• Une cour d'appel fédérale américaine a confirmé l'accord d'indemnisation de plusieurs milliards de dollars conclu entre BP et des résidents et entreprises touchés par la marée noire de 2010 dans le Golfe du Mexique. Celle-ci représente la plus grande catastrophe écologique de l'histoire des États-Unis.

    Le géant pétrolier britannique avait conclu en 2012 un accord d'un montant de 7,8 milliards de dollars avec des milliers de plaignants affectés par la marée noire. Mais BP mettait en cause la manière dont un expert nommé par la justice calculait les indemnités versées aux sociétés pour compenser leurs pertes de bénéfices.

    Selon BP, il permettrait à des plaignants n'ayant pas subi de dégâts d'y participer. La cour d'appel a estimé que le juge de première instance Carl Barbier avait eu raison de rejeter la demande de BP pour exiger que les sociétés prouvent que leurs pertes soient directement liées à la marée noire avant d'être réglées.

    Les plaignants ont immédiatement salué ce verdict. "La décision d'aujourd'hui est une victoire énorme pour le Golfe, et un pas important pour s'assurer que chaque plaignant soit entièrement indemnisé", ont déclaré les avocats Steve Herman et Jim Roy dans un communiqué. Le groupe BP n'a lui pas réagi dans l'immédiat.

    Dans sa décision de 48 pages, la cour d'appel a rejeté les arguments du groupe pétrolier: "Ne nous ne pouvons pas être d'accord avec les arguments présentés par (...) BP".

    La plateforme Deepwater Horizon, qui était opérée par BP au large de la Nouvelle-Orléans, avait explosé puis coulé en avril 2010, faisant 11 morts et créant la plus grosse marée de noire de l'histoire des États-Unis. La nappe de pétrole avait souillé le littoral du Texas à l'Alabama, ce qui avait eu des conséquences économiques, aussi bien pour les éleveurs d'huîtres que pour les propriétaires d'hôtels.


    1 commentaire
  • Une association écologiste s'est lancée à la poursuite de navires nippons accusés d'avoir harponné des cétacés dans un «sanctuaire» de l'océan Austral.

    L'association écologiste Sea Shepherd a affirmé lundi avoir rattrapé la flotte des baleiniers japonais en Antarctique. Les écologistes ont constaté le harponnage de quatre cétacés dans un «sanctuaire» de l'océan Austral.

    Les trois navires de Sea Shepherd se sont lancés à la poursuite des cinq bâtiments nippons, dont le navire-usine Nisshin Maru, pour «les éloigner de leurs terrains de braconnage», a précisé l'association dans un communiqué.

    Sea Shepherd a mis en ligne une vidéo prise par hélicoptère montrant trois baleines de Minke, ou petits rorquals, sur le pont du Nisshin Maru. Une quatrième était en cours de dépeçage.

    Scène «cruelle et moyenâgeuse»

    «Il y a trois carcasses sur le bateau, et une troisième est en train d'être découpée. Il y a du sang partout», a commenté le président de Shepherd Australia, Bob Brown. «C'est une scène cruelle, sanglante et moyenâgeuse qui n'a pas lieu d'être dans ce monde moderne».

    Un responsable de l'Agence japonaise des pêches a déclaré «ignorer l'existence d'un sanctuaire baleinier» et refusé de commenter les accusations de Bob Brown.

    Les navires de Sea Shepherd ont quitté les côtes australiennes mi-décembre pour leur dixième campagne en Antarctique, quelques jours après le départ des baleiniers japonais des ports de l'archipel nippon. L'objectif est de capturer jusqu'à 935 baleines de Minke de l'Antarctique et jusqu'à 50 rorquals communs d'ici au mois de mars.

    Harcèlement fructueux

    Des heurts violents se sont déjà produits entre Japonais et bateaux de l'association. Les militants écologistes cherchent à s'interposer entre les baleiniers et leurs proies, balancent des bombes puantes et tentent de bloquer les hélices. Les prises des baleiniers nippons n'ont jamais été aussi faibles que la saison dernière, en raison de ces opérations de harcèlement.

    Officiellement, les activités de la flotte nippone dans l'Antarctique sont destinées à la «recherche scientifique», une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986.


    2 commentaires
  • La Commission européenne a annoncé lundi 23 décembre 2013 avoir enregistré une initiative citoyenne lui demandant de légiférer pour assurer le droit à l'eau. Le texte veut aussi exclure la gestion des ressources hydriques des règles du marché unique.

    L'initiative "l'eau est un droit humain" a recueilli 1,84 million de signatures, dont 1,3 million en Allemagne, précise le comité organisateur dont le principal promoteur est la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP).

    Les signataires réclament le droit à l'eau et à son assainissement, demandent que "l'approvisionnement en eau et la gestion des ressources hydriques ne soient pas soumis aux règles du marché intérieur et que les services des eaux soient exclus de la libéralisation".

    Bruxelles a été contrainte de retirer en juin le secteur de l'eau d'une proposition de loi européenne sur les concessions face aux craintes d'une privatisation en Allemagne, où il est géré par les municipalités.

    Entreprises privées contre régies publiques

    L'initiative "l'eau est un droit humain" s'inscrit dans la bataille qui oppose les grandes entreprises privées françaises du secteur de l'eau, comme Veolia et Suez qui souhaitent exporter leur modèle public-privé, aux régies publiques qui gèrent la distribution de l'eau en Allemagne, mais aussi aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.

    La Commission européenne va inviter les organisateurs de l'initiative à soumettre leurs arguments dans les trois mois et une audition sera organisée au Parlement européen. L'exécutif bruxellois décidera ensuite si elle compte agir et comment. La Commission peut en effet décider de ne pas donner suite.

    Droit de l'homme depuis 2010

    L'accès à l'eau est devenu un droit de l'homme depuis 2010. Les Nations unies précisent que chaque individu à droit à un accès à l'eau potable en quantité suffisante et à un coût acceptable.

    En Europe, l'accès à l'eau potable en quantité suffisante n'est pas toujours garanti en Roumanie et en Bulgarie. Par ailleurs, les ménages à faibles revenus peuvent avoir de la difficulté à financer leur consommation d'eau dans de plusieurs pays de l'UE.

     


    votre commentaire
  • Gazprom a commencé à extraire du pétrole de la plateforme en Arctique ciblée par Greenpeace

    MOSCOU - Le géant de l'énergie russe Gazprom a annoncé vendredi avoir commencé à extraire du pétrole depuis la plateforme en Arctique ciblée par l'équipage du navire de Greenpeace arraisonné en septembre par les autorités russes.

    Gazprom a commencé à extraire du pétrole du gisement Prirazlomnoye. C'est le premier projet de l'histoire en Russie d'exploitation de ressources offshore dans l'Arctique, a déclaré le groupe public dans un communiqué.

    Les réserves de pétrole de ce gisement situé à 60 km des côtes de la mer de Petchora (dépendance de la mer de Barents) sont estimées à 71,96 millions de tonnes.

    L'approvisionnement du premier pétrolier est prévu au premier trimestre 2014, et Gazprom prévoit d'extraire du gisement Prirazlomnoye au moins 300.000 tonnes d'or noir par an. Après 2020, l'extraction devrait monter à environ six millions de tonnes de pétrole par an.

    Greenpeace a estimé vendredi dans un communiqué qu'il s'agissait d'un triste jour pour l'Arctique, critiquant les risques liés à l'extraction de pétrole dans l'une des régions les plus belles et plus fragiles au monde.

    Le 18 septembre, l'ONG avait dépêché le navire Arctic Sunrise à cet endroit pour protester contre les projets de Gazprom, afin de dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

    Le bateau de l'ONG avait été arraisonné par un commando héliporté russe, et les 30 membres d'équipage -- quatre Russes et 26 étrangers -- avaient été arrêtés.

    Détenus dans un premier temps à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, les 30 membres de l'équipage ont ensuite été transférés à Saint-Pétersbourg, avant d'être remis en liberté après deux mois de détention provisoire.

    Mais pour le moment, ils ne peuvent pas quitter la Russie et se trouvent toujours à Saint-Pétersbourg en attendant d'obtenir le feu vert des autorités russes.

    Le tribunal international du droit de la mer, saisi par les Pays-Bas (l'Arctic Sunrise battant pavillon néerlandais), avait demandé fin novembre à la Russie de permettre aux membres étrangers de l'équipage de Greenpeace remis en liberté de pouvoir rentrer dans leur pays.

    Mais la Russie avait fait savoir qu'elle ne reconnaissait pas la compétence de cette juridiction dans l'affaire Greenpeace.

    Poursuivis dans un premier temps pour piraterie, les membres de l'équipage ont vu les charges requalifiées en hooliganisme. Ils devraient bénéficier de la loi d'amnistie votée mercredi par les députés russes.

    Ils attendent maintenant les procédures liée cette loi d'amnistie, a indiqué vendredi un avocat russe de l'ONG, Anton Beneslavski, à l'agence Interfax.

    La Russie a fait une priorité stratégique du développement de l'Arctique, une immense zone regorgeant de ressources en hydrocarbures qui n'a pour l'instant pas encore été exploitée.


    1 commentaire
  • Greenpeace et plusieurs autres organisations environnementales ont annoncé lundi 16 décembre 2013 avoir demandé à la Cour de Justice de l'UE (CJUE) de pouvoir être partie dans la défense contre les actions engagées par les groupe Bayer et Syngenta pour faire annuler l'interdiction de plusieurs pesticides tueurs d'abeilles.

    "Nous avons présenté une requête d'admission (comme partie de la défense) et nous espérons que la Cour va l'accepter", a expliqué à l'AFP Marco Contiero, représentant de Greenpeace à Bruxelles. L'action est menée conjointement avec les organisations Bee Life (coordination européenne des apiculteurs) Pesticide Action Network Europe, Buglife et SumOfUs.

    Les groupes suisse Syngenta et Allemand Bayer ont décidé de saisir la CJUE pour faire annuler la décision de la Commission européenne de restreindre pendant deux ans à compter du 1er décembre 2013 l'utilisation de trois produits chimiques (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) utilisés dans des pesticides considérés comme responsables de l'hécatombe d'abeilles dans l'UE.

    "Les actions engagées par Bayer et Syngenta ne visent pas seulement à faire annuler le moratoire, mais cherchent également à obtenir une décision contre le principe de précaution. Selon les deux groupe, la décision d'imposer ce moratoire est la conséquence d'une sur-interprétation du principe de précaution", a déploré M. Contiero.

    "Or la décision (de la Commission) est basée sur la science. Il est question de toxicologie dans cette affaire, pas de biotechnologies. Une seule substance peut tuer 250.000 abeilles. Les données sont assez claires", a-t-il insisté.

    Greenpeace entend soumettre les résultats d'une nouvelle étude scientifique démontrant les conséquences mortelles des substances interdites pour les abeilles.

    La Commission européenne a pris sa décision sur la base de faits scientifiques et de conclusions de l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Cette décision a été soutenue par quinze pays, dont la France et l'Allemagne, lors d'un vote fin avril. Huit E tats membres, dont le Royaume-Uni, l'Italie et la Hongrie, ont voté contre et quatre, dont l'Irlande, présidente en exercice à l'époque de l'UE, se sont abstenus.

    L'enjeu est économique pour les deux groupes. L'utilisation des substances incriminées sera proscrite pour le traitement des semences, l'application au sol (en granulés) et le traitement foliaire des végétaux, y compris les céréales (à l'exception des céréales d'hiver), qui attirent les abeilles.

    Selon un porte-parole de Bayer CropScience, si les deux substances incriminées par Bruxelles (clothianidine et imidaclopride) sont réellement interdites dans l'UE, cela représenterait une perte de chiffre d'affaires de 80 millions d'euros. Pour Syngenta, les ventes annuelles du Thiamethoxam dans l'UE s'élèvent à 35 millions d'euros.


    1 commentaire
  • Chasse à la baleine: l'Islande augmente ses quotas

    L'Islande a indiqué vendredi 13 décembre 2013 avoir augmenté sur l'année 2014 ses quotas de chasse à la baleine, poursuivant une politique condamnée par la communauté internationale.

    Le ministère de la Pêche a annoncé dans un communiqué que le quota serait de 154 prises pour le rorqual commun, restant inchangé, et 229 pour la baleine de Minke (aussi appelé petit rorqual), contre 216 en 2013.

    Ce quota n'a pas été utilisé en totalité en 2013, les baleiniers islandais ayant harponné 134 rorquals communs et seulement 38 baleines de Minke.

    Le rorqual commun est le deuxième plus grand mammifère marin, après la baleine bleue. La baleine de Minke est l'une des plus petites baleines.

    Depuis qu'elle a repris cette activité en 2006, l'Islande fait partie, avec la Norvège, des deux pays qui refusent un moratoire de la Commission baleinière internationale (CBI) sur la chasse à la baleine à des fins commerciales.

    En 2011 et 2012, la chasse s'était arrêtée faute de débouchés sur le principal marché pour la viande de baleine, le Japon.

    Cette viande est sinon destinée à l'Islande, mais les habitants en mangent peu. Des restaurants en proposent aux touristes, de plus en plus nombreux à visiter l'île.

    Le Japon pêche aussi des baleines, selon le gouvernement à des fins scientifiques. Toutefois la viande de ces baleines arrive sur les étals, et l'Australie, soutenue par la Nouvelle-Zélande, a attaqué Tokyo devant la Cour internationale de Justice de La Haye. En juillet, la Cour a mis son jugement en délibéré jusqu'à une date indéterminée.


    1 commentaire
  • Des représentants d'Israël, de Jordanie et de l'Autorité palestinienne ont signé lundi à Washington un accord qualifié d'»historique» pour tenter de freiner l'assèchement de la mer Morte et lutter contre la pénurie d'eau dans la région.

    Selon les termes de l'accord obtenu après onze ans de négociations, un système de pompage va être mis en place dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter quelque 200 millions de m3 d'eau par an.

    Une partie sera ensuite acheminée par l'intermédiaire de quatre conduits vers la mer Morte, une mer fermée ayant une très haute concentration en sel et qui risque de s'assécher d'ici 2050.

    «Cela offre une lueur d'espoir sur la possibilité de surmonter d'autres obstacles à l'avenir», a estimé le ministre israélien de l'Eau et du Développement, Silvan Shalom, en paraphant l'accord au siège de la Banque mondiale, partenaire du projet.

    «Nous avons montré que l'on pouvait travailler ensemble en dépit de nos problèmes politiques», a ajouté son homologue palestinien Shaddad Attili, présent à la même tribune, à l'heure où Palestiniens et Israéliens tentent de raviver le processus de paix sous l'égide des Etats-Unis.

    Une autre partie de l'eau pompée dans la mer Rouge sera dessalée, et distribuée en Israël et en Jordanie afin de répondre à la pénurie d'eau qui frappe la région. L'Etat hébreu a également accepté de laisser s'écouler davantage d'eau du lac de Tibériade, situé sur son territoire, en direction de son voisin jordanien, a précisé la Banque mondiale dans un communiqué.

    «Sans eau, il n'y aura pas de développement économique, pas d'emplois», a commenté le ministre jordanien de l'Eau et de l'Agriculture, Hazim El-Nasser, qui a lui aussi signé l'accord à Washington.

    D'après les termes de l'accord précisés par la Banque mondiale, Israël a par ailleurs accepté de vendre à l'Autorité palestinienne entre «20 à 30 millions de m3» par an d'eau dessalée fournie par l'entreprise publique israélienne de production d'eau potable, Mekorot.

    Appel d'offres dès 2014

    «En dépit de nos problèmes politiques, nous partageons les mêmes problèmes liés au manque d'eau», a relevé M. Attili.

    Dans son communiqué, la Banque mondiale assure que la Cisjordanie, dirigée par le Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas, bénéficiera de ces nouveaux arrangements mais lors de la conférence de presse, le ministre palestinien a assuré que la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, en profiterait également.

    Selon les trois parties, un appel d'offres international devrait être lancé pour l'ensemble du projet, en commençant par l'usine de dessalement d'Aqaba et l'installation du premier conduit. L'appel d'offres devrait être lancé dès 2014, selon le ministre israélien.

    Partenaire de l'opération, la Banque mondiale a publié en 2012 une étude penchant vers la faisabilité du projet, mais plusieurs organisations de défense de l'environnement ont déjà mis en garde contre les possibles effets néfastes de l'arrivée d'eau de la mer Rouge sur le fragile écosystème de la mer Morte.

    Selon le communiqué de l'institution, le lancement du projet devrait permettre, «sous le contrôle des scientifiques», de mieux comprendre les conséquence d'un mélange des eaux de la Mer Rouge avec celles de la Mer morte.


    votre commentaire
  • PARIS - Les participants au sommet franco-africain de Paris sur la paix et la sécurité se sont engagés à diminuer le coût des énergies renouvelables en Afrique et lutter ainsi contre les dérèglements climatiques, a indiqué samedi le ministre français du Développement, Pascal Canfin.

    Ils ont pris ensemble l'engagement de diminuer le coût des énergies renouvelables par du transfert de technologie et de la recherche publique et privée, de façon à rendre ces énergies accessibles encore plus qu'elles ne le sont aujourd'hui en Afrique, a dit M. Canfin.

    Ce que nous créons avec ce sommet, c'est une alliance pour réussir à lutter enfin efficacement contre le changement climatique, a affirmé le ministre lors d'un point-presse.

    Cette alliance entre les plus progressistes, c'est-à-dire les Européens, et ceux qui sont les plus vulnérables, à savoir les pays africains et les petites îles, c'est évidemment le coeur de la coalition que nous voulons monter pour réaliser l'accord de Paris en 2015, lorsque la France accueillera la conférence annuelle de l'ONU sur le climat, a-t-il poursuivi.

    Pour sa deuxième et sa dernière journée, le sommet de l'Elysée, auquel participent une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains, était surtout consacré samedi aux volets développement et climat. Vendredi, le sujet dominant avait été la sécurité.

    Il n'y a pas de développement durable et économique sans paix et le développement durable et économique est lui-même un gage de paix, a déclaré samedi Pierre Moscovici, ministre français de l'Economie. L'Afrique et la France ont besoin l'une de l'autre pour leur croissance, ce qui passe par un dialogue sincère et sans complaisance, a-t-il ajouté.


    votre commentaire
  • Ban appelle à la lutte contre l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé

    Ban appelle à la lutte contre l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé

    Des champs brûlés par des parties au conflit menancent la sécurité alimentaire de la RDC. Photo: PNUE

    6 novembre 2013 – Le Secrétaire général Ban Ki-moon a souligné mercredi 6 novembre 2013 l'importance de protéger l'environnement en temps de conflit armé, soulignant qu'une gouvernance forte des ressources naturelles pouvait contribuer à une paix durable.

    « Si nous renforcions la gouvernance des ressources naturelles et exercions une surveillance plus stricte dans les États touchés par les conflits, nous pourrions empêcher ces ressources d'alimenter les conflits, consacrer des recettes tant nécessaires à la revitalisation de l'économie et instaurer une paix plus durable. À l'inverse, tout échec sur le plan de la protection et de la gestion des ressources naturelles de manière équitable ne fera qu'accroître la vulnérabilité de ceux qui dépendent le plus de ces ressources, surtout les pauvres », a déclaré dans le message qu'il a adressé à l'occasion de la Journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé, observée aujourd'hui.

    Établie en 2001, cette Journée est destinée à mettre en lumière les liens étroits entre conflits et pillage des ressources naturelles.

    Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a relevé que, lors des soixante dernières années, au moins 40% de tous les conflits internes ont été liés à l'exploitation de ressources naturelles, soit des ressources de grande valeur comme le bois de construction, les diamants, l'or et le pétrole, soit des ressources rares, telles que les terres fertiles et l'eau. À titre d'exemple, le trafic du charbon en Somalie permet aux insurgés et aux groupes terroristes d'engranger des recettes annuelles d'un montant de 384 millions de dollars.

    « En cette Journée internationale, nous soulignons combien il est fondamental de protéger l'environnement en période de conflit armé et de restaurer la bonne gouvernance des ressources naturelles au cours de la reconstruction après les conflits », poursuit M. Ban.

    « Nous constatons également le rôle important que jouent les ressources naturelles sur le plan des moyens de subsistance et de la résilience de tous les membres de la société et tout particulièrement des femmes, et la gestion durable des ressources naturelles dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. »

    M. Ban fait également référence aux difficultés rencontrées pour éliminer des armes de destruction massive sans porter atteinte à l'environnement, comme c'est le cas pour l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques en Syrie, où la destruction des armes chimiques et des centres de production doit s'accompagner de mesures strictes pour empêcher la contamination et l'apparition de nouveaux « points chauds » environnementaux.

    L'environnement peut également être contaminé par les mines terrestres et les munitions non explosées, qui représentent tout particulièrement une menace pour les femmes et les enfants, qui y sont souvent plus vulnérables, du fait de leurs activités quotidiennes, note encore le Secrétaire général.

    Parallèlement, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et Interpol ont marqué cette Journée en organisant à Nairobi, au Kenya, une réunion de haut niveau sur l'impact de la criminalité sur l'environnement, la sécurité et le développement. Pendant deux jours, les participants réfléchiront aux moyens de développer et de mettre en œuvre des stratégies innovantes de lutte contre les crimes contre l'environnement et de coopérer avec les gouvernements, les organisations internationales et les communautés locales.

    Dans un communiqué de presse conjoint, Interpol et le PNUE soulignent que les crimes contre l'environnement, comme le commerce illicite de la faune, sont un problème croissant au niveau international. Ce commerce est estimé à lui seul à entre 15 à 20 milliards de dollars par an, et ses revenus utilisés pour aider à financer le terrorisme et la criminalité organisée dans le monde entier. En outre, la pêche illégale, non déclarée et réglementée représente entre 11 et 26 millions de tonnes par an, soit 15% des prises réalisées chaque année dans le monde entier.

    « Le pillage des ressources naturelles […] est en train de rapidement s'imposer comme un nouveau défi pour l'éradication de la pauvreté, le développement durable et la transition vers une économie verte inclusive », a déclaré le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

    « Que ce soit le bois ou la pêche, ou le déversement de déchets dangereux, l'amélioration de la collecte d'informations, le travail de la police, le renforcement des capacités de douane et l'engagement du pouvoir judiciaire sont des éléments déterminants pour un monde plus juste et moins propice à la criminalité. »

     


    votre commentaire
  • La 19e conférence climat de l’ONU s’est ouverte lundi à Varsovie, pour préparer un accord global en 2015 à Paris sur la limitation des gaz à effet de serre. Plus de 190 pays sont présents. Varsovie lance 2 ans de négociations qui doivent déboucher en 2015 à un accord global pour limiter les gaz à effet de serre dès 2020.

    Ouverture de la conférence de l’ONU sur le changement climatique

    Plus de 190 pays étaient réunis lundi à Varsovie pour la 19e conférence climat de l’ONU qui doit poser les bases de l’accord global attendu en 2015 à Paris sur la limitation des gaz à effet de serre (GES).

    Cette conférence, qui dure jusqu’au 22 novembre, vise à contenir le réchauffement de la planète, qui pourrait frôler les 5°C si le monde ne prend pas de mesures sérieuses, ont rappelé en septembre les experts du Giec. Or, la communauté internationale s’est fixée comme objectif de limiter ce réchauffement à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

    Deux ans de négociations

    Varsovie lance deux années de négociations qui doivent déboucher en 2015, à Paris, à un accord global, ambitieux et légalement contraignant de réduction de GES, qui entrerait en vigueur à partir de 2020.

    Pour l’heure, le seul texte limitant les GES est le protocole de Kyoto, mais il ne concerne que les pays industrialisés, à l’exception notable des Etats-Unis qui ne l’ont jamais ratifié, et ne couvre désormais que 15% des émissions totales.

    Le prochain accord, qui prendra le relais du protocole de Kyoto en 2020, doit embarquer les Etats-Unis, et les grands émergents dont la Chine, premier pollueur au monde.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique