• Les tigres menacés d'extinction

    En moyenne, deux tigres sont tués chaque semaine, généralement pour alimenter le marché de la médecine populaire asiatique. Le WWF tire la sonnette d'alarme à l'occasion de la Journée internationale du tigre, qui a  lieu aujourd'hui.

    Au moins 1590 tigres ont été saisis entre janvier 2000 et avril 2014, selon un bilan publié récemment par TRAFFIC, le réseau luttant contre le commerce illégal d’animaux sauvages, écrit le WWF dans un communiqué diffusé lundi.

    Les produits issus des différentes parties du corps de l’animal sont toujours utilisés dans la médecine populaire asiatique comme remèdes destinés à préserver la virilité ou à lutter contre les maladies.

    A l’occasion de la Journée internationale du tigre, qui aura lieu mardi, le WWF tire la sonnette d’alarme: les tigres sauvages vivant dans certains pays pourraient s’éteindre en raison du manque d’informations suffisantes sur leurs populations nationales. Alors que des chiffres concrets sont disponibles pour le Népal, l’Inde et la Russie, les populations actuelles ne sont pas recensées en Malaisie, en Indonésie, en Thaïlande, en Birmanie, au Laos, au Cambodge et en Chine. Le WWF demande que ces pays se mettent immédiatement à décompter scientifiquement les tigres vivant sur leur territoire. En 2010, on estimait encore à 3200 le nombre de tigres en liberté dans 13 pays d’Asie. Il y a un siècle, ils étaient encore plus de 100 000. Actuellement, cinq sous-espèces vivent toujours, tandis que quatre ont déjà disparu ou n’ont plus été aperçues depuis des décennies.

    Recensement

    Avec l’aide des gouvernements des Etats concernés, le WWF projette de doubler à 6000 le nombre de tigres vivant en liberté d’ici 2022. Pour y parvenir, des recensements scientifiques réguliers sont indispensables.

    Chaque tigre peut être identifié sans ambiguïté par la structure des rayures de son pelage, à la manière des empreintes digitales chez les êtres humains. Le recensement systématique des tigres exige toutefois jusqu’à une année de préparatifs et au moins autant de travail.

    Le WWF et ses partenaires proposent une aide professionnelle et financière aux autorités des nations où vivent ces félins. C’est désormais à eux qu’il appartient de transformer leurs déclarations d’intention en actes.


    2 commentaires
  • L'Australie a aboli jeudi une taxe carbone vivement critiquée par les groupes miniers, mise en place il y a deux ans par un gouvernement travailliste pour réduire les émissions carbone.

    L'Australie pays rejette environ 1,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais est un des plus gros émetteurs de la planète par tête d'habitant en raison de l'importance de son secteur minier et de sa dépendance à l'électricité produite grâce au charbon.

    Le secteur minier (minerai de fer, charbon, cuivre...) est le moteur de la croissance australienne depuis 15 ans et le pays compte plusieurs géants du secteur, dont Rio Tinto et BHP Billiton.

    La chambre haute du parlement a voté jeudi à 39 voix contre 32 pour l'abolition de la taxe carbone, une mesure qui figurait parmi les promesses du parti conservateur, arrivé au pouvoir en septembre 2013.

    Le résultat du vote a été accueilli par des applaudissements timides.

    Le Premier ministre Tony Abbott arguait que le coût de cette taxe était supporté par les consommateurs, via des factures d'électricité plus élevées.

    «C'est une grande nouvelle pour les familles australiennes et les petites entreprises de notre pays», s'est félicité Tony Abbott, qui avait autrefois qualifié «de sottises absolues» les études scientifiques attribuant à l'action humaine le réchauffement climatique.

    «Nous honorons nos promesses envers vous (la population: ndlr) et bâtissons une économie forte et prospère pour une Australie sûre», a-t-il ajouté

    La taxe, décidée par le gouvernement de la travailliste Julia Gillard, était entrée en vigueur en juillet 2012 malgré l'opposition forcenée des groupes miniers et de l'opposition de droite. Elle obligeait les plus gros pollueurs --surtout les groupes miniers-- à payer en fonction des émissions de carbone qu'ils produisaient, afin de les inciter à réduire ces émissions.

    Les quelque 350 principaux émetteurs de CO2 devaient payer une taxe d'un montant fixe de 23 dollars australiens (16 euros au taux de change actuel) par tonne carbone.

    Les Travaillistes prévoyaient de remplacer cette taxe par un système d'échange de quotas d'émissions de CO2, en 2014, comme ceux que possèdent déjà la Nouvelle-Zélande ou l'Union européenne.

    Le gouvernement de Tony Abbott veut lui un plan «d'action directe», qui comprend par exemple des incitations financières aux entreprises souhaitant améliorer leur bilan énergétique.

    Peu avant le vote, la dirigeante des Verts, Christine Milne, avait estimé qu'abolir cette taxe ferait de l'Australie «un paria international».

    Pour le chef du parti travailliste, Bill Shorten, Tony Abbott «a rendu ridicules les Australiens». Il «tire l'Australie en arrière alors que le reste du monde va de l'avant», a ajouté le leader de l'opposition.

    Un rapport publié par plusieurs think tank (Climate Analytics, Potsdam Institute et Ecofys) en marge des négociations climat à Varsovie en novembre 2013, estimait que les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'Australie risquent de croître d'ici à 2020 de 12% au lieu de baisser de 5%, à cause du démantèlement de la législation climat, et notamment la suppression de la taxe carbone.


    votre commentaire
  • La déforestation de l'Indonésie s’accélère de manière inquiétante

    La déforestation de l'Indonésie a dépassé celle du Brésil. L'archipel a perdu 6,02 millions d'hectares de forêts pendant la période 2010-2012, ce qui représente une fois et demi le territoire de la Suisse.

    L'indonésie, cet archipel de l'Asie du Sud-Est, a abattu en 2012 près de deux fois plus de forêt vierge que le Brésil considéré comme le plus grand destructeur au monde de cette forêt primaire, selon une étude publiée dimanche.

    L'étude publiée par le magazine «Nature Climate Change» porte sur la période 2010-2012 et s'appuie sur des images satellites. Elle montre que le pays a perdu au cours de cette période 6,02 millions d'hectares de forêt primaire (originelle), soit une surface équivalant à presque une fois et demie celle de la Suisse.

    Le pic a été atteint en 2012 avec 840'000 hectares de forêt abattus, soit près du double du volume détruit au Brésil. Dans ce pays, la déforestation a en effet atteint 460'000 hectares la même année, souligne l'étude.

    Un des derniers refuges

    L'Indonésie possède la troisième plus grande forêt tropicale de la planète derrière le Brésil et le Congo, un espace qui constitue l'un des derniers refuges pour de nombreuses espèces végétales et animales comme les orangs-outans, les éléphants et tigres de Sumatra.

    Mais au cours de la dernière décennie, la déforestation en Indonésie s'est considérablement accélérée au profit du commerce du bois et des plantations d'huile de palme - dont l'archipel est le plus grand producteur mondial.

    Moratoire sans effets

    Un moratoire sur les permis de défrichement en Indonésie était pourtant entré en vigueur en 2011, mais «il semble qu'il n'a pas eu les effets escomptés», déplorent les auteurs de l'étude.

    En 2013, ce moratoire a été prolongé de deux ans, excluant toutefois les permis émis avant son adoption. L'initiative du gouvernement indonésien avait été critiquée par les organisations écologistes telle Greenpeace estimant que l'archipel laissait près de la moitié des forêts primaires et des tourbières sans aucune protection.

    Le moratoire avait été décidé dans le cadre d'un plan international de protection des forêts tropicales visant également à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la forêt renfermant d'importantes quantités de carbone retenu dans les matières organiques en décomposition et dans les sols.

    Près de la moitié de la surface terrestre de l'Indonésie - un pays de 17'000 îles et îlots - est couverte de forêts. Le pays en perd chaque année 1,18 million d'hectares, selon les estimations du ministère de la Forêt.


    votre commentaire
  • Bruxelles s'inquiète de la surpêche en Méditerranée

    Les merlus, rougets ou anchois risquent de disparaître de Méditerranée si un effort supplémentaire n'y est pas livré contre la surpêche, a mis en garde jeudi la Commission européenne.

    La Méditerranée et la mer Noire sont deux zones à risque: toutes les espèces profondes et un tiers des poissons de surface y sont menacées de disparition.

    Présentant l'évaluation de Bruxelles sur l'état des stocks de poisson dans l'UE, en préalable à la fixation des quotas, la commissaire à la Pêche, la Grecque Maria Damanaki, a exprimé sa «vive inquiétude de voir la situation se détériorer à ce point en Méditerranée», qui est «largement surexploitée».

    Elle a appelé les Etats à se mobiliser dans un «combat de longue haleine» et à livrer «des efforts considérables» pour sauvegarder «pour les générations futures» les ressources halieutiques méditerranéennes.

    Etats défaillants

    La tâche s'annonce difficile, au vu des défaillances traditionnelles des Etats de la région à réguler les activités de pêche, alors que la plupart des poissons et crustacés se concentrent dans la bande côtière.

    Au moins 96% des stocks de fond, notamment rougets, merlus, ou crevettes sur lesquelles les scientifiques disposent de données sont du coup surexploitées, tandis que la surpêche frappe plus de 70% des stocks pélagiques, comme ceux de sardines ou anchois, selon la Commission.

    Seule consolation, la connaissance a progressé pour cette mer, avec désormais des données sur une centaine de stocks, contre moins de trente en 2007.

    Avancées sur l'Atlantique du Nord-Est

    La Commission s'est par contre prévalu d'avancées contre la surpêche en Atlantique du Nord-Est, y compris les mers Baltique et du Nord. Elle a relevé qu'alors que 30 stocks sur 35 évalués y étaient surexploités en 2009, ils n'étaient plus que 19 sur 46 évalués en 2014.

    Mais entre 2013 et 2014, alors même que l'UE adoptait une nouvelle politique commune de la pêche centrée sur la sauvegarde des poissons, la proportion des stocks surpêchés est passée de 39% à 41%, a pointé la Fondation de protection de l'environnement Pew.

    «Les Etats membres sont en train d'essayer de détricoter» la nouvelle politique, et notamment l'une de ses mesures phares, l'interdiction des rejets en mer, qui doit commencer à entrer en vigueur en 2015, a mis en garde un de ses responsables, Stephan Beaucher. Il a appelé l'exécutif bruxellois à ne pas baisser la garde.


    votre commentaire
  • Des pesticides parmi les plus utilisés dans le monde ont des effets néfastes sur la biodiversité qui ne se limitent pas aux abeilles. Ils nuisent aussi aux papillons, vers de terre, oiseaux et poissons, selon une évaluation scientifique internationale présentée mardi.

    Après avoir examiné les conclusions de quelque 800 études parues depuis une vingtaine d'années, les auteurs de cette évaluation plaident pour "durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le fipronil", les deux types de substances chimiques étudiées, et de "commencer à planifier leur suppression progressive à l'échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation dans le monde".

    "Les preuves sont très claires. Nous sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu naturel et agricole", indique dans un communiqué le Dr Jean-Marc Bonmatin (CNRS), l'un des principaux auteurs de cette analyse menée sur les quatre dernières années.

    Conclusions publiées cet été

    L'évaluation a été conduite par un panel de 29 chercheurs internationaux dans le cadre d'un groupe de travail spécialisé sur les pesticides systémiques (conçus pour être absorbés par les plantes). Ce groupe conseille notamment l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'organisme qui rend compte de l'état de santé de la biodiversité mondiale à travers sa "Liste rouge" des espèces menacées.

    Les conclusions doivent être publiées en huit articles pendant l'été dans la revue "Environmental Science and Pollution Research", précise ce groupe de travail.

    Les pesticides étudiés sont "aujourd'hui les plus utilisés dans le monde, avec une part de marché estimée à quelque 40%". Ils sont aussi "communément utilisés dans les traitements domestiques pour la prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les termites dans les structures en bois".

    Plus de tunnel

    Les effets liés à l'exposition à ces pesticides "peuvent être immédiats et fatals mais également chroniques", soulignent les chercheurs, avec des effets comme la perte d'odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, une diminution de l'apport alimentaire, comme un butinage amoindri chez les abeilles, ou encore une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels.


    votre commentaire
  • Les Aborigènes préservent leur terres des déchets nucléaires

    A force de faire pression, les Aborigènes ont obtenu gain de cause. L’Australie a définitivement enfoui un projet de stockage de déchets radioactifs sur des terres aborigènes à proximité d'un site sacré.

    L'Australie a définitivement abandonné jeudi 19 juin 2014 un projet d'enfouissement de déchets radioactifs près d'un sanctuaire aborigène dans le nord du pays. Les populations concernées ont fait pression.

    Muckaty Station, localité du Territoire du Nord, avait été choisie en 2007 pour accueillir des déchets nucléaires de faible et moyenne activité. En concertation avec le Northern Land Council (NLC), organisation aborigène chargée de l'administration de la partie septentrionale du Territoire du Nord, le gouvernement avait reçu l'accord de la tribu des Ngapa.

    Mais quatre autres clans s'opposaient au projet, arguant de la proximité d'un site sacré, et avaient saisi la justice fédérale.

    Après des années de bataille, les responsables du NLC ont décidé de renoncer et le gouvernement l'a aussitôt suivi. Le dossier a été formellement rejeté jeudi.

    Autre site recherché

    Pour le directeur exécutif du NLC, Joe Morrison, l'unité de la communauté aborigène devait prévaloir. «La mission prioritaire du NLC est de réconcilier ces familles», a-t-il dit.

    Le gouvernement va chercher un autre site pour ses déchets. L'Australie n'utilise pas le nucléaire comme source d'énergie, mais l'unique réacteur australien, près de Sydney, a vocation à servir la recherche et la médecine.

    Cinquante ans de combat

    Les aborigènes d'Australie ont célébré l'an dernier le cinquantenaire du combat pour la reconnaissance de leurs droits. Le mouvement est parti en 1963 de l'opposition de la communauté aborigène du Yirrkala (nord) à l'exploitation d'une mine de bauxite sur ses terres.

    Les Yolngu avaient envoyé une pétition aux parlementaires australiens, revendiquant la propriété ancestrale du sol. Ils n'avaient pas eu gain de cause, mais la conscience aborigène était née et allait déboucher en 1967 sur leur reconnaissance en tant que citoyens australiens et leur droit à la terre en 1976.

    Le Parlement australien a officiellement reconnu en 2013 que les Aborigènes étaient les premiers habitants de l'île.

    Lors de l'arrivée des colons européens en Australie en 1788, les Aborigènes étaient environ un million. Ils ne représentent plus aujourd'hui que 470'000 des 23 millions d'habitants du pays continent où ils forment le groupe démographique le plus défavorisé.


    votre commentaire
  • Un «plan d'action mondial» pour sauver nos océans

    Réchauffement climatique, pollution, surexploitation des réserves... Les USA ont tiré lundi 16 juin 2014 le signal d'alarme pour exhorter la communauté internationale à se doter d'une stratégie mondiale.

    Les Etats-Unis ont tiré lundi le signal d'alarme pour exhorter la communauté internationale à se doter d'une stratégie mondiale pour sauver les océans, menacés par le réchauffement climatique, la pollution et la surexploitation des réserves de pêche.

    «Développons un plan» d'action mondial, a lancé le secrétaire d'Etat John Kerry, hôte d'une conférence internationale exceptionnelle, lundi et mardi au département d'Etat, qui réunit des représentants de 80 pays, des experts en matière d'environnement et des industriels.

    «Comme êtres humains, il n'y a rien que nous ayons autant en partage que les océans, qui recouvrent près des trois quarts de notre planète», a plaidé John Kerry, un défenseur de longue date de la cause environnementale. Il a appelé chacun de ses invités à prendre leur «responsabilité» pour préserver les océans.

    Tuvalu, Kiribati et Maldives pourraient disparaître

    L'annonce la plus concrète est venue du président Anote Tong, de la République des Kiribati, des archipels d'Océanie dans le Pacifique, qui interdira dès janvier 2015 toutes les pêches commerciales, en dépit des conséquences économiques pour le pays.

    «Répondre aux défis du changement climatique requiert un très sérieux engagement et une part de sacrifice», a souligné Anote Tong. «La perte prévue de revenus a pesé très lourd dans notre réflexion, mais au final nous avons décidé de poursuivre une stratégie de développement durable», a ajouté le chef d'Etat, très applaudi.

    Les Kiribati font partie -- avec l'archipel polynésien des Tuvalu et les Maldives dans l'océan Indien -- des pays qui pourraient disparaître après la montée du niveau des océans, selon l'ONU, si rien n'est fait contre le réchauffement climatique.

    «Une question vitale de sécurité»

    John Kerry a réclamé l'adoption de plans d'action concrets et indiqué que le président Barack Obama pourrait annoncer prochainement une extension des zones américaines de protection maritime. Le ministre a également prévenu qu'il y avait déjà 500 «zones mortes» dans les océans de la planète qui, par manque d'oxygène dû au changement climatique, mettent en péril la vie sous-marine.

    Il a souligné aussi qu'un tiers des réserves de poissons étaient «surexploitées» et que «quasiment tout le reste était pêché ou près d'atteindre son niveau maximal». «Personne ne doit se tromper: la protection de nos océans est une question vitale de sécurité», a fait valoir John Kerry. «Les océans représentent un moyen de subsistance pour 12% de la population mondiale. Et c'est aussi essentiel de maintenir l'environnement dans lequel nous vivons tous», a-t-il ajouté.

    Plaidoyer pour une stratégie «unique, complète et mondiale»

    Protéger les océans est également important pour la sécurité alimentaire, a souligné John Kerry, affirmant qu'environ trois milliards de personnes «dépendaient de la pêche comme importante source de protéines».

    «Nous ne répondrons pas à ces défis tant que la communauté des nations ne sera pas rassemblée autour d'une stratégie unique, complète et mondiale pour les océans», a encore insisté le chef de la diplomatie américaine.

    26 millions de tonnes de poisson illégales par an

    D'après des experts en matière d'environnement, la santé des océans et de leur écosystème s'est dégradée de manière spectaculaire depuis 70 ans. Aujourd'hui, 20% des réserves de poissons sont pêchées illégalement, soit 26 millions de tonnes par an, accélérant la disparition de certaines espèces, selon des données de la fondation écologiste américaine The Pew Charitable Trusts, qui s'alarme aussi de la multiplication des «zones mortes».

    La communauté d'experts pousse aussi les Etats-Unis à encourager d'autres pays à signer un projet de traité international datant de 2009, sous l'égide de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), visant à interdire l'accès des ports aux navires pratiquant la pêche illégale.

     

     


    1 commentaire
  •  Sea Shepherd part en guerre contre la chasse aux dauphins

    'association de défense des océans se préparait vendredi 13 juin  à une campagne sans précédent contre les «grinds», une chasse séculaire aux dauphins.

    L'ONG Sea Shepherd qualifie cette chasse aux dauphins de «massacre obsolète».

    «C'est une tradition vieille de centaines d'années, qui date d'une époque où les habitants avaient besoin de manger les dauphins pour survivre», assure Alex Cornelissen, directeur de Sea Shepherd, alors qu'un convoi de l'ONG à destination des îles Féroé faisait escale à Amsterdam.

    «Or, l'argument de la subsistance n'est plus du tout à l'ordre du jour, il s'agit maintenant d'un divertissement plus qu'autre chose, un massacre obsolète», a ajouté Alex Cornelissen.

    Pleins de mercure

    «En plus, ces dauphins sont maintenant impropres à la consommation en raison de la pollution. Ils contiennent une forte concentration de mercure par exemple», soutient-il.

    Selon l'ONG, plus connue pour ses campagnes musclées dans l'océan Austral contre les harponneurs de baleines japonais, environ 1500 cétacés sont tués chaque année lors des «grinds».

    Piégés puis pris à l'aide de crochets

    Cette tradition, défendue par les autorités locales, consiste à rabattre des globicéphales, ou dauphins dit «pilotes», dans des criques pour ensuite les attraper depuis la plage à l'aide de crochets fixés au bout de cordes et les tuer à l'arme blanche.

    Sous protectorat danois, l'archipel situé entre l'Islande et l'Ecosse est souvent en opposition avec l'Union européenne en matière de pêche.

    Règles européennes violées

    «Ils chassent une espèce protégée par plusieurs conventions en Europe», soutient M. Cornelissen : «ils sont sous protectorat danois, ils doivent donc respecter les règles européennes».

    Au total, quelque 500 activistes de Sea Shepherd se relaieront de juin à octobre dans les îles Féroé au sein d'équipes au sol ou en mer.

    Eloigner les dauphins des côtes

    «Nous devons repérer les dauphins avant ceux qui les chassent et les éloigner le plus possible des côtes», explique Lamya Essemlali, qui dirigera la campagne 2014. «Si un groupe de dauphins est repéré avant que nous ne puissions les éloigner, ils faudra employer d'autres moyens, notamment au sol».

    Les activistes auront à leur disposition quatre vedettes d'intervention rapide et un navire plus important, le «Colombus», ainsi qu'une dizaine de voitures et des mobile-homes, selon Alex Cornelissen.

    Voitures recouvertes de sang de dauphin

    La campagne, baptisée «Grindstop 2014», doit débuter dans le courant de la semaine. Une partie des activistes est déjà sur place, et si les contacts avec les habitants sont la plupart du temps bons, les frictions existent, selon M. Cornelissen.

    «Certaines de nos voitures sur place ont été vandalisées et recouvertes de sang de dauphin», affirme-t-il.

    Sea Shepherd a augmenté ses moyens par rapport à ses précédentes campagnes aux îles Féroé : cette campagne sera plus longue et les vedettes, insubmersibles, ont été spécialement achetées pour l'occasion.

    «En 2011, lors de notre dernière campagne, aucun dauphin n'a été tué», soutient Lamya Essemlali : «mais dès que nous avions quitté les îles Féroé, après un mois et demi de présence, les grinds ont repris».

     


    1 commentaire
  • La Cour suprême des Etats-Unis a décidé que BP devait continuer à payer certaines demandes de dédommagements liés à la marée noire de 2010 dans le Golfe du Mexique. Elle a dit refuser de suspendre l'obligation faite au géant pétrolier de verser des milliards aux habitants et entreprises touchés par la catastrophe.

    La plus haute instance judiciaire américaine n'a pas donné d'autres commentaires. Le groupe pétrolier britannique est ainsi débouté de son recours contre des arrêts de cour d'appel rendus en mars et en mai, qui confirmaient déjà les termes d'un jugement datant de 2012.

    Celui-ci oblige BP à dédommager des entreprises pour des pertes qui n'ont aucun lien avec la marée noire ou qui ont eu lieu avant la catastrophe.

    "Aucune entreprise n'accepterait de rembourser des pertes qu'elle n'a jamais provoquées, et BP n'en avait pas l'intention dans le cadre de cette décision", avait dit le géant pétrolier, en déposant son recours le 21 mai devant la haute Cour. Le groupe pétrolier estime que les juges ont retenu une définition trop large des firmes susceptibles de se joindre à une action collective en justice.

    L'explosion en avril 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon avait entraÎné le déversement de 4,9 millions de barils de brut dans les eaux du Golfe du Mexique, la plus grande marée noire de l'histoire des Etats-Unis.


    1 commentaire
  • Oslo - La Norvège a annoncé vendredi 30 mai 2014 avoir mis en place une zone de sécurité autour d'un secteur de l'Arctique dans lequel Greenpeace tente d'empêcher une campagne de forages pétroliers.

    L'ONG a dépêché cette semaine son bateau Esperanza en mer de Barents, à l'emplacement même où le groupe pétrolier norvégien Statoil prévoit de forer le puits le plus au nord jamais foré en Norvège, par 74° Nord.

    Afin de déloger le navire qui se trouve, légalement, dans la zone économique exclusive (ZEE) norvégienne, Oslo a mis en place depuis jeudi une zone de sécurité dans un rayon de 500 mètres autour du point de forage prévu.

    Les navires qui ne sont pas impliqués dans les activités pétrolières de l'opérateur n'ont pas accès à cette zone, a indiqué un porte-parole du ministère du Pétrole et de l'Énergie, Haakon Smith-Isaksen.

    Greenpeace a toutefois remis en question la légalité de cette zone de sécurité, faisant valoir que sa mise en place aurait dû être précédée d'un préavis de 30 jours.

    Nous avons l'intention de rester au moins jusqu'au 28 juin, date à laquelle un tel préavis expirerait, a déclaré à l'AFP un responsable de Greenpeace Truls Gulowsen.

    Nous ne voyons aucune raison de déplacer l'Esperanza qui a autant le droit de se trouver à cet endroit qu'une plateforme de forage. On y est même arrivé les premiers, ce qui en droit international nous donne le droit de rester, a-t-il ajouté.

    Pour l'ONG, le projet de forage du puits Appolo dans la zone de Hoop est trop proche de la limite de la banquise et de Bjoernoeya (l'île aux ours), un îlot situé à 175 km de là et qui accueille des espèces d'oiseaux rares et, parfois, des ours polaires.

    Affrétée par Statoil, la plateforme de forage Transocean Spitsbergen est, elle aussi, sur zone. Elle attend l'examen d'un appel de Greenpeace auprès du gouvernement avant d'entamer ses opérations.

    Nous sommes prêts à démarrer les opérations de forage dès que tout sera en place, a indiqué un porte-parole de Statoil, Morten Eek.

    Jeudi, la police norvégienne avait délogé les sept derniers des 15 militants de Greenpeace qui occupaient la plateforme depuis mardi.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique