIS ABEBA - Les dirigeants africains, réunis pour un sommet de l'Union Africaine (UA) à Addis Abeba, vont demander lundi que les procès devant la Cour pénale internationale du président kényan Uhuru Kenyatta et de son vice-président William Ruto soient confiés à la justice kényane.

    Nous allons approuver ce matin ce que les ministres ont proposé, c'est certain, a déclaré le commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, à des journalistes, en référence à une résolution en ce sens adoptée jeudi par les ministres des Affaires étrangères de l'UA.

    Les dirigeants africains vont appeler à ce que soit mis fin au processus devant la CPI (...) les juridictions kényanes vont devoir s'occuper de la situation, a-t-il précisé.

    MM. Kenyatta et Ruto, élus en mars à la tête de leur pays, sont poursuivis par la CPI pour leur rôle présumé dans l'organisation des violences qui avaient suivi le précédent scrutin présidentiel au Kenya, en décembre 2007.

    Ces violences, déclenchées par la réélection contestée du président sortant Mwai Kibaki et qui s'étaient rapidement muées en affrontements communautaires, avaient fait plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés en quelques semaines.

    La CPI accuse plus spécifiquement MM. Kenyatta et Ruto, alors dans deux camps opposés, d'avoir en large partie orchestré et financé les vagues d'attaques et de représailles entre communautés rivales.

    Le procès d'Uhuru Kenyatta doit commencer le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI. Celui de William Ruto aurait dû débuter ce mardi, mais a été reporté sine die début mai.

    Plusieurs dirigeants africains ont publiquement accusé la CPI de ne concentrer ses enquêtes que sur l'Afrique.

    Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d'Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d'Ivoire, Mali).


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