• Des organisations non-gouvernementales, comme le CICR à Genève, ont également été dans le viseur des services allemands.

    Les services secrets allemands ont «systématiquement espionné» des pays alliés ainsi que diverses organisations dans le monde entier, affirme samedi le magazine allemand Der Spiegel.

    «Le BND (les services de renseignement extérieurs allemands) a systématiquement espionné des ‹amis› dans le monde entier, dont les ministères de l'Intérieur des Etats-Unis, de la Pologne, de l'Autriche, du Danemark et de la Croatie», affirme l'hebdomadaire, sans donner de sources.

    Der Spiegel ainsi que d'autres médias allemands avaient déjà révélé ces derniers mois que le BND avait espionné des pays alliés pour le compte de son équivalent aux Etats-Unis, la NSA, ainsi que pour son propre compte. Ces dernières révélations vont encore plus loin et donnent des détails sur l'ampleur exacte de l'activité du BND.

    Espionnage tout azimut

    Selon Der Spiegel, les services allemands ont espionné, outre la délégation américaine auprès de l'Union européenne à Bruxelles et auprès des Nations unies à New York ou encore le ministère des Finances américain, de nombreuses ambassades étrangères en Allemagne, dont celle des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de la Suède, du Portugal, de la Grèce, de l'Espagne, de l'Italie, l'Autriche, de la Suisse, jusqu'à celle du Vatican.

    Le BND a utilisé des «sélecteurs» (mots clés, noms, numéros de téléphone ou de fax...) issus des délégations, explique le magazine, qui précise que les représentations diplomatiques ne sont pas concernées par l'article 10 de la Loi fondamentale allemande protégeant les citoyens allemands contre l'espionnage.

    Des organisations non-gouvernementales, comme Oxfam ou le Comité international de la Croix Rouge à Genève, ont également été dans le viseur des des services allemands, poursuit Der Spiegel.

    Berlin dans ses petits souliers

    Le BND avait déjà été accusé d'avoir écouté pour le compte de l'agence de renseignement américaine NSA des responsables du ministère français des Affaires étrangères, de la présidence française et de la Commission européenne.

    Ces révélations sont d'autant plus embarrassantes que Berlin ne s'est pas privé en son temps de protester lorsque les Etats-Unis ont été accusés d'espionner le gouvernement allemand.

    A l'automne 2013, des informations sur la mise sur écoute d'un téléphone portable de la chancelière Angela Merkel avaient notamment provoqué de fortes tensions entre Berlin et Washington. «L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout», avait alors déclaré Mme Merkel.

    La chancellerie en Allemagne est chargée de contrôler les activités des services secrets, ce qui la place dans une position particulièrement inconfortable.

    Le gouvernement allemand a promis fin octobre un contrôle renforcé de ses services de renseignement et de la coopération entre le BND et la NSA.


    votre commentaire
  • L'Assemblée générale élit 18 États au Conseil des droits de l'homme

    28 octobre 2015 – L'Assemblée générale des Nations Unies a élu mercredi 18 États au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies qui est basé à Genève.

    À la majorité simple des 192 votants, l'Allemagne, la Belgique, le Burundi, la Côte d'Ivoire, les Émirats arabes unis, l'Équateur, l'Éthiopie, la Géorgie, le Kenya, le Kirghizistan, la Mongolie, le Panama, les Philippines, la République de Corée, la Slovénie, la Suisse, le Togo et le Venezuela ont été élus au Conseil des droits de l'homme pour un mandat de trois ans à compter du 1er janvier 2016.

    Ont été recalés l'Ouganda avec 12 voix, le Cameroun avec 2 voix et le Bénin, le Kazakhstan, le Lesotho, le Luxembourg, la République populaire démocratique de Corée, la Roumanie, la Thaïlande, la Hongrie et la Suède, avec une voix chacun.

    Le Conseil des droits de l'homme est composé de 47 États Membres : 13 sièges pour le Groupe des États d'Afrique et 13 pour le Groupe des États d'Asie.

    C'est la raison pour laquelle, avec 105 voix, le Pakistan et la République démocratique populaire lao n'ont pu accéder à un des cinq sièges que l'Assemblée générale renouvelait aujourd'hui. La même situation s'est présentée aux Bahamas qui, avec leur 113 voix, n'ont pu prétendre à un des trois sièges vacants sur les huit qui reviennent au Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes. Quant au Groupe des États d'Europe occidentale et autres États, sept sièges lui sont réservés, et six au Groupe des États d'Europe orientale.

    Les nouveaux élus rejoignent l'Afrique du Sud, l'Albanie, l'Algérie, l'Arabie saoudite, le Bangladesh, la Bolivie, le Botswana, la Chine, Cuba, El Salvador, l'ex-République yougoslave de Macédoine, la Fédération de Russie, la France, le Ghana, l'Inde, l'Indonésie, la Lettonie, les Maldives, le Maroc, le Mexique, la Namibie, le Nigéria, le Paraguay, les Pays-Bas, le Portugal, le Qatar, la République du Congo, le Royaume-Uni et le Viet Nam.


    votre commentaire
  • Certains minerais, utilisés par exemple dans les téléphones portables, proviennent de zones de conflit et leur commerce sert à alimenter des forces armées.

    Les États membres de l’UE doivent proposer, mardi 27 octobre, des pistes concrètes pour garantir l’origine des minerais.

    89 % des Français se disent favorables à ce que la France mette en place une législation stricte.

    Mardi 27 octobre, les États membres de l’Union européenne doivent faire connaître leurs propositions concrètes pour mieux encadrer le commerce de quatre minerais : l’étain, le tantale, le tungstène et l’or. Ces minerais entrent dans la composition d’objets technologiques, des téléphones mobiles aux ordinateurs, des automobiles à l’aéronautique…

    Depuis des années, des ONG alertent sur le lien étroit entre des minerais venus de pays en proie à des conflits ou à des rébellions et des groupes armés qui se financent grâce à leur commerce et à leur main mise sur les mines.

    D’où ce nom de « minerais de conflit », parfois même de « minerais du sang ». « Esclavage, disparations forcées, meurtres, torture, viol, sont autant d’exemples de crimes générés autour de ce commerce », dit Amnesty International sur son site Internet.

    Une notion peu connue

    À l’occasion de ce Conseil européen, des associations ont commandé un sondage sur les « Français et les minerais du sang » (1) qui se focalise sur un produit grand public : les téléphones portables. Chaque portable standard contiendrait en effet 6,6 g d’étain, 0,83 g de tungstène, 0,04 g de tantale et 0,63 g d’or.

    Cette notion de « minerai de conflit » est peu connue : seules 14 % des personnes interrogées déclarent en avoir déjà entendu parler contre 86 % qui disent ne jamais en avoir eu connaissance.

    Une demande de législation stricte

    Pour autant, près d’un Français sur deux indique savoir que « les téléphones portables contiennent des minerais qui peuvent être à l’origine de conflits ou d’atteintes aux droits de l’homme dans les pays où ils sont extraits ».

    Et 89 % des sondés se disent favorables à une législation stricte en France pour les fabricants de téléphones portables concernant l’utilisation de ces minerais. De même, 83 % demandent au gouvernement de faire pression pour que l’Europe adopte un règlement contraignant.

    Une première tentative de règlement en 2015

    « En mars 2014, la Commission européenne s’est enfin prononcée en faveur d’un règlement, c’est-à-dire le niveau le plus contraignant pour les États, sur la traçabilité de ces minerais par leurs utilisateurs », explique Morgane Laurent, chargé d’études « plaidoyer » au CCFD-Terre Solidaire.

    Selon les ONG, la proposition était cependant « peu ambitieuse » car basée sur une démarche volontaire des entreprises de garantir l’origine vertueuse des minerais. « En outre, le projet ne concernait que quelques centaines d’entreprises en début de la chaîne d’utilisation comme les fonderies ou les raffineries », précise Morgane Laurent.

    Une étape importante

    Les ONG se sont donc félicitées du vote par le Parlement européen d’un texte plus sévère en mai 2015. « Le Parlement demande une obligation de transparence sur l’origine de ces minerais et cela dans toute la chaîne de production, se félicite Morgane Laurent. Y compris par exemple pour des entreprises qui importeraient des puces de Chine fabriquées avec ces minerais. » Dans l’esprit de ces associations, il s’agit aussi de pousser les autorités des pays concernés à mieux contrôler, mines par mines, l’exploitation de ces matières premières.

    Le 27 octobre, les États membres doivent présenter des propositions concrètes. Une étape importante selon la chargée de mission du CCFD-Terre solidaire. « La présidence luxembourgeoise veut aboutir vite, dit-elle. Dès décembre ou janvier, il devrait y avoir une concertation entre la Commission, le Parlement et le Conseil européen avant qu’un texte revienne vers le Parlement. »

    L’UE, un débouché majeur

    Les ONG rappellent que d’après les chiffres de Global Witness, l’Union européenne est un « débouché majeur » pour les produits qui contiennent des minerais de conflit. En 2013, elle était le deuxième importateur mondial de téléphones mobiles et d’ordinateurs.

    Et si l’Union européenne a importé près de 240 millions de portables pour la seule année 2013, cela signifie que près de 1 600 tonnes d’étain et 151 tonnes d’or sont entrées dans l’Union à travers les seuls téléphones.


    votre commentaire
  • L’épopée des Bangladais pris dans la guerre en Libye

    Au début de l’année 2011, la Libye s’enflamme. Des centaines de milliers de travailleurs immigrés se retrouvent pris au piège. Parmi eux, des Bangladais, aujourd’hui de retour à Dacca. Ils racontent leur aventure.

    Dulu arrête un instant son récit. Juste un instant, en évitant le regard de son interlocuteur. La pièce de Caritas est dans la pénombre. La chaleur est toujours moite. Autour, des rizières et des pièces d’eau. Dans l’air, le tintement de centaines de sonnettes de bicyclettes. Dulu laisse passer son émotion, en effleurant son sourcil avec la main, pour prévenir une éventuelle larme. Elle ne viendra pas.

    Dulu peut continuer le récit de sa fuite en Libye, depuis Misrata, en guerre, vers la frontière tunisienne. Ce jeune Bangladais, à la fine moustache et en polo rouge, était arrivé un an avant la révolution de 2011 dans le pays du Colonel Kadhafi. La guerre l’en a chassé.

    Tout comme Mitun, Dulal, Jahangin ou Nour, revenus à Dacca et prêts à repartir quand les dettes de leurs emprunts pour payer les brokers (les intermédiaires) qui leur ont organisé ces emplois au loin seront remboursées. Tous racontent leur périple avec précision, en bengali, sans hésitation ni ressentiment. En professionnels.

    Dulu aimait son travail

    Dulu a payé 2 500 € pour son voyage ­aller Dacca-Tripoli et deux coups de fil, l’un depuis l’aéroport de Dacca entre le broker et le policier à la frontière, l’autre depuis l’aéroport de Tripoli entre un policier libyen et le nouvel employeur de Dulu, un entrepreneur de travaux publics chinois.

    « J’ai d’abord passé sept jours dans une maison où nous étions une cinquantaine d’étrangers. Et puis, on m’a informé qu’il y avait un emploi pour moi pas loin de Misrata. Quelqu’un m’a conduit jusque-là. »

    Il aimait son travail, à poser des pipelines, malgré le froid de l’hiver et de la nuit, la sécheresse de l’air et le vent brûlant. Jusqu’à ce que le contremaître bangladais arrête le chantier en février 2011 devant les progrès de la guerre.

    « Nous étions 150 employés étrangers dans notre campement. Au bout de sept jours, nous n’avions plus de nourriture. Nous avons fait pression sur le contremaître. Il a loué un camion avec l’argent qu’il nous devait depuis deux mois et nous sommes tous partis, la nuit, dans la remorque pour la frontière tunisienne. Treize heures de route. »

    Mitun a été trompé

    Mitun était coincé dans la même souricière. Il a pris la même direction, sur les conseils de l’ambassade du Bangladesh à Tripoli. « Ils m’ont dit : allez en Tunisie et vous trouverez de l’autre côté de la frontière les humanitaires. Les Vietnamiens avaient plus de chance. Visiblement, leur gouvernement organisait leur retour par avion depuis Tripoli », raconte ce trentenaire, père d’une petite fille.

    Il était arrivé deux ans avant en Libye, avec un visa pour travailler dans les travaux publics. « Je me suis retrouvé à faire le ménage dans un hôpital. Je n’avais rien à dire, car mon employeur avait mon passeport. » Aux premiers coups de feu, son employeur a détalé et Mitun a trouvé un bus pour la frontière : « Il avait multiplié les prix par dix, mais je n’avais pas le choix ».

    Dula « continue à aimer la Libye »

    Dulal a eu plus de chance. « Je continue à aimer la Libye. Le président Kadhafi reste très populaire au Bangladesh, car il proposait beaucoup d’emplois. Pourtant, mon premier choix était l’Arabie saoudite. J’ai passé un entretien, mais je n’ai pas été pris. Ils avaient arrêté de prendre des Bangladais, paraît-il. »

    Ce sera donc le royaume du Colonel Kadhafi, puis la guerre. Son entrepreneur turc, qui employait des Vietnamiens et des Bangladais, a organisé leur départ. Les Vietnamiens ont pris la direction de l’aéroport de Tripoli. Le Turc a réussi à trouver des voitures pour faire passer Dulal et les autres Bangladais vers la Tunisie.

    « J’aurais pu rester en Libye. Certains l’ont fait, mais le problème est que les transactions bancaires se sont arrêtées avec la guerre. Il n’est plus devenu possible d’envoyer de l’argent au pays. »

    Jahangin garde un bon souvenir du désert libyen

    Jahangin est un autre de ces travailleurs bangladais revenus de Libye. Il y travaillait dans le secteur pétrolier. « La société ne nous a pas payés les cinq derniers mois, mais elle nous a trouvé une voiture pour nous amener à la frontière. »

    Il estime avoir pris la bonne décision en partant. « J’ai une femme et deux enfants. Ma femme pleurait au téléphone et voulait que je rentre. » Lui aussi garde un bon souvenir du désert libyen.

    « La police libyenne nous respectait. Ils savent que nous ne sommes pas paresseux et que nous travaillons sincèrement. Mon boss était un Coréen qui a pris soin de moi à plusieurs reprises. Il m’a même emmené dans sa voiture certains jours de congé. Il a fui le pays pendant la guerre. »

    Nour, lui, a « fermé sa bouche et subi »

    Nour, aussi, a dû se sauver de la terre qu’il avait mis tant de temps à conquérir. Ce père de trois enfants porte une longue barbe et une superbe chemise fleurie. « Treize mois se sont passés entre le premier versement à mon broker à Dacca et la réception de la photocopie de mon visa pour aller en Libye. Il a fallu que je le relance plusieurs fois, que je le menace. »

    On avait promis à Nour de travailler sur un chantier. Quatre années plus tard, il se souvient très bien du nombre de toilettes du camp de travailleurs qu’il avait à laver chaque jour : « 22 toilettes ! »

    Il a continué à lutter. « Au début, on ne m’a pas payé, mais seulement nourri. Je l’ai dit à mes parents au Bangladesh qui ont été se plaindre au broker. Le contremaître m’a convoqué : ‘‘Tu t’es plaint ? Eh bien maintenant, tu dépendras directement de moi. Si tu dis quoique ce soit, tu entendras parler de moi.’’ Pendant deux ans, j’ai fermé ma bouche et j’ai subi. »

    Parqués dans des camps de tentes en Tunisie

    Retour à la guerre libyenne. Arrivés de l’autre côté de la frontière, en Tunisie, généralement sans argent ni passeport, ces jeunes Bangladais sont parqués dans des camps de tentes. « Les deux ou trois premiers jours, nous avons eu à manger. Les gens ne faisaient pas la queue. On nous lançait la nourriture. Ensuite, il y a eu une pénurie de ravitaillement », explique Jahangin.

    De son arrivée en Tunisie, Nour se souvient surtout d’un humanitaire d’une ONG italienne qui lui a permis d’appeler sa famille au Bangladesh moyennant l’équivalent d’un euro.

    Le rapatriement des Bangladais s’est fait, peu à peu, vers l’aéroport de Tunis. Les organisations internationales ont assuré le transport des travailleurs vers leurs patries d’origine. Pas un de ces jeunes Bangladais ne s’est posé la question de continuer le périple vers l’Europe. Il fallait rentrer pour sa famille et rembourser les prêts contractés pour l’investissement de cette aventure.

    Des aides à la réinstallation

    Arrivés au Bangladesh, ces travailleurs ont chacun perçu du gouvernement une aide à la réinstallation de 50 000 takas, soit 625 €. Pour ceux rencontrés, ils ont également reçu un appui de 15 000 takas soit 190 € de Caritas Bangladesh.

    Quatre années plus tard, Dulu, Nour, Jahangin, Mitun et Dulal ont à peu près les mêmes problèmes à résoudre : rembourser leurs prêts, avant, pour certains, de repartir à l’étranger. Mitun, par exemple, avait vendu le champ de ses parents pour contribuer à payer son broker. « Aujourd’hui j’ai tout perdu. Si j’ai une opportunité, je repars. »

    Nour fait ses comptes. Avec l’argent de Caritas, il a acheté une machine à coudre et il fait des chemises pour les enfants. Il lui reste à rembourser l’équivalent de 2 000 € à sa famille qui lui avait financé le broker. Son problème ensuite sera de faire face à l’érosion de la rivière qui grignote son lopin de terre.


    votre commentaire
  • une résolution sur la levée de l'embargo des Etats-Unis contre Cuba

    27 octobre 2015 – L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi 27 octobre une résolution à la quasi-unanimité, appelant à la levée de l'embargo américain contre Cuba, alors que l'année 2015 a été marquée par le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays après une rupture de plus de 50 ans.

    Adoptée à 191 voix pour et deux voix contre (Etats-Unis et Israël), cette résolution salue le rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba, annoncé en juillet dernier, ainsi que la volonté affichée par le Président américain Barack Obama d'œuvrer en faveur de la levée du blocus économique, financier et commercial contre Cuba.

    Toutefois, l'Assemblée générale a déclaré rester préoccupée par les conséquences dommageables du blocus en vigueur depuis 1962 pour la population cubaine, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.

    Le 28 septembre dernier, tout en saluant le rétablissement des relations diplomatiques entre son pays et les Etats-Unis, le Président cubain Raúl Castro avait appelé dans son discours au débat général de la 70ème Assemblée à ce que soit mis un terme au blocus américain imposé à son pays.

    « C'est parce que le peuple cubain a su résister avec héroïsme et dans le sacrifice pendant 56 ans aux Etats-Unis que les relations diplomatiques ont pu être renouées et les ambassades rouvertes dans les capitales respectives », avait alors déclaré le Président cubain.

    Plus tôt cette année, M. Castro et M. Obama avaient consenti à mettre un terme à plusieurs décennies d'hostilité entre les deux pays, suite à une conversation téléphonique entre les deux dirigeants en décembre 2014.

    Selon la presse, au terme de 18 mois de négociations, les Etats-Unis avaient alors accepté de rétablir des relations diplomatiques avec Cuba et d'ouvrir une ambassade américaine à La Havane, suite à la libération d'un entrepreneur américain emprisonné pendant cinq ans par les autorités cubaines.

    « Commence désormais une évolution longue et complexe vers la normalisation de nos relations, laquelle ne sera effective que lorsque le blocus économique, commercial et financier imposé à notre pays sera levé », avait déclaré M. Castro lors du débat général, avant d'ajouter qu'il continuerait chaque année à présenter à l'Assemblée son projet de résolution pour la levée de l'embargo.


    votre commentaire
  • Frappes russes en Syrie, où Moscou a choisi de défendre Bachar Al Assad qu’Arabes et Occidentaux veulent renverser, attentats sanglants en Turquie, qui semble être au bord de la guerre civile, reprise des violences israélo-palestiniennes, montée du clivage chiite-sunnite, consolidation du groupe État islamique, aggravation généralisée de la menace terroriste…

    On a l’impression d’un déchaînement multipolarisé de la violence. Les talibans regagnent du terrain en Afghanistan, le Yémen est à feu et à sang, le Soudan du Sud également, la RDC n’est toujours pas stabilisée, le chaos règne en Irak et en Libye, le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ex-Boko Haram) sévit toujours au Nigéria, la violence n’est pas maîtrisée en Égypte, la paix n’est pas signée entre l’Ukraine et la Russie. Les opinions sont légitimement inquiètes face à la place croissante qu’occupent les conflits dans les médias. La guerre fait partie du paysage quotidien. La Troisième Guerre mondiale est de plus en plus souvent évoquée.

    Une analyse difficile

    Il est pourtant tout à fait exagéré de parler d’une telle perspective. Cela démontre plus notre tendance à analyser le présent avec les critères du passé, les difficultés de trouver de nouvelles grilles d’analyses face à des évolutions stratégiques aussi importantes que rapides, qu’un diagnostic pertinent de la réalité. N’a-t-on pas parlé auparavant de « nouvelle guerre froide », depuis peu de « troisième Intifada » et depuis des lustres de « nouveaux Munich »  ? Ces catégories connues sont confortables car elles nous permettent de nous adapter plus facilement à des situations nouvelles. Mais elles ne sont pas exactes d’un point de vue stratégique, et il est dangereux de plaquer des grilles de lecture obsolètes à des situations déjà suffisamment dangereuses. Pas la peine d’aggraver la situation par des diagnostics erronés.

    Des conflits pas tous liés

    Les conflits se multiplient dans un monde globalisé (ou l’information circule plus que jamais), mais cela ne crée pas un conflit mondial et global. S’il y a des conflits sur une grande partie de la surface de la planète, s’il y a des interactions évidentes entre certains d’entre eux, des liens plus diffus mais réels parmi d’autres, il n’y a pas pour autant de critères clivants qui les uniraient. Ils n’opposent pas tous les mêmes protagonistes.

    Il n’y a pas un système d’alliances globales et antagonistes qui a débouché par leur rigidité sur la Première Guerre mondiale. Il n’y a pas une puissance totalitaire agressive dotée d’une volonté hégémonique globale d’extension territoriale qui a débouché sur la seconde. L’État islamique commet des horreurs mais n’a pas la puissance du Troisième Reich.

    Il n’y a pas un clivage idéologique binaire basé sur une logique des blocs divisant le monde en deux, où tous les conflits opposent indirectement les deux superpuissances comme pendant la guerre froide, qualifiée par certains déjà de Troisième Guerre mondiale. Oublie-t-on que les néoconservateurs parlaient de la Quatrième Guerre mondiale après le 11-Septembre ?

    L’absence de contrôle des grandes puissances

    Ce qui a également changé avec l’époque des deux guerres mondiales, c’est la dissuasion nucléaire. La Russie n’a ni la volonté ni les moyens de s’attaquer aux États-Unis. Ces derniers savent qu’affronter Moscou constituerait un prix à payer trop élevé. Des conflits locaux peuvent créer des métastases en dehors de l’endroit où ils sont nés sans déboucher sur un affrontement généralisé. Il n’y a pas un clivage unique et global à l’échelle de la planète, mais de multiples clivages parfois superposés, parfois divergents.

    Ce qui est manifeste, c’est l’absence de contrôle des grandes puissances sur la situation. On déplorait jadis un condominium étouffant ; on regrette aujourd’hui l’absence de gendarmes mondiaux ou régionaux efficaces.

    L’absence de sécurité collective

    Mais, là encore, il convient de ne pas idéaliser le passé, ni de regretter à tort une guerre froide faite d’injustice mais basée sur l’ordre. Guerres de décolonisations, du Vietnam, coups d’État militaires à profusion (dont celui en Indonésie en 1965 qui a fait 500 000 morts !), la guerre froide ne fut pas paisible. Mais elle a principalement fait des victimes au Sud, comme les conflits d’aujourd’hui.

    Ce dont nous sommes victimes, ce n’est pas du risque d’une Troisième Guerre mondiale, mais de l’absence d’un véritable système de sécurité collective. Les espoirs d’un nouvel ordre mondial après la fin du monde bipolaire n’ont pas été confirmés et nous en payons le prix.

    Pascal Boniface,directeur de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques)

    votre commentaire
  • L'efficacité du Conseil de sécurité suppose une modernisation , selon l'ONU

    20 octobre 2015 – Lors d'un débat du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'évolution de ses méthodes de travail, le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, a salué mardi 20 octobre 2015 l'évolution progressive de ces dernières dans le sens notamment d'une coordination plus efficace avec le Secrétariat de l'Organisation.

    « Le Conseil de sécurité a adapté ses méthodes de travail au fil des ans, qu'il s'agisse de l'envoi régulier de délégations du Conseil sur le terrain, de l'organisation de dialogues interactifs ou de la conduite de débats thématiques ouverts », a salué M. Eliasson, ajoutant que le Secrétariat de l'ONU a toujours été et restera un partenaire essentiel du Conseil.

    « Nous fournissons au Conseil des informations détaillées et, nous l'espérons, propices à la prise de décision sur un large éventail de questions à son ordre du jour », a poursuivi le Vice-Secrétaire général, ajoutant que le Secrétariat traduit les mandats donnés par le Conseil en opérations de la paix, missions politiques spéciales et groupes de suivi des sanctions sur le terrain.

    « Dans la mesure où le Secrétariat facilite les délibérations quotidiennes du Conseil, cela suppose qu'il soit constamment au courant de ses pratiques et méthodes de travail », a affirmé M. Eliasson, tout en saluant le surcroît de transparence apporté par le Groupe de travail informel sur la documentation et autres questions de procédure, qui sert d'interface entre les deux organes.

    Rentrant dans le détail des méthodes de travail du Conseil et de leur mise en œuvre par le Secrétariat, le Vice-Secrétaire général a souligné l'efficacité de l'utilisation de la mention 'sujets additionnels' afin de soulever des sujets de préoccupation entre les deux organes.

    « Nous avons ainsi porté des questions importantes à l'attention du Conseil plus de 20 fois au cours des deux dernières années », s'est-il félicité.

    M. Eliasson a aussi mentionné la pratique mensuelle établie par le Département des affaires politiques de l'ONU, consistant à informer les membres du Conseil sur les situations susceptibles de poser des menaces à la paix et à la sécurité.

    « Des signaux d'alerte précoce pourraient jouer un rôle encore plus important pour empêcher des situations de se détériorer », a-t-il suggéré.

    Le Vice-Secrétaire général a également noté le soutien actif du Secrétariat en faveur des visioconférences, qui permettent à des bureaux des Nations Unies de participer aux réunions du Conseil sans se rendre au Siège de l'Organisation.

    « Le site Internet du Conseil présente désormais un bilan historique des activités et informations relatives à ses travaux, notamment concernant le calendrier des rapports et les prorogations de mandats », a en outre salué M. Eliasson, se disant ouvert à toute autre amélioration future proposée par le Conseil concernant ses méthodes de travail.


    votre commentaire
  •  L'ONU a 70 ans et demeure un phare pour toute l'humanité

    24 octobre 2015 – En l'honneur du 70ème anniversaire de l'ONU, samedi 24 octobre, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné que l'Organisation restait un phare pour toute l'humanité et que le drapeau bleu des Nations Unies était une bannière d'espoir.

    « Dans tous les pays du monde, le drapeau national est un signe de fierté et de patriotisme. Mais il y a un seul drapeau qui appartient à tous. Ce drapeau bleu de l'Organisation des Nations Unies était une bannière d'espoir pour moi pendant mon enfance dans une Corée en guerre. Soixante-dix ans après sa création, l'Organisation des Nations Unies demeure un phare pour toute l'humanité », a déclaré M. Ban dans un message publié pour la Journée des Nations Unies.

    Cette Journée est célébrée chaque année le 24 octobre, jour anniversaire de l'entrée en vigueur en 1945 de la Charte des Nations Unies, le document fondateur de l'Organisation. Cette année, cette Journée coïncide avec les célébrations en l'honneur des 70 ans d'existence de l'ONU.

    « Le soixante-dixième anniversaire offre l'occasion de saluer leur dévouement et d'honorer ceux, nombreux, parmi eux qui ont fait le sacrifice suprême dans l'exercice de leurs fonctions », a souligné Ban Ki-moon.

    Le chef de l'ONU a en effet rappelé que chaque jour, l'Organisation nourrit les affamés et loge les personnes contraintes de quitter leur foyer, vaccine des enfants qui, autrement, seraient morts de maladies évitables, et défend les droits de l'homme pour tous, sans distinction de race, de religion, de nationalité, de sexe ou d'orientation sexuelle.

    « Nos soldats de la paix se trouvent en première ligne dans les conflits ; nos médiateurs amènent les belligérants à la table de paix ; nos travailleurs humanitaires bravent des situations dangereuses pour fournir une aide qui sauve des vies », a-t-il déclaré.

    Le Secrétaire général a toutefois reconnu que le monde fait face à de nombreuses crises et que « l'action internationale collective a malheureusement ses limites ».

    Néanmoins, a-t-il dit, aucun pays ni organisme ne peut relever seul les défis d'aujourd'hui.

    « L'Organisation des Nations Unies œuvre pour l'ensemble des 7 milliards de personnes qui constituent la famille humaine, et prend soin de la terre, notre seul et unique domicile », a déclaré le chef de l'ONU.

     

     


    votre commentaire
  • Les indics du FBI pour traquer les djihadistes

    Pour piéger les djihadistes sur son sol, le FBI dispose d'une armée d'indicateurs infiltrés, aux méthodes parfois discutables.

    Pour traquer les apprentis djihadistes sur le sol américain, la police fédérale américaine, le FBI, dispose d'une armée grandissante d'informateurs infiltrés. Mais ceux-ci sont accusés de parfois pousser des personnes influençables à organiser des attentats. Agissant sous couverture et jouissant d'une immunité, un indicateur peut aller jusqu'à désigner une cible ou fournir des armes, afin de mieux confondre des suspects.

    «Jouer le jeu»

    «Il faut qu'ils soient convaincus que vous êtes de leur bord», justifie Mubin Shaikh, un ex-agent clandestin, auteur de l'ouvrage «Undercover Jihadi». «Vous devez jouer le jeu, faire ce qu'ils vous disent, sinon toute l'opération est compromise». Selon lui, suggérer fait partie du «jeu».

    Un jour, Mubin Shaikh reçoit pour mission d'aller sonder un extrémiste présumé. «Je lui ai dit: "Il se pourrait que nous organisions en décembre un camp (d'entraînement au djihad). Tu ne voudrais pas venir former quelques gars?" Il m'a parfaitement compris, mais a répondu: "Non mon frère, je suis là pour étudier la religion". Très bien, j'en ai conclu qu'il n'était pas le genre de type que l'on recherchait, il n'a pas mordu à l'hameçon. Mais si je dis exactement la même chose à quelqu'un d'autre et qu'il répond: "Oh oui", je ne tends pas un piège déloyal. C'est lui qui se fait prendre», explique l'ancien infiltré dans les renseignements canadiens, qui ont des méthodes de travail similaires aux services américains.

    15'000 informateurs

    Le FBI dispose selon les chiffres généralement admis d'au moins 15'000 informateurs souterrains, souvent grassement rétribués, engagés dans une vaste gamme d'enquêtes, de la pédophilie aux stupéfiants. Mais l'identification des sympathisants de l'Etat islamique (EI), dont le nombre connaît un essor «spectaculaire», mobilise désormais les énergies.

    «Cet été, nous avons pisté des dizaines et des dizaines de personnes, dans tous les Etats-Unis», a déclaré le 8 octobre le chef du FBI, James Comey. «Nous avons perturbé les plans de beaucoup».

    Problème: dans certaines opérations, des infiltrés font un véritable «forcing» pour inciter des suspects à réaliser des actes qu'ils n'auraient peut-être sinon jamais commis. Le 10 avril, le FBI annonçait l'arrestation d'un homme de 20 ans, John Booker, prêt à perpétrer un attentat-suicide à la voiture piégée contre une base militaire du Kansas. Or selon le compte-rendu d'enquête consulté par l'AFP, John Booker était depuis six mois manipulé par le FBI.

    «Créer des terroristes»

    Ce sont des agents infiltrés qui ont aidé l'apprenti djihadiste à réaliser sa vidéo de «martyr». Ils lui ont fourni la liste des composants nécessaires pour sa bombe. Enfin, ils ont confectionné l'engin - en fait inactivé - et l'ont remis avec un véhicule au suspect.

    Dans un rapport de juillet 2014, l'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch avait accusé le FBI de «créer des terroristes» en ciblant des personnes vulnérables, dans des coups montés.

    Murtaza Hussain a lui coréalisé une contre-enquête édifiante, publiée fin juin, sur «les Cinq de Fort Dix», des hommes d'origine albanaise impliqués dans un projet d'attentat contre une base militaire dans le New Jersey. Quatre ont été condamnés à la prison à vie, dont trois frères.

    Avant leur arrestation en 2007, ils avaient été placés 18 mois sous surveillance, après avoir tourné une vidéo de vacances les montrant s'amusant à tirer sur des cibles en pleine nature - une activité courante aux Etats-Unis - en criant «Allah est le plus grand». Ils n'avaient jusqu'alors manifesté aucun désir d'attentat.

    Stratégie nécessaire...

    Dans des séquences tournées secrètement par le FBI, l'informateur pousse clairement les Albanais à passer à l'acte, malgré leur réticence. «Vous vivez selon le coran, et, pourtant, vous ne combattez pas pour les musulmans!», leur reproche l'indicateur. «Arrêtez de vous interroger!»

    Le recours aux infiltrés «est une stratégie nécessaire, mais que nous devrions utiliser avec modération et seulement pour des complots avérés», conclut Murtaza Hussain.

    ...ou Paranoïa ?

    «Désormais règne un sentiment de paranoïa, en particulier dans la communauté musulmane. Ils ne peuvent plus discuter ou militer en politique sans craindre que quelqu'un alentour ne soit un informateur», déplore-t-il. Le FBI admet officiellement que le recours aux informateurs «peut inclure une part de tromperie, d'ingérence dans des vies privées ou de coopération avec des personnes dont le sérieux et les motivations sont sujets à caution».

    Mais, justifie l'agence fédérale, la justice a reconnu que ce moyen est «légal et souvent crucial pour l'efficacité» d'une enquête. De plus, assure le FBI, l'utilisation d'indicateurs «fait l'objet d'une évaluation attentive et d'un encadrement rapproché pour ne pas enfreindre les droits des personnes sous enquête».


    votre commentaire
  • Les belligérants yéménites sont attendus à Genève

    Le président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi.

    L’envoyé spécial de l’ONU annonce des pourparlers de paix à la fin du mois dans la Cité de Calvin.

    Le Yémen ne fait pas forcément les gros titres de l’actualité. Il y a pourtant eu, depuis mars, plus de 5400 morts et 25 000 blessés dans le conflit opposant les rebelles Houthis (chiites soutenus par l’Iran) aux troupes du président Abd Rabbo Mansour Hadi (qui dispose de l’appui aérien de la coalition sunnite menée par l’Arabie saoudite). Mais selon l’ONU, des pourparlers pourraient démarrer ces prochains jours à Genève.

    En effet, tard dimanche soir, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, a annoncé sur sa page Facebook qu’il avait réussi à convaincre les deux parties de participer à un nouveau cycle de négociations de paix dans la Cité de Calvin à la fin de ce mois.

    Sommés de se retirer de la capitale

    Des discussions avaient déjà eu lieu en juin, mais les échanges entre belligérants avaient tourné court, le président yéménite exigeant des rebelles houthis qu’ils s’engagent en préambule à respecter la résolution 2216 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Celle-ci leur ordonne de se retirer des territoires qu’ils ont conquis depuis l’an dernier, notamment la capitale Sanaa. Ils sont aussi censés restituer les armes saisies à l’Etat.

    Or, le même président yéménite vient de se déclarer prêt à des pourparlers avec les rebelles. Ceux-ci ont en effet envoyé une lettre à Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, dans laquelle ils affirment être disposés à discuter de la mise en œuvre de cette fameuse résolution 2216.

    La situation humanitaire est critique

    La situation humanitaire est «critique» au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, s’inquiètent les Nations Unies. Depuis mars, la coalition menée par les Saoudiens a non seulement bombardé les positions rebelles, mais aussi imposé un blocus sur les villes portuaires, coupant les zones conquises de toute possibilité de ravitaillement.

    Ce lundi à Ryad, le Ministère des affaires étrangères a d’une part félicité le président Hadi pour sa disponibilité à «reprendre des consultations politiques» et d’autre part estimé que «l’acceptation de la résolution 2216» par les Houthis est «un pas dans la bonne direction pour mettre fin à la crise».  


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique